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Posts Tagged ‘littérature enfant’

Zozienka est née à Johannesburg, en Afrique du Sud, de parents anglais et polonais. Elle a étudié les arts graphiques à Londres (Saint Martins) avant de débuter sa carrière dans l’animation et l’illustration.

Émile a été élu Gardien de la Lune. Une importante mission qu’il prend à cœur d’honorer.

Ainsi, chaque nuit, Émile gravit l’échelle le menant jusqu’à la Lune et passe son temps à veiller sur le bel astre, s’assurant de son confort pour lui permettre de briller, déplaçant les poussières, éloignant les chauves-souris joueuses…

Émile trouve agréable de discuter avec sa nouvelle amie dans le calme de la nuit. Mais un soir la lune commence à disparaître, petit à petit. Que faire ?

Très inquiet, Émile s’enquiert auprès de ses voisins et amis. Même à l’autre bout du monde, la Lune s’efface aussi !

Le Gardien de la Lune est le premier ouvrage de Zosienka en qualité d’auteure et d’illustratrice. L’album à destination des 6 / 8 ans est de toute beauté comme vous pouvez le voir :

Zosienka propose à ses jeunes lecteurs une très jolie fable lunaire et colorée, qui aborde avec tendresse et philosophie les thèmes de la patience, de l’amitié et des cycles et mystères de la vie.

Un album qui invite à la contemplation de la nature, à prendre son temps et qui permettra aux astronomes en herbe de découvrir la lune de façon très poétique.

Une histoire du soir dont on se délecte avant d’aller dormir et qui permettra aux enfants de faire beaux rêves, emportés par la douceur de ce récit délicat et tendre.

Un grand merci aux éditions Saltimanque pour cette merveilleuse lecture, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du Cold Winter challenge et du challenge 1 pavé par mois  :

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David Walliams est né en Angleterre en 1971. Il est comédien et s’est fait connaître comme auteur de la très populaire série Little Britain. Désigné dans la presse britannique comme le nouveau Roald Dahl, la parution de chacun de ses romans jeunesse est un évènement (et un best-seller) en Grande-Bretagne.

Londres, 1899. Elsie, une jeune orpheline, s’échappe de Pirklat’Hall, un hospice pour enfants abandonnés, alors que la capitale britannique est en ébullition : un mammouth laineux préhistorique aurait été découvert au pôle Nord, conservé dans un bloc de glace.

Déterminée à en savoir plus, Elsie se rend au muséum d’histoire naturelle où l’animal fait son entrée en présence de la reine Victoria elle-même.

Et la voilà embarquée dans une drôle d’aventure, qui lui permettra de nouer des amitiés et l’emmènera de Londres au coeur de l’Arctique !

Le monstre des glaces est le nouveau roman du très prolifique acteur anglais David Walliams que mon Sami-Chameau de fils, passionné de paléontologie a reçu à Noël. Et comme il me faisait très envie, je le lui ai subtilisé illico presto.

Dans cette histoire à destination des 9 / 12 ans, pleine de péripéties et d’aventures menée tambour battant, nous découvrons Elsie, une orpheline qui aurait pu être une héroïne de Dickens ou de tout autre roman du XIXè siècle mettant en scène des orphelins.

Heureusement pour nous, elle a été imaginée par David Walliams, qui ne va pas la maltraiter contrairement aux romanciers victoriens.

L’auteur nous plonge dans les dernières années du règne interminable de Victoria et avec Elsie, on va voir du pays et, surtout, on va faire la connaissance d’un aréopage de personnages tous plus loufoques les uns que les autres : Linotte, une femme de ménage au grand cœur mais dépourvue d’intelligence, son fiancé Minus et bien d’autres.

Il y a aussi quelques méchants : un savant fou qui va ramener le mammouth à la vie, une chasseuse impitoyable qui n’a qu’une envie, ajouter la bête à son tableau de chasse…

L’histoire se révèle palpitante, les personnages attachants et les jeunes lecteurs découvriront la capitale anglaise à la fin du XIXè siècle, et apprendront sans aucun doute une foule de choses.

L’époque choisie est intéressante car les muséums d’histoire naturelle étaient très prisés, les découvertes préhistoriques nombreuses, celle du mammouth laineux a bel et bien lieu courant du XIXè siècle et les expéditions scientifiques au pôle nord n’étaient pas rares.

Les très nombreuses illustrations de Tony Ross dans le style de Quentin Blake apportent beaucoup de charme à cette histoire pleine de fantaisie et d’humour. Pour tout vous dire, je n’ai fait qu’une bouchée de ce roman, amusée par la vivacité d’Elsie, ses multiples ressources, séduite par son intelligence et son bon cœur, emportée par les nombreuses péripéties qui émaillent ce récit très enlevé qui plaira à coup sûr aux enfants.

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Édimbourg, 1958. Pour Scotland Yard, la disparition de David Archer n’a rien d’inquiétant. Après quatre mois d’absence, tout laisse penser qu’il a volontairement quitté le domicile familial pour refaire sa vie à Londres. L’affaire est classée sans suite par la police et sa mère va de l’avant en prenant un travail afin de subvenir à leurs besoins.

Mais pour Jeffrey, son fils de 13 ans, la police fait fausse route. Son père lui avait promis de revenir à temps pour assister à l’entrée en ville de la Reine et il n’a jamais manqué à sa parole.

Et s’il n’est pas revenu, c’est qu’il lui est arrivé quelque chose. D’ailleurs, il se souvient que la veille de son départ, son père avait évoqué une mission mystérieuse.

Et si c’était un agent secret ? Et s’il était retenu en otage quelque part ?

C’est décidé, puisqu’il ne peut pas compter sur les adultes, il mènera sa propre enquête accompagné de son chien Sherlock !

Le train de 16h54 est le premier tome d’une toute nouvelle série, Lord Jeffrey, signée Joël Hemberg pour le scénario et Hamo pour les dessins.

Cette bande dessinée policière à destination des 12 ans et plus nous plonge dans une ambiance british comme je les aime à la fin des années 50. Le titre rappelle celui d’un célèbre roman d’Agatha Christie et le chien a le même prénom que le plus célèbre des détectives, le ton est donné d’emblée, pour mon plus grand plaisir !

Ce premier volume est très introductif, il nous présente les différents protagonistes et plante le décor pour ceux à venir, ce qui est assez frustrant car toutes les questions restent sans réponse.

Ceci mis à part, j’ai beaucoup aimé l’ambiance de cette bande dessinée, les dessins classiques mais élégants de Hamo et les personnages proposés par l’auteur, notamment Jeffrey et son chien.

Dommage que le personnage de la mère soit si effacé et cantonné à sa cuisine, mais vue l’époque de l’intrigue, ce n’est guère étonnant !

Le scénario est intéressant et bien rythmé, Joël Hemberg nous plonge dans une atmosphère d’espionnage pleine de secrets, de mystères et je suis vraiment curieuse de connaître la suite de cette intrigue passionnante à suivre.

Le suspens est bien maitrisé, les scènes d’action succèdent à des scènes plus réfléchies, le tout avec un équilibre bien dosé.

En bref, un premier opus prometteur, vivement le tome 2 !

Merci à Babelio et aux éditions Kennes pour cette lecture.

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Les romans de Xavier-Laurent Petit prennent racine dans l’actualité et donnent toujours une place très importante à la nature : Un monde sauvage, Itawapa, Mon petit coeur imbécile, Le fils de l’Ursari, etc. Cette idée d’écrire une série de romans ayant pour thème la relation unique qui existe entre les humains et les animaux lui trotte dans la tête depuis longtemps.

Vous rêvez de passer des vacances au bout du monde ? Hannah le fait. Le Bout du Monde, c’est là qu’est partie habiter sa grand-mère, un endroit perdu à l’est de l’Australie.

La première ville est à soixante kilomètres, le premier voisin presque aussi loin. Même la pluie ne sait plus où ça se trouve.

Ici, on peut se consacrer aux deux choses les plus importantes : vivre en pleine nature et lire, sans être dérangé par personne.

On peut aussi garder ses secrets. Et elle en a, des secrets, sa grand-mère. Des secrets qui remontent à des temps très anciens.

Des secrets qui ont la forme d’empreintes et de touffes de poils. Des secrets de la plus haute importance. Des secrets qui font battre le coeur, et même un peu trop vite.

Après Un temps de chien, Les loups du clair de lune est le second tome d’une collection appelée Histoires naturelles et signé Xavier-Laurent Petit. Destiné aux 9 / 12 ans, ce roman est une petite merveille.

A la fois documentaire et roman d’aventures, cette histoire nous emmène au cœur de la Tasmanie sur les traces d’une espèce disparue : le loup de Tasmanie. Dans la torpeur australienne, on suit Hannah qui va passer l’été au bout du monde, dans la ferme de sa grand-mère qui a brusquement décidé dix ans auparavant de se retirer au beau milieu de nulle part.

Depuis, elle vit esseulée au rythme de la nature, passant le plus clair de son temps à découvrir la faune locale et à lire. Un jour, lors d’une de ses promenades, elle découvre une touffe de poils qui pourrait appartenir au thylacine, plus communément appelé loup de Tasmanie, espèce éteinte en 1936.

Et c’est là que l’histoire se gâte car ses découvertes semblent intéresser quelqu’un bien décidé à empocher la forte récompense promise par un journal australien pour toute personne qui pourrait prouver l’existence de cette espèce.

Si l’auteur est français, son récit nous plonge véritablement au cœur du bush australien, tout au long de notre lecture, on s’y croirait : il s’appuie pour bâtir son intrigue des recherches faites par les amateurs de cryptozoologie qui espéraient prouver la présence de thylacines en Tasmanie en 2013 puis plus récemment en 2017 et en 2018.

Les personnages qu’il a imaginé sont plus vrais que nature et se révèlent attachants, on a plaisir à les suivre dans leur quête du loup de Tasmanie et les liens qui unissent Hannah à sa grand-mère sont très touchants.

Comme dans Un temps de chien, Les loups de Tasmanie a une grande portée écologique puisque cet animal emblématique de l’Australie a disparu par la main de l’homme. Xavier-Laurent Petit nous rappelle l’importance de préserver la faune et la flore, déjà durement touchées par l’homme.

Et l’auteur nous montre que l’on peut vivre autrement, à la manière de Grandma qui mène une existence au cœur d’une nature qu’elle entend préserver par sa manière de vivre.

Le récit est bien construit et mené, il se révèle addictif et l’adulte que je suis a pris du plaisir à suivre Hannah et Grandma dans leurs recherches et jeux de pistes. Les chapitres sont courts et émaillés de belles illustrations signées Amandine Delaunay, il n’y a aucun temps mort, et les enfants apprécieront tout comme moi cette histoire qui prend des airs d’enquête scientifique.

Un grand merci aux éditions Ecole des loisirs pour cette lecture pleine de sensibilité.

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Paul Thiès vit aujourd’hui à Paris mais de son enfance passée dans différents continents, il a conservé le goût du voyage. Ses livres racontent des histoires de pirates, de sorcières, des aventures historiques ou des émois amoureux. Depuis 2003, il a conquis son jeune public avec la série « Plume le pirate », publiée chez Flammarion jeunesse. Il est également l’auteur de L’Aventure des trois tambours et des séries « La princesse qui… » et « Sara apprentie sorcière ». Benjamin Strickler a été formé à l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de Bruxelles. Il vit à Strasbourg et illustre pour la presse et l’édition jeunesse. Il illustre Gaspard de Paris chez Flammarion Jeunesse.

Paris, 19è siècle. Gaspard Saint Georges est un jeune orphelin d’une douzaine d’années. Ce petit ramoneur n’a pas de patron mais il vit avec le Père Socrate, un vieil antiquaire, qui l’a recueilli, dans le quartier de Montmartre.

Le jeune garçon passe son temps libre à se promener sur les toits, une fois la nuit venue, au grand dam de son meilleur ami Dieudonné, orphelin comme lui, mitron chez un boulanger du quartier.

Une nuit, sur le toit d’une très vieille église, Gaspard se retrouve face à un abominable monstre : une gargouille de pierre bien vivante, aux crocs acérés.

La gargouille aimerait croquer l’enfant mais le jeune ramoneur ne finira pas dans l’estomac de la bête. C’est, bien au contraire, une improbable amitié qui va naître. Et c’est ensemble qu’ils vont mener une enquête où il sera question d’une princesse en danger…

Le monstre des toits est le premier opus d’une toute nouvelle série signée Paul Thiès : Gaspard de Paris. Ce très court roman historique propose aux enfants une intrigue policière teintée de fantastique avec pour héros un jeune orphelin et une gargouille de pierre.

Et je dois dire que je ressors charmée de cette lecture à destination des 8/10 ans. Paul Thiès propose à ses jeunes lecteurs un roman de qualité, bien documenté, bien écrit, avec un vocabulaire recherché.

L’intrigue policière est bien construite et le suspens mené jusqu’au bout, idéale pour les apprentis détectives qui adoreront enquêter aux côtés de Gaspard et de son amie gargouille.

Le jeune orphelin est un héros attachant, un enfant honnête, gentil et intelligent qui saura délivrer la princesse, qui a ravi son cœur, d’un complot fomenté pour capter son héritage.

De belles valeurs comme l’amitié, le courage et l’honnêteté, toujours utiles à prôner auprès des enfants, sont mises en avant et il est sûr que ce roman fantastique fera mouche auprès des jeunes lecteurs et lectrices.

Le travail d’édition de Flammarion jeunesse est toujours aussi soigné tout en proposant des prix attractifs, ce qui est à souligner. Les chapitres sont courts, la police de caractère ronde et large facilite la lecture et le roman est abondamment illustré avec talent par Benjamin Strickler, permettant des pauses, une aération du texte et ajoutant une bonne dose de charme à l’histoire.

Autant de points positifs pour les détectives en herbe, qu’ils soient bons lecteurs ou moins bons, tous y trouveront leur compte. Et cerise sur le gâteau, cette petite histoire leur permettra de découvrir le quotidien d’un enfant du XIXè siècle.

Pour conclure, je recommande ce roman aux enfants dès 8 ans, je suis sûre que cette histoire pleine de surprises saura leur plaire !

Un grand merci aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture fantastique.

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La nouvelle série gothique et désopilante de Mr Tan !

Belle-en-joie est une ville où il fait beau vivre… si on excepte le 109 rue des Soupirs qui abritait autrefois un cimetière. Depuis, une maison y a été construite mais elle est réputée emplie de fantômes.

Lorsque Elliot et ses parents y emménagent, ils ne peuvent se douter que cette maison sinistre est réellement hantée…

Enfin, surtout Elliot, car ses parents, accaparés par leur travail, l’abandonnent vite à son sort, préférant embaucher une baby-sitter pour s’occuper de leur rejeton.

Elliot ne tarde pas à rencontrer ses colocataires plutôt spéciaux, tandis que débarque une baby-sitter pas très commode, qui semble chercher quelque chose… Des fantômes, peut-être ?

Le mois d’octobre est, il faut bien l’admettre, la période idéale pour lire des titres autour des fantômes et des spectres, c’est ainsi Fantômes à domicile, le premier tome de la série 109 rue des Soupirs paru en septembre est entré dans ma PAL d’octobre.

Cette bande dessinée à destination des 8 / 10 ans est écrite par Mr Tan à qui on doit la série mordante et désopilante Mortelle Adèle et illustrée par Yomgui Dumont qui vient du jeu vidéo et qui a illustré La brigade des cauchemars avec Franck Thilliez.

Si vous vous attendez à une histoire très développée, passez votre chemin, car c’est un récit écrit pour les enfants, assez court et ramassé, faisant la part belle aux actions.

Il ne faut pas y chercher de vraisemblance ou de réalité mais pour ma part, je l’ai trouvé bien amusante et sympathique, notamment grâce à ces personnages qui valent le détour et l’ambiance gothique bien rendue.

Le petit Elliot et les fantômes sont drôles et attachants, certains sont couards, d’autres courageux et l’histoire va à cent à l’heure, aucun temps mort, un bon point pour les enfants.

Bien que l’ambiance soit gothique et par moment un peu angoissante pour les plus jeunes, le récit est surtout axé sur l’humour, ce qui empêche les enfants d’avoir peur.

Autres atouts : son format plus court qu’une bande dessinée classique qui permet aux enfants une meilleure prise en main, la couverture à rabats est cartonnée, donc moins rigide qu’un album et les couleurs toutes dans des tonalités de blanc, de bleu et de noir sont très bien exploitées.

Mais ce qui m’a surtout plu ici c’est le graphisme de Yomgui Dumont qui m’a tapé dans l’œil lorsque je l’ai vu en librairie. J’aime beaucoup sa façon de dessiner et l’ambiance qu’il imprime au récit à la fois gothique et surnaturelle est très réussie.

Un premier tome prometteur qui m’a divertie et qui a beaucoup plu à mes garçons, je conseille donc cette bande dessinée délicieusement gothique aux enfants et à leurs parents en cette période proche d’Halloween.

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Kaye Umansky vit à Londres. Elle a écrit plusieurs ouvrages en Grande-Bretagne, jamais publiés en France, dont plusieurs sur la thématique de la sorcellerie. Elle est la créatrice de Elsie Ciboulette, illustrée par Ashley King. Ashley King est un illustrateur anglais qui aime le dessin, le café et les gâteaux. Il est diplômé de l’Université de Coventry où il a fini premier de sa promotion en Illustration et Animation. Il illustre Elsie Ciboulette à Flammarion Jeunesse.

Elsie Ciboulette est une fille ordinaire. Elle vit dans un minuscule appartement avec ses parents et ses petits frères, au-dessus de la modeste quincaillerie familiale de Petipont.

Mais la galerie Ciboulette, sombre et poussiéreuse, peine à vivre de ses modestes ventes d’objets banals et bon marché et Elsie a beau faire tout son possible, les clients sont rares.

Magenta Vif est une sorcière rousse, toujours vêtue de rouge. Elle n’a pas de balai ni de rire démoniaque, elle est pourtant crainte de la population. Elle vit dans une mystérieuse tour de la forêt de Crochedoigt et a pour unique compagnon Corbus, un corbeau à la langue bien pendue avec lequel elle ne s’entend guère.

Comme elle doit se rendre chez sa sœur, elle engage Elsie afin de garder la tour en son absence. Elsie, qui va gagner en une semaine, plus que sa famille gagne en une année, accepte et là voilà partie pour la forêt de Crochedoigt.

Entre un corbeau ronchon, des voisins intrigants, la préparation d’un philtre d’amour, Elsie réalise bien vite que les choses peuvent rapidement mal tourner. Alors elle va faire ce qu’elle s’était juré de ne jamais faire : de la magie…

Le mois d’octobre est, il faut bien l’admettre, la période idéale pour lire des romans autour de la magie et de la sorcellerie, c’est ainsi qu’Elsie Ciboulette, apprentie sorcière est entrée dans ma PAL d’octobre.

Ce roman à destination des 8 / 10 ans écrit par Kaye Umanski plaira aux enfants car c’est clairement un récit fait pour eux.

Il a de nombreux atouts : le récit est porté par une héroïne généreuse, gentille et attachante, qu’on a plaisir à suivre de la première à la dernière page. Seule fille de sa fratrie, elle est passionnée de lecture et elle fait tout pour seconder au mieux son père dans la boutique familiale.

En dépit de sa crainte de passer une semaine sans sa famille, elle accepte la proposition de Magenta afin d’améliorer leur quotidien mais aussi dans la perspective de piocher dans la bibliothèque bien fournie de la sorcière.

Elle est efficacement secondée dans son apprentissage de la magie par une galerie de personnages haute en couleurs, à commencer par Corbus, avec qui elle va faire la paire.

A eux d’eux, et avec l’aide de Jean, le facteur, ils vont tenter de fabriquer un filtre d’amour pour Sylphine qui se meurt d’amour pour Hank, le bûcheron à la longue chevelure blonde !

L’univers proposé par l’autrice est très mignon, l’histoire est légère, drôle et bon enfant. De belles valeurs comme l’amitié et la solidarité, toujours utiles à prôner auprès des enfants, sont mises en avant et il est sûr que ce roman plein de magie fera mouche auprès des jeunes lecteurs et lectrices.

Le travail d’édition de Flammarion jeunesse est toujours aussi soigné tout en proposant des prix attractifs, ce qui est à souligner. Les chapitres sont courts, la police de caractère ronde et large facilite la lecture et le roman est abondamment illustré par Ashley King, permettant des pauses et une aération du texte.

Autant de points positifs pour les apprentis magiciens, qu’ils soient bons lecteurs ou moins bons, tous y trouveront leur compte.

Pour conclure, un roman charmant et amusant, à mettre entre les mains des enfants en cette période proche d’Halloween.

Merci aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture ensorcelante.

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Un géant dort sous nos pieds et il ne faudrait pas le réveiller ! Sentez-vous son souffle dans le vent de l’hiver ? Avez-vous aperçu son reflet entre les nénuphars de l’étang ? Vous le reconnaîtrez, un jour ou l’autre, si vous êtes attentifs au vent qui frôle la lumière, aux paroles des arbres et à la danse des vagues.« Il est là, sous nos pieds, le géant assoupi, sous l’humus des forêts, le bitume de nos villes, sous les plages et les champs, les plaines et les vallées, sous les fleuves et les mers. »

Il y a fort longtemps, Gromislav habitait avec les Assilkis, ses semblables, sur l’île de Bouïane, auprès des créatures magiques et des dieux slaves. Si Gromislav est un brave et bon géant, obéissant aux dieux, aimant les oiseaux et les arbres, ses frères, quant à eux, s’adonnent à la furie, dévastant tout sur leur passage.

Svarog, dieu du feu céleste et des forgerons, l’un des nombreux fils du dieu Rod, adorait créer des planètes. Un jour, il crée une petite planète et la lance dans l’univers. La planète bleue est née, elle va se développer pendant quelques centaines d’années.

Mais les Assilkis finissent par lasser Rod qui décident de les exiler sur la planète bleue, ce qui n’est pas du tout du goût des géants ni de Svarog qui a peur pour la Terre, il va pouvoir compter sur Gromislav…

Gromislav est un récit de cosmogonie qui s’inspire de la mythologie slave, dont je ne sais absolument rien. J’étais donc très curieuse de découvrir ce titre, d’autant que le texte est signé Carole Trébor.

En tant que spécialiste de l’histoire russe, cette romancière jeunesse s’intéresse depuis longtemps aux dieux anciens slaves et Gromislav l’a particulièrement touchée.

Loin des figures habituelles des dieux de la mythologie toutes en force, ce géant est un héros lent, doux et pacifique. Elle a choisi dans cet album à destination des 6 ans et plus au vocabulaire plutôt soigné et exigeant, de raconter la manière dont Gromislav sauve la terre.

Cette fable écologique est un véritable appel à la protection de la planète mais aussi à la création et à l’imaginaire. Gromislav fait figure de héros atypique, loin des stéréotypes de la toute-puissance.

À la fois puissant et fragile, lent et fort, brave mais toujours prompt à faire la sieste, il nous amène à contempler la création du monde et la naissance de la vie sur Terre.

Les illustrations absolument magnifiques de Tristan Gion accompagnent merveilleusement les propos de l’autrice et ne manqueront pas de fasciner les petits lecteurs et leurs parents.

Passionné de mythologie, il parvient à faire ressortir toute la beauté grâce à la puissance narrative de ses illustrations, sa maitrise des couleurs, je découvre ici son travail et franchement je suis sous le charme !

Les éditions Aleph sont spécialisés dans les mythes, contes et légendes du monde, Idunn, focalisé sur la mythologie nordique est déjà paru, et si j’en ai l’occasion, je ne manquerai pas de le lire aussi.

En bref, un magnifique album écrit dans un style poétique et avec un message écologique à mettre entre toutes les mains, dès 6 ans si on ajuste son vocabulaire trop ardu à comprendre à mon sens, mais surtout dès 8 / 10 ans !

Un grand merci aux éditions Aleph pour cette belle découverte, j’ai adoré.

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« Bonjour, je suis Lottie Lipton. Saisis-toi vite de ton carnet et de ton crayon, et aide-moi à résoudre cette énigme en décodant les messages secrets ! »

Londres, 1928. Lottie vit avec son grand-oncle le professeur Bertram West au sein du British Museum depuis que ses parents ont péri lors de fouilles archéologiques alors qu’elle n’avait que 4 ans.

Lady Violette, célèbre chercheuse de trésors, se rend dans la bibliothèque du musée afin de faire des recherches sur l’Aigle de Rome. L’oncle Bert, responsable du département d’Egyptologie, et Lottie l’aident dans ses recherches et découvrent que si elle retrouve le précieux étendard, elle le vendra au plus offrant !

Afin d’éviter qu’il ne tombe entre les mains de lady Violette, Lottie, Bert et George se lance à la recherche de l’Aigle de Rome dans tout Londres. Qui de Lottie ou de Violette sera la première à s’emparer du précieux étendard ?

J’ai découvert en juin Le papyrus d’Alexandrie, le sixième volume des enquêtes de la perspicace Lottie Lipton, une petite héroïne aussi intelligente qu’aventureuse qui va devoir déjouer les nombreux pièges qui l’attendent dans cet opus.

Sous le charme de Lottie, je n’ai donc pas tardé à sortir de ma PAL L’aigle de Rome qui se révèle être une formidable enquête pour les enfants.

Dan Metcalf propose aux apprentis détectives de 8 à 10 ans, des enquêtes au cœur du plus célèbre musée anglais à la fin des années 20. Une chouette ambiance, des personnages sympathiques et l’opportunité pour les enfants de décoder des messages secrets tout au long de l’histoire sont les grands atouts de ce roman.

Il permet aux enfants de se familiariser avec le genre policier mais aussi apprendre une foule de choses sur Londres et l’Histoire ancienne. Si dans Le papyrus d’Alexandrie il était question d’égyptologie, dans L’aigle de Rome, c’est bien sûr Rome qui est mis à l’honneur.

L’histoire est facile d’accès et narrée sans temps mort, ponctuée d’illustrations, avec des chapitres assez courts, un procédé idéal pour intéresser les enfants, qu’ils soient de bons lecteurs ou non, tous y trouveront leur compte et auront envie de connaître le fin mot de l’histoire.

Toute la série portée par cette Indiana Jones au féminin diablement sympathique, est un savant mélange d’intrigue policière, d’Histoire et d’archéologie, une trouvaille épatante pour intéresser les jeunes à ces trois genres.

Le travail éditorial de Flammarion Jeunesse est à souligner : le livre, illustré par Rachelle Panagarry, est proposé dans un coffret comprenant un carnet et un crayon qui permettent aux enfants de prendre des notes et de décoder les messages secrets.

Ils peuvent d’ailleurs prolonger le jeu en retrouvant à la fin de l’ouvrage des casse-têtes et des messages codés.

Une pépite à la fois divertissante et enrichissante que je conseille au jeune public qui goûtera lui aussi les aventures de Lottie !

Un grand merci aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture pleine de charme.

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Lu dans le cadre du Mois Anglais :

« Bonjour, je suis Lottie Lipton. Saisis-toi vite de ton carnet et de ton crayon, et aide-moi à résoudre cette énigme en décodant les messages secrets ! »

Londres, 1928. Lottie vit avec son grand-oncle le professeur Bertram West au sein du British Museum depuis que ses parents ont péri lors de fouilles archéologiques alors qu’elle n’avait que 4 ans.

Le directeur du musée, Trevelyan Taylor, ne les porte pas dans leur cœur et rêve de se débarrasser de la bibliothèque et du même coup de Lottie et de Bert.

Pour sauver la bibliothèque du British Museum, Lottie, Bert et George, le vieil homme chargé de l’entretien, n’ont qu’une solution : retrouver le mystérieux papyrus d’Alexandrie confié par le roi George III au British Museum…

Le papyrus d’Alexandrie est le sixième volume des enquêtes de la perspicace Lottie Lipton, une petite héroïne aussi intelligente qu’aventureuse qui va devoir déjouer les nombreux pièges qui l’attendent dans cet opus.

Dan Metcalf propose aux apprentis détectives de 8 à 10 ans, une enquête au cœur du plus célèbre musée anglais à la fin des années 20. Une chouette ambiance, des personnages sympathiques et l’opportunité pour les enfants de décoder des messages secrets tout au long de l’histoire sont les grands atouts de ce roman.

Il permet aux enfants de se familiariser avec le genre policier mais aussi apprendre une foule de choses sur l’égyptologie, la naissance du métro londonien, etc.

L’histoire est facile d’accès et narrée sans temps mort, ponctuée d’illustrations, avec des chapitres assez courts, un procédé idéal pour intéresser les enfants, qu’ils soient de bons lecteurs ou non, tous y trouveront leur compte et auront envie de connaître le fin mot de l’histoire.

Toute la série portée par cette Indiana Jones au féminin diablement sympathique, est un savant mélange d’intrigue policière, d’Histoire et d’archéologie, une trouvaille épatante pour intéresser les jeunes à ces trois genres.

Le travail éditorial de Flammarion Jeunesse est à souligner : le livre, illustré par Rachelle Panagarry, est proposé dans un coffret comprenant un carnet et un crayon qui permettent aux enfants de prendre des notes et de décoder les messages secrets.

Ils peuvent d’ailleurs prolonger le jeu en retrouvant à la fin de l’ouvrage des casse-têtes et des messages codés.

Une pépite à la fois divertissante et enrichissante que je conseille au jeune public, je ne tarderai pas pour ma part, à sortir L’aigle de Rome de ma PAL !

Un grand merci aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture pleine de charme.

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