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Posts Tagged ‘littérature française’

À 28 ans, Élisa est comblée : un job de rêve dans une grande maison d’édition, un gentil fiancé, Hugo, qui lui cuisine de bons petits plats (ou presque), un chat légèrement caractériel et des milliers de followers sur les réseaux sociaux. Que demander de plus ?
Sa vie est parfaite jusqu’au jour où Hugo l’accuse de préférer son smartphone à lui, son merveilleux fiancé. Il faut dire qu’Élisa est vraiment accro : au réveil, son premier geste est de regarder ses notifications, à midi, elle instagramme son déjeuner et le soir, elle lit les commentaires indispensables de ses « amis ».
Exaspéré, Hugo lance un ultimatum : elle doit choisir entre cet objet de malheur et lui ! Mais comment vivre sans téléphone, ne serait-ce que pour se souvenir de ses rendez-vous ? La vie d’Élisa va prendre un tournant insoupçonné car, par amour, la jeune femme est prête à tout. Vraiment tout…

Le matin, au réveil, son premier geste est de regarder ses notifications. A midi, elle instagramme son déjeuner. Le soir, elle lit les commentaires de ses followers.

Pour Elisa, jeune éditrice de 28 ans, rien de plus normal. Mais son presque fiancé Hugo, professeur d’histoire géographie, allergique aux réseaux sociaux, est exaspéré par cette addiction au Smartphone, au point de lui poser un ultimatum : ce sera son portable ou lui !

Elisa tombe des nues et va voir sa meilleure amie Audrey qui trouve que Hugo a raison. Elle lui propose un défi : une petite désintox d’une semaine sans son Smartphone chéri.

Elisa la prend au mot mais la remise en question va se révéler difficile. Son téléphone contient toute sa vie, lui tient office d’agenda et de réveil matin et sans lui, la jeune femme est littéralement perdue…

Après Loin de Berkley Hall, une romance historique, Coralie Khong-Pascaud a choisi un cadre plus moderne et une héroïne hyper connectée pour son second roman J’arrête quand je veux !

Voilà une romance pétillante qui sort des sentiers battus et qui nous interroge sur notre addiction aux Smartphones et aux réseaux sociaux. Car on a beau s’en défendre, notre portable est toujours à portée de main et on n’imagine plus notre vie sans lui, qu’on soit accro à Instagram, Twitter, Facebook ou pas !

J’ai passé un très bon moment avec ce roman à l’écriture fluide et au ton léger, l’autrice a un sens de l’humour certain et imprime beaucoup de rythme à son récit, on ne s’ennuie pas une seconde en compagnie d’Elisa et on même triste d’arriver à la fin tant les pages se tournent toutes seules.

Loin d’être une romance superficielle comme il en existe tant, ce récit aborde des thèmes importants comme les relations de couple, la difficulté de faire sa place dans le monde professionnel et bien sûr notre dépendance aux nouvelles technologies.

L’héroïne, un mix entre Bridget Jones et Andrea Sachs (Le diable s’habille en Prada), est gaffeuse en diable et se retrouve dans des situations très drôles et toujours crédibles, ce qui n’est pas toujours le cas avec ce genre il faut le reconnaître.

Si l’héroïne est attachante, les autres protagonistes du roman le sont aussi : la meilleure amie reconvertie en femme au foyer au bord de la crise de nerfs tant elle ne supporte plus ses chères têtes blondes, la tante célibataire endurcie et son Bed & Breakfast dans lequel on passerait bien le week-end, Hugo, un amoureux romantique comme on aimerait en croiser plus souvent…

Autre point positif, l’environnement dans lequel Elisa évolue, j’ai beaucoup aimé la suivre dans la maison d’édition pour laquelle elle travaille, un éditeur spécialisé dans la romance qui nous permet de voir l’envers du décor et de découvrir le travail d’éditeur.

Comme je le disais plus haut, le récit est très rythmé et prenant, on ne voit pas le temps passer et on quitte à regret cette histoire qui permet à la fois de réfléchir et de se détendre. Une bonne pioche que je vous recommande que vous soyez adeptes de romances ou non.

Merci à Elise et aux éditions City pour cette lecture pétillante !

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L’amour, les baisers passionnés et les cœurs brisés… Lou en connaît un rayon sur les histoires romantiques. Et pour cause : elle est l’auteur de best-sellers à l’eau de rose. Mais à force de vivre l’amour par procuration, Lou s’est enfermée dans une vie monotone et a oublié les vraies rencontres.
Pour pousser la jeune femme hors de sa bulle, ses meilleurs amis lui ont concocté un petit voyage insolite. Le défi qu’ils lui lancent est simple : partir et, surtout, ne plus écrire une ligne. Elle prend donc la direction de la Bretagne, accompagnée de son excentrique grand-mère.
Pendant le séjour, Lou fait la connaissance de Simon, un jeune homme de chair et d’os. Et découvre, par la même occasion, que la vraie vie est pleine de surprises et de rebondissements. Bien plus passionnante que les romans ! Et si elle se décidait à vivre, enfin ?

Lou Rivoli vit à Rennes et est à 24 ans une autrice de romances érotiques qui commence à faire parler d’elle. Parallèlement à ses droits d’auteur encore timides, elle occupe un poste de community manager dans la start-up de son meilleur ami Will.

Mais si elle raconte si bien l’amour, elle ne le vit pas, préférant ses personnages à la vie réelle. Pour pousser la jeune femme à sortir de sa bulle et à se socialiser, Will, Karim et June l’inscrivent à un stage intergénérationnel à Kerfornédic et lui proposent de sortir de sa zone de confort en écrivant un roman dans un autre genre littéraire.

Pour Lou, c’est impossible de s’imaginer auteure de littérature blanche mais elle accepte bon gré mal gré de faire le stage avec sa grand-mère zinzin qui fuit les ondes comme la peste.

Lors de ce séjour, elle fait la connaissance de Simon et se rapproche de lui peu à peu. De nouvelles idées germent dans la tête de la jeune écrivaine. Et si ce voyage était une deuxième chance ?

Clara Richter est enseignante en Bretagne. Elle est l’auteure d’un récit qui a remporté le concours littéraire organisé par Nathan autour de la série U4 ainsi qu’un roman Young adult, Ma belle étoile. Il était une fois la vie est sa première romance.

En tant que bretonne d’adoption, j’aime bien lorsque mes lectures ont pour cadre des décors que je connais bien, comme c’est le cas ici. Le récit est très actuel, il est beaucoup question des réseaux sociaux et c’était intéressant de suivre une jeune écrivaine en cours d’écriture de son prochain roman : son travail avec son éditrice, les séances de dédicaces, les relations avec les blogueuses et les youtubeuses…

L’auteure traite également d’un sujet très intéressant et que je n’avais jamais vu aborder dans un roman : les possibles méfaits des ondes sur nos organismes et notre quotidien à travers le personnage d’Endora la grand-mère de Lou.

Les relations intergérationnelles sont aussi au cœur du livre : parents/enfants et grand-parents/petits-enfants, tout comme les relations amoureuses des personnages du troisième âge, l’homosexualité et le mariage pour tous.

La relation très tendre qui unit Endora et Lou est touchante, les personnages qui peuplent le récit sont également très attachants. L’auteure parsème son histoire de touches d’humour, de SMS, d’une dose de romantisme et de chaleur humaine.

Un sympathique moment de lecture, Clara Richter a une plume fluide et dynamique, et on a plaisir à lire cette romance qui dans son déroulé ne se révèle pas originale mais qui arrive à sortir des sentiers battus de par les thématiques qu’elle aborde.

Merci à Elise et aux éditions City pour cette bouffée d’air frais !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Iris a – presque – suivi à la lettre les ultimes recommandations de son père, Hippolyte : « Si je meurs, pars de cette ville. Pars très loin, et n’approche jamais la famille Dorian. » Peu après la visite de la richissime Marie-Claire Dorian avec laquelle il s’est violemment disputé, le paisible apothicaire et parfumeur est retrouvé assassiné. Dans une valise que le défunt avait cachée à son intention, Iris trouve de faux papiers, et des cahiers avec des formules de parfum. Sous une nouvelle identité, la jeune femme quitte le petit port breton pour Aix-en-Provence, où elle s’inscrit dans une célèbre école de parfumerie.

Nialvic, golfe du Morbihan, fin des années 60. Iris Elzeon travaille avec son père Hyppolyte dans l’officine d’apothicaire qu’il a créé. Veuf, il n’a jamais refait sa vie et Iris n’a jamais connu sa mère, morte alors qu’elle n’était qu’un bébé.

Père et fille sont très soudés et la jeune femme adore travailler auprès de son père qu’elle admire, le voyant depuis toujours s’affairer à manipuler des flacons, des plantes séchées, des huiles et des herbes, pour le plus grand bonheur de ses clients.

Un beau jour, alors qu’elle revient d’une livraison, elle surprend une conversation houleuse entre Hippolyte et une inconnue qui s’avère être Marie-Claire Dorian, à la tête d’une entreprise de parfums célèbre dans le monde entier. Madame Dorian supplie Hippolyte de revenir travailler avec elle à Grasse mais ce dernier refuse, ayant tiré un trait sur sa famille près de vingt ans auparavant.

Le lendemain, Hippolyte, qui avait fait jurer à Iris de quitter Nialvic au cas où il lui arriverait malheur, est retrouvé assassiné. Iris change d’identité et part pour Grasse afin de retrouver l’assassin de son père et découvrir ses origines dont elle ignore tout.

Avec Les parfums d’Iris, Florence Roche, passionnée d’Histoire, nous propose un roman au parfum tenace et envoûtant sur l’univers magique des parfumeurs auquel se mêlent les notes troubles d’une famille au passé chargé de secrets qui côtoient l’horreur de l’idéologie nazie, notamment les Lebensborn (maternités dédiées à la reproduction de « la race aryenne »).

J’aime beaucoup l’univers de la fragrance et c’est ce qui m’a en premier séduite ici : l’auteure s’attache en effet à nous dévoiler à travers son héroïne Iris, les coulisses de la création d’un parfum et j’ai trouvé cet aspect très intéressant.

Au-delà de cela, il est beaucoup question de secrets de famille, vous savez que j’en suis friande mais aussi des heures les plus sombres du nazisme avec les lebensborn, un sujet qui a longtemps été passé sous silence et qui nous est parfaitement décrit ici.

La plume fluide de Florence Roche est vraiment plaisante à lire et les pages se tournent toutes seules tant on a envie de découvrir tous les secrets qui émaillent la vie des Dorian, cette dynastie qui perdure depuis les premiers gantiers parfumeurs du Moyen-Age jusqu’au début du 20è où le patriarche a voulu abandonner son nom juif pour celui de Dorian, nettement plus bankable au moment où les nationalismes connaissaient leur ascension.

Tous les ingrédients étaient réunis pour que je passe un très bon moment avec ce roman et ce fut le cas, j’ai littéralement dévoré cette histoire, séduite par son héroïne qui se révèle être une femme forte, parvenant grâce à ses qualités olfactives, à se hisser dans le monde très fermé des parfumeurs. Les différents secrets qui entourent ses origines se dévoilent peu à peu, l’auteure arrive à bien doser son récit pour nous proposer une trame intéressante jusqu’au point final.

Si vous aimez les destins de femmes, l’univers des fragrances et un cadre historique bien documenté en toile de fond, je ne peux que vous recommander Les parfums d’Iris !

Merci à Marie-Jeanne et aux Editions Presse de la Cité pour cette lecture très intéressante !

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« Le diable a bu du rhum. On a souillé les églises, déterré les cadavres. Saint-Pierre doit se repentir. Tandis que je crache de la boue et du feu, que je ravage les champs, les bêtes et les hommes, ils battent des mains comme des enfants à Carnaval. Ils oublient de redevenir des animaux sages, de faire confiance à leur instinct. Fuyez ! Je suis la montagne Pelée, dans trois heures, je vais raser la ville. Trente mille morts en quatre-vingt-dix secondes. »

8 mai 1902, 5 heures du matin au jardin botanique de Saint-Pierre. Alors que la Montagne Pelée fait des siennes, Othello est sur le point de perdre la vie en duel. Face à lui Georgien d’Outreville, un tueur professionnel engagé par le tuteur de Louise, la femme qui l’aime, afin qu’il se débarrasse de son rival.

Louise attend de l’autre côté du mur, dans une calèche, avec son tuteur et un prêtre censé les marier, une fois Othello tué. Louise n’a aucune intention de consentir à cette union et a prévu de se donner la mort avec le pistolet de poche contenu dans son sac qu’elle serre contre elle.

Louis Mouttet, le gouverneur de Saint-Pierre, depuis quelques mois en poste, a reçu l’ordre de ne pas évacuer la ville, malgré les menaces du volcan qui depuis quelques jours gronde sous leurs pieds. Le professeur Landes a tout fait pour convaincre les autorités, sans résultat.

Marius Hurard, patron du journal Les colonies, est dans son bureau. Depuis que la montagne s’est réveillée, les tirages du journal s’envolent. A 7h52, ils mourront tous ou presque…

Quatre-vingt-dix secondes signe mes retrouvailles avec la verve de Daniel Picouly dont j’avais adoré L’enfant léopard pour lequel il avait reçu le Prix Renaudot, largement mérité.

Dans son nouveau roman, l’auteur donne la parole à la montagne Pelée, héroïne d’une épopée terrifiante, qui va donner la mort à près de trente mille personnes le 8 mai 1902 en seulement quatre-vingt-dix secondes, détruisant au passage la ville de Saint Pierre.

L’histoire totalement véridique de la catastrophe nous est contée par la Montagne Pelée en personne. Pour elle, Saint-Pierre est devenue une ville vénale, une catin, une Sodome tropicale, le berceau de toutes les dérives et paillardises de l’homme : les curés envoient leurs soutanes par dessus tête, les bordels font recette…

Le volcan s’énerve, les avertit par de réguliers grondements, de la fumée, de la lave, il a déjà fait des dizaines de morts chez les bêtes comme chez les hommes aux alentours de Saint Pierre mais personne ne comprend ses avertissements.

Alors, du haut de ses 1 351 mètres, la montagne Pelée décide de punir par sa colère ces humains arrogants et ambitieux. Seuls, quelques-uns, qu’elle a dument choisi, pourront survivre et témoigner qu’ils ont vécu le jour du Jugement dernier, comme Cyparis, au cachot au moment où la nuée ardente va s’abattre sur la ville.

Avec ce roman, Daniel Picouly s’attaque à un fait historique pour lequel je ne savais rien, de ce point de vue là c’était très intéressant d’autant plus que la catastrophe nous est racontée de façon très originale puisque c’est le volcan lui-même qui prend la plume.

Au-delà de la catastrophe en elle-même, l’auteur plante le décor de son récit, nous décrit la société martiniquaise de cette époque avec le pouvoir toujours aux mains des blancs, les noirs qui continuent de suer sang et eau pour un salaire de misère mais qui sont désormais libres de le faire puisque plus sous le joug de l’esclavage. Rares sont ceux qui ont pu s’élever comme Marius Hurard, patron du journal Les colonies, l’un des protagonistes du roman.

Entre les deux, les métisses, ne sont pas bien lotis. A l’instar d’Othello, il leur est difficile de faire des études et ils ne peuvent espérer contracter un mariage avec une personne venue de Métropole comme Louise.

Sur le papier ce sujet m’intéressait beaucoup : le fait historique, un narrateur volcan la satire sociale, l’ignorance sociale, la vie dans les colonies… et après un début de lecture enthousiaste, je vous avoue que je me suis un peu lassée. Comme on connaît l’issue du roman et que l’on suit essentiellement les pensées de la montagne, j’ai été assez frustrée. J’aurai aimé que les personnages humains, qui ne font que traverser le récit, soient plus présents.

Reste que ce roman se lit très bien notamment grâce au talent de Daniel Picouly et à sa plume enlevée et que j’ai appris beaucoup de choses,ce qui n’est déjà pas si mal.

Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel pour cette lecture !

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Oscar a dix ans et il vit à l’hôpital. Même si personne n’ose le lui dire, il sait qu’il va mourir. La dame rose, qui le visite et  » qui croit au ciel « , lui propose, pour qu’il se sente moins seul, d’écrire à Dieu. A travers cette correspondance originale, le récit aborde, du point de vue de l’enfance, des questions philosophiques et existentielles : la maladie, la souffrance, le passage de la vie à la mort, la rencontre avec l’autre et avec le mystère…

Oscar a 10 ans, il est atteint d’une leucémie et il va bientôt mourir, il le sait, il l’a compris tout seul : le traitement proposé par le docteur Düsseldorf n’a pas marché. Il est coincé à l’hôpital avec pour seule visite celle de ses parents chaque dimanche.

Mais Oscar, enfant unique, en veut à ses parents, il les traite de lâches, de cons, parce qu’ils n’ont pas eu le courage de lui annoncer sa fin prochain et parce que depuis qu’il est malade, ils ne sont plus comme avant.

Heureusement, il va rencontrer Mamie-Rose, une ex catcheuse, qui au faite de sa gloire était surnommée L’Etrangleuse du Languedoc. Maimie-Rose est visiteuse d’hôpital et elle va obtenir de lui rendre visite pendant les douze jours à venir.

Alors parce que Oscar se pose beaucoup de questions, elle lui propose d’écrire à Dieu et de coucher sur papier toutes ses interrogations, ses craintes, ses espoirs. La vieille dame va ainsi faire souffler sur les derniers jours du garçon beaucoup de tendresse et de joie et lui permettre de vivre sa première et sa dernière histoire d’amour avec Peggie Blue…

Oscar et la dame rose d’Eric-Emmanuel Schmitt fait partie de ces classiques contemporains auxquels je m’attaque rarement. Il a fallu que mon Empereur de fils doive le lire dans le cadre de son programme de 4è pour que je me décide à le lire à mon tour et quelle lecture pleine d’émotions ce fut !

Dans ce court roman par lettres, Eric-Emmanuel Schmitt nous parle de choses graves (la mort, la maladie, la solitude…) avec légèreté et même avec une bonne dose d’humour car si la fin est triste et poignante, le reste du roman ne tombe jamais dans le pathos !

Quel sacré bonhomme ce petit Oscar, on aimerait tous avoir sa sagesse et sa drôlerie au seuil de la mort. L’auteur ne donne pas de réponses aux interrogations de son jeune héros mais il nous donne à philosopher sur la vie et sur la mort.

Comme il le dit en fin d’ouvrage, la vie n’est pas donnée mais seulement prêtée, à nous d’en faire bon usage tout au long de notre existence. Ce crédo me convient très bien et si nous l’appliquions tous, nous serions, à mon humble avis, bien plus heureux !

Je vous avoue que ce roman me faisait peur, aborder le cancer par le biais d’un enfant qui s’est courageusement battu contre la maladie mais qui ne va finalement pas y échapper, c’est extrêmement difficile à lire. Mon cœur de maman se serre, je l’avoue, en pensant qu’il pourrait arriver la même chose à l’un de mes enfants.

Mais l’auteur, même si le sujet est scabreux car il pourrait vite tomber dans le larmoiement à l’excès, évite tous les pièges et nous propose un roman tout en pudeur et en retenue qui met en lumière le courage des enfants malades qui affrontent la maladie, la souffrance et la mort de façon remarquable.

Oscar est très touchant et attachant dans sa manière d’aborder les derniers jours qui lui restent à vivre quant à Mamie-Rose, elle n’est pas en reste car elle nous régale de saillies drolatiques qui nous permettent d’osciller tout au long de notre lecture entre rires et larmes.

Un très beau texte que mon fils et moi avons beaucoup aimé et que nous vous recommandons vivement !

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Paris, un soir de septembre. Peu de choses relient Hubert, propriétaire de son appartement de famille, Magalie, restauratrice en porcelaine, Julien, barman débutant, et Bob, touriste américain de passage dans la capitale. Pourtant tous les quatre vont ouvrir et partager une bouteille de Château Saint-Antoine 1954 retrouvée dans la cave du vieil immeuble où ils habitent. Le lendemain matin, les rues ne sont plus tout à fait les mêmes, ni les autobus, ni les commerces, ni les gens. Un délicieux parfum d autrefois flotte sur la ville. Et pour cause : ils sont retournés dans l année du vin ! Sortilège ? Rupture temporelle ?

Paris, Septembre 2017. Hubert, Magalie et Julien sont voisins dans un bel immeuble haussmannien sis au 18 rue Edgar-Charellier. Bob est un touriste américain qui a loué pour une semaine un studio au 6è étage.

Alors que l’américain arrive dans l’immeuble, il entend les appels au secours d’Hubert, enfermé dans sa cave par des voleurs. Il entre alors dans l’atelier de Magalie qui est en train de converser avec Julien.

A eux trois, ils délivrent Hubert qui les invite à boire un verre dans son appartement. Ils vont ainsi partager une bouteille de Château Saint Antoine 1954 et se retrouver propulsés dès le lendemain matin en 1954…

Il y a quelques années de cela j’avais beaucoup aimé La femme au carnet rouge et lorsque je suis tombée sur Millésime 54, je n’ai pas résisté à l’envie de l’acheter et aussitôt fait, aussitôt lu !

Antoine Laurain nous propose ici un voyage dans le temps qui nous entraîne au cœur d’un Paris éternel et pittoresque, celui des années 50, des Halles et du Harry’s bar, où l’on croise le temps d’un week-end Jean Gabin, la môme Piaf, Audrey Hepburn ou Hubert de Givenchy, pour ne citer qu’eux car il y en a beaucoup d’autres, jusqu’aux mystérieuses vignes du Beaujolais, théâtre d’apparitions surnaturelles.

Un roman charmant bien rythmé grâce à des chapitres courts, porté par un quatuor très attachant. Certes l’histoire est abracadabrante et s’apparente volontiers à une fantaisie, une fable pleine de nostalgie et de bons sentiments agréable à lire mais qui se révèle bien trop courte et bâclée pour qu’elle reste dans mes annales.

Pour autant, c’est un roman optimiste qui donne le sourire. Les quatre protagonistes mis en scène dans ce roman sont très différents : le touriste américain en visite à Paris, l’héritier bourgeois, le barman talentueux et la révoltée gothique, surnommée Abby en raison d’une série américaine.

En dépit de leurs différences, ils ont tous une belle âme, la solidarité va tourner à plein entre eux et toutes les personnes qu’ils vont rencontrer sont dans la même veine.

J’ai bien aimé l’aspect fantastique du récit même si j’ai trouvé que tout était trop facile pour nos héros téléportés dans le passé, quant au retour à 2017, il est pour moi bâclé, il arrive comme un cheveu sur la soupe et j’aurai aimé suivre nos héros dans le retour à leur quotidien pendant quelques pages encore.

Vous l’aurez compris Millésime 54 est un roman fantaisiste et loufoque plaisant à lire. Rien n’est vraisemblable bien sûr et les personnages croisent un nombre impressionnant de célébrités en un laps de temps réduit, on navigue entre fantastique, nostalgie et science-fiction et on passe un agréable moment et ce n’est déjà pas si mal même si c’est loin d’être la pépite à laquelle je m’attendais.

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Pour tous, François Ier incarne la figure lumineuse du roi-chevalier et du poète cultivant l’art de la galanterie. Mais qui a façonné le grand homme ? Autour de lui, toujours, des femmes : Louise de Savoie et sa soeur Marguerite de Navarre ont construit l’image d’un souverain aimé du peuple, d’un diplomate subtil et d’un homme de guerre appelé à tenir tête jusqu’à sa mort à l’empereur Charles Quint.

François Ier est un roi proche de sa mère Louise de Savoie et de sa sœur Marguerite de Navarre, auteure entre autres de l’Heptameron, amie de Clément Marot. Dans l’intimité, il ne peut se passer des femmes. Ses favorites surnommées les Salamandres du nom de son animal-emblême, vont l’accompagner tout au long de sa vie et de son règne.

Parmi elles, deux femmes se distinguent : la comtesse Françoise de Châteaubriant et la duchesse d’Etampes, Anne de Pisseleu.

L’une est brune et piquante, mais elle vieillit et surtout elle n’est pas aimée de Louise de Savoie ; l’autre est blonde, discrète et diaphane, et son ambition est grande, aidée dans sa conquête du monarque par la mère du souverain…

Les Valois ont été les rois de la Renaissance, et si les derniers ont tous disparus dans la fleur de l’âge, le premier d’entre eux, François Ier a régné sur la France pendant plus de trente ans.

Si cette période n’est pas ma préférée, je suis très admirative de la cour de François Ier qui a favorisé les arts, a donné asile à Léonard de Vinci et où l’on pouvait croiser les poètes de cette époque, Clément Marot en tête. Une période traversée par les guerres et par la folie de la pierre qu’avait François Ier au point de vider les caisses de l’Etat pour bâtir les joyaux que sont les châteaux de la Loire.

J’étais donc très curieuse de découvrir François Ier intime avec Les salamandres mais je ressors déçue de ma lecture alors même que j’avais adoré Les escaliers de Montmartre du même auteur qui racontait la vie de Suzanne Valadon et de son fils Maurice Utrillo.

Je m’attendais en effet à un roman sur l’intime à travers ses deux favorites dont j’ignorais tout alors que l’auteur se borne à raconter par le menu le règne du dernier roi-chevalier.

D’un point de vue historique je n’ai rien à redire, on apprend une multitude de choses sur la scène politique de cette époque marquée par les guerres qu’a menées François Ier contre son grand ennemi Charles Quint, ses alliances avec Henri VIII et Soliman le magnifique, les batailles perdues et gagnées, etc.

L’auteur revient aussi sur le calvinisme qui commence à faire des adeptes en France et notamment la propre sœur du roi qui va offrir l’asile aux Réformés, et L’affaire des placards qui va mener à de terribles répressions et aux bûchers un certain nombre d’entre eux.

Michel Peyramaure a bien travaillé son sujet et n’omet rien du règne du premier des Valois. Si vous avez peu de connaissances sur ce sujet, l’auteur va vous permettre de mettre vos pas dans ceux du souverain, en revanche, si vous connaissez déjà bien le règne, vous risquez de vous lasser de cet inventaire à la Prévert.

Car c’est sur la forme que j’ai vraiment des bémols. Il manque pour moi un vrai souffle romanesque, je m’attendais à un duel entre favorites, à les voir évoluer au sein de la cour mais surtout au plus près du roi et il n’en a rien été.

J’ai vraiment eu l’impression tout au long de ma lecture de lire un compte-rendu sans âme, sans passion et que l’auteur a surtout travaillé son contexte historique au détriment de sa trame romanesque. Il est vrai que l’exercice est périlleux, il est difficile de proposer un roman crédible historiquement parlant mais aussi agréable à lire.

Scindé en deux parties, la première censée être racontée par Françoise de Chateaubriand et la seconde par Anne de Pisseleu, le roman reste sur le même ton très factuel alors que Michel Peyramaure aurait pu se baser sur leurs personnalités divergentes, pour nous livrer deux approches différentes du roi.

Pour moi, un roman historique sérieux qui permet véritablement de se familiariser avec François Ier et son époque mais qui finit, à cause de son style scolaire, par être un peu trop ennuyeux à mon goût.

Merci aux éditions Robert Laffont pour leur confiance et pour m’avoir permis de réviser mes connaissances sur cette époque foisonnante !

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