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Posts Tagged ‘Les filles de la villa aux étoffes’

Anne Jacobs a publié sous pseudonyme plusieurs romans historiques et sagas exotiques. Sa trilogie La Villa aux étoffes connaît un véritable succès en Allemagne et à l’international.

Augsbourg, hiver 1916. Trois ans se sont écoulés depuis le jour où Marie a frappé pour la première fois à la porte des Melzer. Seulement trois ans… et pourtant tout a changé.

Si la jeune femme est à présent l’épouse de Paul et la maîtresse des lieux, l’heure n’est plus à la fête dans la somptueuse demeure transformée en hôpital militaire. Les hommes ont rejoint le front, femmes et domestiques oeuvrent jour et nuit aux côtés des blessés et Marie se consacre à la gestion de l’usine familiale, dont elle découvre avec stupeur la situation critique.

Alors que s’éloigne un peu plus chaque jour l’espoir de voir Paul revenir rapidement de cette guerre terrible et que le destin de toute la famille repose sur ses seules épaules, Marie se sent vaciller. Qu’est-ce qui la retient alors d’accepter l’aide du séduisant Ernst von Klippstein, qui n’a jamais dissimulé l’intérêt qu’il lui porte ?

Cet été, j’avais beaucoup aimé La villa aux étoffes de la romancière allemande Anne Jacobs. J’attendais la parution du second tome, Les filles de la villa aux étoffes, au format poche pour découvrir la suite des aventures de la famille Melzer et de leurs domestiques, et c’est désormais chose faite.

Je m’attendais à aimer mais j’avoue, pas à ce point là : j’ai littéralement a-do-ré ce deuxième volume que j’ai dévoré en trois petits jours tant j’ai été embarquée dans l’histoire dès les premières pages, et au final, c’est un joli coup de coeur.

Si, comme moi, vous aimez les sagas familiales, les ambiances à la Downton Abbey et les secrets de famille, cette saga d’Anne Jacobs va assurément vous plaire.

D’un coté, on suit les Melzer, les maitres : Johann, propriétaire de l’usine familiale, Alicia son épouse, Elisabeth, Katharina et Paul, leurs enfants et leurs moitiés Klaus, Alfons et Marie. De l’autre, les domestiques qui les servent : Humbert, Else, la Schmalzer…

Avec ce roman fleuve, sans longueurs (un exploit !), Anne Jacobs nous dépeint la bourgeoisie industrielle allemande tout au long de la première guerre mondiale. L’autrice a vraiment bien travaillé sa trame historique et nous révèle le quotidien des allemands pendant le conflit. Le peuple connaît la famine et le chômage, les riches souffrent aussi, du moins ceux qui ne travaillent pas dans l’armement.

Pendant que Johann tente de faire fonctionner l’usine et trouver de nouvelles commandes, une gageure car les matières premières manquent, son fils Paul est envoyé au front.  La villa aux étoffes est devenue un hôpital où les femmes de la famille aident les blessés.

L’autrice nous montre bien sûr l’atrocité des combats dans les tranchées, la peur des hommes lorsqu’ils montent à l’assaut, le no man’s land, le froid, l’humidité, les rats qui grouillent… Et à l’arrière, ce qui advient des blessés et des civils tout au long du conflit.

Anne Jacobs rappelle aussi les conséquences du traité de Versailles qui va mettre les perdants à genoux et rebattre les cartes de la société allemande : le Kaiser a perdu son trône, les syndicats et les partis de gauche en profitent pour partir à l’assaut du pouvoir. Et les domestiques quittent leur emploi pour gagner les villes et se reconvertir.

J’ai trouvé ce second tome supérieur au premier, d’un point de vue historique d’abord mais aussi parce qu’il met à l’honneur les femmes et leur indépendance grandissante dans le contexte de la première guerre mondiale. Il y a aussi beaucoup de sororité : les femmes font front commun et s’entraident les unes les autres.

Et certains personnages sur lesquels on passe un peu vite dans la Villa aux étoffes ont ici plus d’épaisseur et surtout, se révèlent très attachants comme Elisabeth et Humbert.

La lecture est prenante et addictive, l’autrice ne ménage pas ses personnages, il y a des rebondissements, de l’émotion et les pages défilent tellement vite, qu’on arrive vite au point final. Je n’ai maintenant plus qu’une envie, programmer le troisième tome de la saga, paru hier chez 10/18, ce printemps !

Et vous, aimez-vous cette saga ? Avez-vous envie de la découvrir ?

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