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Posts Tagged ‘lettres de Washington square’

Ariégeoise de cœur mais Parisienne depuis toujours, Anne Icart est née en 1968. Elle exerce la profession de rédactrice juridique. Prix 2010 des Lycéens de la Fondation Prince Pierre de Monaco, Les Lits en diagonale, son premier livre, fait le récit de sa relation avec son frère handicapé et a été traduit dans cinq pays. Son deuxième ouvrage, Ce que je peux te dire d’elles, a obtenu le prix du premier roman  » Méo Camuzet  » en 2013 et le prix du premier roman de la ville de Saint-Lys. Cette saga familiale, la « saga Balaguère », se poursuit avec Si j’ai bonne mémoire (2015) et Le Temps de Lilas (2017), Prix Pierre Benoît de l’Académie des Arts, Lettres et Sciences du Languedoc. Tous ses livres sont publiés aux éditions Robert Laffont et repris chez Pocket.

Ercé, juillet 1989. Léontine, quatre-vingt six ans, vient de rendre son dernier soupir, laissant ses proches dans le désarroi. Célibataire, elle a élevé Michel, le fils de sa sœur jumelle Zélie, morte en couches à l’âge de vingt ans, en 1924.

Après ce décès soudain, la famille composée de Tine et de ses parents, s’est resserrée autour du nourrisson. Baptiste, le père du bébé, inconsolable de la perte de sa femme, s’est laissé convaincre par son frère aîné, Jean, installé à New-York avant la première guerre mondiale, de le rejoindre, un travail l’attend au Waldorf Astoria.

Il accepte de laisser son fils à la famille de sa défunte épouse, le temps pour lui, de bâtir un avenir, et dès qu’il le pourra, il viendra le rechercher. Dès lors, chaque semaine, Baptisme s’installe à Washington Square pour écrire une lettre à son fils…

Lettres de Washington Square est un roman captivant et bouleversant que j’ai quasiment lu d’une traite, emportée par l’histoire de Baptiste, Michel, Tine et Zélie sur plusieurs décennies.

Des montagnes pyrénéennes à New York, Anne Icart nous propose une histoire d’amour filial incroyablement émouvante portée par l’espoir des deuxièmes chances que la vie offre parfois.

L’histoire tricotée par l’autrice se révèle très émouvante, au fil de cette correspondance à sens unique d’un père vers son fils, qui ne reçoit jamais de réponse mais espère tout de même que sa belle-mère et sa belle-sœur transmettent ses lettres à son fils, on découvre la vie de Baptiste, l’amour qu’il lui porte et l’espoir qu’il a de venir le chercher bientôt.

Dans ses lettres, Il se confie, raconte les évènements personnels et historiques qui jalonnent son existence : le passage par Ellis Island, la difficile intégration, l’apprentissage de l’anglais le krach boursier de 1929, la grande dépression, la seconde guerre mondiale, les naissances et les décès au sein de sa famille, son amour pour Katelyn…

Au fur et à mesure du récit, on découvre ces lettres chargées d’émotions de retenues et d’espoirs déçus et plus d’une fois, j’ai eu la larme à l’œil tant les propos de ce père sont touchants.

Malheureusement, ses lettres sont cachées au petit garçon, qui jusqu’à tard dans sa vie, pensera que son père n’est qu’un vaurien. Heureusement, après le décès de Tine, Zélie, la fille de Michel, découvre des boites rouges dans lesquelles toutes ses lettres ont été conservées, révélant à Michel qui était réellement son père.

Comme vous le savez, j’aime beaucoup les histoires où les non-dits et les secrets de famille sont présents et ici je n’ai pas été déçue. Ce récit axé sur l’amour paternel, l’exil et l’espoir, se lit avec une certaine avidité, entrecoupé des lettres si touchantes de Baptiste, je n’en ai fait qu’une bouchée.

Touchée, émue, bouleversée, j’ai terminé ma lecture en larmes. C’est un roman que je ne suis pas prête d’oublier et que je vous conseille absolument, je suis sûre qu’il vous touchera à votre tour, si vous vous laissez tenter.

Un grand merci aux éditions Robert Laffont pour cette belle lecture qui flirte avec le coup de cœur, j’ai adoré !

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