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Posts Tagged ‘liane moriarty’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Trois couples épanouis. De charmants enfants. Une amitié solide. Et un barbecue entre voisins par un beau dimanche ensoleillé : tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment. Alors, pourquoi, deux mois plus tard, les invités ne cessent-ils de se répéter : « si seulement nous n’y étions pas allés » ?

Tout a commencé par un barbecue, un bel après-midi de janvier. Il y avait six adultes et trois enfants. Clementine, violoncelliste, a été invitée avec son mari Sam et leurs deux fillettes Holly et Ruby chez sa meilleure amie Erika, mariée à Oliver.

Lorsqu’ils arrivent à destination, Erika leur annonce qu’ils sont tous attendus chez Vid et Tiffany, leurs voisins, pour un barbecue. Le couple, très sympathique, leur annonce que Dakota leur fille de 11 ans se réjouit à l’idée de jouer les baby sitter pour les deux fillettes, ainsi les adultes pourront se détendre et profiter de la fête.

Mais bien sûr, tout ne se passe pas comme prévu et quelque chose va venir troubler cet après-midi d’hiver au point que les trois couples ne vont cesser de se répéter : si seulement nous n’y étions pas allés…

Après le succès du Secret du mari, traduit dans 55 pays, et de Petits secrets, grands mensonges (dans ma PAL), adapté par HBO, Liane Moriarty continue de jouer la carte des vilains secrets bien enfouis et dévoile la noirceur qui rôde sous les vies ordinaires, en nous plongeant au coeur des redoutables petits mensonges et des inavouables secrets de l’âme humaine avec Un peu, beaucoup, à la folie.

Dès le début de notre lecture, on sait qu’un accident s’est produit le jour du barbecue. Liane Moriarty nous présente les différents protagonistes de son histoire, revient sur leur passé, décortique l’étrange amitié qui unit Erika et Clementine, fait des allers et retours entre le présent et ce qui s’est passé quelques mois plus tôt lors de ce fameux barbecue qui a tant affecté leur vie.

L’auteure s’attarde longuement sur la psychologie des personnages, c’est la force de ce roman, de ce point de vue c’est très intéressant, elle met le doigt là où ça fait mal, met en lumière les faiblesses et les forces de chacun, leurs failles, etc.

Erika, qui souffre de l’absence d’amour de sa mère Sylvia, devenue compulsive une fois plaquée par son mari et qui va faire vivre un enfer à sa fille, heureusement accueillie par Pam et Martin, les parents de Clementine, qui vont obliger leur fille à devenir la meilleure amie de l’enfant.

Son mari, Oliver, victime de l’alcoolisme de ses parents, laissé pour compte lui aussi et qui va trouver son âme sœur en Erika.

Clementine, qui veut à tout prix entrer dans un orchestre, et qui n’en peut plus de faire passer son mari et ses filles avant elle. Sam, qui se contente d’un job alimentaire, afin de faire vivre sa famille, plus responsable que Clementine, à qui il reproche d’être négligente envers leurs filles.

Dakota, la fille de Tiffany et Vid, qui pense que l’incident du barbecue est de sa faute et qui se prive de ce qu’elle plus dans la vie, la lecture, pour se punir.

Liane Moriarty prend son temps pour tisser son intrigue, le suspense monte lentement et j’ai été embarquée dans ma lecture, me demandant ce qui avait bien pu se passer ce fameux jour.

Bien qu’intéressée par le récit, j’ai trouvé tout de même le rythme du roman bien trop lent, je pense que Liane Moriarty aurait pu nous proposer une histoire un peu plus resserrée et surtout une réelle intrigue parce qu’ici c’est éminemment psychologique, on fouille l’âme et le passé des personnages mais il ne se passe finalement pas grand chose.

Les personnages, à part Oliver et les enfants, ne sont pas sympathiques et tous nombrilistes, ils m’ont parfois franchement agacé et ça a concouru à un certain ennui vers la moitié du récit.

Pour tout vous dire, d’habitude j’ai du mal à lâcher mon livre une fois entamé et bien là j’ai étalé ma lecture, alternant avec d’autres romans, par la faute des protagonistes qui m’énervaient par leur égocentrisme.

Une histoire qui ne manque pas d’intérêt mais parasitée par trop de détails de leur passé, finalement trop fouillé psychologiquement au détriment de l’intrigue assez mince, je ne regrette pas ma lecture mais elle ne marquera pas.

Merci aux éditions Albin Michel pour cette lecture !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Jamais Cecilia n’aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n’ouvrir qu’après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l’ouvre et le temps s’arrête… À la fois folle de colère et dévastée par ce qu’elle vient d apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va la ronger, si elle parle, ceux qu’elle aime souffriront.

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Cécilia Fitzpatrick est l’archétype de la femme parfaite. Jolie quadragénaire à la ligne impeccable, épouse de John-Paul, le plus beau des six frères Fitzpatrick et mère de trois filles ravissantes, elle est aussi présidente de l’association de parents d’élèves, démonstratrice Tupperware à succès, et la reine des organisatrices.

La vie de Cecilia est en apparence parfaite… sauf que depuis six mois son mari ne la touche plus et qu’elle ne comprend pas pourquoi. Alors qu’elle se pose des questions sur cette traversée du désert, elle tombe sur une enveloppe dans une boite à chaussures rangée au grenier.

Quelques mots de la main de son mari attisent sa curiosité : « A n’ouvrir qu’après ma mort ». John-Paul est en déplacement et lorsqu’il appelle le soir même, il lui demande de ne pas l’ouvrir, arguant que cette lettre est une bêtise, écrite le jour même de la naissance de l’aînée de leurs filles.

Elle lui promet de laisser l’enveloppe scellée mais elle ne peut empêcher d’y penser, en fait elle meurt d’envie de l’ouvrir cette fichue lettre dont elle ne connaissait pas l’existence jusqu’alors et le retour avancé de son mari lui dit que cette lettre n’est décidément pas si anodine.

Alors qu’elle entend son mari fouiller le grenier, lui qui n’y monte jamais à cause de sa claustrophobie, elle s’empare de l’enveloppe et lit enfin ce qu’elle contient : une confession, le secret de son mari.

Rachel a vécu le pire cauchemar pour une mère : sa fille Janie a été assassinée à l’âge de 17 ans. Depuis, elle cherche en vain un moyen de faire coincer le coupable et elle croit voir en Connor, un prof de gym qui travaille dans le même établissement qu’elle, l’assassin de sa fille. Depuis ce jour d’avril 1984, elle ne vit plus, elle survit. Son mari est mort, et désormais, sa seule joie est de garder son petit-fils Jacob deux jours par semaine. Elle accueille donc très mal l’annonce de son fils Rob, qu’elle a toujours négligé suite à la mort de Janie, et de son exaspérante belle-fille Lauren, qu’ils partent vivre à New York.

Tess a monté une agence de publicité avec son mari Will et sa cousine Felicity, sa quasi-jumelle qui a toujours été obèse mais a récemment perdu beaucoup de poids. Le trio fonctionne à merveille, jusqu’au jour où Will et Felicity annoncent à Tess qu’ils sont tombés amoureux l’un de l’autre. Bouleversée, Tess emmène son jeune fils Liam et part se réfugier chez sa mère bien loin de Sidney.

J’avais repéré ce best-seller australien déjà vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde chez ma copinaute Céline et lorsque je l’ai vu à la médiathèque, je l’ai aussitôt emprunté me souvenant qu’il l’avait plutôt convaincu.

Ce roman à trois voix, Rachel, Cecilia et Tess, se déroule au cours de la semaine qui précède le dimanche de Pâques. Au cours de cette semaine cruciale, les vies de ces trois femmes vont s’entrecroiser pour mettre à jour un secret vieux de trente ans.

Liane Moriarty signe ici un polar psychologique plutôt de bonne facture même si j’ai plusieurs bémols. Tout d’abord je déplore que l’auteure dévoile le fameux secret au bout de 100 pages car ensuite, on suit du côté de Cecilia ses atermoiements sur le secret du mari : doit-elle tout dire au risque de tout perdre ? Ou se taire à jamais ?

Catholique pratiquante, ces questions la taraudent d’autant plus que la semaine de Pâques est particulière et de première importance dans le calendrier catholique.

Heureusement, le personnage de Rachel a aussi grande importance et l’on ne peut que comprendre le désarroi de cette femme qui ne s’est jamais remise de la mort de sa fille, d’autant plus que personne n’a payé pour ce crime. Depuis toujours, elle est persuadée que Connor l’a tué et elle est à l’affut du moindre indice pouvant l’incriminer.

Quant au personnage de Tess, en pleine crise conjugale, je n’ai pas compris que l’auteur lui ai donné autant d’importance, elle est certes là pour nous éclairer sur la personnalité de Connor mais je l’ai trouvé tellement horripilante !

Le rythme est plutôt lent car Liane Moriarty prend le temps de tisser sa toile et sa galaxie de personnages, ce qui ne m’a pas gênée, mais si vous vous attendez à un page turner au suspens insoutenable, vous en serez pour vos frais.

Enfin, la présence omniprésente de la religion et du pêché n’a pas été à mon goût, notamment au niveau du dévouement que j’ai trouvé trop moralement correct.

Un roman qui se lit bien mais qui ne restera pas dans mes annales.

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