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Posts Tagged ‘les visages’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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La plus grande œuvre d’art jamais créée dort dans les cartons d’un appartement miteux. Ethan Muller, un galeriste new-yorkais, décide aussitôt d’exposer ces étranges tableaux, qui mêlent à un décor torturé d’innocents portraits d’enfants. Le succès est immédiat, le monde crie au génie. Mais un policier à la retraite croit reconnaître certains visages : ceux d’enfants victimes de meurtres irrésolus…

Ethan Muller, un jeune galeriste new-yorkais, découvre, grâce à l’homme de confiance de son père, une immense œuvre d’art composée de milliers de dessins. Fasciné par le travail de l’artiste qui a disparu, laissant des dizaines de cartons derrière lui, il décide monter une exposition autour de cette œuvre. Très rapidement, il fait le buzz et se fait contacter par un policier à la retraite.

Le vieil homme, très malade, lui apprend que les visages présents sur les différentes œuvres, sont ceux d’enfants disparus depuis des décennies. Une affaire qui l’obsède depuis le début de sa carrière et qu’il s’est juré de résoudre coûte que coûte…

Ma première lecture de Jesse Kellermann, Bestseller, fut décevante. C’est sans doute pour cette raison que son premier roman, Les visages, a croupi pendant cinq ans dans ma PAL avant d’en être extrait à l’occasion d’une lecture avec ma copinaute Belette.

Auréolé du prix ELLE des lectrices, ce roman avait tout pour me plaire sur la papier : le monde de l’art, un cold case, New York… et pourtant cela ne l’a pas fait du tout avec moi. Pour être tout à fait honnête, je l’aurai volontiers abandonné à son triste sort dès la 50è page mais j’ai poursuivi pour ne pas laisser Belette toute seule dans cette galère !

Dès les premières pages, ce roman m’a déplu et pas qu’un peu. L’écriture de Jesse Kellermann, son personnage principal Ethan qui me tapait sur les nerfs, très rapidement l’ennui m’a gagné et je n’ai pas trouvé grand chose d’intéressant dans ce roman qui se veut un thriller et qui pour moi n’en est pas un.

Déjà, niveau suspens, on repassera ! Avant d’être un roman policier, c’est surtout l’histoire d’un galeriste new-yorkais narcissique et égocentrique, qui passe son temps à noyer le lecteur sous des monologues interminables, mais qui lui rappelle de temps à autre qu’il s’agit bien d’un roman policier (fort à propos, d’ailleurs : on commençait à en douter).

Le récit se dilue donc tellement dans l’histoire sans intérêt de Ethan, ses rapports avec son père, ses liens avec une galeriste, son quotidien superficiel qu’il n’y a pas vraiment de trame policière.

Le seul intérêt que j’ai trouvé à ce roman, les seuls passages que j’ai trouvés bons sont les interludes traitant du passé sombre de la famille Muller, depuis son arrivée en Amérique au 19è jusqu’aux années 40. Une famille bien torturée, calquée sur celle des Astor ou des Rothschild, une famille de self made man qui ont réussi à bâtir un empire en partant de zéro, le genre de success stoy qu’affectionnent tout particulièrement les américains.

Pas de réelle surprise non plus dans la résolution des meurtres, pas le moindre coup de théâtre digne de ce nom, il faut dire que je ne cherchais même plus le fin mot de l’histoire, pressée d’en finir avec ce pensum.

L’idée de base était pourtant séduisante, celle d’une oeuvre d’art représentant les visages d’enfants disparus, mais cette bonne idée n’a selon moi pas tenu ses promesses.

Un roman que je n’ai pas aimé du tout, qui m’a ennuyé au plus haut point et que je ne saurai vous conseiller. Mais filez vite chez Belette qui a un avis très différent du mien, la chanceuse a aimé.

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