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Posts Tagged ‘lisa wingate’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois

Lisa Wingate est journaliste et romancière. Après le best-seller Les Enfants du fleuve, Les Chemins de la liberté est son second roman traduit en français.

Louisiane, 1875. Hannie, ancienne esclave, se retrouve malgré elle à faire la route avec Lavinia, son ancienne maîtresse, héritière ruinée d’une plantation, et Juneau Jane, la demi-sœur de Lavinia, fille d’une célèbre courtisane de La Nouvelle-Orléans.

Chacune cherche le même homme, mais pour des raisons différentes. C’est au péril de leur vie qu’elles se lancent dans une épopée dangereuse à travers les États du Sud. Au bout du chemin, Hannie nourrit le secret espoir de retrouver les membres de sa famille dont elle a été séparée avant la fin de l’esclavage.

Louisiane, 1987. Pour Benedetta Silva, devenir professeure dans un collège rural semble la meilleure idée pour rembourser ses prêts étudiants. Mais les habitants de la ville d’Augustine se méfient des intrus et Benny peine à trouver sa place.

Dans Les Chemins de la liberté, Lisa Wingate qui signe ici son second roman, dévoile des événements historiques méconnus. Après la guerre de Sécession, beaucoup d’esclaves qui avaient été séparés de leurs familles, vendus, aux quatre coins des états sudistes, se sont mis à chercher les leurs.

Les anciens esclaves ont donc fait paraître des avis de recherche dans les journaux des États du Sud pour retrouver les membres de leur famille. Ces avis étaient lus par les pasteurs pendant les messes car bon nombre d’afro-américains ne savaient ni lire ni écrire. L’autrice va emprunter ces petites annonces pour ponctuer son récit.

Roman à deux voix et à double temporalité, nous suivons au 19è siècle Hannie à la recherche de son ancien maître et des papiers prouvant qu’elle a acheté une parcelle de terre.

Et au 20è, Benedetta qui nouvellement nommée à Augustine, va s’emparer de ces petites annonces pour monter un spectacle avec ses élèves.

C’est aussi la quête de trois jeunes femmes que tout sépare, Hannie et les filles de son ancien maître, la légitime et la mulâtre, née de ses amours avec une esclave, dans le sud des Etats-Unis ravagé par la guerre de Sécession.

Sur le papier, ce roman avait tout pour me plaire même si la thématique de la ségrégation raciale n’est pas ma préférée, elle m’intéresse beaucoup.

L’autrice a indéniablement fait des recherches pour nous proposer une toile de fond historique de grande qualité. J’ignorais tout de la vie des anciens esclaves, une fois libres, et de ce point de vue, j’ai appris une foule de choses, ce qui est un très bon point pour moi.

Le récit au présent est également intéressant, on voit qu’il n’est pas bien vu de ressasser ce passé ségrégationniste dans le sud des Etats-Unis à la fin du 20è siècle, Benedetta va vite se heurter à la bourgeoisie locale qui va vouloir la faire rentrer dans le rang.

Malgré ces atouts indéniables, je trouve à ce roman deux gros défauts : je ne me suis à aucun moment attachée aux héroïnes de ce roman, même si le début m’a serrée le coeur, j’avoue qu’ensuite j’ai eu du mal à me passionner pour le sort d’Hannie.

Et j’ai eu un vrai problème de rythme : trop de longueurs, de lenteurs, de longs passages qui, pour moi, n’apportaient rien. Vous le savez, j’abhorre les longueurs et lorsque j’ai dépassé la moitié, j’ai préféré le lire à petites doses, de peur de me lasser tout à fait.

Toutefois, si cette thématique vous intéresse, je vous encourage à découvrir ce titre et à vous faire votre propre opinion car les avis sont dithyrambiques, ce qui me chagrine car j’ai bien peur d’être passée à côté de ce roman. Et j’en profite pour remercier Les escales pour leur confiance.

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