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Posts Tagged ‘littérature jeunesse’

Sur une île déserte, un vieillard raconte l’histoire du dieu Poséidon, roi des mers et des océans. De sa rivalité avec sa soeur Athéna à ses terribles vengeances envers les humains qui l’ont trahi. Poséidon est le dieu protecteur des navigateurs, mais il peut aussi être redoutable… Voici son histoire…

Le dieu Poséidon, roi des mers et des océans, conté par des navigateurs grecs échoués sur une île déserte.

Véritable épopée tragique, de sa rivalité avec sa nièce Athéna à ses terribles vengeances envers les humains qui l’ont trahi. Poséidon est un dieu puissant, redoutable, mais aussi protecteur des navigateurs…

Vous n’êtes pas sans savoir que mon Empereur et mon Sami-Chameau de fils sont férus de mythologie grecque, Poséidon le terrible ne pouvait que rejoindre notre bibliothèque familiale !

Ce titre fait partie de la collection Mythologie éditée par les éditions Flammarion jeunesse qui permet aux enfants dès 10 ans de découvrir les plus grands dieux et héros de la mythologie grecque à travers des récits d’aventures peuplés de monstres, tels que Ulysse le voyageur, Antigone la courageuse, Poséidon le terrible, Déméter la généreuse, Achille l’invicible, Héraclès le valeureux et Orphée l’ensorceleur.

Martine Laffon conte ici aux jeunes lecteurs l’histoire de Poséidon, frère de Zeus et Hadès, qui règne sur les mers et les océans, à contre-courant de ce qui nous est parvenu par l’entremise de l’Odyssée d’Homère.

Grâce à Noétios, le conteur choisi par le Dieu lui-même pour nous raconter son histoire, on retrouve Polyphème, Ulysse, le minotaure, Méduse, Pégase, Triton et Amphitrite et on découvre le royaume du dieu sis dans les profondeurs de la mer.

L’auteure ne prend pas les enfants pour des pommes et leur propose une histoire qui sort des sentiers battus, racontée telle une veillée au coin de feu, ce qui donne une aura mystérieuse aux différents récits qui peuplent ce roman.

Le décor mythologique est très riche avec la guerre de Troie, la construction de la muraille de Troie, l’origine de sa haine pour Ulysse, le combat entre Ulysse et Polyphème, l’amour de Poséidon pour Méduse, son lien avec le Minotaure… et surtout bon nombre de personnages passés à la postérité que j’ai déjà cités plus haut.

Un récit bien servi par un vocabulaire soutenu juste ce qu’il faut pour que les collégiens y trouvent leur compte. Mon fils de 11 ans qui l’a lu avec moi a adoré cette histoire et compte bien continuer à découvrir les titres de la collection qu’il n’a pas encore découvert.

Cerise sur le gâteau : les connaissances mythologiques sont astucieusement intégrées au récit afin que même les novices en mythologie grecque ne soient pas perdus.

Un roman idéal pour les élèves de 6è qui ont la mythologie à leur programme d’histoire et de français et à tous ceux qui s’ y intéressent ou veulent s’y intéresser.

Orphée l’ensorceleur nous attend dans notre PAL commune, parions qu’il ne va pas attendre très longtemps son tour.

Merci à Brigitte et aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture instructive !

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Louis Feyrières doit faire un stage d’une semaine, comme tous les élèves de troisième. Où ? Il n en sait rien. Ce qui est sûr, c’est qu’il n aime pas l’école et qu’il ne se sent bon à rien. « J’ai ma coiffeuse qui prend des apprentis, dit Bonne-Maman, lors d’un repas de famille. Stagiaire, c’est presque pareil. » Coiffeur ? C ‘est pour les ratés, les analphabètes, décrète M. Feyrières qui, lui, est chirurgien. Louis se tait. Souvent. Mais il observe. Tout le temps. Comme il n a rien trouvé d’autre, il entre comme stagiaire chez Maïté Coiffure. Et le voilà qui se découvre ponctuel, travailleur, entreprenant, doué ! L’atmosphère de fièvre joyeuse, les conversations avec les clientes, les odeurs des laques et des colorants, le carillon de la porte, les petits soucis et les grands drames de Mme Maïté, Fifi, Clara et Garance, tout l’attire au salon. Il s’y sent bien, chez lui. Dès le deuxième jour, Louis sait qu’il aura envie de rester plus d’une semaine chez Maïté Coiffure. Même si son père s y oppose.

Louis Feyrières a 14 ans, il vit à Orléans et est en classe de 3è. Fils d’un brillant chirurgien et d’une mère au foyer, il déteste le collège et n’a aucun plaisir à aller en cours. Nul en tout, il a droit aux récriminations de son père qui, à l’inverse, était un brillant élève.

Arrive le moment de faire la fameuse semaine de stage obligatoire et comme il n’a aucune idée de ce qu’il pourrait faire, il accepte la proposition de sa grand-mère d’intégrer Maïté coiffure, le salon qu’elle fréquente.

Dès le premier jour, il est bien accueilli par madame Maïté qui trône derrière son comptoir, Clara en charge des couleurs, Fifi, maestro des ciseaux, et Garance, l’apprentie. Fifi, le seul homme du salon, le prend sous sa coupe et découvre que Louis est très doué avec des ciseaux en mains.

Louis s’aperçoit qu’il est enfin dans son élément, il aime l’ambiance du salon, le travail de coiffeur et se retrouve bien dépourvu lorsque son stage prend fin…

Avec Maïté coiffure, je poursuis ma découverte de l’œuvre de Marie-Aude Murail après Oh, Boy !, La fille du docteur Baudoin, 22 !, Sauveur et fils saison 1, saison 2, saison 3 et saison 4 ; et je suis, une fois de plus, sous le charme de sa plume et des histoires qu’elle tricote.

Dans ce récit, Marie-Aude Murail aborde avec une fois encore beaucoup de justesse des thèmes liés à l’adolescence, ici l’échec scolaire et la différence. A travers Louis, elle redonne confiance à celles et ceux pour qui les études ne coulent pas de sources et démontre qu’un travail manuel peut mener à l’épanouissement professionnel et personnel.

Issu d’une famille bourgeoise, Louis est destiné à faire de longues études, son père rêve d’en faire un chirurgien et il ne va cesser de dénigrer les aspirations de son fils. Heureusement, Louis peut compter sur son proviseur, sa mère, sa grand-mère, sa jeune sœur et le personnel du salon, pour réaliser son rêve : devenir coiffeur.

D’autant que si il n’est pas doué pour les études, il déborde d’idées marketing et commerciales et que sous son impulsion, Maïté coiffure va connaître un nouveau souffle.

Marie-Aude Murail n’en oublie pas d’aborder des thèmes sociaux qui traversent ses autres romans comme l’amitié, le handicap, la violence, les préjugés, l’homosexualité…

Un très joli roman qui donne de l’espoir, montre qu’avec une grande détermination, on peut réaliser ses rêves, réussir ce que l’on entreprend malgré un environnement hostile.

Un récit à mettre dans les mains des collégiens dès 13 ans.

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Veille de Noël 1870. Sherlock Holmes, Arsène Lupin, et Irene Adler se prennent de passion pour une énigme publiée dans le Times. Sherlock ne tarde pas à découvrir que des coordonnées géographiques y sont dissimulées ! Lorsqu’un riche marchand est retrouvé mort dans le premier des lieux en question, nos trois amis comprennent vite que les coupables communiquent par l’intermédiaire du Times. Ils se rendent aussitôt à Scotland Yard pour prévenir la police mais on les congédie sans les écouter… Il ne leur reste plus qu’une chose à faire : mener l’enquête eux-mêmes ! Mais, après tout, n’est-ce pas ce qu’ils font de mieux ?

Londres, décembre 1870. Sherlock, grand amateur d’énigmes et de mystères en tous genres, va découvrir dans une édition du Times une annonce intitulée Problème d’échecs.

Elle tient en trois lignes composées de séquences de lettres et de chiffres suivies de la phrase Echec et mat en trois coups, le tout signé Le frère noir. L’apprenti détective va rapidement comprendre que cette suite de lettres et de chiffres correspondant à des rues du plan de Londres et que les résidents de ces adresses sont en grand danger.

Epaulé par Irene et Lupin, il va tenter de prévenir Scotland Yard mais leurs agents prennent de haut nos adolescents et ne croient pas un mot à leur histoire. Le détective privé Field, ancien de la maison, va pourtant faire équipe avec eux.

Pour Sherlock, Lupin et Irene, c’est le début d’une nouvelle aventure…

Souvenez-vous mon Empereur de fils, grand fan d’histoires policières et de Sherlock Holmes en particulier, et moi-même avions été emballés par Le mystère de la dame en noir et Dernier acte à l’opéra, il était donc tout naturel pour nous de poursuivre cette excellente série avec le troisième tome : L’énigme de la rose écarlate.

Dans ce récit à la première personne, Irene nous relate leur seconde aventure londonienne et le moins que l’on puisse dire c’est que enquête, émaillée de nombreux rebondissements, va occasionner une belle frayeur à Irene et leur donner du fil à retordre.

Grâce à eux, nous sillonnons la capitale anglaise au temps de la reine Victoria, des beaux quartiers jusqu’aux grandes artères commerciales, courses de Noël oblige, en passant par le quartier dédié aux organes de presse.

Autant vous le dire d’emblée, nous avons eu une fois encore un excellent moment de lecture. Le récit est rythmé, drôle et passionnant, bien écrit et il contient suffisamment de rebondissements et de suspens pour plaire aux enfants dès 10 ans mais aussi aux adultes car c’est un vrai roman policier avec plusieurs enquêtes à la clé : d’un côté des meurtres et de l’autre la bande de la rose écarlate qui a sévi dans la capitale vingt ans auparavant.

Notre trio d’amis va se démener comme jamais pour résoudre ces deux énigmes et on voit se dessiner peu à peu la personnalité de chaque protagoniste : Sherlock l’ombrageux, Lupin le facétieux et Irene la mystérieuse.

Pendant près de 300 pages, on ne s’ennuie pas une seconde à suivre cette folle aventure, pleine de péripéties et qui est aussi très bien ancrée dans son époque et ses technologies, l’idéal pour familiariser le jeune public à cette fin du 19è siècle et leur faire découvrir ces deux personnages emblématiques de la littérature que sont Sherlock Holmes et Arsène Lupin.

Pierdomenico Baccalario et Alessandro Gatti ont vraiment eu une bonne idée en réunissant ces deux héros de la littérature policière classique et font de nombreux clins d’œil aux œuvres originelles de Maurice Leblanc et de sir Arthur Conan Doyle.

Il est amusant de voir Sherlock faire des erreurs, tâtonner même si il est déjà très doué en déductions et dans l’art du déguisement !

Mention spéciale pour le travail éditorial d’Albin Michel jeunesse qui a soigné la couverture avec un rabat, inséré des gravures d’époque et dont chaque en-tête de chapitre a sa propre illustration signée Iacopo Bruno , un véritable plaisir pour les yeux et une réelle invitation à la lecture, bravo !

Vous l’aurez compris, je suis séduite par ce troisième volume, mon Empereur de fils aussi et nous continuerons avec grand plaisir de suivre les aventures de nos trois héros avec le tomes 4 déjà dans ma PAL.

Un grand merci à Audrey et aux éditions Albin Michel jeunesse pour cette lecture, nous avons adoré !

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Calpurnia Tate a onze ans. Dans la chaleur de l’été, elle s’interroge sur le comportement des animaux autour d’elle. Elle étudie les sauterelles, les lucioles, les fourmis, les opossums. Aidée de son grand-père, un naturaliste elle note dans son carnet d’observation tout ce qu’elle voit et se pose mille questions. Pourquoi, les chiens ont-ils des sourcils ? Comment se fait-il que les grandes sauterelles soient jaunes, et les petites, vertes ? Nous sommes dans le comté de Caldwell, au Texas, en 1899. Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia partage avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes de ses découvertes, elle affirme sa personnalité entre six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine et les bonnes manières ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté ?

Eté 1899, comté de Caldwell, au Texas. Calpurnia Virginia Tate (Callie V.) a 12 ans et a trois frères ainés et trois frères cadets : Harry 17 ans, Sam Houston 14 ans, Lamar 13 ans, Travis 10 ans, Sul Ross 8 ans et Jim Boure 3 ans.

Seule fille de la fratrie, elle subit la sévérité de sa mère qui entend bien en faire une future femme d’intérieur accomplie alors que Callie ne rêve que d’être dehors. Son père est rarement là et dirige la fabrique de coton de Fentress.

Elle vit donc dans une famille on ne peut plus traditionnelle et en côtoyant Bon-Papa, son grand-père, féru de science, de naturalisme et qui passe son temps dans son propre laboratoire, elle va ouvrir son esprit à d’autres horizons que celui de son foyer et surtout fonder l’espoir de pouvoir s’accomplir professionnellement, ce qui est très difficile en cette fin du 19è siècle.

Calpurnia est un joli roman apprentissage que j’ai lu au printemps, j’ai donc eu envie de découvrir si l’adaptation en bande dessinée était fidèle au roman éponyme, d’autant qu’elle est signée Daphné Collignon, une illustratrice talentueuse que j’aime beaucoup.

J’avais trouvé le roman charmant même si il y avait trop de longueurs à mon goût et cette adaptation fidèle au roman de Jacqueline Kelly n’a pas ce travers, j’ai donc passé un excellent moment avec cette bande dessinée qui reprend la trame du roman et qui fait la part belle à l’héroïne, sa découverte de la nature et à la belle relation qui l’unit à son grand-père.

Les planches de Daphne Collignon sont comme toujours superbes, ses dessins tout en rondeur sont un régal pour les yeux, sa maîtrise des couleurs (noir et blanc, sépia ou ocre) fait merveille et c’est un vrai plaisir que de parcourir les pages, de la première jusqu’à la dernière.

Les personnages sont très expressifs et les planches, variées : tantôt sous forme de cases, tantôt sous forme de planches naturalistes, quant à la police de caractère façon écriture manuscrite, elle est très lisible et agréable à lire.

Comme le roman, l’adaptation aborde très intelligemment l’adolescence, la condition féminine et l’envie d’émancipation de son héroïne qui déteste jouer au piano, faire du crochet ou converser en français, entre autres choses, tout ce que sa mère considère comme essentielles à une jeune fille.

Il faut dire qu’à l’époque la science était un domaine réservé aux hommes et peu de femmes ont alors accès aux études supérieures mais Bon-Papa croit en elle et refuse pour sa petite-fille vive d’esprit, qu’elle soit cantonnée aux tâches ménagères.

Une première partie qui donne envie de découvrir la seconde et dernière de ce diptyque consacrée à Calpurnia, une jeune fille très attachante que j’aurai le plaisir de retrouver dès la parution du deuxième volume.

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture pleine de charme !

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Comme chaque matin de la semaine, Dracula va à l’école. Mais c’est avec une boule au ventre car certains de ses camarades de classe, de gros balourds, n’arrêtent pas de l’embêter. Certes, quelques-unes de ses particularités font de lui un garçon différent mais est-ce une raison suffisante pour qu’il subisse ce harcèlement constant ? Comment y remédier ? Un soir, il franchit le pas et en parle à son papa…

Dracula a la peau blanche, des dents pointues, un vocabulaire châtié, il est le meilleur élève de sa classe et le chouchou de sa maîtresse. Comme il est de constitution fragile, il est en plus exempté de cours de sport.

Le jeune garçon est solitaire et n’a pas d’ami. Mais surtout, il est la cible de Christophe et de ses copains qui font de sa vie, un enfer. Dracula est leur tête de turc et se fait molester voire rouer de coup à la moindre occasion. Et comme, il est persuadé que tout est de sa faute, il ne dit rien à personne et surtout pas à son père…

Chaque jour Dracula signe mes retrouvailles avec Loïc Clément dont j’avais beaucoup apprécié les scénarii de Chaussette et des Jours sucrés. Son nouvel album à destination des 6 / 8 ans aborde le délicat sujet du harcèlement scolaire.

Une thématique qui m’est chère en tant que maman de deux garçons qui sont loin d’être les plus populaires de leur classe et souvent mis de côté par les autres, notamment à cause de leur désintérêt pour le ballon rond.

Accompagné ici de Clément Lefèvre qui signe les illustrations de cet album, très jolies au demeurant avec une belle maîtrise des couleurs et une façon de croquer les personnages en les rendant plus vrais que nature.

Ce thème du harcèlement scolaire est de plus en plus traité dans la littérature jeunesse et c’est tant mieux. La bonne idée de celui-ci c’est de prendre un personnage emblématique de la littérature adulte et du cinéma, que l’on décrit en général comme sanguinaire et terrifiant.

Ici le jeune Dracula a un père végétarien et il est un enfant comme les autres à quelques exceptions près. Je ne suis pas une inconditionnelle de Dracula, je n’ai pas lu le roman de Bram Stocker mais j’aime beaucoup en revanche Hôtel Transylvanie et Hôtel Transylvanie 2 dont il est le héros, j’étais donc curieuse de voir ce qu’un Dracula enfant pouvait donner et j’ai été très touchée par le jeune héros imaginé par Loïc Clément.

Le scénariste joue sur la représentation que l’on a de Dracula et inverser les rôles en faisant du vampire cruel un enfant innocent, victime de la méchanceté des enfants, vu comme un monstre par ses harceleurs, monstre que l’on se doit de pourchasser sans relâche.

Vlad, le père de Dracula, lorsqu’il comprend de quoi est victime son fils, est très triste mais aussi en colère et il va aussitôt avertir la maitresse des mauvais traitements dont son fils est l’objet.

Mais le salut du petit Dracula doit venir de lui-même afin que le harcèlement prenne fin.

Un album qui fait mouche et qui prône la tolérance et l’acceptation des autres, même ceux très loin de la « normalité » ont le droit au respect et surtout celui d’avoir des amis !

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Lu dans le cadre du Mois anglais :

Wiggins est chargé par Sherlock Holmes de retrouver Richard Western, un dangereux fugitif qu’on soupçonne de s’être réfugié sur la côte bretonne. Sur le bateau qui le mène en France, le jeune apprenti détective est abordé par un individu inquiétant. Mais à son arrivée à Roscoff, les journaux lui apprennent que Richard Western vient d’être arrêté par Sherlock Holmes ! Qui est alors le mystérieux inconnu à l’oeil de verre rencontré sur le bateau ?

Wiggins est un jeune garçon vivant dans le misérable quartier londonien de sinistre réputation, Whitechapel. Il gagne sa croute en vendant des journaux dans les rues de Londres.

Mais Wiggins a un grand rêve, celui de devenir un grand détective à l’instar d’un homme qu’il admire et pour qu’il travaille occasionnellement : Sherlock Holmes !

Il s’est récemment lié d’amitié avec un jeune vendeur d’oignons breton, Louis, et celui-ci, sur le point de repartir pour Roscoff avec l’ensemble des vendeurs d’oignons, propose à Wiggins de venir avec lui.

Wiggins, bien qu’un peu triste à l’idée de quitter pendant quelques temps Mr Holmes et sa maman, toujours employée aux cuisines du duc et de la duchesse Brazenducke, accepte la proposition.

Afin de payer sa traversée, le jeune garçon multiplie les emplois mais alors qu’il est pris dans une bagarre avec d’autres irréguliers, il perd la totalité de son argent. Heureusement pour lui, un dangereux bandit, Richard Western s’est évadé de prison et le célèbre détective, persuadé que le malfrat veut regagner la France, charge son jeune enquêteur d’aller sur sa piste…

Nous avions découvert mon fils aîné et moi-même en 2016 la série Wiggins de Béatrice Nicodème dont nous avions lus les deux premiers opus Wiggins et le perroquet muet et Wiggins et la ligne chocolat. Nous avons poursuivi il y a peu avec Wiggins chez les Johnnies et j’ai profité du mois anglais pour rattraper mon retard sur mon empereur de fils en jetant mon dévolu sur Wiggins et les plans de l’ingénieur.

Ce quatrième volume confirme tout le bien que je pense de cette série policière destinée aux apprentis détectives dès 10 ans. C’est une série que je trouve très réussie, à la fois drôle et pleine de suspens, le tout dans le Londres de l’époque victorienne et dans le sillage du détective consulting le plus célèbre, à savoir Sherlock Holmes.

Ce jeune Wiggins est très attachant et Béatrice Nicodème nous montre un héros une fois encore bien courageux, faisant montre de ténacité pour réaliser les buts qu’il s’est fixé et découvrir une fois de plus le fin mot de l’histoire.

Béatrice Nicodème sait faire revivre à merveille la capitale anglaise de cette époque et fait découvrir à ses jeunes lecteurs la vie quotidienne d’un enfant pauvre de l’ère victorienne, un sort loin d’être enviable même si Wiggins n’est pas le plus mal loti.

Elle fait la part belle ici à la sagacité et à la débrouillardise de Wiggins, remonté comme un coucou contre son mentor à qui il veut damer le pion en bouclant l’affaire des plans de l’ingénieur avant lui !

Un roman que je conseille à tous les apprentis détectives et à ceux qui souhaitent faire découvrir l’Angleterre victorienne et Arthur Conan Doyle à leurs enfants.

Une histoire sans temps mort, avec du suspens et de nombreuses péripéties qui permettra aux jeunes lecteurs de passer un chouette moment de lecture. Quant à nous, nous poursuivrons notre découverte de cette série qui nous plaît beaucoup.

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Lu dans le cadre du Mois anglais :

Maisie Hitchins est réveillée en pleine nuit par les aboiements d’Eddie. Le petit chien a flairé la présence d’un cambrioleur dans la maison. Comme Maisie cherche à l’arrêter, l’intrus la fait tomber dans les escaliers avant de s’échapper, emportant avec lui le précieux masque à plumes du professeur Tobin. Mais la jeune détective n’a pas dit son dernier mot !

Le professeur Tobin, explorateur, décide de léguer ses trésors au British Museum mais peine à se séparer d’un masque à plumes, offert par une peuplade d’Amazonie dont il avait sauvé le chef, à deux doigts de se faire dévorer tout cru par un boa.

Une fois toutes les caisses emportées par Mr Danvers du British Museum, Maisie retourne à ses corvées. Mais la nuit venue, Eddie, son chiot, se met à aboyer. La jeune fille, n’écoutant que son courage, va voir ce qu’il en est et se fait assommer par un voleur qui emporte avec lui le fameux masque à plumes…

Quel bonheur de retrouver Maisie et son chien Eddie dans une nouvelle enquête, hélas la dernière parue en France puisque Flammarion jeunesse n’a pas l’air décidé à publier les autres volumes parus en anglais, dommage car c’est une petite série idéale pour les apprentis détectives.

Vous vous en souvenez peut-être mais j’avais adoré les trois premiers volumes de la série : L’affaire des pièces volées, L’affaire du collier d’émeraude et L’affaire du manoir hanté.

C’est donc avec joie que j’ai retrouvé la pension de la rue Albion, Maisie, son chiot Eddie, sa grand-mère, George et l’ensemble des pensionnaires de cette maison londonienne à l’époque victorienne. Et une fois encore, quel régal que de me plonger dans cette histoire policière pour les 9 ans et plus !

L’histoire est toujours aussi agréable à lire, l’enquête bien troussée et menée à bien par notre détective en herbe, malmenée par le voleur du masque qui va une nouvelle fois faire équipe avec son ami Georges pour découvrir le fin mot de l’histoire.

Cette quatrième enquête nous permet de découvrir les cirques humains qui étaient légion au 19è siècle. Pour quelques pièces, les londoniens pouvaient voir femme à barbe, géant, sœurs siamoises…

Cet opus va aussi nous emmener à la rencontre de cette peuplade d’Amazonie et de leurs croyances. Le professeur Tobin, contrairement à ses concitoyens et aux pensées de l’époque, ne voit pas les peuples des pays qu’il explore comme des indigènes inférieurs aux européens mais comme des êtres humains à part entière auxquels on doit le respect du à chacun.

Quant aux illustrations qui ponctuent le récit, signées Marion Lindsay, elles sont toujours aussi jolies et toutes en rondeur, à l’image de la couverture.

Et que dire de l’ambiance, à part qu’elle est juste délicieuse et charmante et que cette série est une petit bonbon que je recommande aux jeunes lecteurs et lectrices dès 9 ans, ils passeront un excellent moment avec Maisie.

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