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Posts Tagged ‘l’été des pas perdus Rachel hausfater’

Madeleine a un grand-père dont elle est très proche. Mais depuis quelque temps, il change, il oublie les choses ; pour lui, passé et présent se confondent. Le temps d’un été, Madeleine et lui vont cheminer ensemble.

l-ete-des-pas-perdus-rachel-hausfaterauteur-editeur-pagesC’est l’été et comme à chaque vacances, Madeleine est chez Gramps son grand-père paternel. Depuis le divorce de ses parents, la jeune fille a l’impression de compter pour du beurre et d’être un boulet pour ses géniteurs qui préfèrent passer leurs vacances sans leur fille unique.

Gramps c’est sa maison, son chez elle, son rempart et une très grande affection unit la jeune fille à son grand-père. Madeleine porte le prénom de la sœur adorée de Grégoire, une sœur disparue juste après le Débarquement et qui était une vraie mère pour lui.

Mais en ce début d’été, l’adolescente se rend compte que la mémoire de Gramps flanche : « Il ne se souvient de rien. Enfin… c’est pas tout à fait vrai. Il se souvient de loin. D’avant, il se souvient bien ».

Madeleine décide alors d’emmener son Gramps en Normandie, là où il né, pensant que ce pèlerinage dans le passé l’aidera à mieux se souvenir du présent.

Voilà une très jolie histoire sur les liens qui unissent un grand-père et sa petite-fille. Comme Madeleine, j’ai eu une relation toute aussi belle avec mon grand-père et je comprends tellement son désarroi face à cet homme qui vieillit et qui se souvient davantage de son enfance et de sa jeunesse que de ce qu’il a mangé hier !

Rachel Hausfater, que je découvre ici, nous tricote une histoire merveilleuse, pleine de pudeur et de sensibilité que j’ai beaucoup aimé. Le rythme rapide qu’elle imprime à son récit à coup de jeux de mots, de chapitres très courts, est idéal pour le public visé et l’adulte que je suis s’y ai bien retrouvé également.

C’est aussi un récit bien maitrisé et émouvant car, durant ses moments de lucidité, Grégoire, le papy de Madeleine, lui déclare qu’il va lui donner tous ses souvenirs pour qu’ils vivent toujours en elle.

Nous suivons les pas empruntés par le duo complice grand-père / petite-fille qui vont partir de Paris pour arriver jusqu’aux plages du Débarquement et assistons à la lente dégradation de la mémoire de Grégoire jusqu’à l’inexorable.

Et si le ton de l’histoire est mélancolique, voire triste, il y a aussi beaucoup d’humour et de drôlement. J’ajoute que l’auteure ne tombe jamais dans la facilité ou la sensiblerie à outrance ni dans le pathos.

Un très beau roman sur la maladie d’Alzheimer et ses conséquences sur les malades et leurs proches, sensible et tendre que je vous recommande à partir de 12 ans. Merci à Brigitte et aux éditions Flammarion jeunesse pour cette belle lecture, j’ai adoré !

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