Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘littérature anglaise’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois et du Pumpkin Automne Challenge :

challenge-un-pave-par-mois

Stacey Halls est une journaliste anglaise née dans le comté de Lancashire, où a eu lieu le funeste procès des sorcières de Pendle en 1612. Fascinée par cette histoire, elle se documente, retrace les évènements et écrit un roman historique acclamé par la critique. Les Sorcières de Pendle est son premier livre et est devenu un best-seller.

Pendle, Lancashire, 1612. À 17 ans, Fleetwood Shuttleworth est enceinte pour la quatrième fois. Mais après trois fausses couches, la maîtresse du domaine de Gawthorpe Hall n’a toujours pas donné d’héritier à son mari.

Lorsqu’elle croise le chemin d’Alice Gray, une jeune sage-femme qui connaît parfaitement les plantes médicinales, Fleetwood voit en elle son dernier espoir de donner la vie à un garçon. Les mois passent et Alice est d’une aide précieuse pour soulager les maux de sa jeune parturiente.

Mais quand s’ouvre un immense procès pour sorcellerie à Pendle, tous les regards se tournent vers Alice, accusée comme tant d’autres femmes érudites, solitaires ou gênantes et promise à la pendaison.

Alors que le ventre de Fleetwood continue de s’arrondir, la jeune fille n’a plus qu’une obsession pour sauver sa vie et celle de son bébé : innocenter Alice. Le temps presse et trois vies sont en jeu…

Si il y a bien un roman qui me faisait terriblement envie cet autome, c’est bien Les sorcières de Pendle, le premier roman de Stacey Halls, inspiré de faits réels. Vous savez que les romans historiques sont mon péché mignon et j’ai littéralement dévoré cette petite brique en deux jours seulement tant j’ai été embarquée dès la première page !

Dans ce roman, nous suivons Fleetwood, mariée depuis l’âge de douze ans à Richard Shuttleworth, seigneur de Gawthrope Hall et promis à un grand avenir. Je me suis très vite attachée à cette jeune fille forte et courageuse qui a du mal à trouver sa place entre une mère qui ne lui a jamais montré le moindre signe d’affection et qui ne cesse de la critiquer et son époux qui lui laisse une très grande liberté.

Mais Fleetwood est bien consciente qu’elle se doit de perpétuer la lignée de son mari et sa rencontre avec Alice va tout changer et lui permettre de mener une bien meilleure grossesse à condition qu’elle puisse la suivre jusqu’à l’accouchement.

Lorsqu’Alice va être soupçonnée, elle va la cacher et lorsqu’elle est arrêtée, Fleetwood va se battre pour que justice soit faite, mener un combat féministe pour qu’Alice soit libérée et tenter d’ouvrir les yeux des hommes sur les autres accusées car elle ne croit pas en leur culpabilité

A travers cette héroïne et toutes les femmes qui gravitent autour d’elle, Stacey Hall nous raconte la condition féminine du début du XVIIè siècle en Angleterre, celle de la bourgeoisie avec les mariages arrangés, le devoir d’être une bonne maitresse de maison et d’enfanter des garçons.

Et celle du peuple avec ces femmes célibataires qui ont un certain savoir et une indépendance qui font d’elles des cibles de choix pour les hommes d’église ou de loi car être une femme à cette époque, est le plus grand risque qui soit.

Les faits historiques sont très bien restitués, les décors, les descriptions, très bien travaillés et retranscrits, je me suis très vite immergée dans l’atmosphère et l’époque que Stacey Halls nous conte si bien. Il est aussi question de plantes et de remèdes pour soulager les maux des femmes enceintes à travers Alice et ses connaissances médicinales.

On voit également très bien le mécanisme de dénonciation de ces femmes accusées de sorcellerie, comment les témoins sont invités à inventer si besoin est, à imaginer des choses. On assiste également au procès de ces sorcières, on voit dans quelles conditions innomables elles sont emprisonnées, etc.

Un roman véritablement passionnant et avec un certain suspens que j’ai adoré et que je vous invite vivement à découvrir à votre tour si les thématiques abordées vous intéressent !

Read Full Post »

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois et du Pumpkin Automne Challenge :

challenge-un-pave-par-mois

Jojo Moyes vit en Angleterre, dans l’Essex. Après une carrière de dix ans dans le journalisme, elle décide de se consacrer à l’écriture. Ses romans, traduits dans le monde entier, ont été salués unanimement par la critique et lui ont déjà valu de nombreuses récompenses littéraires. Avant toi a créé l’événement et marqué un tournant dans sa carrière d’écrivain. Ce best-seller a rencontré un succès retentissant qui lui a valu d’être adapté au grand écran.

Saint-Péronne, 1916. Sophie Lefèvre doit prendre soin de sa famille depuis que son mari Edouard est parti pour le front. Revenue dans la ville de son enfance, elle vit dans l’auberge familiale en compagnie de sa soeur, de ses neveux et de son jeune frère.

Quand la ville tombe entre les mains de l’armée allemande, au milieu de la Première Guerre mondiale, Sophie est contrainte de faire le service tous les soirs à l’hôtel réquisitionné par Friedrich Hencken, le nouveau commandant, et ses hommes.

À l’instant où l’officier découvre le portrait qu’Édouard a fait de sa femme, cette image l’obsède. Une dangereuse obsession qui menace la réputation, la famille et la vie de Sophie, et va la conduire à prendre une terrible décision.

Un siècle plus tard, à Londres, Liv Halston reçoit ce portrait en cadeau de la part de son mari en cadeau de mariage. Depuis sa disparition il y a quatre ans, elle a mis sa vie entre parenthèses, incapable d’avancer.

C’est alors qu’elle rencontre Paul, enquêteur pour un organisme, chargé de retrouver les tableaux volés aux juifs pendant la seconde guerre mondiale. Alors que leur romance s’épanouit, il se rend compte qu’elle possède un tableau réclamé par ses clients, les Lefèvre…

Les yeux de Sophie signe mes retrouvailles avec Jojo Moyes qui m’avait bien fait pleurer avec Avant toi. Vous connaissez mon intérêt pour les secrets de famille et la première guerre mondiale, ce roman ne pouvait qu’attérir dans ma pal, et une fois n’est pas coutume, il n’y est pas resté plus de quelques semaines.

Roman à double temporalité et à deux voix, on y suit tour à tour Sophie dans son petit village du nord de la France pendant la Grande Guerre et quasiment un siècle plus tard, Liv, empêtrée dans son deuil et dans des problèmes économiques. Les deux héroïnes sont bien dessinées et attachantes, et je les ai suivi avec beaucoup d’intérêt de la première à la dernière page.

Le récit pendant la guerre est poignant, on y suit le quotidien de cette femme séparée de son mari dont elle a difficilement des nouvelles. Elle souffre de son absence mais aussi du froid, de la faim et de l’occupation allemande. Jojo Moyes s’est très bien documentée et cette partie du récit m’a littéralement passionnée d’autant que l’on pressent qu’un drame couve et toutes les péripéties qui arrivent à Sophie ont fait battre mon coeur à la chamade.

Outre les difficultés subies par les civils à l’arrière du conflit, et notamment son héroïne, l’autrice rappelle aussi qu’à cette époque il y avait de la résistance et notamment des espionnes obligées de nouer des liens avec l’occupant pour mieux servir les intérêts français et j’ai trouvé cela aussi très intéressant.

De nos jours, Liv se retrouve engluée dans un procès pour vol de tableau. Confrontée à la violence verbale, à la haine chaque jour au tribunal, elle devra rendre le tableau dont la cote s’est envolée aux descendants du peintre si elle est condamnée. Cette seconde partie est également très intéressante même si elle m’a un peu moins plu que la première, Sophie étant à mes yeux plus charismatique que Liv.

Un récit addictif, mené de main de maître par Jojo Moyes qui se révèle bouleversant avec des scènes réellement dramatiques comme elle sait si bien le faire. Si vous aimez les secrets de famille, les romans à double temporalité, je ne peux que vous le conseiller. Pour ma part, je vais continuer à explorer la bibliographie de cette romancière anglaise, n’hésitez à me recommander des titres, je suis preneuse !

Read Full Post »

Jenny Colgan, née en Écosse, est une romancière britannique qui a écrit de nombreuses comédies romantiques. Elle est surtout connue en France pour sa trilogie La Petite Boulangerie du bout du monde (Prisma) et pour Le Cupcake Café. Une Saison au bord de l’eau est le premier volet d’une nouvelle série.

Flora MacKenzie travaille à Londres dans un cabinet d’avocats en tant qu’assistante juridique. Elle a quitté son île natale de Mure depuis quelques années et n’y est jamais retourné depuis le décès de sa mère.

Depuis, elle vit en colocation dans un appartement londonien et fantasme sur son patron, Joël, alors que lui ne l’a jamais remarqué. Jusqu’au jour où le plus gros client du cabinet, Colton Rogers, réclame son assistance. Le milliardaire est tombé amoureux de Mure et s’oppose à l’implantation d’un champ d’éoliennes à côté de son complexe hôtelier.

Comme il n’a pas bonne presse sur Mure et que Flora en est originaire, là voilà de retour à la ferme Mackenzie dans laquelle travaille son père Eck et ses frères Hamish, Innes et Fintan. L’accueil familial est plutôt frais et Flora découvre la ferme dans un état de saleté repoussant.

Cerise sur le gâteau : la jeune femme sent très vite qu’elle n’est pas la bienvenue sur l’île. La plupart des habitants du village considèrent cette  » fille de la ville  » comme une étrangère, et les non-dits de l’histoire familiale compliquent les relations avec son père et ses frères.

Jusqu’au jour où Flora tombe par hasard sur le vieux cahier de pâtisserie de sa mère. Et si elle avait trouvé la recette pour se réconcilier avec ceux qui l’entourent ?

L’été venu, j’aime beaucoup me plonger dans les romans de Jenny Colgan que je trouve très dépaysants. Ces dernières années, j’avais beaucoup aimé La petite boulangerie du bout du monde et Le cupcake café. Il était temps pour moi de découvrir son autre trilogie avec son premier tome : Une saison au bord de l’eau que j’avais acquis il y a un an déjà.

Les avis que j’avais lus jusqu’ici étaient plutôt mitigés et je suis entrée dans cette histoire avec quelques appréhensions vite balayées au bout de quelques pages : la magie Jenny Colgan a encore opéré sur moi, décidément cette autrice ne me déçoit jamais !

J’ai retrouvé dans ce roman tout ce qui fait le sel de ses autres récits : une île sur laquelle on a envie de débarquer, des habitants attachants dont on aurait envie de se faire des amis, une jolie histoire de reconstruction après un deuil, une love story et de la gourmandise !

Une mécanique connue, sans grande surprise, mais ça marche : on plonge dans ce livre et on n’a qu’une hâte… lire le 2eme tome que je vais vite me procurer je pense. Cette nouvelle trilogie est toute aussi savoureuse que les autres et ses gâteaux, pains et viennoiseries mettent sacrément l’eau à la bouche.

Comme toujours, l’autrice aborde avec tact des sujets plus graves comme le deuil, l’homosexualité, l’abandon, les relations fraternelles difficiles, le quotidien des agriculteurs et leur difficulté à vivre de leur production, l’écologie…

Une histoire fraîche et romantique que j’ai dévoré au bord de l’eau et qui plaira aux lecteurs.rices de Jenny Colgan dont je fais partie. Elle ne sort certes pas des sentiers battus si on la compare à ses précédents romans mais j’aime me plonger dans ces romans doudous pleins de charme l’été venu, je suis sûre de passer un très chouette moment de lecture.

Et vous, vous aimez Jenny Colgan ?

Read Full Post »

Lu dans le cadre des 12 pavés que j’aimerai sortir de ma pal, du Mois anglais

et du challenge 1 pavé par mois :

challenge-un-pave-par-mois

Eva Rice, auteur d’un essai et de trois autres romans dont un publié en France en 2007, L’Amour comme par hasard, est née et évolue dans une famille de musiciens; elle-même chante et écrit des chansons. Son roman précédent a été finaliste pour les British Book Awards et fut un bestseller en Angleterre à plus de 200 000 exemplaires. Dans ce nouveau roman, sans qu’il s’agisse d’une suite à proprement parler, on retrouve, pour notre plus grand bonheur, certains des personnages du précédent roman, dix ans plus tard.

Tara Jupp, adolescente un peu fantasque dont l’enfance a été assombrie par la mort tragique de sa mère, vit avec son père vicaire et ses sept frères et soeurs dans un presbytère de cornouailles. Si elle est régulièrement éclipsée par la beauté de sa soeur aînée Lucy, sa voix exceptionnelle la fait clairement sortir du lot et fait d’elle la vedette de la chorale paroissiale.

Quand, lors du mariage de Matilda, elle est invitée à chanter, le mari de la mariée, Bill Laurier, un producteur de disques, craque pour sa belle voix et lui propose de partir à Londres afin d’enregistrer un disque.

Sa vie tranquille de jeune provinciale va alors basculer. Bientôt, accompagnée de sa soeur Lucy, ravissante jeune femme qui brise tous les coeurs mais qui ne rêve que de vieilles pierres, elle partira pour Londres où elle enregistrera un disque et connaîtra le succès artistique, en même temps que ses premiers amours avec un photographe de mode.

Les deux soeurs seront plongées dans le bouillonnement culturel du Londres des « swinging sixties ». Lucy va même se rapprocher d’un certain chanteur et joueur d’harmonica qui deviendra par la suite l’une des plus grandes icônes de l’histoire du rock…

Il y a sept ans déjà, j’avais beaucoup aimé L’amour comme hasard d’Eva Rice, Londres par hasard, qui n’est en aucun cas une suite mais dont on retrouve certains personnages comme Penelope et Inigo, a alors vite rejoint ma PAL pour y croupir toutes ces années !

Dans ce roman vintage, où les éléments de fiction et de la réalité se croisent et s’entremêlent, Eva Rice dresse un tableau saisissant et nostalgique de ces années de swinging London, nous immergeant dans l’ambiance survoltée qui accompagnait les débuts des Beatles et des Rolling Stones, quand Londres était la capitale de la musique et de la mode.

Une foule de personnages singuliers se dresse autour de Tara et de Lucy, des intrigues et imbroglios amoureux et familiaux se multiplient. Dans ce roman d’initiation, notre jeune héroïne va devoir triompher de biens de mésaventures pour tracer son chemin.

Comme dans son précédent opus, j’ai aimé l’ambiance so british, pleine de charme, le récit savamment dosé entre histoires d’amour, humour, folie douce amère, emprunt d’une joyeuse insouciance mais aussi de beaucoup de nostalgie.

Pour autant, j’ai nettement préféré toute la première partie qui se situe dans les Cornouailles et où l’on voit évoluer les deux soeurs pendant plusieurs années à la seconde qui se déroule quasi-exclusivement dans ce swinging London sur quelques semaines, qui m’a moins intéressée et que j’ai trouvé plus plate.

La plume fluide de l’autrice, sa façon de dessiner ses personnages, d’intégrer des personnes ayant réellement existés à son intrigue, de camper une atmosphère sont les atouts indéniables de ce roman, porté par Tara, une héroïne très attachante, marquée par le décès de sa mère, et que l’on a plaisir à voir grandrir et mûrir tout au long du roman.

Même si l’intrigue n’en est pas forcément une et le dénouement un peu trop prévisible à mon goût, Londres par hasard est une lecture agréable, charmante, divertissante et agréable à lire. Les pages se tournent toutes seules et je suis venue à bout de cette belle brique que j’ai refermé le sourire aux lèvres !

Vous l’avez compris, j’ai été globalement séduite par ce roman so british mais je pense qu’il ne me marquera et que je l’oublierai assez vite. Si vous souhaitez découvrir Eva Rice, je vous conseille plutôt L’amour comme par hasard, qui pour moi, est un réel bijou.

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Mois anglais

Née à Bristol, Jodi Taylor s’est d’abord fait connaître en autopublication. Le premier titre de sa série » Les Chroniques de St Mary » a très vite rencontré son public, dépassant les 60 000 lecteurs avec plus de mille 5 étoiles.

La jeune historienne docteur Madeleine Maxwell et son équipe ont finalement récupéré de leurs blessures et la vie reprend tranquillement son cours à l’institut… jusqu’aux prochaines catastrophes.

Prise au piège dans le grand incendie de Londres, puis piégée aux Thermopyles, Max doit lutter pour remettre l’Histoire sur les rails. Et éviter de voir le monde occidental bouleversé.

Mais il va d’abord falloir passer la  » fête de St Mary « , qui promet de très mal finir pour tout le monde.

Une seule chose est certaine, rien n’est jamais  » tranquille  » à St Mary !

Vous vous souvenez sans doute que je suis assidûment Les Chroniques de St Mary, dont j’ai lu et beaucoup apprécié les quatre premiers volumes Un monde après l’autre, D’Echo en échos, Une seconde chance et Une trace dans le temps.

Hier ou jamais m’a donc permis de renouer avec St Mary et Max, le Chef Farrell, Guthtrie, Tim Peterson, Mrs Partridge et l’ensemble des protagonistes de cet institut pas comme les autres.

Si le précédent opus m’avait un peu déçue, j’ai été ravie de retrouver les voyages dans le temps et suivre nos héros aux prises avec de grands évènements de l’histoire tels que le grand incendie de Londres de 1666, le bûcher des vanités de Savonarole à Florence en 1497 ou la bataille des Thermopyles en 480 avant notre ère.

Quel plaisir une fois encore de retrouver Max la poissarde et la plume enlevée et pleine d’humour de Jodi Taylor. J’aime toujours autant me retrouver plongée au cœur des différentes époques historiques et d’apprendre une multitude de choses, car l’Histoire c’est mon dada comme vous avez du le remarquer !

Tout ce qui fait le sel de cette série est pourtant bel et bien là : une intrigue menée tambour battant, beaucoup d’humour, de l’action, une bonne dramaturgie et des personnages attachants.

Jodi Taylor nous propose donc une fois de plus, un roman d’aventures très rythmé, porté par une héroïne maladroite et particulièrement casse-cou qui sème inéluctablement le chaos autour d’elle et qui nous happe dès la première page.

Max, véritable poissarde de l’Histoire, essuie bien des revers mais c’est une héroïne très courageuse, pleine de ressources et qui finit toujours par rebondir. Quoiqu’il arrive, cette jeune femme est très attachante et on prend plaisir à la suivre au fil de ses aventures historiques.

Vous l’aurez compris cette série est à découvrir, même si vous n’êtes pas une adepte de la science-fiction comme moi, si vous aimez lorsqu’il y a du rythme, de l’humour, de l’Histoire et du second degré, je ne peux que vous la conseiller.

Un grand merci à l’agence Agnès Chalnot Communication et aux Editions HC pour cette lecture palpitante, j’ai adoré !

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Mois anglais

et du challenge 1 pavé par mois :

challenge-un-pave-par-mois

Après des études d’anglais à Oxford, Sarah Vaughan s’est consacrée au journalisme. Elle a travaillé pendant onze ans au Guardian avant de publier La Meilleure d’entre nous, son premier roman. Elle vit près de Cambridge avec son époux et leurs deux jeunes enfants.

Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise. Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille… et ses secrets.

1939. Will et Alice, des réfugiés londoniens trouvent refuge auprès d’Evelyn et Joe, des fermiers. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre sous l’autorité austère d’Evelyn et bienveillante de Joe.

Jusqu’à cet été 1943 où Will et Maggie, la fille des fermiers, s’avouent leur amour. Un été qui bouleversera leur destin à tous trois.

Été 2014. La jeune Lucy, infirmière dans un service de néonatalogie londonien, découvre après une nuit de garde éprouvante, que son mari a une liaison avec Suzi. Bouleversée, le lendemain elle se trompe dans le dosage de morphine destinée à un bébé, manquant de le tuer.

Mise d’office en arrêt maladie, elle rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie, Skyland. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira.

Deux étés, séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?

Après avoir beaucoup aimé La meilleure d’entre nous, le premier roman de Sarah Vaughan, j’étais très curieuse de la découvrir dans le genre historique. Vous le savez, j’aime beaucoup les secrets de famille et les romans à double temporalité, La ferme du bout du monde avait tout pour me plaire : des destinées de femmes prises dans les tourments de la Seconde Guerre mondiale, paysages envoûtants des Cornouailles, secrets de famille, tout y est.

Seulement voilà, il y a un mais, hélas ! Ce roman, sympathique au demeurant, sent le réchauffé : une intrigue maintes fois rebattue, de bons sentiments, des personnages qui manquent d’épaisseur. Et bon nombre de longueurs et de descriptions inutiles.

Les deux intrigues qui se regroupent sont loin d’être originales. La partie historique manque de profondeur, je trouve qu’elle n’est pas très bien exploitée, je n’avais vraiment pas l’impression d’être pendant la seconde guerre mondiale, les rappels au conflit mondial sont bien minces et la thématique des réfugiés aurait méritée d’être creusée.

Le secret de famille, nœud du roman, arrive bien tard pour qu’on s’y intéresse vraiment et il est vite expédié.

Quant à la partie contemporaine, elle ressemble à tout ce qu’on attend d’un feel-good book : une femme qui perd son mari et son emploi le même jour et qui retourne dans sa famille pour prendre un nouveau départ, rien de bien original là encore.

Une saga familiale qui se lit sans déplaisir mais qui se révèle bien décevante à mes yeux, dans ce genre il y a tellement mieux.

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Mois anglais

Angela Thirkell (1890-1961) était la petite-fille du peintre Edward Burne-Jones, la cousine de Rudyard Kipling et la filleule de J. M. Barrie (l’auteur de Peter Pan). Elle passa son enfance entre Paris et Londres. En 1931 parut son premier grand succès, High Rising, dans la veine d’Anthony Trollope, puis elle publia son best-seller Le parfum des fraises sauvages, en 1934.

Mary Preston, jolie jeune fille sans fortune, est invitée par sa tante par alliance, Agnès, à passer l’été dans sa splendide propriété familiale, au cœur de la campagne anglaise.

À Rushwater House, la saison s’annonce pleine de surprises, de frivolités et d’insouciance. Mais le cœur de Mary sera mis à rude épreuve face au séduisant et séducteur David Leslie, l’artiste de la famille qui navigue entre Londres et Rushwater.

Cependant, Agnès et sa mère, la sémillante Lady Emily, espèrent persuader la jeune femme de faire un tout autre mariage, bien plus convenable, avec John, le frère aîné d’Agnès et David, veuf depuis près de dix ans.

Entre les balades au clair de lune dans les jardins resplendissants et le grand bal organisé à Rushwater, cet été comblera-t-il les espérances romantiques de Mary ?

Après avoir absolument adoré Bienvenue à High Rising, il me tardait de retrouver Angela Thirkell dans son second roman publié pour la première fois en 1934, Le parfum des fraises sauvages.

Même si je l’ai trouvé un peu moins bon et un tantinet moins drôle et pétillant que son premier roman, je me suis tout de même régalé à lire cette comédie romantique au cœur de la gentry anglaise, dont les personnages sont aussi farfelus qu’extrêmement attachants.

Porté par une héroïne un peu effacée mais charmante, Mary, une jolie jeune fille désargentée, ce roman ne repose pas sur une intrigue de folie mais plutôt sur son atmosphère typique de campagne anglaise et sur sa galerie de personnages assez savoureuse.

La famille Leslie est excentrique : le grand-père et la grand-mère, Henry Leslie et Lady Emily, et leurs enfants, John, l’aîné qui est veuf, Agnès, mère de famille un peu écervelée qui se réfère toujours à son mari afin de ne prendre aucune décision, et David, artiste et charmeur impénitent ainsi que Martin, l’aîné de leurs petits-enfants. Tous sont plutôt charmants et sympathiques, et on a plaisir à les suivre le temps de ce récit.

Je n’ai en tout cas pas boudé mon plaisir en me plongeant dans ce court roman d’atmosphère des années 30 empli de loufoquerie et de légèreté. Au sein de la famille Leslie, volontiers oisive, la vie s’organise autour des thés, des repas et des parties de tennis et on vit comme un drame le fait de salir son pantalon ou sa robe, on s’inquiète pour le prochain bal, etc.

J’ai beaucoup aimé les conversations entre les différents protagonistes, leur quotidien, les mœurs et les loisirs de cette époque foisonnante, et si comme moi, vous aimez ces atmosphères anglaises à la Dontown Abbey, ce roman vous plaira assurément.

Angela Thirkell était elle-même une femme plutôt libre et elle se serait apparemment inspiré de sa vie et de sa famille pour écrire ses romans. On pourrait lui reprocher de nous proposer des personnages très stéréotypés et une vision des femmes pas franchement moderne, il n’empêche que ça fonctionne très bien dans cette histoire.

J’espère que les éditions Charleston vont continuer à éditer ses romans, je me languis déjà de la plume vive et de l’humour so british d’Angela Thirkell !

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Mois anglais

et du challenge 1 pavé par mois :

challenge-un-pave-par-mois

Keith Stuart est spécialiste des jeux vidéo. Il écrit des chroniques dans la presse et est éditeur de jeux pour le Guardian depuis dix ans. En 2012, l’un de ses deux fils a été diagnostiqué autiste. Lorsque Keith a initié ses fils aux jeux vidéo, il s’est rendu compte que ces moments privilégiés leur permettaient de partager une expérience unique et de tisser des liens puissants au sein de la famille. Les Mondes de Sam (A Boy made of Blocks) est librement inspiré de son histoire.

A Bristol. Avant, Alex et Jody s’aimaient. Mais leur couple est mis à rude épreuve depuis la naissance de Sam huit ans auparavant. Leur fils, atteint d’autisme, n’est pas un enfant comme les autres.

A force de fuir ses responsabilités de père, Alex condamne Jody à porter un fardeau trop lourd : s’occuper de Sam à temps plein, gérer ses crises, ses colères et ses angoisses. La séparation devient alors inévitable et Alex se retrouve à squatter le canapé de son meilleur ami Dan.

Quelques jours plus tard, Alex se retrouve au chômage et se sent totalement démuni quand il doit assumer la garde de son fils avec qui il a été incapable jusque là de tisser le moindre lien.

Heureusement, Sam découvre un nouveau jeu vidéo sur sa console : Minecraft. Grâce à son imagination, le garçon donne naissance à un monde parallèle qu’il peut partager avec son père. Sur les ruines du passé, ils construisent ensemble les bases de leur avenir.

Inspiré de la relation de Keith Stuart avec son fils autiste, Les mondes de Sam, est un premier roman drôle, touchant et incroyablement juste, un véritable hymne à la différence.

Vous le savez si vous me lisez régulièrement, l’autisme est un sujet qui m’intéresse et me touche beaucoup, raison pour laquelle ce roman a rejoint ma PAL.

Et comme je connais très bien le jeu Minecraft auquel s’adonne mes garçons depuis des années, j’étais bien au fait du but de ce jeu, des modes (créatif, survie) je n’étais pas perdue avec le vocabulaire (redstone, miner, l’ender, le nether…) et les actions lors des temps de jeux qui occupent un certain nombre de pages.

Ce jeu est un formidable terrain de jeux pour les enfants et les adultes et il ne fait aucun doute que les autistes y trouvent particulièrement bien leur compte car ils peuvent construire un monde auquel ils n’ont pas à s’adapter, mais qui s’adapte à eux. Un monde qu’ils peuvent enfin partager avec les autres, qui leur permet de se socialiser à travers les phases de jeux et hors écran, trouvant enfin un sujet de discussion à partager avec les autres.

Tous ceux qui croient que le jeu permet d’échapper à la réalité comprendront qu’ils ont fait fausse route : l’approche ludique du réel que propose le jeu vidéo permet justement de se réconcilier avec la réalité. Et c’est là tout le propos du livre inspiré par la propre expérience de l’auteur avec son fils.

Par le biais du jeu vidéo, on voit l’évolution de Sam qui acquiert du vocabulaire, se met à la lecture de guides et de livres sur son jeu préféré et commence à s’ouvrir aux autres.

On assiste également au rapprochement entre un père et son fils. Alex, au début du roman, fuit l’autisme de son fils dont il a peur, il ne sait jamais comment réagir aux accès de colère de Sam et laisse sa femme gérer, préférant prendre la tangente au moindre problème.

Les personnages sont attachants et crédibles et l’histoire permet de sensibiliser à ce trouble, de mieux connaître les personnes autistes, prouver que ces enfants / adultes sont différents mais qu’il est possible de nouer des relations avec eux et montrer l’impact positif de ce jeu vidéo.

Un bon feel-good book que je vous recommande si cette thématique vous intéresse !

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Mois anglais

Après avoir consacré une grande partie de sa jeunesse à élever ses trois enfants, Elizabeth Speller a décidé de reprendre ses études. Diplômée d’histoire antique à Cambridge, elle a ensuite enseigné cette matière dans de nombreuses universités, dont Cambridge, Bristol, Birmingham et Warwick. Auteur d’ouvrages de non-fiction historique et de poésie – pour lesquels elle a été primée plusieurs fois –, Le Retour du capitaine Emmett est son premier roman. Elizabeth Speller vit entre le Devon et l’île grecque de Paxos.

C’est une lettre qui, par un matin d’août 1921, va bousculer la vie de l’ancien officier Laurence Bartram. Un appel à l’aide de Mary, la sœur d’un de ses vieux amis.

La jeune femme veut comprendre ce qui a conduit son frère, le capitaine John Emmett, à mettre fin à ses jours quelques mois plus tôt. Interné depuis son retour du front, John semblait pourtant aller mieux. Et si Laurence pouvait lui apporter des réponses ?

Après tout, les deux hommes ont partagé les mêmes horreurs en France et ils étaient très amis alors qu’ils étaient étudiants.

Secondé par Charles, dandy féru de romans policiers, Laurence accepte de jouer les détectives.

Et les zones d’ombre ne manquent pas : qui sont ces trois inconnus inscrits sur le testament du défunt ? Qui est cette sublime rousse qui venait lui rendre visite ? Quel lien existait entre John et Hart, un jeune officier poète exécuté pour lâcheté ?

Et quelle est cette malédiction qui emporte un à un les anciens camarades d’Emmett dans la tombe ? A mesure que les pièces du puzzle s’assemblent, les secrets de John se dévoilent.

Mais Laurence n’est pas le seul à chercher des réponses…

Le retour du capitaine Emmett est le premier roman d’Elizabeth Speller, qui a pour cadre l’Angleterre au lendemain de la première guerre mondiale. Elle évoque le douloureux destin des hommes fusillés pour l’exemple mais aussi les rescapés de ce conflit mondial.

En mettant nos pas dans ceux de Laurence, on découvre les familles endeuillées qui ont perdu des fils, frères, fiancés ou maris, fauchés sur les champs de bataille français.

Et les survivants, ceux qui s’en sont sortis sans dommage physique ou mentaux comme notre narrateur et son ami Charles, et les moins chanceux qui ont perdu des membres ou victimes de stress post traumatiques.

Formidable roman à suspens absolument captivant, il a tout pour plaire aux lecteurs et lectrices féru(e)s de récits historiques : une plume fluide, une histoire très bien documentée, portée par des personnages complexes et attachants que sont Laurence, Charles, Mary, Eleanor et tous les autres protagonistes.

Elizabeth Speller nous livre ici un drame passionnant, bien documenté et structuré, tout en sensibilité et pudeur, qui revient sur les conséquences dramatiques de la première guerre mondiale.

L’Angleterre est alors à genoux et pleure ses 800 000 enfants étendus pour toujours dans les champs des Flandres et autres lieux du front. Pour certains, une vie d’invalidité commence pour d’autres le retour à la vie civile est impossible. Laurence est veuf, sa femme est morte en couches avec leur fils, et il erre seul dans son appartement, incapable d’avancer, de mener une vie normale.

Cette enquête va lui permettre de déterrer bien des secrets et de renouer avec la vie.

Même si ce livre est édité dans la collection « Grands détectives » de 10 18, il n’est pas réellement un roman policier mais davantage un roman à suspens, l’intrigue « policière » ne constitue en effet pas l’intérêt principal de ce roman.

Pour moi, c’est le contexte historique, les suites de la guerre 14-18, les traumatismes de l’après-guerre qui sont importants et décrits très finement.

L’autrice place sur le devant de la scène ceux que l’Histoire a minimisé : les déserteurs, les hommes brisés moralement, handicapés, qui ne peuvent trouver leur place dans la société de l’époque.

Un très bon roman que j’ai trouvé convaincant de la première à la dernière page, je vous le recommande vivement !

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Mois anglais

Né à Londres en 1949, Graham Swift s’est imposé sur la scène littéraire britannique par son art du romanesque et de l’épure. Le pays des eaux (1983) a été accueilli comme une révélation et a reçu le prestigieux Guardian Fiction Prize. A tout jamais a obtenu en 1993 le prix du Meilleur Livre étranger et La dernière tournée le Booker Prize en 1996.

Angleterre, 30 mars 1924. Comme chaque année, les aristocrates donnent congé à leurs domestiques pour qu’ils aillent rendre visite à leur mère le temps d’un dimanche.

Jane Fairchild, la jeune femme de chambre des Niven, est orpheline et se trouve donc désœuvrée. Va-t-elle passer la journée à lire ? Va-t-elle parcourir la campagne à bicyclette en cette magnifique journée ?

Jusqu’à ce que Paul Sheringham, un jeune homme de bonne famille et son amant de longue date, lui propose de le retrouver dans sa demeure désertée. Tous deux goûtent pour la dernière fois à leurs rendez-vous secrets, car Paul doit épouser la riche héritière Emma Hobday.

Pour la première – et dernière – fois, Jane découvre la chambre de son amant ainsi que le reste de la maison. Elle la parcourt, nue, tandis que Paul part rejoindre sa fiancée.

Ce dimanche des mères 1924 changera à jamais le cours de sa vie.

Le dimanche des mères est un court roman qui nous raconte par le menu ce dimanche de mars 1924 à travers le personnage de Jane Fairchild.

Graham Swift y dépeint avec subtilité une aristocratie déclinante, porteuse des stigmates de la guerre, et l’émergence d’une classe nouvelle en quête de liberté.

roman très bien écrit qui nous plonge dans la campagne anglaise au lendemain du premier conflit mondial dans la gentry marquée par ces quatre années de guerre et qui a donné un lourd tribu à la nation.

Dans ce roman, toutes les familles ont perdu des fils, fiancé, mari, frère et voient peu à peu leur monde vaciller : les fils ont disparu, les voitures ont remplacé les chevaux, la domesticité s’est réduite…

Le récit est à la fois sensuel et déroutant, lumineux et sombre. L’histoire, concentrée sur une journée, est très lente, s’étire à l’envi, toute en introspection. Elle est intéressante par les sujets qu’elle aborde : le quotidien d’une domestique, ses droits, ses devoirs et ses interdits, les relations avec la famille qui l’emploie, les autres domestiques de la maison mais aussi des maisons environnantes.

Et de l’autre, les changements qui découlent de la première guerre mondiale avec ces familles touchées par le deuil, qui vont devoir vivre autrement, sur un pied moins grand, avec une domesticité plus réduite.

L’auteur fait aussi des allers/retours entre le passé, le présent et le futur puisque Jane nous raconte son enfance, son quotidien de domestique mais aussi ce qui sera la suite de sa vie, après ce dimanche des mères, soixante années plus tard, alors qu’elle est devenue une autrice reconnue.

;Par moment, le récit est intéressant et palpitant et à d’autres, proprement ennuyeux. Je suis donc un peu mitigée en refermant ce roman, assez séduite par la plume de Graham Swift et les thèmes qu’il aborde mais un peu déçue par cette histoire qui se lit très bien mais qui ne m’a pas emportée.

Read Full Post »

Older Posts »