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Posts Tagged ‘littérature jeunesse’

Annie Jay est une autrice de romans historiques. Elle a reçu de nombreux prix et trois de ses romans sont recommandés par l’Éducation nationale. Marine Gosselin a réalisé les couvertures de nombreux romans et albums, dont dernièrement celles de la série Les Orphelins de métal chez Lumen.

Après avoir échappé au dangereux Melchior, roi de la cour des miracles, Arno et Nostradamus sont de retour au Palais des Tournelles.

Mais les astrologues Pastier et Moretti sont plus jaloux que jamais de l’ascendant du devin sur la reine, dont les prédictions sont meilleures que les leurs, entrent en lice contre lui de manière déloyale.

Ils chargent Baptiste, un ancien truand devenu maître d’armes, de lui régler son compte avec l’aide de Pattes d’ours… Heureusement, Arno est toujours sur ses gardes et il a l’oreille fine.

Avec ses amis Lucas, Léonor et Pernelle, devenue experte en filature, ils vont tout faire pour protéger Nostradamus ! 

La fiole d’or est le troisième opus de la série Arno le valet de Nostradamus écrite par Annie Jay pour les enfants. On reprend l’histoire où on l’avait laissé et nous retrouvons les différents protagonistes de cette saga : Arno, le nouveau valet de Nostradamus, un enfant plein de ressources, qui connaît Paris comme sa poche. Son amie Pernelle, fille de voleurs, qui vit dans la Cour des Miracles.

Nostradamus, le célèbre médecin et astrologue de la Renaissance, dont les Prophéties font encore tant parler. Et Lucas, valet du roi, qui va prêter main-forte à Nostradamus.

L’histoire, mêle personnes ayant réellement existé (Nostradamus, Catherine de Médicis, le roi Henri II…) et personnages de papier, est menée tambour battant, idéale pour les enfants dès 8 / 9 ans qui trouveront dans cette intrigue de l’aventure, du mystère et des secrets, le tout dans le Paris de la Renaissance. Autant de chouettes ingrédients pour passer un bon moment de lecture.

Le contexte historique est de qualité, le vocabulaire est riche et emprunte aussi à l’époque quelques mots, il y a suffisamment de rebondissements, de courses poursuites, de bagarres pour que les lecteurs ne s’ennuient pas une seconde et apprennent une foule de choses sans s’en rendre compte.

Albin Michel a fait un chouette travail éditorial : l’objet livre est très joli, la police de caractère est bien ronde, offrant un vrai confort de lecture et les enfants ont à leur disposition un super marque-page : la silhouette découpée d’un des protagonistes de la saga.

Cerise sur le gâteau : les nombreuses illustrations en couleurs de Marine Gosselin, vraiment très jolies, sont un vrai plus car elles permettent une aération du texte, rendant la lecture plus aisée, notamment pour ceux qui ont plus de difficultés à lire.

Vous l’aurez compris, un troisième tome très réussi tant sur le fond que sur la forme, je retrouverai avec grand plaisir les protagonistes de cette série dans la suite de leurs aventures déjà dans ma PAL !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Après des études de philosophie, Xavier-Laurent Petit devient instituteur puis directeur d’école, mais reste avant tout un passionné de lecture. Une passion qui le conduit à franchir le pas de l’écriture avec deux romans policiers en 1994 et, à l’école des loisirs en 1996, Colorbelle-ébène qui reçoit le prix Sorcières. Suivent d’autres romans pour la jeunesse, pour la plupart ancrés dans l’actualité.

Amouksan est la doyenne de l’humanité. Elle vit en Sibérie, au bord du monde, près du domaine des esprits. À présent, il ne lui reste que ses souvenirs, et trois objets précieux qu’on lui a offerts : un talisman en cuir, une pochette de photos, et une magnifique robe qu’elle a porté une seule fois, il y a très, très, très longtemps.

Plus d’un siècle auparavant, son père trappeur qui aurait voulu un garçon, décide de faire d’elle son héritier, lui rase la tête et décide de lui apprendre à chasser le renne l’hiver, et le saumon l’été. Alors, il élèvera Amouksan comme un garçon.

Mais cette année-là, en 1900, c’est un géant revenu du fond des âges qu’ils vont découvrir ensemble, sur les rives de la rivière Berezovska : un mammouth. Il allait leur offrir la plus incroyable aventure de leur vie.

Après La Nouvelle Orléans d’Un temps de chien, la Tasmanie avec Les loups du clair de lune, Mission mammouth, le troisième volet d’Histoires Naturelles de Xavier-Laurent Petit nous entraîne jusqu’au fin fond de la Sibérie Orientale, sur les traces d’un animal disparu à la Préhistoire, le mammouth.

Comme dans les précédents opus, l’héroïne de ce récit est une enfant mais la ressemblance s’arrête là. Les deux premiers tomes pointaient du doigt le désastre écologique par la faute de l’Homme avec l’ouragan Katrina pour l’un et l’éradication des loups de Tasmanie pour l’autre.

Ici, l’histoire se conjugue dans un passé lointain, celui du tout début du XXè siècle et s’appuie sur des faits réels : la découverte d’une une carcasse de mammouth congelée sur les rives de la rivière Berezovska, en Sibérie orientale qui va amener Eugen Pfizenmayer et Otto Herz à quitter Saint-Pétersbourg en 1901 pour la récupérer.

Le récit relate la découverte de ce mastodonte et la venue des savants au coeur de la Sibérie pour ramener l’animal à St Petersbourg et le présenter au tsar Nicolas II et à son épouse la tsarine Alexandra.

Amouksan et son père seront du voyage vers la civilisation et l’académie des sciences, l’unique occasion pour la petite illettrée, de découvrir des paysages de Russie bien différents des siens, notamment les villes, ses immeubles et leur confort moderne.

Mais au-delà de cet épisode historique, l’auteur s’attache à nous raconter le quotidien d’Amouskan et de sa famille, la place des femmes dans cette partie du monde reculée, l’occasion pour les jeunes et moins jeunes lecteurs de découvrir la Sibérie, pays du froid et de la glace.

Roman d’apprentissage, Amouskan, va devoir gommer sa fémininité pour épauler son père, faute d’héritier mâle. Elle sera trappeur comme lui car nulle femme à cette époque n’ose s’opposer aux hommes, et loin de s’en plaindre ou de s’en insurger, elle va, au contraire, jouer son rôle à la perfection.

Les nombreuses illustrations d’Amandine Delaunay viennent merveilleusement bien ponctuer ce récit d’aventures et concourent à plonger les lecteurs dans le froid sibérien. Cette incursion dans ce froid polaire et dans l’existence de cette peuplade du bout du monde m’a beaucoup plu.

Le récit est enlevé, le propos intéressant et la petite Amouskan bien attachante, et, vous le savez, j’ai un vif intérêt pour la Russie, qui a été comblé, je le recommande aux 9 / 12 ans, l’histoire les dépaysera sassurément et les instruira !

Merci aux éditions L’école des loisirs pour cette lecture enrichissante, j’ai adoré.

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Évelyne Brisou-Pellen est née en Bretagne et, hormis un petit détour par le Maroc, elle y a passé le plus clair de son existence. Elle a écrit beaucoup de contes et de romans, publiés chez divers éditeurs (Gallimard, Bayard, Hachette, Rageot, Nathan, Pocket, Milan, Casterman, Flammarion, Millefeuille, Belin…) Elle est notamment l’autrice de la série  » Le Manoir  » chez Bayard Jeunesse, dont les six tomes de la première saison se sont vendus à plus de 184 000 exemplaires à ce jour.

Téos, jeune garçon serviteur du crocodile sacré en Égypte antique, remarque un jour que celui-ci a quelque chose de coincé entre les dents : un diamant !

Ce diamant a-t-il à voir avec la disparition de son père et le vol de la statuette sacrée du temple du dieu Sobek ?

C’est accompagné de la jeune cuisinière Tiy que Téos va mettre à jour une manigance mettant en danger toute la vallée du Nil et le règne même du pharaon !

Avec Le diamant du dieu crocodile, Evelyne Brisou-Pellen plonge les jeunes lecteurs dans une enquête mêlant magie et histoire, au coeur de l’Egypte antique des pharaons.

Très bien documenté, ce court récit sans temps mort, fait la part belle au courage de ses jeunes héros : Téos et Tiy qui vont s’unir afin de sauver l’Egypte du terrible fléau qui les menace !

En effet, le dieu du désert Seth, a décidé que les règnes d’Horus et du pharaon devaient prendre fin, une catastrophe pour les égyptiens qui vénèrent le Nil, source de tous les bienfaits.

Cette courte enquête menée tambour battant permet à l’autrice de présenter les dieux égyptiens, leur bestiaire sacré et les us et coutumes qui régissent la vie des égyptiens de cette époque.

Abondamment illustré, il plaira sans conteste au public visé, les 8 / 10 ans qui apprendront une foule de choses grâce à ce récit d’aventures. Le duo est très attachant et les petits lecteurs pourront s’idenfier à eux.

Cerise sur le gâteau : à la fin de l’ouvrage, ils trouveront un cahier de jeux pour prolonger leur lecture et des pages explicatives sur les différents dieux et déesses, le Nil et les principaux monuments de la vallée des rois.

Un roman idéal pour une première immersion dans le registre historique, je vous le conseille.

Un grand merci aux éditions Scrinéo pour cette lecture toute mignonne !

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Nadine Debertolis vit à Letra (69). Elle a parfois les pieds sur terre, mais le plus souvent la tête dans les nuages. Curieuse de tout, elle adore apprendre et voyager, puis transformer ses découvertes en histoires. Si elle avait une baguette magique, elle mettrait le monde sens dessus-dessous avec des fleurs géantes, des pluies de sushis et des animaux chanteurs d’opéra.

C’est le début des vacances et Dimitri et Tessa partent à l’improviste avec leur mère dans la maison de l’oncle Eustache, décédé un an auparavant et dont elle a hérité. Son mari, anthropologue, est une fois de plus absent, en congrès au Brésil.

A peine arrivés, Dimitri et Tessa se retrouvent face à plein de portes fermées, un trousseau de 36 clés et autant de mystères à résoudre. Tandis que leur mère se plonge dans des rangements et des nettoyages insensés, et se mure dans un silence bougon, ensemble, ils décident d’ouvrir leurs premières serrures pour découvrir le secret de ce manoir démesuré.

Qui était vraiment ce grand-oncle mystérieux, mais surtout, que fabriquait-il dans sa grande maison ? De porte en porte, les enfants, bientôt rejoints par Daphné, une petite voisine, vont ouvrir les différentes pièces les unes après les autres et assembler les indices afin de reconstruire le puzzle. Grâce à leur perspicacité, la maison dévoile peu à peu son mystère si longtemps caché…

Avec La maison aux 36 clés, Nadine Debertolis nous fait pénétrer dans une maison aux alentours de Lyon, pleine de mystérieuses portes fermées que ses jeunes héros vont nous dévoiler tout au long du récit.

Un vieux manoir empli de babioles, de bibliothèques pleines de carnets, des machines et des énigmes, voilà de quoi réveiller l’enquêteur qui sommeille en nous, que l’on soit petit ou grand !

Une aubaine pour Dimitri et Tessa, mécontents d’avoir laissé leurs copains à Lyon, qui vont se lancer à l’assaut de ces portes fermées à clé et découvrir bien des secrets liés à la maison mais aussi à leur maman que l’oncle Eustache aimait beaucoup.

Cette maman, en apparence plutôt secrète et renfermée, va peu à peu se laisser déborder par ses émotions et ouvrir son coeur.

Cet escape-game plein de dynamisme et de mystères façon roman est l’occasion pour l’autrice d’aborder des thématiques comme le deuil, la fraternité, l’amitié, la maladie de façon subtile et réaliste. Des thématiques et un dénouement qui font réfléchir, un bon point.

Les chapitres sont courts, le rythme est enlevé et chaque mystère débouchant sur un autre, l’intérêt du lecteur est sans cesse renouvelé et on a hâte de découvrir le fin mot de l’histoire !

Aucun temps mort donc même si le schéma narritif se répète puisque les enfants sont sans cesse à la recherche de clés disséminées dans toute la maison, qui leur permettra d’ouvrir des portes.

Le duo de héros est sympathique et attachant. Tessa, la cadette, est fonceuse, taquine et franche, Dimitri est plutôt timoré et émotif. Ils s’aiment beaucoup, se chamaillent, se donnent des surnoms rigolos et s’entraident bien volontiers. Les enfants de dix à treize ans se reconnaitront sans peine à travers eux.

Autre atout : ce récit est abondamment illustré en en-têtes de chapitres et tout au long du récit par Antonin Faure que je découvre ici. Ses dessins sont fins et jolis, une vraie valeur ajoutée au roman.

En bref, un chouette roman d’aventures et de suspens et des thématiques intéressantes font de ce récit, une bonne lecture pour la jeunesse.

Un grand merci à Babelio et à Magnard pour cette lecture pleine d’aventures et de suspens !

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Lucy Maud Montgomery [1874-1942], est l’autrice canadienne la plus lue au monde. Tout n’était pourtant pas bien parti. Une mère emportée par la tuberculose et un père qui l’abandonne à des grands-parents peu aimants à Cavendish, sur l’Île-du-Prince-Édouard. Elle réagit en laissant libre cours à son imagination, qu’elle nourrit en s’adonnant à la lecture et à l’écriture. En 1905, elle achève son premier roman, Anne de Green Gables. Elle l’abandonne plusieurs années dans une boîte à chapeaux après qu’il ait été rejeté par tous les éditeurs auxquels elle l’ait soumis, avant de retenter sa chance et parvenir à le faire publier en 1908.

Cheveux désespérément roux, visage constellé de taches de rousseur, Anne Shirley est une petite fille curieuse, pleine d’énergie, souvent perdue dans ses pensées, parfois d’une gravité solennelle, sans aucun doute.

Orpheline à l’esprit vif, à l’imagination sans bornes et qui adore employer de « grands mots », Anne se retrouve par erreur chez Marilla et Matthew Cuthbert qui attendaient un garçon pour les aider à la ferme.

Féministe, romantique, poète, elle est impulsive, dramatique, maligne, drôle, et telle une authentique naïve, elle va bousculer le calme et la monotonie de la vie à Green Gables, en semant partout joies et rêveries, en dénichant la beauté dans les moindres recoins, en ne s’exprimant qu’en points d’exclamation, même dans « les affres du désespoir ».

Anne a aussi un immense besoin d’amour, une face sombre, hantée par la mort de ses parents et les abandons, et qui va se faire aimer de tous…

Vendu à 60 millions d’exemplaires à travers le monde, adapté des dizaines de fois, aimé par des générations de lecteurs, Anne de Green Gables de Lucy Maud Montgomery est un hymne à la joie et au pouvoir de l’imagination que les éditions Monsieur Toussaint Louverture ont eu la bonne idée de réimprimer dans une magnifique édition que je vous encourage vivement à vous procurer.

Magnifiquement écrit, construit autour d’une héroïne parfaitement imparfaite à l’imagination débordante, féministe involontaire et romantique impénitente, terriblement attachante, ce roman empreint de poésie et d’humour nous raconte bien plus que la vie d’une orpheline qui va bousculer le calme de son nouveau foyer.

Il nous raconte un autre monde, fait d’une nature enchanteresse et féérique, de naïveté et d’idées saugrenues qui se déploie à travers les yeux de la virevoltante et bavarde Anne. Un grand classique que je suis ravie d’avoir enfin découvert car je ne connaissais d’Anne que le trio de téléfilms Le bonheur au bout du chemin, vus sur M6, il y a de nombreuses années de cela.

Et mon Dieu, quelle pépite que cette petite Anne de Green Gables : un roman unique, solaire et intemporel, qui offre une véritable parenthèse magique, une petite bulle de bonheur pendant 400 pages, et que ça fait du bien !

Tout au long de ma lecture, je me suis sentie si bien à Avonlea, ce petit village de l’Île-du-Prince-Édouard où tout le monde se connait, où les secrets sont certes impossibles mais où la solidarité règne en maître, que j’ai été bien peinée de quitter.

Heureusement, les éditions Monsieur Toussaint Louverture ont prévu d’éditer l’intégralité des huit tomes qui composent la saga, je sais donc d’ores et déjà que je retournerai à Avonlea car, bien sûr, j’ai très envie de savoir ce que réserve l’avenir à Anne et à Marilla.

Une histoire pleine d’humour mais aussi d’émotion qui m’a enchantée, j’ai ri, j’ai versé ma petite larme et j’ai été très touchée par ce récit bien que j’ai quitté le monde de l’enfance depuis bien longtemps déjà, c’est la force des classiques merveilleusement écrits, qui savent vous happer dès la première ligne pour ne plus vous lâcher.

Une pépite, un bijou, une magnifique incursion au coeur du Canada du XIXè siècle qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie, surtout dans cette édition si soignée et élégante qui offre un écrin magnifique à ce texte enchanteur.

Un grand merci à Babelio et Monsieur Toussaint Louverture pour ce coup de coeur !

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Auteure à succès, Mireille Calmel a publié plus d’une vingtaine de romans historiques aux éditions XO, qui figurent tous sur les listes de best-sellers en France comme à l’étranger (elle est traduite dans une douzaine de pays). Elle vit en Gironde (33). Romain Mennetrier illustre des albums et des romans, notamment chez Auzou (Ester Aranax, Les Malheurs de Sophie), Nathan, Le Père Castor ou Milan, et travaille régulièrement pour Bayard Presse. C’est aussi un passionné de musique. Il vit à Grenoble.

2 mai 1519, Château royal d’Amboise. Léonard de Vinci vient de rendre son dernier soupir. Mais passé le choc de la disparition du maître qui leur a appris à lire et à écrire, pour Flore, Raphaël, Louis et Pierre, il n’y a plus une minute à perdre : ils doivent retrouver le dessin de L’aile volante, l’une des plus grandes inventions du maître.

Léonard leur avait confié la mission de découvrir qui l’avait dérobé et pourquoi ? Le roi François Ier qui aimait l’inventeur comme un fils, compte bien faire construire l’aile volante pour lui rendre hommage mais il ignore que les plans ont disparu.

Le compte à rebours est lancé, car le roi François Ier ne doit pas s’apercevoir de sa disparition…

Le secret de Léonard est la première incursion de Mireille Calmel dans la littérature jeunesse. Ce roman à destination des 8 ans et plus est très bien documenté, je n’en attendais pas moins de cette romancière spécialisée dans les récits historiques, et va plonger les enfants au coeur d’un château de la Renaissance.

Le quatuor d’héros est bien sympathique et attachant avec une mention spéciale pour Flore, intelligente et courageuse, qui mène ses camarades à la baguette et qui maudit ses robes trop longues, rêvant de porter des chausses pour courir plus aisément !

Mireille Calmel propose à ses jeunes lecteurs une haletante course-poursuite dans les souterrains du château d’Amboise qui mettra leurs cellules grises au travail afin qu’ils découvrent l’auteur du vol et son mobile.

Le travail éditorial est épatant et l’objet livre, sublime : la couverture tout d’abord avec ses dorures en relief mais aussi ses illustrations, parfois en pleine page, tout au long du récit signées Romain Mennetrier.

Des illustrations toutes mignonnes et en couleurs, ce qui est assez rare. La police de caractère bien ronde donne un réel confort de lecture d’autant que le papier est épais et agréable à manipuler.

Les chapitres sont courts et enlevés, impossible de s’ennuyer tout au long de la lecture car l’autrice malmène ses petits héros en parsemant son récit d’embûches et de nombreuses péripéties.

Une vraie réussite que ce petit roman d’aventures historiques qui propose aux enfants une histoire passionnante, au vocabulaire soutenu, bien écrite et bien documentée. En plus de passer un bon moment, ils apprendront une foule de choses sur cette époque, ce qui est un très bon point.

Un grand merci aux éditions Belin Jeunesse X.O et à Babelio pour m’avoir envoyé ce roman que je recommande !

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Vashti Hardy est une auteure jeunesse. Elle a enseigné pendant de nombreuses années à l’école primaire. Après avoir quitté l’enseignement pour se consacrer davantage à l’écriture, elle devient conceptrice-rédactrice et cadre dans le marketing numérique.

Lontown dans le premier continent. Quand les jumeaux Arthur et Maudie apprennent que leur père, l’explorateur Ernest Brightstorm, est décédé lors d’une expédition pour Polaris Sud, ils ne veulent pas y croire.

D’autant qu’il est accusé par Eudora Vane, l’une des concurrentes de la course, d’avoir trahi le code des explorateurs en volant la poix de son embarcation, l’empêchant ainsi de rallier le troisième continent. Pour ses enfants, un tel comportement est tout bonnement et simplement impossible.

Les créanciers d’Ernest prennent possession de la maison familiale et les jumeaux se retrouvent dans les bas-fonds de Lontown. Heureusement pour eux, Harriet Coriander les embarque à bord de son dirigeable l’Aurora pour rallier Polaris, ce que personne n’a jamais réussi à faire.

Leur périple est ponctué par des événements fantastiques et la rencontre avec des animaux doués de grands pouvoirs, les lucides. C’est loin de toute civilisation que se trouve la vérité sur Ernest Brightstorm, et Arthur et Maudie sont bien décidés à la découvrir…

L’expédition fantastique est le premier tome de la saga Aurora signée Vashti Hardy. Dans ce roman mêlant aventure et fantastique, nous suivons Arthur et Maudie âgés d’une dizaine d’années, orphelins de mère et confrontés à la mort de leur père qu’ils vénéraient.

Dans un premier temps, ils ne croient pas à son décès car son oiseau lucide, qui ne le quittait jamais, est revenu à la maison, porteur du médaillon d’Ernest mais ils n’ont pas le temps de se remettre qu’ils sont expulsés de leur maison et vendus par leur gouvernante à un couple des bas-fonds dont ils vont devenir les domestiques.

Tout au long du roman, assez épais, on a plaisir à suivre leurs aventures dans cet univers fantastique qui s’étend sur trois continents. Du mystère, de la magie, des créatures fantastiques émaillent le récit et on ne s’ennuie pas une seconde de la première à la dernière page.

Nos deux héros sont attachants tout comme Harriet et Felicity qui vont prendre Arthur et Maudi sous leur aile, les aider dans leur quête et découvrir ce qui est arrivé à Ernest. La plume de l’autrice est vive et fluide, le récit est mené tambour battant et rappelle les romans d’aventures de Jules Verne.

Un premier tome que j’ai trouvé très réussi pour les 9 / 12 ans et que j’ai pris plaisir à lire. Il ne se contente pas d’être introductif mais il offre un vrai dénouement qui plus est réellement surprenant. Je compte donc bien découvrir le second opus très rapidement car il est déjà dans ma PAL.

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Lu dans le cadre du Mois américain

Kara LaReau est née et a grandi dans le Connecticut. Elle est titulaire d’un Master de création littéraire et d’édition de l’université Emerson de Boston, et a occupé des fonctions éditoriales chez Candlewick Press et Scholastic Press. Elle est autrice de nombreux albums, illustrés par sa soeur, Jenna LaReau, Scott Magoon, et Lorelay Bové. Kara vit à Providence, dans l’état de Rhode Island, avec son mari, leur fils et leurs deux chats.

Délaissées par leurs parents, les deux jumelles Aubépine et Clémentine vivent dans leur maison de Morneville. Elles adorent leur petite routine faite de raccomodage de chaussettes, de la lecture du Dictionnaire junior illustré du Professeur Nathaniel Snobinard et de flacons d’avoine.

Ce quotidien bien morne et insipide est brutalement interrompu le jour de leur kidnapping par Marie Mordeuil qui leur apprend qu’elle a abandonné leurs parents sur une ile déserte.

A leur grand dam, les voici embarquées en haute mer, prisonnières d’un équipage impitoyable de femmes pirates formé de Gaucheline, Brume, Princesse, Grâce, Millie Gadoue et Debois…

Hissez haut ! est le premier tome de la trilogie Les aventures involontaires des soeurs Mouais de Kara Lareau. J’ai trouvé ce premier opus très réussi tant sur le fond que sur la forme.

Une fois n’est pas coutume commençons par la forme : un livre de poche en hard back abondamment illustré avec talent par Jen Hill, une typographie aérée et bien lisible, tout est bien pensé pour le confort et la prise en mains par des enfants dès 9 ans, bravo Little Urban.

Le fond maintenant : cette histoire de piraterie est dynamique, pleine de péripéties et sort sacrément des sentiers battus car elle ne repose que sur des personnages féminins.

Les deux héroïnes Aubépine et Clémentine sont épatantes, totalement à rebours des habituels héros de ce genre de roman : elles abhorrent l’aventure sous toutes ces formes et ne sont heureuses que dans leur petite maison de Morneville à manger des flocons d’avoines tout en reprisant des chaussettes !

Les autres personnages sont des pirates femmes et reprennent les stéréotypes du genre, ce que je n’ai encore jamais vu dans les romans d’aventures alors qu’il y a eu quelques femmes versées dans la piraterie, peu nombreuses il est vrai. En toute fin de roman, Kara Lareau a glissé des notices sur ces pirates passées à la postérité ainsi que le vocabulaire inhérent à ce genre de récit.

L’histoire est drôle mais pas que ! Les pirates sont badasses et dament le pion à leurs collègues masculins et l’autrice en profite pour dénoncer la grossophobie. La plume de Kara Lareau est agréable à lire et bien adaptée au public visé avec un vocabulaire riche et plutôt soutenu.

De bons messages donc, une histoire rondement menée et une atmosphère très sympathique sont les points forts de ce premier opus des soeurs Mouais que je vous recommande vivement. Pour ma part, je lirai la suite avec grand plaisir.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette pépite, j’ai adoré !

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De formation littéraire et scientifique, curieuse de nature, Sylvie Baussier se consacre à l’écriture de livres pour la jeunesse depuis vingt ans. Auparavant, elle a été bibliothécaire puis éditrice d’encyclopédies générales. Documentaires, albums, romans, ses ouvrages explorent différentes formes d’écriture et de rapport au réel, avec pour point commun l’envie de donner aux jeunes des clés pour saisir le monde, rêver, découvrir les civilisations d’hier et d’aujourd’hui, devenir des citoyens attentifs aux autres.

Je suis Astérios, Prince de Crète, fils de Minos et de Pasiphaé. Je vis dans un grand palais et mon lit est en or. Mais tout le monde me fuit et je me demande bien pourquoi !

Mon père refuse de me parler, ma mère, mes soeurs Ariane et Phèdre sont distantes. Seule ma nourrice a quelques mots gentils pour moi. Qu’ai-je bien pu faire pour vivre dans une telle solitude, à l’écart de tous ?

Ce matin, je viens enfin de découvrir ma véritable apparence : celle d’un enfant à tête de taureau ! On m’appelle désormais le Minotaure. Icare, fils de Dédale m’annonce qu’on me fait bâtir un palais. Vais-je enfin mener une vie normale ? Voici mon histoire…

Si vous êtes un.e fidèle de ce blog, vous n’êtes pas sans savoir que mes garçons et moi-même aimons beaucoup la mythologie, aussi lorsque j’ai vu dans le programme des parutions des éditions Scrinéo leur toute nouvelle collection consacrée à la mythologie grecque écrite par Sylvie Baussier, une spécialiste du genre, j’ai aussitôt demandé à recevoir les deux tomes parus le 20 août et après Moi, ligia, sirène, je vous présente aujourd’hui : Moi, le minotaure

Les couvertures sont très réussies et la ligne éditoriale est intéressante : donner la parole aux monstres car en chacun d’eux, nous dit l’autrice en préambule, il y a une part d’humanité. Et je dois dire que si toute la collection est du même acabit que les deux premiers opus, chaque titre va rejoindre notre bibliothèque familiale.

Je ne connaissais le mythe du minotaure que par l’histoire de Thésée, prince d’Athènes et du fil d’Ariane, autant dire pas grand chose et en moins de cent pages, l’autrice réussit son pari de faire (re)découvrir le mythe aux jeunes lecteurs dès 10 ans en donnant directement la parole aux « monstres ».

L’histoire d’Astérios est touchante et montre la férocité des dieux de l’Olympe envers les simples mortels. Si Astérios est affublé d’une tête de taureau, c’est parce que son père, Minos, a refusé de sacrifier à Poséidon, à qui il doit le trône de Crète, un magnifique taureau blanc. Le dieu des océans s’est vengé sur son fils, bien innocent dans cette histoire.

Minos a pris ce fils en horreur car il est la preuve vivante de sa trahison envers le dieu et refuse qu’Astérios soit reconnu comme son fils et il le relègue au rang de monstre, enjoignant à tous de faire de même.

Le récit d’Astérios est triste et on entre facilement en empathie avec lui. Dans le sillage du prince, on croise Ariane et thésée qui vient le combattre afin de faire cesser le sacrifice des sept jeunes filles et des sept jeunes garçons athéniens en offrande au Minotaure. Mais aussi Dédale et Icare. L’occasion pour Sylvie Baussier de replacer le mythe dans l’histoire d’avoir la version du « méchant ».

Cerise sur le gâteau : Sylvie Baussier propose une fiche sur chacun des protagonistes de cette histoire, nous retrace le mythe crétois du minotaure dans la littérature antique et ses représentations modernes. Il y a même un cahier de jeux pour les enfants en toute fin d’ouvrage.

Les deux prochains titres à paraître sont Moi, Polyphème, cyclope et Moi, Cerbère, gardien des enfers, nous avons d’ores et déjà hâte de les découvrir car mes garçons, ont comme moi, beaucoup apprécié Ligia et Minotaure !

Un grand merci aux éditions Scrinéo pour cette lecture !

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De formation littéraire et scientifique, curieuse de nature, Sylvie Baussier se consacre à l’écriture de livres pour la jeunesse depuis vingt ans. Auparavant, elle a été bibliothécaire puis éditrice d’encyclopédies générales. Documentaires, albums, romans, ses ouvrages explorent différentes formes d’écriture et de rapport au réel, avec pour point commun l’envie de donner aux jeunes des clés pour saisir le monde, rêver, découvrir les civilisations d’hier et d’aujourd’hui, devenir des citoyens attentifs aux autres.

Ligia est la fille du dieu fleuve Achéloos et de la muse Melpomène. Alors qu’elle joue avec sa soeur Leucosia et leur amie Coré, celle-ci est enlevée et emmenée par Hadès aux enfers, sans que les jeunes filles ne puissent s’y opposer.

La mère de Coré, la déesse des moissons Déméter, ivre de douleur, accuse Ligia et Leucasia d’être complices de la perte de sa fille et sa vengeance va être terrible.

Ligia donnerait tout pour redevenir celle qu’elle était avant que la déesse Démeter la transforme en sirène : une jeune fille insouciante. Depuis lors, Ligia et Leucosia vivent sur un rocher perdu en pleine mer et elles guettent les bateaux qui s’en approchent.

Comment cela a-t-il pu leur arriver ?

Si vous êtes un.e fidèle de ce blog, vous n’êtes pas sans savoir que mes garçons et moi-même aimons beaucoup la mythologie, aussi lorsque j’ai vu dans le programme des parutions des éditions Scrinéo leur toute nouvelle collection consacrée à la mythologie grecque écrite par Sylvie Baussier, une spécialiste du genre, j’ai aussitôt demandé à recevoir les deux tomes à paraître le 20 août et je vous présente aujourd’hui l’un d’entre eux : Moi, Ligia, sirène.

Les couvertures sont très réussies et la ligne éditoriale est intéressante : donner la parole aux monstres car en chacun d’eux, nous dit l’autrice en préambule, il y a une part d’humanité. Et je dois dire que si toute la collection est du même acabit que les deux premiers opus, chaque titre va rejoindre notre bibliothèque familiale.

Je ne connaissais du mythe des sirènes que ce que j’en avais lu dans L’Odyssée d’Homère, autant dire pas grand chose et en moins de cent pages, l’autrice réussit son pari de faire (re)découvrir le mythe aux jeunes lecteurs dès 10 ans en donnant directement la parole aux « monstres ».

L’histoire de Ligia et de sa soeur Leucasia est touchante et montre la férocité des dieux de l’Olympe envers les simples mortels. Les deux jeunes filles sont en effet totalement innocentes de ce que Déméter leur reproche et incapables de retrouver leur amie disparue. Elles se retrouvent affublées d’ailes et de serres acérées pour l’éternité pour leur plus grand désespoir.

Le récit de Ligia est poétique et triste et on entre facilement en empathie avec elle. Les deux sirènes sont inconsolables de leur vie d’avant, condamnées, elle qui se régalaient de fruits, à dévorer la chair des marins, seul moyen pour elles d’êtres rassasiées.

Dans leur sillage, elles vont croiser Orphée, Jason et Ulysse, l’occasion pour Sylvie Baussier de replacer le mythe dans l’histoire contée par Homère et d’avoir la version des « méchants ».

Cerise sur le gâteau : Sylvie Baussier propose une fiche sur chacun des protagonistes de cette histoire, nous retrace le mythe des sirènes dans la littérature antique et nous apprend pourquoi au fil du temps les sirènes sont passées de femmes oiseaux à femmes poissons. Il y a même un cahier de jeux pour les enfants en toute fin d’ouvrage.

Les deux prochains titres à paraître sont Moi, Polyphème, cyclope et Moi, Cerbère, gardien des enfers, nous avons d’ores et déjà hâte de les découvrir car mes garçons, ont comme moi, beaucoup apprécié Ligia et Minotaure !

Un grand merci aux éditions Scrinéo pour cette lecture !

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