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Posts Tagged ‘littérature enfant’

Lu dans le cadre des 12 pavés que j’aimerai sortir de ma pal et du challenge 1 pavé par mois  :

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Qui n’a pas entendu parler de Nils Hazard, l’étruscologue-détective ? Ou d’Emilien, héros du quotidien dont on sait à peu près tout depuis «  »Baby-Sitter Blues » »? Ainsi, Marie-Aude Murail explore différentes veines, qu’elles soient politiques, réalistes ou fantastiques, avec pour devise : ne jamais se répéter, ne jamais être là où on l’attend. Elle nous a étonnés avec un roman qui a enthousiasmé adolescents et adultes et remporté plusieurs prix : «  »Oh, boy! » », publié en 2000, inclassable et déjà classique. Marie-Aude Murail est née au Havre (Seine-Maritime) en 1954.

Angleterre, fin du XIXè siècle. Charity Tiddler est une petite fille. Et elle est comme tous les enfants : débordante de curiosité, assoiffée de contacts humains, de paroles et d’échanges, impatiente de créer et de participer à la vie du monde.

Mais voilà, une petite fille de la bonne société anglaise des années 1880, ça doit se taire et ne pas trop se montrer, sauf à l’église, à la rigueur.

Les adultes qui l’entourent ne font pas attention à elle, ses petites sœurs sont mortes. Alors Charity se réfugie au troisième étage de la maison familiale en compagnie de Tabitha, sa bonne.

Pour ne pas devenir folle d’ennui, ou folle tout court, elle élève des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par cœur et dessine inlassablement des corbeaux par temps de neige, avec l’espoir qu’un jour quelque chose va lui arriver…

Je continue peu à peu ma découverte de l’œuvre de Marie-Aude Murail avec Miss Charity, un roman qui croupissait dans ma PAL depuis plus de deux ans, alors même qu’il m’avait été chaudement recommandé par plusieurs copinautes.

Et je dois dire, sans surprise, que j’ai eu un gros coup de cœur pour ce chef d’œuvre de la littérature jeunesse. Coup de cœur pour la plume de l’autrice, délicieuse et tellement bien ciselée, pour l’histoire qu’elle nous propose, pour le personnage de Charity et pour les merveilleuses illustrations de Philippe Dumas qui ponctuent fréquemment le récit.

Avec Charity, Marie-Aude Murail nous plonge au cœur de la bonne société victorienne, aux côtés de la petite Charity, une enfant d’une insatiable curiosité intellectuelle, que l’on va suivre de ses six ans jusqu’à l’âge adulte, lorsqu’elle connaît le succès avec ses histoires animalières, récits qui lui permettront de s’affranchir de la tutelle de ses parents et de devenir autonomes financièrement parlant.

Pour ce roman, l’autrice s’est librement inspirée de la vie de Beatrix Potter, la maman de Pierre Lapin, elle-même petite fille brillante mais esseulée qui recueillait, soignait, dessinait et étudiait les animaux qui deviendront les héros de ses romans.

Je me suis prise d’emblée d’affection pour Charity, petite fille en avance sur son époque, très ouverte d’esprit, délaissée par ses parents, deux oisifs qui ne s’occupent que d’eux, ce qui aura le mérite de laisser les coudées franches à Charity pour apprendre ce qu’elle veut et notamment Shakespeare et les sciences.

Ce brillant roman d’apprentissage absolument passionnant de bout en bout, j’en suis venue à bout en trois soirées, est aussi un véritable petit bijou d’humour qui plaira aux jeunes lecteurs dès 12 ans mais aussi aux adultes qui ont largement dépassé cet âge, tout comme moi.

On s’émerveille devant l’amour qu’a Charity pour ses compagnons à poils et à plumes que sont Madame Petitpas, Madame Tutu, Master Peter, Julius le rat, Darling le crapaud, Jack le hérisson, Cook le canard ou Petrucio le corbeau et la façon dont elle les met en scène.

L’ambiance anglaise est formidablement bien rendue et si vous aimez cette période et sa littérature, je ne peux que vous conseiller Miss Charity, vous allez l’adorer de la première ligne jusqu’au point final.

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Après un début de carrière dans l’enseignement, Maxime Gillio se consacre à l’écriture. Il est l’auteur de nombreux polars et d’un témoignage sur le parcours de sa fille autiste, Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres.

Recueilli par son oncle et sa tante depuis le décès accidentel de ses parents, Samuel Foster est un jeune garçon solitaire, mutique, qui préfère les crayons aux autres enfants.

Depuis qu’il est petit, Sam passe son temps à griffonner. Des dessins pas comme les autres toutefois puisqu’ils représentent le futur !

Le jour ou il se fait brutaliser par Greg, le caïd du collège, deux ados aux super pouvoirs s’interposent et l’emmènent dans une école secrète : le Repaire, dirigé par la redoutable Madame Smith.

Sam se rend alors compte qu’il n’est pas le seul à être spécial. Cette école est en effet destinée à des ados extraordinaires, comme lui. Il y fait la rencontre de Victor, Zoé, Shugon, Julie et Farès et découvre les dons incroyables de ses camarades : la métamorphose, l’empathie, la faculté de parler toutes les langues du monde, la duplication ou encore l’absorption d’énergie

Revêtus de combinaison rouge, verte, bleue ou grise en fonction de leurs dons, ils vont bientôt devoir affronter des ennemis qui aimeraient s’approprier leurs pouvoirs…

Origines est le premier tome de la nouvelle série signée Maxime Gillio, Super-Héros, dans laquelle nous suivons Sam et une poignée d’ados aux pouvoirs extraordinaires.

Si le début du roman fait indéniablement penser à Harry Potter : un ado orphelin aux supers pouvoirs, recueilli par un oncle et une tante (bienveillants dans son cas) et qui est admis au sein d’une école spécialement créée pour des ados comme lui, le reste du roman est très différent.

Contrairement au jeune sorcier imaginé par J.K Rowling, l’histoire est très ancrée dans le réel et le contemporain avec les nouvelles technologies (outils et réseaux sociaux) et plaira sans nul doute aux 10/13 ans auxquels elle est destinée avec un petit côté X-Men pas déplaisant même si il n’y a aucun mutant ici.

Les ados sont très attachants et garçons et filles pourront sans mal s’identifier aux trois filles et trois garçons que Maxime Gillio met en avant. Des personnalités variées et complexes qui viennent des quatre coins du monde avec des supers pouvoirs très originaux.

Les six jeunes sont tous très différents et se complètent formidablement bien, même si il y a une certaine rivalité dans l’école, encouragée par la directrice qui met en place des duels, ils savent aussi se serrer les coudes lorsque les évènements l’exigent.

Si Samuel goûte à l’entraide et il va également découvrir que ses camarades ne semblent pas plus tolérants que les autres et qu’une hiérarchie existe au sein de l’école en fonction des pouvoirs utiles ou non. C’est à travers son œil neuf que nous découvrons les choses et tout comme lui, certaines pratiques nous choquent.

L’intrigue est très prenante et intéressante, le style de Maxime Gillio est fluide et efficace, l’histoire menée tambour battant : impossible de s’ennuyer tant les évènements s’enchaînent et on arrive à la dernière page à regret.

En bref, un court roman très réussi que je conseille les yeux fermés aux ados qui vont adorer ces supers héros aux pouvoirs extraordinaires.

Un grand merci aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture vraiment chouette, je serai au rendez-vous du tome 2, Révolte, à paraître le 15 avril 2020.

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Zozienka est née à Johannesburg, en Afrique du Sud, de parents anglais et polonais. Elle a étudié les arts graphiques à Londres (Saint Martins) avant de débuter sa carrière dans l’animation et l’illustration.

Émile a été élu Gardien de la Lune. Une importante mission qu’il prend à cœur d’honorer.

Ainsi, chaque nuit, Émile gravit l’échelle le menant jusqu’à la Lune et passe son temps à veiller sur le bel astre, s’assurant de son confort pour lui permettre de briller, déplaçant les poussières, éloignant les chauves-souris joueuses…

Émile trouve agréable de discuter avec sa nouvelle amie dans le calme de la nuit. Mais un soir la lune commence à disparaître, petit à petit. Que faire ?

Très inquiet, Émile s’enquiert auprès de ses voisins et amis. Même à l’autre bout du monde, la Lune s’efface aussi !

Le Gardien de la Lune est le premier ouvrage de Zosienka en qualité d’auteure et d’illustratrice. L’album à destination des 6 / 8 ans est de toute beauté comme vous pouvez le voir :

Zosienka propose à ses jeunes lecteurs une très jolie fable lunaire et colorée, qui aborde avec tendresse et philosophie les thèmes de la patience, de l’amitié et des cycles et mystères de la vie.

Un album qui invite à la contemplation de la nature, à prendre son temps et qui permettra aux astronomes en herbe de découvrir la lune de façon très poétique.

Une histoire du soir dont on se délecte avant d’aller dormir et qui permettra aux enfants de faire beaux rêves, emportés par la douceur de ce récit délicat et tendre.

Un grand merci aux éditions Saltimanque pour cette merveilleuse lecture, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du Cold Winter challenge et du challenge 1 pavé par mois  :

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David Walliams est né en Angleterre en 1971. Il est comédien et s’est fait connaître comme auteur de la très populaire série Little Britain. Désigné dans la presse britannique comme le nouveau Roald Dahl, la parution de chacun de ses romans jeunesse est un évènement (et un best-seller) en Grande-Bretagne.

Londres, 1899. Elsie, une jeune orpheline, s’échappe de Pirklat’Hall, un hospice pour enfants abandonnés, alors que la capitale britannique est en ébullition : un mammouth laineux préhistorique aurait été découvert au pôle Nord, conservé dans un bloc de glace.

Déterminée à en savoir plus, Elsie se rend au muséum d’histoire naturelle où l’animal fait son entrée en présence de la reine Victoria elle-même.

Et la voilà embarquée dans une drôle d’aventure, qui lui permettra de nouer des amitiés et l’emmènera de Londres au coeur de l’Arctique !

Le monstre des glaces est le nouveau roman du très prolifique acteur anglais David Walliams que mon Sami-Chameau de fils, passionné de paléontologie a reçu à Noël. Et comme il me faisait très envie, je le lui ai subtilisé illico presto.

Dans cette histoire à destination des 9 / 12 ans, pleine de péripéties et d’aventures menée tambour battant, nous découvrons Elsie, une orpheline qui aurait pu être une héroïne de Dickens ou de tout autre roman du XIXè siècle mettant en scène des orphelins.

Heureusement pour nous, elle a été imaginée par David Walliams, qui ne va pas la maltraiter contrairement aux romanciers victoriens.

L’auteur nous plonge dans les dernières années du règne interminable de Victoria et avec Elsie, on va voir du pays et, surtout, on va faire la connaissance d’un aréopage de personnages tous plus loufoques les uns que les autres : Linotte, une femme de ménage au grand cœur mais dépourvue d’intelligence, son fiancé Minus et bien d’autres.

Il y a aussi quelques méchants : un savant fou qui va ramener le mammouth à la vie, une chasseuse impitoyable qui n’a qu’une envie, ajouter la bête à son tableau de chasse…

L’histoire se révèle palpitante, les personnages attachants et les jeunes lecteurs découvriront la capitale anglaise à la fin du XIXè siècle, et apprendront sans aucun doute une foule de choses.

L’époque choisie est intéressante car les muséums d’histoire naturelle étaient très prisés, les découvertes préhistoriques nombreuses, celle du mammouth laineux a bel et bien lieu courant du XIXè siècle et les expéditions scientifiques au pôle nord n’étaient pas rares.

Les très nombreuses illustrations de Tony Ross dans le style de Quentin Blake apportent beaucoup de charme à cette histoire pleine de fantaisie et d’humour. Pour tout vous dire, je n’ai fait qu’une bouchée de ce roman, amusée par la vivacité d’Elsie, ses multiples ressources, séduite par son intelligence et son bon cœur, emportée par les nombreuses péripéties qui émaillent ce récit très enlevé qui plaira à coup sûr aux enfants.

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Édimbourg, 1958. Pour Scotland Yard, la disparition de David Archer n’a rien d’inquiétant. Après quatre mois d’absence, tout laisse penser qu’il a volontairement quitté le domicile familial pour refaire sa vie à Londres. L’affaire est classée sans suite par la police et sa mère va de l’avant en prenant un travail afin de subvenir à leurs besoins.

Mais pour Jeffrey, son fils de 13 ans, la police fait fausse route. Son père lui avait promis de revenir à temps pour assister à l’entrée en ville de la Reine et il n’a jamais manqué à sa parole.

Et s’il n’est pas revenu, c’est qu’il lui est arrivé quelque chose. D’ailleurs, il se souvient que la veille de son départ, son père avait évoqué une mission mystérieuse.

Et si c’était un agent secret ? Et s’il était retenu en otage quelque part ?

C’est décidé, puisqu’il ne peut pas compter sur les adultes, il mènera sa propre enquête accompagné de son chien Sherlock !

Le train de 16h54 est le premier tome d’une toute nouvelle série, Lord Jeffrey, signée Joël Hemberg pour le scénario et Hamo pour les dessins.

Cette bande dessinée policière à destination des 12 ans et plus nous plonge dans une ambiance british comme je les aime à la fin des années 50. Le titre rappelle celui d’un célèbre roman d’Agatha Christie et le chien a le même prénom que le plus célèbre des détectives, le ton est donné d’emblée, pour mon plus grand plaisir !

Ce premier volume est très introductif, il nous présente les différents protagonistes et plante le décor pour ceux à venir, ce qui est assez frustrant car toutes les questions restent sans réponse.

Ceci mis à part, j’ai beaucoup aimé l’ambiance de cette bande dessinée, les dessins classiques mais élégants de Hamo et les personnages proposés par l’auteur, notamment Jeffrey et son chien.

Dommage que le personnage de la mère soit si effacé et cantonné à sa cuisine, mais vue l’époque de l’intrigue, ce n’est guère étonnant !

Le scénario est intéressant et bien rythmé, Joël Hemberg nous plonge dans une atmosphère d’espionnage pleine de secrets, de mystères et je suis vraiment curieuse de connaître la suite de cette intrigue passionnante à suivre.

Le suspens est bien maitrisé, les scènes d’action succèdent à des scènes plus réfléchies, le tout avec un équilibre bien dosé.

En bref, un premier opus prometteur, vivement le tome 2 !

Merci à Babelio et aux éditions Kennes pour cette lecture.

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Les romans de Xavier-Laurent Petit prennent racine dans l’actualité et donnent toujours une place très importante à la nature : Un monde sauvage, Itawapa, Mon petit coeur imbécile, Le fils de l’Ursari, etc. Cette idée d’écrire une série de romans ayant pour thème la relation unique qui existe entre les humains et les animaux lui trotte dans la tête depuis longtemps.

Vous rêvez de passer des vacances au bout du monde ? Hannah le fait. Le Bout du Monde, c’est là qu’est partie habiter sa grand-mère, un endroit perdu à l’est de l’Australie.

La première ville est à soixante kilomètres, le premier voisin presque aussi loin. Même la pluie ne sait plus où ça se trouve.

Ici, on peut se consacrer aux deux choses les plus importantes : vivre en pleine nature et lire, sans être dérangé par personne.

On peut aussi garder ses secrets. Et elle en a, des secrets, sa grand-mère. Des secrets qui remontent à des temps très anciens.

Des secrets qui ont la forme d’empreintes et de touffes de poils. Des secrets de la plus haute importance. Des secrets qui font battre le coeur, et même un peu trop vite.

Après Un temps de chien, Les loups du clair de lune est le second tome d’une collection appelée Histoires naturelles et signé Xavier-Laurent Petit. Destiné aux 9 / 12 ans, ce roman est une petite merveille.

A la fois documentaire et roman d’aventures, cette histoire nous emmène au cœur de la Tasmanie sur les traces d’une espèce disparue : le loup de Tasmanie. Dans la torpeur australienne, on suit Hannah qui va passer l’été au bout du monde, dans la ferme de sa grand-mère qui a brusquement décidé dix ans auparavant de se retirer au beau milieu de nulle part.

Depuis, elle vit esseulée au rythme de la nature, passant le plus clair de son temps à découvrir la faune locale et à lire. Un jour, lors d’une de ses promenades, elle découvre une touffe de poils qui pourrait appartenir au thylacine, plus communément appelé loup de Tasmanie, espèce éteinte en 1936.

Et c’est là que l’histoire se gâte car ses découvertes semblent intéresser quelqu’un bien décidé à empocher la forte récompense promise par un journal australien pour toute personne qui pourrait prouver l’existence de cette espèce.

Si l’auteur est français, son récit nous plonge véritablement au cœur du bush australien, tout au long de notre lecture, on s’y croirait : il s’appuie pour bâtir son intrigue des recherches faites par les amateurs de cryptozoologie qui espéraient prouver la présence de thylacines en Tasmanie en 2013 puis plus récemment en 2017 et en 2018.

Les personnages qu’il a imaginé sont plus vrais que nature et se révèlent attachants, on a plaisir à les suivre dans leur quête du loup de Tasmanie et les liens qui unissent Hannah à sa grand-mère sont très touchants.

Comme dans Un temps de chien, Les loups de Tasmanie a une grande portée écologique puisque cet animal emblématique de l’Australie a disparu par la main de l’homme. Xavier-Laurent Petit nous rappelle l’importance de préserver la faune et la flore, déjà durement touchées par l’homme.

Et l’auteur nous montre que l’on peut vivre autrement, à la manière de Grandma qui mène une existence au cœur d’une nature qu’elle entend préserver par sa manière de vivre.

Le récit est bien construit et mené, il se révèle addictif et l’adulte que je suis a pris du plaisir à suivre Hannah et Grandma dans leurs recherches et jeux de pistes. Les chapitres sont courts et émaillés de belles illustrations signées Amandine Delaunay, il n’y a aucun temps mort, et les enfants apprécieront tout comme moi cette histoire qui prend des airs d’enquête scientifique.

Un grand merci aux éditions Ecole des loisirs pour cette lecture pleine de sensibilité.

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Paul Thiès vit aujourd’hui à Paris mais de son enfance passée dans différents continents, il a conservé le goût du voyage. Ses livres racontent des histoires de pirates, de sorcières, des aventures historiques ou des émois amoureux. Depuis 2003, il a conquis son jeune public avec la série « Plume le pirate », publiée chez Flammarion jeunesse. Il est également l’auteur de L’Aventure des trois tambours et des séries « La princesse qui… » et « Sara apprentie sorcière ». Benjamin Strickler a été formé à l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de Bruxelles. Il vit à Strasbourg et illustre pour la presse et l’édition jeunesse. Il illustre Gaspard de Paris chez Flammarion Jeunesse.

Paris, 19è siècle. Gaspard Saint Georges est un jeune orphelin d’une douzaine d’années. Ce petit ramoneur n’a pas de patron mais il vit avec le Père Socrate, un vieil antiquaire, qui l’a recueilli, dans le quartier de Montmartre.

Le jeune garçon passe son temps libre à se promener sur les toits, une fois la nuit venue, au grand dam de son meilleur ami Dieudonné, orphelin comme lui, mitron chez un boulanger du quartier.

Une nuit, sur le toit d’une très vieille église, Gaspard se retrouve face à un abominable monstre : une gargouille de pierre bien vivante, aux crocs acérés.

La gargouille aimerait croquer l’enfant mais le jeune ramoneur ne finira pas dans l’estomac de la bête. C’est, bien au contraire, une improbable amitié qui va naître. Et c’est ensemble qu’ils vont mener une enquête où il sera question d’une princesse en danger…

Le monstre des toits est le premier opus d’une toute nouvelle série signée Paul Thiès : Gaspard de Paris. Ce très court roman historique propose aux enfants une intrigue policière teintée de fantastique avec pour héros un jeune orphelin et une gargouille de pierre.

Et je dois dire que je ressors charmée de cette lecture à destination des 8/10 ans. Paul Thiès propose à ses jeunes lecteurs un roman de qualité, bien documenté, bien écrit, avec un vocabulaire recherché.

L’intrigue policière est bien construite et le suspens mené jusqu’au bout, idéale pour les apprentis détectives qui adoreront enquêter aux côtés de Gaspard et de son amie gargouille.

Le jeune orphelin est un héros attachant, un enfant honnête, gentil et intelligent qui saura délivrer la princesse, qui a ravi son cœur, d’un complot fomenté pour capter son héritage.

De belles valeurs comme l’amitié, le courage et l’honnêteté, toujours utiles à prôner auprès des enfants, sont mises en avant et il est sûr que ce roman fantastique fera mouche auprès des jeunes lecteurs et lectrices.

Le travail d’édition de Flammarion jeunesse est toujours aussi soigné tout en proposant des prix attractifs, ce qui est à souligner. Les chapitres sont courts, la police de caractère ronde et large facilite la lecture et le roman est abondamment illustré avec talent par Benjamin Strickler, permettant des pauses, une aération du texte et ajoutant une bonne dose de charme à l’histoire.

Autant de points positifs pour les détectives en herbe, qu’ils soient bons lecteurs ou moins bons, tous y trouveront leur compte. Et cerise sur le gâteau, cette petite histoire leur permettra de découvrir le quotidien d’un enfant du XIXè siècle.

Pour conclure, je recommande ce roman aux enfants dès 8 ans, je suis sûre que cette histoire pleine de surprises saura leur plaire !

Un grand merci aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture fantastique.

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