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Posts Tagged ‘les couleurs de la vie’

Fraîchement débarquée de son île bretonne à Antibes pour devenir la dame de compagnie de Gilonne, Kim est frappée par la complicité qui unit cette ancienne actrice à son fils unique. Aussi, quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle apprend que celui-ci aurait disparu des années plus tôt… Gilonne est-elle victime d’un imposteur ? Guidée par son désir de protéger celle qui pourrait être sa grand-mère, Kim va tenter de percer le secret de cette mystérieuse famille.

Kim, une habitante de l’île de Groix, est orpheline de naissance. Sa mère, Lénaïg, est morte en la mettant au monde, et son père est inconnu au bataillon. Elle a été élevée par sa grand-mère, surnommée Le Chat, et elle file le parfait bonheur avec Clovis, avec qui elle tient la maison de la presse.

Le jour de ses 26 ans, elle a acheté un test de grossesse, elle a du retard et espère bien être enceinte. Le Chat, part sur le continent pour la journée, mais le soir venu, au lieu de prendre le bateau pour rentrer, elle appelle Kim pour lui annoncer qu’elle est à Bale afin de mettre fin à ses jours.

Pour Kim, c’est l’incompréhension. Sa grand-mère, la seule famille qu’elle n’ait jamais eu, ne lui a jamais fait part de ses intentions. Seulement âgée de 74 ans, elle avait encore de belles années devant elle.

Après ses funérailles, Kim ressent le besoin de prendre le large. Elle accepte de descendre jusqu’à Antibes afin de s’occuper pendant un mois de Gilonne de Kerjean, une ancienne actrice octogénaire, totalement égocentrique mais dont l’esprit bat la campagne.

Accueillie par son fils, Côme, elle est aussitôt engagée grâce à sa chevelure rousse. Mais elle apprend quelques jours plus tard que le dit Côme est mort deux ans auparavant…

Aussitôt acheté, aussitôt lu, c’est assez rare pour être souligné ! Il faut dire que cette couverture estivale est un véritable appel à la lecture et que je ne me voyais pas lire Les couleurs de la vie en plein hiver.

Cette lecture m’a permis de retrouver Lorraine Fouchet que j’avais découverte dans L’agence, médecin généraliste de profession, auteure d’une dizaine de romans, ayant parfois pour cadre la Bretagne et notamment l’île de Groix, qu’elle aime tant.

L’auteure nous propose ici un très joli roman plein d’amour et de tendresse sur le bonheur, les relations intergénérationnelles, les liens parents / enfants, la vieillesse et le refus de la vieillesse en solitaire, l’amitié, la maternité, les violences conjugales, et le pardon.

Lorraine Fouchet, vous l’aurez compris, aborde plusieurs thématiques tout au long du récit et met en scène des personnages très touchants : Kim bien sûr, qui a toujours souffert du manque d’une mère même si elle a su tisser des liens très forts avec sa grand-mère ; Côme, dont les relations difficiles avec sa mère, ont gâché sa vie ; Gilonne, monstre d’égocentricité, qui n’a eu de cesse d’être tyrannique avec son fils, le prenant et le jetant à son gré ; Jules, l’ancien majordome de Gilonne, tout dévoué à son employeure au point d’avoir oublié de mener sa propre vie.

La construction du récit est très originale, faite de feed backs dans le passé, mêlant les voix de Kim et Côme mais aussi celles des objets du quotidien (miroir, frigo, piano…) qui viennent apporter leur point de vue au récit.

Lorraine Fouchet s’attarde bien évidemment davantage sur Kim et Côme dont elle nous raconte la vie passée et présente, l’intrigue se met en place lentement mais cela ne m’a pas gênée, bien au contraire puisque cela m’a permis de me familiariser avec les différents protagonistes, avant que l’intrigue démarre vraiment.

L’auteure manie à la fois l’humour et l’émotion tout au long de son roman, nous donne aussi matière à réflexion et j’ai été bien triste de quitter l’île de Groix une fois la dernière page tournée.

Un roman qui, bien que traversé par des thématiques sombres, est résolument optimiste et qui se révèle être un vrai bonheur de lecture. Je vous le recommande !

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