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Posts Tagged ‘les heures silencieuses gaelle josse’

Gaëlle Josse est l’auteure des Heures silencieuses, Nos vies désaccordées (prix Alain-Fournier 2013), Noces de neige et Le dernier gardien d’Ellis Island, qui a reçu le prix de littérature de l’Union européenne en 2015 et qui a été traduit dans une dizaine de langues.

Delft, novembre 1667. Tout paraît à sa place dans la vie de Magdalena, épouse de Pieter Van Beyeren, administrateur de la Compagnie des Indes Orientales.

Rigoureuse, intelligente, maîtresse d’elle-même, elle aurait pu succéder à son père mais elle a dû renoncer à ses rêves d’aventure sur ses bateaux. Là n’est pas la place d’une femme. Sa place est au foyer.

Magdalena doit se limiter à cet espace intérieur où elle a souhaité se faire représenter à son épinette, de dos. Un décor à secrets capturé par le peintre Emmanuel de Witte que son journal intime dévoile.

Déceptions, souvenirs, drames familiaux, deuils mais aussi joies et désirs interdits, chaque soir Magdalena Van Beyeren se confie à son journal intime…

Inspiré par un célèbre tableau d’Emmanuel De Witte, reproduit sur la couverture, Les heures silencieuses est le premier roman de Gaëlle Josse et celui qui me permet de connaître enfin sa plume si souvent vantée.

Et je ne peux qu’être d’accord avec les autres lecteurs, ce très court roman est magnifique, portée par la plume poétique de Gaëlle Josse.

Un texte lumineux qui nous brosse le beau portrait d’une femme droite et courageuse dans le peu d’espace qui lui est accordé. Lu d’une traite, j’ai adoré découvrir cette femme, ses pensées, ses désirs, ses aspirations, ses regrets, sa tristesse mais aussi ses moments de joie.

Un petit bijou d’atmosphère merveilleusement écrit et très bien documenté car au-delà du quotidien de Magdalena, Gaëlle Josse aborde aussi le commerce entre les Pays-Bas et l’Asie, en particulier avec la Chine pour ses porcelaines et le Japon pour ses soieries, mais aussi la traite d’êtres humains, commerce que notre héroïne, très pieuse, réprouve.

L’autrice sait nous toucher par sa plume délicate et son vocabulaire ciselé. La lectrice que je suis avait l’impression de vivre les scènes décrites, de s’immiscer dans l’intimité de ce foyer.

Tout est parfait dans ce roman que j’ai adoré. Mon seul petit bémol, c’est que j’étais tellement bien dans cette atmosphère feutrée que je suis arrivée au point final bien trop vite !

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