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Posts Tagged ‘literary life’

« Ces chroniques ont paru chaque samedi entre 2002 et 2005 dans The Gardian Review, supplément littéraire du célèbre quotidien britannique. Ma seule consigne était que tout devait tourner autour de la vie des lettres. Je travaillais en flux tendu recherche d’une idée le lundi, fol espoir de l’avoir trouvée le mardi, et le mercredi, jour de remise, frénésie de travail matinal, en robe de chambre parmi les miettes de toast. Puis à 11 h 50, course jusqu’aux bureaux du journal, au bout de la rue (mais pas en robe de chambre) pour livrer ma planche. Le reste du mercredi était en général consacré à un lunch bien mérité ».

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Avec ces planches écrites au départ pour le supplément littéraire du Guardian entre 2002 et 2005, Posy Simmonds, célèbre pour ses romans graphiques Gemma Bovery et Tamara Drewe tous deux adaptés au cinéma, signe ici une centaine de scénettes ayant pour thème la vie littéraire anglaise.

Des planches douces-amères, tantôt très drôles, tantôt très cyniques sur le monde du livre. Libraires, éditeurs, auteurs, critiques, concept-stores, lecteurs, salons du livre… : tout le monde en prend ici pour son grade.

Et si Posy Simmonds nous donne à lire ce qui se passe de l’autre côté du Channel, toutes ces tranches de vie ressemblent pourtant trait pour trait au monde littéraire français, tout du moins de ce que j’ai pu en lire dans Sous les couvertures, le très bon roman de Bertrand Guillot qui porte sur le même thème.

Sous le trait de Posy Simmonds reviennent quelques personnages récurrents comme Rick Raker agent spécial flingueur de réputation littéraire, le docteur Derek Troutley et son infirmière Nurse Tozer, pourfendeurs de platitudes, les employés d’une libraire de quartier face à la concurrence de la fnac anglaise qui vient tout juste de s’installer… ce que je trouve bien vu, c’est agréable dans ce concept de one-page de pouvoir retrouver des visages familiers.

Les dessins sont en noir et blanc, à l’exception de quelques planches en couleur, à l’image de la couverture et ce n’est pas ce qui m’a séduit le plus je dois dire, le trait de Posy Simmonds ne m’emballe pas plus que ça. Les personnages quant à eux sont plutôt bien croqués mais le texte est souvent confus.

J’ai aimé les chroniques portant sur la disparition des librairies de quartier mais toutes les autres planches ne font pas toujours mouche, mais peut-être faut-il faire partie du monde littéraire pour les apprécier à leur juste valeur ?

Une petite déception en ce qui me concerne mais j’emprunterai très certainement les deux romans graphiques de l’auteure qui me semblent plus aboutis.

heart_3Lu dans le cadre du Mois anglais :

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