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Posts Tagged ‘les chemins de garance’

Dans le Comtat venaissin. Augustin Vidal a prospéré grâce à la culture de la garance, plante qui fournit aux teinturiers un rouge incomparable. Il a transmis sa passion à sa petite-fille, Camille. En 1829, lors de la foire de Beaucaire, celle-ci rencontre Félix, qu’elle éblouit par sa  » beauté du diable « . Mais quel avenir commun peuvent espérer l’héritier d’un indienneur avignonnais bonapartiste et la petite-fille d’un garancier élevée dans les valeurs républicaines? 
Hantée par le secret de sa naissance, Camille va envers et contre tout aller au bout de son destin, se consacrer à la garance, et épouser l’homme qu’elle aura choisi…

En 1829, dans le Comtat Venaissin, bien peu s’aventurent jusqu’au mas de la Buissonne. Moins par superstition que pour éviter le maître des lieux, Augustin Vidal, un républicain farouche dont la fortune n’a pas tempéré l’humeur.

Car Vidal est riche. Riche de la garance, cette racine qui fournit aux teinturiers d’Avignon un rouge sans égal. Sa passion pour cette plante est d’ailleurs la seule chose que l’homme a en commun avec Camille, sa petite-fille, à qui il voue une haine féroce.

Ignorant tout de sa mère et du secret de sa naissance, cette belle jeune fille sait ce qu’elle veut : cultiver la garance et épouser l’homme de son choix. A la foire de Beaucaire, elle rencontre Félix, dont les parents, indienneurs, possèdent une fabrique d’impression de tissus en Avignon.

Bonapartistes, ils condamnent la relation de leur fils avec Camille, élevée selon les principes républicains. Tiraillée entre son amour pour Félix et la révélation inattendue de ses origines, Camille se consacre alors avec passion à la culture de la garance…

En 2016, j’avais beaucoup aimé La maison du Cap qui retraçait l’histoire de la station thermale d’Arcachon, j’ai donc été ravie de recevoir cet automne Les chemins de garance, qui cette fois-ci, nous entraine au cœur de la Provence.

A travers la fresque familiale des Vidal, Françoise Bourdon retrace l’histoire des cultivateurs de la garance, cette plante vivace qui fut largement cultivée pour la teinture rouge extraite de ses rhizomes. Elle est alors appelée communément garance ou rouge des teinturiers, qui donne un rouge incomparable et qui va connaître son apogée lors de l’exposition universelle de 1855 jusqu’à son déclin vers 1868.

Avec Félix, ce sont les indienneurs qui sont mis en lumière, leur métier était de produire des indiennes en imprimant des motifs sur l’étoffe. Ces étoffes de coton peintes ou imprimées, qui à l’origine venaient d’Inde, étaient très en vogue dans la première moitié du XIXè.

Les chemins de Garance, c’est aussi l’histoire du comtat Venaissin qui connaît bien des bouleversements tout au long du XIXè siècle, secoué par des querelles, voire des combats entre bonapartistes, royalistes et républicains.

Outre l’aspect historique qui ne manque pas d’intérêt loin de là, j’ai aussi appris beaucoup de choses sur la garance. Les secrets de famille et les histoires d’amour qui parsèment cette histoire, raviront aussi les amateurs de romance et de romans historiques.

Françoise Bourdon nous propose donc ici un roman du terroir de qualité, plaisant à lire, grâce à la plume fluide de son auteure et riche d’enseignements, porté par une héroïne bien attachante, une battante qui connaît des débuts dans l’existence bien difficiles mais qui saura prendre sa revanche en réussissant sa vie de femme.

Un grand merci à Laetitia et aux Editions Presses de la cité pour cette lecture provençale !

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