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Posts Tagged ‘lettres d’amour de 0 à 10’

La mère d’Ernest est morte et son père a disparu. Ernest a été recueilli par Précieuse, sa grand-mère. Aujourd’hui, à dix ans, il ne connaît que la vie ennuyeuse qu’il partage avec elle. Excellent élève, Ernest prend garde à rester éloigné des autres. Jusqu’au jour où Victoire arrive dans sa classe. Elle a treize frères, ce n’est pas Ernest qui va l’impressionner. Au contraire, la voilà qui le sort de la monotonie pour le projeter dans la vie…

Ernest a dix ans. Dix ans qu’il s’ennuie seul, élevé par sa grand-mère Précieuse et la gouvernante Germaine depuis le décès de sa mère en le mettant en monde. Son père, a depuis lors, disparu de la circulation.

La vie n’a pas épargné Précieuse qui vit dans le souvenir de ses chers disparus et fait vivre à son petit-fils une existence bien triste, sans distraction ni sortie pour égayer son quotidien.

Les heures sans saveur s’écoulent ainsi jusqu’au jour où Victoire de Montardent fait une entrée fracassante dans sa classe et dans sa vie d’enfant unique, soufflant un vent d’amour et de folie sur ce quotidien morose.

Victoire, seule fille après 13 garçons, tombe immédiatement amoureuse d’Ernest et lui prédit qu’ils se marieront une fois adultes. En attendant, elle est bien décidée à faire entrer son amoureux dans la modernité en lui faisant découvrir le téléphone, la télévision et surtout la joie de vivre.

Armé de sa plume et aidé par Victoire, Ernest va rompre ces silences depuis trop longtemps installés et tenter de remonter le fil de ses origines familiales…

Rue de Sèvres et Nicolas Pitz continuent leurs adaptions de romans emblématiques édités par L’école des loisirs et cette fois-ci, c’est au tour du titre de Susie Morgenstern, Lettres d’amour de 0 à 10, de prendre vie sous forme de roman graphique.

Je ne saurai vous dire si le scénario est totalement conforme au roman éponyme ou si l’intrigue a été simplifiée puisque je ne l’ai pas lu mais j’ai trouvé cette bande dessinée tout simplement délicieuse, mon seul bémol : qu’elle soit trop courte tant j’ai adoré !

Sous des traits irrésistibles à la manière du petit Nicolas, Thomas Baas nous fait découvrir Ernest et Victoire. Le début de l’histoire est un peu triste puisque l’on voit le morne quotidien d’Ernest, excellent élève, mais terriblement seul.

Heureusement pour lui et pour nous, Victoire vient vite égayer sa vie et notre lecture par sa truculence, sa vivacité et sa grande joie de vivre. Ses frères et ses parents vont accueillir à bras ouverts Ernest et sa grand-mère, permettant au petit garçon de découvrir ce qu’est une vie de famille et d’oser enquêter sur ses origines.

L’histoire est toute simple et douce, et pourtant, on se laisse vite prendre par ce récit pour les enfants notamment grâce aux protagonistes de ce roman graphique qui sont particulièrement attachants et très touchants.

L’autre point fort de cette adaptation, c’est bien sûr le talent indéniable de Thomas Baas que je découvre ici. J’ai beaucoup aimé son coup de crayon, son utilisation des couleurs, le découpage des planches, tout m’a plu. Il a su croquer à merveille les visages et leurs expressions, a mis du dynamisme dans ses dessins, des atouts pour le public visé : les 10 ans et plus.

En bref, un bon roman graphique pour les enfants, l’adulte que je suis y a également trouvé son compte, je vous recommande donc vivement ce titre qui frôle le coup de cœur.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette chouette lecture !

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