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Posts Tagged ‘littérature anglaise’

Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2018 – PAL CWC : 13/20

Noël 1930. Alors que Laura Morland, romancière à succès, n’aspirait qu’à quelques semaines de repos loin de l’agitation londonienne, la voilà plongée au coeur des intrigues de la vie de campagne. Son cher ami, le riche George Knox, est la proie d’une sournoise secrétaire, déterminée à s’élever au-dessus de son rang en se faisant épouser. Laura saura-t-elle le tirer de ce mauvais pas ? Et par la même occasion aider la jeune et innocente miss Sibyl Knox à conclure le mariage dont elle rêve depuis toujours ?

Noël 1930. Laura Morland, autrice de romans policiers à succès, assiste à la remise des prix du pensionnat de son dernier fils, grand amateur de trains. Après avoir pris le thé avec Amy, la femme du directeur et amie d’enfance, ils repartent pour leur propriété de vacances nichée à High Rising pour y passer les fêtes.

Là, les attend déjà Stocker, la domestique de la famille, qui a déjà tout prévu pour leur arrivée. Ils vont y retrouver Anne Todd, la secrétaire de Laura, le docteur Ford et leurs vieux amis, les Knox.

Georges, veuf lui aussi et auteur de biographies sur maints rois anglais adore pérorer, vit avec sa fille Sybill et a depuis peu une nouvelle secrétaire, Una Grey, qui veille sur l’écrivain comme le lait sur le feu, bien décidée à se faire épouser par ce veuf de longue date. C’est sans compter Laura qui n’a pas l’intention de la laisser faire et compte bien faire le bonheur de ses amis malgré eux…

Publié en 1931, Bienvenue à High Rising est le premier roman d’Angela Thirkell et fut un grand succès en son temps. Quelle bonne idée ont eu les éditions Charleston de le rééditer avec cette jolie couverture car cette comédie de mœurs au cœur de la gentry anglaise fut un délicieux moment de lecture que j’ai dégusté comme il se doit !

Porté par une héroïne attachante à l’humour ravageur, Laura est une veuve de 45 ans que tous ses amis verraient bien convoler à nouveau, mais elle n’est pas de cet avis, elle préfère trop le célibat et la liberté de son statut veuve pour s’encombrer d’un époux, très peu pour elle.

Ce qui ne l’empêche pas de mettre son grain de sel dans la vie de ses amis, en vue de caser l’une avec l’autre ! C’est ainsi qu’elle voudrait bien que son éditeur convole avec Sybil, ça mettrait du plomb dans la tête de ces deux écervelés et son vieil ami George avec Anne.

Ce roman ne repose pas sur une intrigue de folie mais plutôt sur son atmosphère typique de campagne anglaise et sur sa galerie de personnages assez savoureuse, tous plutôt charmants et sympathiques, que l’on a plaisir à suivre le temps de ce récit.

Je n’ai en tout cas pas boudé mon plaisir en me plongeant dans ce court roman d’atmosphère des années 30 empli de loufoquerie et de légèreté. J’ai beaucoup aimé les conversations entre les différents protagonistes, leur quotidien, les mœurs et les loisirs de cette époque foisonnante.

Angela Thirkell était elle-même une femme plutôt libre et elle se serait apparemment inspiré de sa vie et de sa famille pour écrire ses romans. On pourrait lui reprocher de nous proposer des personnages très stéréotypés et une vision des femmes un peu spéciale (les idiotes et les pauvres doivent trouver un mari tandis que les intelligentes travaillent et sont indépendantes), il n’empêche que ça fonctionne très bien dans cette histoire.

J’espère que Le parfum des fraises sauvages, son second roman déjà dans ma PAL, sera du même acabit car j’ai quitté à regret Laura et High Rising !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2018 – PAL CWC : 5/20

Pour la famille Cavendish, Rutherford Park est bien plus qu’une propriété. C’est un mode de vie régi par des règles strictes, des réceptions somptueuses… mais aussi des désirs inexprimés et des non-dits. Octavia Cavendish, la maîtresse de maison, vit comme un oiseau dans une cage dorée. Son mari William a fait fructifier la fortune de la famille, mais il étouffe dans son rôle. Quant à Harry, leur fils, il ne rêve que de participer à l’aventure de l’aviation naissante plutôt que de suivre sagement les traces de son père. La veille de Noël 1913, le monde bien rangé de Rutherford Park se fissure. Octavia découvre que son mari dissimule un lourd secret depuis des années. Et puis, il y a Emily, une femme de chambre, qui est sur le point de faire éclater un scandale qui risque de ruiner la famille…

Veille de Noël 1913 à Rutherford Park dans la campagne anglaise. Octavia Cavendish attend la dizaine d’invités qu’elle a conviés pour Noël. Parmi eux, Hélène, la cousine de son mari William, qui mène une vie scandaleuse à Paris.

En coulisses, il y a un aréopage de domestiques. Parmi eux, Mrs Jocelyn, la gouvernante, Bradfield le majordome et Emily, l’une des femmes de chambre. Après que les maîtres aient réveillonné, Emily se glisse dans le parc et saute dans la rivière. Repêchée in extremis, elle a juste le temps, quelques heures plus tard, de mettre au monde une petite fille, fruit de ses amours avec Harry, le fils de lord Cavendish.

Après ce drame et des révélations sur le passé de son époux, lady Cavendish, qui s’ennuie ferme dans sa cage dorée, cherche à donner un sens à sa vie. C’est alors qu’elle rencontre un séduisant américain, John Gould…

Si vous aimez les romans historiques, la campagne anglaise et la série Downton Abbey, Les ombres de Rutherford Park, signé Elizabeth Cooke, considérée outre-Manche comme l’une des reines du roman historique, ne manquera pas de vous plaire même si je l’ai trouvé moins passionnant que la série mettant en scène les Crawley, j’ai passé un bon moment avec ce titre que j’ai lu très rapidement.

Car contrairement à Downton Abbey, l’autrice nous propose de suivre presque exclusivement les maîtres, au détriment des domestiques qui se contentent de brèves apparitions dans lesquelles on se croirait effectivement dans la série : joutes verbales et jalousies entre domestiques, hiérarchie dans laquelle ils évoluent… tout y est !

Les règles qui régissent les grandes demeures et la place des domestiques et des maîtres sont très bien restituées ici également, et à cet égard, on retrouve bien l’atmosphère de la série.

Le récit nous montre aussi très bien le monde finissant de l’aristocratie à la veille de la première guerre mondiale, les règles du jeu vont changer ensuite. Les jeunes gens vont en effet préférer, au lendemain de la guerre, la ville à la campagne, et le travail de bureau à la domesticité.

Ceci mis à part, ce roman historique, de bonne facture, ne sort pas des sentiers battus, ce qui ne m’a nullement dérangé. Si il ne restera pas dans mes annales, j’ai aimé suivre cette famille dans cette immense propriété, les voir évoluer au cours de la Saison, se débattre dans leurs soucis…

Lady Cavendish, véritable héroïne de ce roman, se révèle attachante. Issue de la bourgeoisie industrielle, elle mène une vie bridée depuis son mariage avec son mari, obligée de se conformer à ses attentes, celles de la société et celles de la domesticité. Les désirs d’indépendance de ce joli oiseau mis en cage sont touchants, elle rêve d’une autre vie, une vie plus simple, où elle pourrait courir pieds nus dans l’herbe, rire aux éclats… sans être constamment jugée.

Vous l’aurez compris, Les ombres de Rutherford Park, est une lecture sympathique, pas inoubliable certes, mais qui m’a fait passé un bon moment ! Je lirai sans doute la suite, Les heures noires de Rutherford Park, si je la trouve d’occasion.

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2018 – PAL CWC : 2/20

Maisons en pain d’épice, brioches aux fruits confits, feuilletés au miel… A l’approche des fêtes de fin d’année, Polly est débordée ! Accaparée par sa petite boulangerie, la jeune femme ne souhaite qu’une chose : passer un réveillon romantique avec son fiancé Huckle, bien au chaud dans leur grand phare.
Mais les bourrasques qui balaient la petite île de Mount Polbearne pourraient bien emporter les doux rêves de Polly et faire resurgir du passé des souvenirs qu’elle croyait enfouis à jamais…

Polly Waterford ne voit pas le temps passer… Sa petite boulangerie l’occupe du matin au soir, au désespoir d’Huckle, son compagnon, qui rêve de profiter d’une simple grasse matinée avec elle. À l’approche des fêtes de fin d’année, Huckle rêve aussi d’un Noël en amoureux, bien au chaud dans leur grand phare, avec leur petit macareux Neil.

Mais quand Kerensa débarque à Mount Polbearne pour dévoiler à sa meilleure amie un terrible secret, Polly voit soudain son avenir s’assombrir. D’autant que la révélation de Kerensa menace la belle histoire qu’elle a construite avec Huckle.

Son père, qui a toujours été aux abonnés absents, resurgit de son passé et Polly hésite à le rencontrer pour la première fois.

Jusqu’à présent, Polly a toujours réussi à surmonter les épreuves en cuisinant. Pourtant, cette fois-ci, préparer de bons petits pains risque de ne pas suffire à la sortir du pétrin…

Ayant beaucoup aimé La petite boulangerie du bout du monde et Une saison à la petite boulangerie, je me suis jetée sur Noël à la petite boulangerie, le dernier tome de la trilogie consacré à Polly, dès sa sortie en poche !

Pour celles qui ont lu comme moi les deux précédents volumes, quel bonheur de retrouver Polly et son amoureux Huckle, son macareux Neil, leurs amis Reuben et Kerensa, Jayden, Selina et tous les autres.

Comme les deux premiers opus, Noël à la petite boulangerie est un sympathique roman feel-good mâtiné d’une bonne dose de gourmandise car Jenny Colgan nous montre son héroïne derrière les fourneaux à de nombreuses reprises et ça met vraiment l’eau à la bouche !

Si l’histoire ne sort pas des sentiers battus, elle est même plutôt conforme aux romans feel-good, ce qui change ici c’est le décor rude mais magnifique de cette île de Cornouailles et l’aspect gourmand du récit. L’autrice n’a pas son pareil pour nous vanter les mérites des Cornouailles et des douceurs mitonnées par Polly !

Cependant, je dois bien admettre que si cette lecture fut agréable, je l’ai trouvé moins intéressante parce qu’elle est pour moi, trop centrée sur Reuben et Kerensa dont les frasques me laissent de marbre. J’aurai préféré aussi un peu plus de joie et de bonne humeur à l’approche de Noël plutôt que de nouveaux drames pour Polly et Huckle et davantage d’ambiance noëlique.

La plume de Jenny Colgan est toujours aussi efficace : on tourne les pages sans s’en rendre, ce roman reste une lecture agréable, rapide, avec une happy end à la clé.


Noël à la petite boulangerie est un roman doudou, réconfortant et savoureux qui pêche parfois par d’inutiles péripéties mais j’ai néanmoins passé un bon moment en compagnie de Polly & Co et je vous recommande ses aventures gourmandes !

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Les visites dans le passé reprennent à l’institut de recherche historique de St Mary.
Maxwell et ses excentriques confrères historiens partent pour de nouvelles aventures à travers le temps. Promue directrice du département d’Histoire, Maxwell va contrer, à l’aide de son équipe, les plans de leurs ennemis qu’ils croyaient neutralisés. C’est l’Histoire tout entière qui est menacée par ces fantômes du passé.
Au bord du burn out, l’historienne utilise ses dernières forces pour maintenir l’équilibre dans l’Histoire et dans sa vie privée. Non sans rudesse, elle doit faire face à l’attaque de Jack l’Éventreur, à un St Mary du futur quelque peu différent, un séjour improvisé à Ninive, ou encore à la mort étrange d’Élizabeth Ière d’Angleterre.

A l’institut St Mary de recherche historique, les historiens n’étudient pas seulement le passé, ils le visitent. Le docteur Maxwell et ses excentriques confrères historiens partent pour de nouvelles aventures à travers le temps.

Promue directrice du département d’Histoire, Max va contrer, à l’aide de son équipe, les plans de leurs ennemis qu’ils croyaient neutralisés. C’est l’Histoire toute entière qui est menacée par ces fantômes du passé.

Au bord du burn out, l’historienne utilise ses dernières forces pour maintenir l’équilibre dans l’Histoire et dans sa vie privée. Non sans rudesse, elle doit faire face à un premier péril et non des moindres : Jack l’Eventreur…

Vous vous souvenez sans doute que j’avais découvert il y a déjà plusieurs mois de cela le premier tome des Chroniques de St Mary, Un monde après l’autre, que j’avais beaucoup aimé.

J’attendais donc avec impatience de retrouver Max, le Chef Farrell, Guthtrie, Tim, Mrs Partridge et l’ensemble des protagonistes de cet institut pas comme les autres. Et si j’ai trouvé ce second tome moins surprenant puisque je connaissais déjà l’univers, j’ai tout autant aimé D’écho en échos que j’ai trouvé très réussi.

Car tout ce qui faisait le sel du premier tome est bel et bien là : une intrigue à cent à l’heure, beaucoup d’humour, d’action, une bonne dramaturgie et des personnages attachants. Une fois de plus, les pages se tournent toutes seules et on ne s’ennuie pas une seconde en compagnie de Max et de ses collègues.

Jodi Taylor nous propose ici un roman d’aventures très rythmé, porté par une héroïne maladroite qui sème inéluctablement le chaos autour d’elle. D’emblée, elle ferre lecteurs et lectrices avec une scène inaugurale forte en adrénaline puisque Max et Kal se retrouvent nez à nez avec le tueur en série le plus célèbre de l’Histoire : Jack l’éventreur.

Et ferrés, nous le sommes jusqu’au point final car l’auteure tisse très habilement sa toile et nous propose une intrigue haletante et des voyages dans le passé ou le futur qui donnent diablement envie d’intégrer l’institut St Mary !

Max, véritable poissarde de l’Histoire, essuie bien des coups durs mais c’est une héroïne avec des failles, très courageuse, pleine de ressources et qui finit toujours par rebondir, quoiqu’il arrive, elle est très attachante et l’ensemble des personnages est à l’avenant.

Si le voyage dans le temps est bien la thématique principale du roman, l’histoire a le plus souvent pour cadre l’institut St Mary avec ses historiens, ses techniciens, ses informaticiens, son infirmerie et son équipe de sécurité.

Il y a beaucoup de ressorts dramatiques car comme je le disais plus haut les missions virent tout le temps à la catastrophe mais aussi pas mal d’humour et surtout énormément de rythme et de rebondissements, Jodi Taylor relance sans cesse notre intérêt et on se surprend à regretter d’arriver si promptement au point final.

J’ai vraiment aimé le mélange Histoire, fantastique et action. On peut reprocher toutefois à l’auteure son manichéisme avec d’un côté les gentils vraiment gentils et de l’autre les méchants vraiment méchants, c’est mon seul bémol.

Vous l’aurez compris ce roman qui mêle Histoire et science-fiction est vraiment passionnant, il y a du rythme, de l’humour et du second degré, je ne peux que vous le conseiller dès 15 ans car j’ai passé un très bon moment avec Max et les équipes de St Mary.

Si le cœur vous en dit, les Chroniques de St Mary ont un site dédié et des livres sont à gagner : http://www.chroniquesstmary.com, tentez votre chance !

Merci à l’agence Agnès Chalnot Communication et aux Editions HC pour cette lecture palpitante, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Cornouailles, 1968. Pencraw, un grandiose manoir en ruine dans lequel les Alton élisent domicile l’été. Le temps semble s’y être arrêté et défile sans encombre. Jusqu’au drame qui vient bouleverser leurs vies et arrêter le temps à jamais.
Cinquante ans plus tard, avec son fiancé Jon, Lorna roule à la recherche du manoir des Lapins noirs, cette maison où elle a séjourné enfant. Elle rêve d’y célébrer son mariage. Tout dans cette vieille demeure l’appelle et l’attire. Mais faut-il vraiment déterrer les sombres mystères de ce manoir en Cornouailles ?

Cornouailles, vacances de Pâques 1968. La famille Alton est réunie au manoir des lapins noirs pour des vacances bien méritées. Venus de Londres, Amber et son jumeau Toby, Barney et Kitty, les cadets, y vivent un quotidien insouciant, loin de Londres, et profitent de leur mère Nancy, véritable pilier de la famille.

Un orage éclate et va faire voler ce bel équilibre familial : Nancy, inquiète du temps, s’est mise en quête de Barney, parti jouer avec les lapins, et trouve la mort lorsque son cheval, apeuré par la foudre, la tue accidentellement.

Le père, inconsolable, sombre dans la boisson et finit de ruiner la famille. C’est alors qu’entrent en scène la richissime Caroline et son fils Lucian, qui va vouloir gommer toute trace de Nancy, l’épouse défunte.

Eté 2008, Lorna et Jon, sillonnent la Cornouailles à la recherche du lieu idéal pour leur réception de mariage. La jeune femme veut absolument aller à Pencrew où elle se souvient avoir séjourné avec sa mère, décédée quelques mois auparavant.

A son arrivée, elle fait la connaissance de Caroline Alton qui y vit seule avec Dill, sa domestique. Au fur et à mesure qu’elle visite la demeure, elle se sent irrésistiblement attirée par les lieux…

Les Cornouailles, une grande demeure et des secrets de famille, ça vous rappelle forcément les romans de Daphné du Maurier (Rebecca, Ma cousine Rachel) ou ceux de Kate Morton (Le jardin des secrets).

Et Un manoir en Cornouailles, le premier roman de Eve Chase, se réclame clairement de ces deux romancières de talent et pour un premier roman, c’est plutôt réussi même si l’intrigue n’atteint pas la perfection des romans de Daphne du Maurier.

Premier point fort : l’ambiance lourde et très mystérieuse de ce roman, l’autrice arrive à imprimer une atmosphère toute gothique à son manoir, bordé par une forêt oppressante, théâtre de plusieurs drames. Peu à peu, les personnages sont pris dans la toile tissée par Eve Chase qui ne leur épargne pas les tragédies, on bascule très rapidement de la joie et l’insouciance à la douleur et au deuil, des sensations qui ne vont plus nous quitter.

Second point fort : le suspens. L’intrigue est bien développée et plutôt haletante, les secrets de famille sont omniprésents tout au long du récit, que ce soit dans la partie ayant pour cadre la fin des années 60 ou celle de 2008. Secrets qui nous seront peu à peu dévoilés même si l’autrice ne donne pas toutes les réponses à mes questions, ce qui m’a un peu frustrée je l’avoue.

Troisième point fort : le manoir, élément central du récit, est finalement le personnage principal de ce roman puisque les deux intrigues ont pour décor Pencrew de la première à la dernière page et que l’autrice nous emmène déambuler dans ses couloirs, sa tourelle, ses chambres, ses placards…

Dernier point fort : l’alternance des deux époques, un exercice délicat, que manie ici avec talent Eve Chase même si j’ai préféré l’intrigue de 1968 à celle de 2008, la faute à l’héroïne Lorna qui ne m’a pas convaincue et que j’ai trouvé trop bizarre. Je reprocherai toutefois à l’auteure de n’avoir pas assez marqué l’époque des sixties, l’intrigue aurait pu avoir lieu des décennies plus tôt que je n’aurai pas vu la différence, dommage !

Un bémol maintenant : les personnages. Même si j’ai bien aimé suivre l’attachante Amber, les autres personnages sont bien trop manichéens à mon goût et pas assez développés pour qu’on s’y intéresse vraiment, dommage pour Lucius qui aurait mérité une plus grande place dans cette intrigue.

Si vous aimez les ambiances mystérieuses et les secrets de famille, je ne peux que vous recommander Un manoir en Cornouailles avec lequel j’ai passé un très agréable moment.

Un grand merci à Filipa et aux éditions Nil pour cette lecture !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Un angélique orphelin échappe aux sévices que les institutions charitables de l’Angleterre victorienne réservent aux enfants abandonnés pour tomber dans les plus fangeux cloaques des bas-fonds londoniens. L’apprentissage précoce du vice et du crime y est de règle pour échapper à la misère et à la faim. On n’oubliera guère, après les avoir croisés, ni l’abominable Bumble ni le ténébreux Fagin.

Né dans un hospice et orphelin car sa mère meurt en couches non sans avoir remis un bijou à la sage femme qui permettra au bébé d’être reconnu par sa famille, Oliver Twist n’a que neuf ans quand il quitte sa nourrice qui lui infligeait des corrections et des privations de nourriture en guise de bons et loyaux services.

Il est alors placé par Mr Bumble, employé de la municipalité en charge des orphelins comme apprenti chez Mr Sowerberry, l’entrepreneur de pompes funèbres. Le croque-mort traite plutôt bien le jeune garçon mais son entourage, qui se méfie d’Oliver, profite de ses absences pour battre l’apprenti.

Affamé et maltraité, il s’enfuit et gagne Londres après des jours et des nuits de marche forcée. Il tombe alors entre les griffes du terrible Fagin, chef d’une bande de jeunes pickpockets qui a élu refuge dans les bas-fonds de la capitale…

Le petit orphelin parviendra-t-il a échapper à son destin et à trouver sa place en ce monde ?

Oliver Twist est paru en 1838 sous la forme d’un feuilleton criminel d’une noirceur concentrée, toutes les avanies sont en effet promises au jeune Oliver qui a passé les premières années de sa vie dans un climat d’une violence soutenue. Son quotidien chez sa nourrice, chez son premier employeur puis chez Fagin, est celui d’un enfant martyr, toujours battu, toujours affamé.

Pour autant le jeune garçon est d’une bonté et d’un angélisme sans faille, encaissant les coups et les privations avec courage. Dans ma PAL depuis pas moins de cinq années, c’est grâce à ma Belette que je l’ai enfin sorti et heureusement qu’elle m’a accompagné dans cette lecture, sinon je ne sais pas si j’en serai venue à bout.

Il faut dire que ce récit est un véritable roman fleuve de plus de 700 pages avec peu de rebondissements et beaucoup de longueurs. Dommage car je pense qu’avec une intrigue resserrée j’aurai adoré ma lecture mais comme tout bon roman du 19è siècle payé à la ligne, rien ne nous ai épargné et Dickens qui signe ici une œuvre sociologique en diable sur le sort réservé aux orphelins de la première moitié du 19è siècle et plus généralement aux pauvres de cette époque, nous abreuve de digressions et commentaires sans fin.

Celles et ceux qui avaient la malchance de naître dans les couches les plus basses de la population anglaise, connaissaient une vie de labeur et de maltraitance, payés une misère et se voyant offrir une place à l’hospice, faute de mieux, des lieux où la maltraitance était alors à son paroxysme.

Alors bien sûr, de ce point de vue là, ce roman est très intéressant pour les lecteurs ne sachant rien de cette époque, pour les autres, le salut viendra des personnages et notamment du jeune Oliver qui n’est ici qu’un personnage parmi tant d’autres même si c’est bien évidemment lui le héros.

Charles Dickens use d’ironie, beaucoup même, ce qui introduit une certaine distance avec Oliver, je me suis sentie moins proche de lui, je ne suis pas arrivée à m’attacher à lui. Les personnages qui l’entourent et les décors sont pittoresques, Oliver, lui, fait un peu pâle figure. C’est dommage et je ne comprends pas pourquoi l’auteur a agi ainsi.

Si j’avais adoré Un chant de Noël, ce ne fut malheureusement pas le cas d’Oliver Twist dont j’ai beaucoup aimé les 300 premières pages, après j’ai trouvé que l’auteur tournait en rond et que les péripéties qu’il fait vivre à son jeune héros sont trop répétitives pour qu’elles m’intéressent jusqu’au bout.

D’autres œuvres de cet auteur m’attendent dans ma PAL, je reviendrai donc à Charles Dickens dans l’avenir même si ce titre m’a déçue je dois bien l’avouer.

Belette n’a pas plus apprécié que moi, je vous invite à lire son avis ici.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Les habitants de la maison bleue partage un toit, mais aussi de nombreuses histoires ! Celle de Sarah réserve son lot de surprises et d’émotions…
A Londres, au cœur de Notting Hill, se dresse une belle maison bleue divisée en cinq appartements. Sarah, psychologue pour enfants, habite l’un d’entre eux. Au fil des années, la jeune trentenaire a sympathisé avec les autres propriétaires : une vieille dame un peu revêche, un jeune couple dynamique, une mère et sa fille très secrètes…
Mais depuis son divorce d’avec Léo, six mois plus tôt, Sarah ne profite plus comme avant de l’élégante maison victorienne et de son petit jardin. Et pour cause : son ancien mari, qui l’a quittée pour une autre, s’est installé deux étages plus bas, avec sa nouvelle compagne.
Pour Sarah, l’heure des choix a sonné. Doit-elle profiter de cette occasion pour essayer de reconquérir Léo, qui ne cesse de la troubler ? Ou, au contraire, quitter définitivement la maison bleue ? Tirer un trait sur le passé et prendre un nouveau départ ?

A Londres, au cœur de Notting Hill, se dresse une magnifique maison bleue divisée en cinq appartements : deux au rez-de-chaussée où vivent Mavis, une acariâtre ville dame, Lisa et sa fille Una. Au premier, Jane et Tom viennent d’emménager. Au second, les jeunes mariés Léo et Héléna. Et sous les toits : Sarah, psychologue pour enfants.

La jeune femme s’y est construit un véritable nid douillet mais le charme s’est rompu quand son mari l’a quittée pour rejoindre sa maîtresse un étage plus bas. Alors qu’elle est dans l’obligation de déménager afin de donner sa part à Léo, Sarah se lie d’amitié avec Mavis sa mystérieuse voisine du rez-de-chaussée ainsi qu’avec Tom et Jane, les nouveaux propriétaires du premier étage.

Sarah ignore à quel point l’arrivée de ce jeune couple va bouleverser ses projets et mettre en pleine lumière les secrets les mieux gardés de la maison bleue…

Voilà un feel-good book qui n’aura pas eu le temps de croupir dans ma PAL, aussitôt acheté et aussitôt lu, en un peu plus d’une journée malgré son épaisseur. J’ai profité du samedi pluvieux et venteux pour me plonger dans Les cœurs fragiles de la maison bleue qui m’a emmené dans l’un des quartiers les plus fameux de la capitale anglaise : Notting Hill.

Je m’attendais à une simple histoire un peu cul cul la praline, comme j’aime en lire de temps en temps, et j’ai été agréablement surprise car ce roman est plus profond qu’il n’y paraît au premier abord.

On suit Sarah, dévastée par la mort de Smith, sa meilleure amie, emportée par une tumeur au cerveau particulièrement foudroyante. Suite à ce drame, sa vie s’est un peu plus enfoncée puisque son mari l’a quitté pour emménager chez sa femme à l’étage du dessous !

Depuis, la jeune femme traîne une dépression qui l’empêche d’exercer son métier de psychologue pour enfants. Heureusement pour elle, l’arrivée de Jane et Tom va réveiller la maison bleue endormie et colorer d’espoir le quotidien de Sarah qui va aussi nouer une amitié pour le moins singulière avec Mavis, la voisine du rez-de-chaussée, particulièrement désagréable jusqu’alors.

Ces nouvelles amitiés vont permettre à Sarah de sortir peu à peu de sa dépression, de la remettre sur de bons rails afin qu’elle se reprenne en main et surtout qu’elle tourne enfin la page de son mariage raté pour s’ouvrir à de nouvelles amours alors que Léo la poursuit de ses assiduités afin d’en faire sa maîtresse.

J’ai beaucoup aimé suivre Sarah et l’ensemble des habitants de cette maison dans laquelle la vie se révèle bien agréable et où la solidarité et l’amitié ne sont pas de vains mots.

Au-delà du quotidien de Sarah, Juliet Ashton aborde d’autres thématiques comme la solitude, la question de la fin de vie dans la dignité et du droit à l’euthanasie, le drame des enfants de parents divorcés pris dans des querelles sans fin au point d’en perdre la parole, la difficulté de se reconstruire après un deuil ou une rupture, les relations parfois difficiles entre une mère et sa fille…

Vous l’aurez compris, une lecture agréable et réconfortante, à la fois drôle et émouvante, un très joli moment de lecture que je vous recommande !

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