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Posts Tagged ‘littérature jeunesse’

Viens rencontrer les animaux dans la grande parade des animaux !

Les animaux… Il en existe des petits, des gros, des minuscules, des costauds, des dodus, des trapus, des féroces, des véloces, des rampants, des volants…

Dans la forêt, dans le cercle polaire, dans la savane ou dans la jungle, dans les airs et dans les mers, venez les rencontrer lors de la grande parade des animaux.

Dans cet album à destination des petits lecteurs dès 2 / 3 ans, Daniel Egnéus met en lumière des dizaines d’animaux dans leurs environnements. L’occasion pour les enfants d’aller à la rencontre d’animaux qu’ils aiment beaucoup et que l’on croise dans les albums jeunesse tels que des ours, des lapins, des chouettes, des renards… mais aussi d’autres qu’ils découvriront peut-être à cette lecture comme les chauves-souris, les piverts, les méduses, les oursins…

Comme je le disais plus haut, chaque animal est dans son environnement naturel et ça c’est une très bonne idée pour permettre aux enfants de mieux les situer et de pouvoir en discuter avec eux : girafes, lion, zèbre et éléphant dans la savane, l’ours, le cerf et la chouette dans la forêt, le requin, la baleine et la raie dans l’océan, les singes et les perroquets dans la jungle, etc.

Les couleurs sont vives, les textes qui accompagnent chaque animal tiennent en une ligne et décrivent l’animal en question, ses caractéristiques ou son cri, par exemple : « L’éléphant BARETE : on dirait une trompette. Le zèbre a des rayures super chouettes. Les pingouins gliiiiiiissent sur l’eau et la glace».

Les éditions Little Urban ont fait un très joli travail éditorial sur la typographie des mots en jouant sur la taille des polices, la mise en gras des mots importants, cela permet à l’adulte de moduler sa lecture et ça marche à fond sur les jeunes lecteurs sur lequel je l’ai testé, ils ont adoré !

La grande parade des animaux est une très belle introduction au monde animalier et un très beau livre à lire à haute voix qui fera sauter, grogner, hurler de joie les petits et les grands lecteurs. Une lecture que je vous recommande si vous avez de jeunes enfants autour de vous, ils vont adorer feuilleter cet album encore et encore et vous entendre leur raconter cette grande parade des animaux.

Un grand merci à Clémentine et aux éditions Little Urban pour cette chouette lecture !

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Pour Momo, l’été s’annonce interminable dans la triste cité des Bleuets. Du jour où il s’inscrit à la bibliothèque, le cours de ses vacances change. Assis sur son banc, il dévore Vendredi ou la vie sauvage, Mon ami Frédéric, Le Petit Prince, au point d’en oublier de manger. Et c’est ainsi qu’il fait la connaissance de Monsieur Edouard, un extravagant instituteur à la retraite, qui le sacre  » Petit Prince des Bleuets « . De leurs discussions autour des livres va naître une forte amitié. Mais Momo apprend que le vieil homme est atteint de la maladie d’Alzheimer et que ses jours sont comptés. Momo soutient son ami jusqu’au bout et se fait une promesse : plus tard, il sera écrivain, et même, écrivain français !

C’est l’été. Mohamed Beldaraoui le passe chez ses parents, cité des Bleuets. Comme il veut devenir écrivain, la directrice de son école primaire lui remet une liste de livres à lire et l’encourage à s’inscrire à la bibliothèque.

C’est ainsi que chaque matin, Momo file jusqu’à la butte et s’installe sur un banc pour lire jusqu’au soir. Il dévore Le petit prince, Vendredi ou la vie sauvage, La vie devant soi… C’est ainsi qu’il fait la connaissance d’un autre grand lecteur, monsieur Edouard, un instituteur à la retraite.

Ensemble, ils parlent littérature et repeignent un immeuble de la cité. L’été passe mais bientôt monsieur Edouard a des absences et Momo apprend qu’il est atteint de la maladie d’Alzheimer…

Momo, petit prince des Bleuets est la première lecture imposée dans le cadre du programme de 5ème de mon Sami-Chameau de fils. Je ne connaissais absolument pas ce roman mais comme j’ai jusqu’ici beaucoup aimé les romans de Yaël Hassan que j’ai lus, j’ai décidé d’accompagner fiston dans sa lecture.

Et nous ressortons de cette lecture très émus et enthousiastes. Sami-Chameau a très envie de lire les livres qui peuplent ce récit, y compris La vie devant soi de Romain Gary Emile Ajar comme il dit maintenant ! Quant à moi j’ai été séduite par les thématiques que l’autrice aborde dans ce court roman.

Grâce à Momo et à Yaël Hassan, on a vraiment envie de se jeter sur ces classiques que l’on ne connaît parfois que de nom, elle sait nous mettre l’eau à la bouche et franchement si chaque jeune lecteur est aussi bien ferré que le mien, la mission de l’autrice est remplie !

Dans ce court roman, on suit donc Momo qui veut devenir « écrivain français » et fait la fierté de sa mère. Ce jeune garçon, brillant élève, est bien attachant et l’amitié qu’il tisse avec monsieur Edouard est bien belle. Le vieil homme fait ici figure de pygmalion et encourage son petit prince des bleuets d’aller jusqu’au bout de ses rêves.

Cette amitié intergénérationnelle entre un petit gars des cités et un vieux monsieur atteint de la maladie d’Alzheimer fait chaud au cœur, ils s’apportent beaucoup de joie et d’amour et on lit avec le sourire aux lèvres bien qu’il y ait des passages un peu durs pour un coeur de lapin comme moi.

Yaël Hassan aborde un sujet grave sans lourdeur ou pathos : la déchéance de la vieillesse et cette maladie dévastatrice qui sépare les gens qu’est Alzheimer mais aussi la transmission de la culture et du savoir des anciens vers les plus jeunes, la réussite scolaire possible quelque soit son milieu.

Une très jolie histoire, très morale, même si elle est un peu triste, tendre et optimiste, qui touche au cœur jeunes et moins jeunes et que je vous recommande vivement.

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Suite au divorce de ses parents et à la maladie de sa mère, Wataru est accueilli par ses grands-parents. Pour le jeune garçon tokyoïte, cette nouvelle vie à la campagne est un bouleversement. Il découvre sa nouvelle école, son nouvel environnement. La forêt en particulier l’impressionne et semble lui communiquer une force presque surnaturelle, venue du fonds des âges.

Wataru, un jeune tokyoïte d’une dizaine d’années, débarque chez ses grands-parents à la campagne. Ses parents ont divorcé il y a quelques mois sans qu’il en sache la raison et depuis, il vivait avec sa mère.

Mais celle-ci étant malade, il découvre la vie à la campagne et l’hostilité de ces camarades de classe qui le méprise pour la seule raison qu’il vient de la capitale.

Lorsqu’il devra faire ses preuves face au groupe d’enfants qui le mettent au défi, c’est de la forêt millénaire que lui viendra un courage intérieur qui lui était inconnu…

Dernière création de Jirô Taniguchi, cette bande dessinée en couleurs occupe une place à part dans l’œuvre du maître japonais. Pensée comme une œuvre d’inspiration européenne quant aux couleurs et au format, voulue en trois volumes, Jirô Taniguchi n’aura pu livrer que le début du premier d’entre eux, La forêt millénaire, avant de succomber à la maladie.

Il est donc difficile d’imaginer ce qu’aurait pu être la suite des aventures de Wataru avec juste le début de la trilogie qui tient en une quarantaine de pages. L’auteur a fait la part belle aux images, toutes en couleurs, magnifiées par le format à l’italienne avec de magnifiques panoramas, qui en fait un très bel objet livre.

L’histoire en elle-même, inachevée, est trop brève pour que je m’y attarde sous peine de vous spoiler, elle tient en effet en 42 pages, d’un rythme très lent, et très contemplatif.

Le reste de l’ouvrage est consacré au making of de l’œuvre, complété d’un entretien poussé avec l’éditeur japonais de Jirô Taniguchi et du matériel inédit provenant des carnets personnels de l’auteur.

Je pense que tous les amateurs de Jirô Taniguchi seront enthousiastes à l’idée de découvrir le projet sur lequel il travaillait d’arrache-pied avant de décéder, ceux qui comme moi, ne le connaissaient pas du tout, seront curieux de découvrir ses autres œuvres et notamment Les gardiens du Louvre, L’homme qui marche ou Le livre du vent.

C’est un bel ouvrage, mais l’histoire qui fait la part belle à l’importance de la nature dans la vie des hommes, est pour ainsi dire inexistante et je suis forcément restée sur ma faim…

Merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette découverte, d’un point de vue graphique j’ai adoré !

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Tout le monde sait bien que les dragons crachent des flammes, enlèvent les princesses et sont très méchants. C’est aussi ce que croyait Kenny jusqu’à ce qu’il rencontre Grahame : un vrai dragon. Mais lui, il adore les couchers de soleil et la poésie ! Depuis les deux amis sont inséparables. Le problème : seul kenny connaît la vérité à propos de Grahame. Et bientôt, la chasse au dragon est lancée…

Kenneth Lapin, Kenny pour les intimes, est un jeune lapin très érudit, passionné de lecture et de sciences. Il vit avec ses parents dans une maison nichée à Rond-le-Ruisseau, un petit village peuplé de porcs épics, loirs… où son seul ami est Georges, le vieux libraire.

Un jour en rentrant chez lui, Kenny fait une drôle de rencontre, celle de Grahame, un dragon ! Et les dragons comme chacun le sait, se régalent de chevaliers et de princesses au petit-déjeuner, adorent raser les châteaux et pourchasser tous les humains qui y vivent !

Seulement Grahame est bien différent : il est comme lui un passionné de lecture et surtout il est loin d’être belliqueux ! Grahame préfère les fruits et légumes à la viande, et la poésie au combat. Kenny l’étourdi et Grahame le philosophe deviennent aussitôt amis et le dragon est régulièrement invité à la table de madame Lapin, experte des fourneaux.

Mais que se passera-t-il si les villageois découvrent Grahame ?

Voilà une très jolie histoire d’amitié pour les 9 / 12 ans qui seront, comme moi, sous le charme de ces deux héros, d’autant plus que Tony DiTerlizzi nous propose de très belles illustrations rétros pour accompagner ce récit.

Dans ce roman, l’auteur par ailleurs l’un des créateurs des Chroniques de Spiderwick, combat les préjugés et met à l’honneur l’amitié, l’imagination et le pouvoir des mots. C’est une petite parenthèse de douceur qui plaira aux jeunes lecteurs mais aussi aux adultes car j’ai été totalement charmée par les personnages, l’univers intemporel, les illustrations.

Le jeune Kenny est un lapin épris de contes de fées et de sciences, naïf et plein de gentillesse pour son prochain à l’instar de l’ensemble des protagonistes de cette histoire. Cette parenthèse dans ce monde si tendre et bienveillant m’a fait un bien fou, elle m’a mis du baume au cœur et de temps en temps, qu’est-ce que c’est agréable !

J’ai trouvé cette histoire parfaite pour les enfants dès 9 ans mais aussi pour de plus jeunes dès 6 / 7 ans qui pourraient découvrir Kenny et le dragon à l’occasion de la fameuse lecture du soir avec papa ou maman, nul doute qu’elle les aiderait à faire de beaux rêves aussitôt leurs yeux clos.

Mon Sami-Chameau, bientôt 12 ans, a aussi beaucoup aimé cette histoire animalière, un genre dont il raffole, et il n’a fait, comme moi, qu’une bouchée de ce petit roman.

On sort de ce livre avec un sourire de bonheur collé aux lèvres, dommage que cette histoire n’ait pas de suite car l’univers comme les personnages se prêteraient très bien à une série.

Cette présente édition en hardback, ce qui est plutôt rare en France, signée Pocket Jeunesse est un vrai plaisir pour les yeux, dommage qu’on ne le trouve plus qu’en occasion alors si je vous ai donné envie, courez vite l’acheter !

Vous l’aurez compris, Kenny et le dragon, est un roman très réussi, aussi bien sous le fond que sous la forme, je vous le recommande vivement.

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Si votre appartement sent inexplicablement le muguet, et éventuellement la violette, et que cette odeur vous submerge pour disparaître totalement l’instant d’après. Si chez vous des objets changent de place mystérieusement. Si vous ne pouvez en accuser personne. Si vous découvrez sur votre bureau ou dans votre chambre des objets qui ne vous ont jamais appartenu. Si le voisin du dessous vient vous voir et vous explique qu’il a perdu son elfe. Si vous êtes déprimé(e). Si vous pensez que la raison vous quitte. Alors, que vous croyiez ou non aux choses de l’au-delà, vous pouvez être certaine que votre vie va changer.

24 janvier. Madeleine est documentaliste au CDI du collège de sa ville dans lequel est scolarisé son fils unique Constantin dans la classe de 5è 4 de Monsieur Logé-Dangerre.

Leur vie est totalement bouleversée depuis que Madeleine a reçu une lettre anonyme l’avertissant que José, son mari, la trompe avec sa secrétaire. Devant son secret éventé, José n’a pas nié et en a profité pour quitter le domicile familial. Depuis lors, mère et fils n’ont aucune nouvelle.

Et, cerise sur le gâteau, depuis quelques jours l’appartement familial embaume le muguet, les objets changent sans cesse de place et tous ses appareils ménagers tombent en panne les uns après les autres.

Madeleine croit qu’elle devient folle jusqu’à ce que Monsieur Tibère, son voisin du dessous, vienne sonner à la porte, à la recherche de son elfe…

Avec Ma vie a changé, je poursuis ma découverte de l’œuvre de Marie-Aude Murail après Oh, Boy ! ; La fille du docteur Baudoin ; 22 ! ; Sauveur et fils saison 1 ; Sauveur et fils saison 2 ; Sauveur et fils saison 3 ; Sauveur et fils saison 4 et Maïté coiffure et je suis, une fois de plus, sous le charme de sa plume et des histoires qu’elle tricote.

Dans ce récit, Marie-Aude Murail aborde la vie d’une maman et de son fils unique après le départ du mari et père, parti sans laisser d’adresse faire sa vie avec une autre.

Avec cette base de départ somme toute banale, l’auteure met une touche de fantastique en intégrant un elfe à son récit, ce qui apporte tout le sel à cette histoire puisque l’apparition de Timothée entraine une série d’évènements bouleversant l’existence bien tranquille de Madeleine et de Constantin.

Après un début de roman assez triste, on est rapidement happé par l’aspect fantastique du récit qui donne beaucoup de rythme et qui insuffle beaucoup d’humour à l’histoire. Les passages avec l’elfe et les gobelins sont très drôles et les dialogues entre Madeleine et son elfe vont permettre à la jeune femme de voir sa vie sous un autre angle, arrêter d’espérer le retour de son mari infidèle au sein du foyer mais au contraire reprendre enfin les rênes de sa vie et pourquoi pas tomber amoureuse à nouveau.

C’est un roman jeunesse mais comme toujours avec Marie-Aude Murail, les adultes y trouvent leur compte notamment parce qu’ici l’héroïne est la maman et non l’enfant, et que son quotidien ressemble bien au nôtre, en tout cas lorsque l’on est comme moi maman solo !

J’ai beaucoup aimé ce personnage et ses réflexions pleines d’humour et d’autodérision. Quant aux enfants, ils s’identifieront facilement à Constantin, un préado bien sympathique, lecteur assidu de Vaudou, le magazine du paranormal, qui aidera beaucoup sa maman à s’y retrouver dans le monde des Elémentals.

Nul besoin d’être accro à la littérature fantastique pour apprécier Ma vie a changé, la dose de fantastique est légère et somme toute imaginable si on a l’esprit un peu ouvert, et on quitte à regret ce roman le sourire aux lèvres, désolée d’être arrivée si vite au point final.

Une fois encore, Marie-Aude Murail propose un roman de qualité dans lequel les jeunes lecteurs et leurs parents peuvent se retrouver. Un roman à la fois drôle et sensible qui donne de l’espoir, montrant que même après un divorce, la vie peut être belle à nouveau.

Un grand merci aux éditions L’école des loisirs pour cette charmante lecture, j’ai adoré !

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Musicien et poète, Orphée charme les dieux, les hommes et les bêtes sauvages grâce à sa lyre reçue d’Apollon. Passionnément amoureux d’Eurydice, il combat les pires dangers pour sauver celle qu’il aime. Voici son histoire…

Orphée est l’un des héros de la mythologie grecque les plus connus. Fils du roi de Thrace Œagre et de Calliope, l’une des neuf muses. A la fois poète et musicien, il était considéré comme un prophète.

Grace à sa lyre, il pouvait charmer les animaux sauvages et parvenait à émouvoir les êtres inanimés. Comblé de dons multiples par Apollon, on dit qu’il ajouta deux cordes à la traditionnelle lyre à sept cordes que lui donna le dieu, en hommage aux neuf muses, auxquelles appartenait sa mère.

Voyageur, il participe à l’expédition de Jason et des Argonautes, partis conquérir la toison d’or. Il y faisait office de chef de nage : il donnait par son chant la cadence aux coups de rame des autres héros. Son chant permit également à l’expédition de résister au danger du chant des sirènes, dont il parvint à surpasser le pouvoir de séduction.

Sa femme, Eurydice, l’une des Dryades, fut mordue au pied par un serpent. Elle mourut et descendit au royaume des Enfers. Orphée y descendit et put, après avoir endormi de sa musique enchanteresse Cerbère, le monstrueux chien à trois têtes qui en gardait l’entrée, et les terribles Euménides, approcher le dieu Hadès.

Il parvint, grâce à sa musique, à le faire fléchir, et celui-ci le laissa repartir avec sa bien-aimée à la condition qu’elle le suive et qu’il ne se retourne ni ne lui parle tant qu’ils ne seraient pas revenus tous deux dans le monde des vivants. Alors qu’Orphée s’apprêtait à sortir des Enfers, n’entendant plus les pas de sa bien aimée, impatient de la voir et ayant peur que son amour lui échappe, il se retourna, perdant à jamais Eurydice.

Vous n’êtes pas sans savoir que mon Empereur et mon Sami-Chameau de fils sont férus de mythologie grecque, Orphée l’enchanteur ne pouvait que rejoindre notre bibliothèque familiale !

Ce titre fait partie de la collection Mythologie éditée par les éditions Flammarion jeunesse qui permet aux enfants dès 10 ans de découvrir les plus grands dieux et héros de la mythologie grecque à travers des récits d’aventures peuplés de monstres, tels que Ulysse, Antigone, Poséidon, Déméter, Achille, Héraclès et Orphée.

Martine Laffon conte ici aux jeunes lecteurs l’histoire d’Orphée, à travers ses deux épopées les plus célèbres : en tant que compagnon des argonautes puis lorsqu’il est allé chercher sa bien-aimée Eurydice aux enfers. Comme Orphée l’ensorceleur s’est lié d’amitié avec Circos, c’est ce dernier qui raconte ses deux épisodes au lecteur.

L’auteure ne prend pas les enfants pour des pommes et leur propose une histoire pleine de détermination et de courage, racontée telle une veillée au coin de feu, ce qui donne une aura mystérieuse aux récits qui peuplent ce roman, revenant en détail sur la conquête de la toison d’or et sur la traversée des enfers.

Le décor mythologique est très riche puisque Martine Laffon revient sur un épisode célèbre avec la Toison d’or, la trahison de Médée, le chant des sirènes, la descente aux enfers mais aussi sur des personnages et créatures célèbres comme Hadès, Cerbère, Dyonisos, les Euménides…

Un récit bien servi par un vocabulaire soutenu juste ce qu’il faut pour que les collégiens y trouvent leur compte. Mon fils de 11 ans qui l’a lu avec moi a adoré cette histoire et compte bien continuer à découvrir les titres de la collection qu’il n’a pas encore découvert.

Cerise sur le gâteau : les connaissances mythologiques sont astucieusement intégrées au récit afin que même les novices en mythologie grecque ne soient pas perdus.

Un roman idéal pour les élèves de 6è et de 5è qui vient en complément de leurs programmes d’histoire et de français et à tous ceux qui s’ y intéressent ou veulent s’y intéresser.

Merci à Brigitte et aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture instructive !

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Lorsque Romain, un habitant du village, rencontre Léo, une jeune zombie, il n’en croit pas ses yeux. Le cimetière de Noirsant abrite des morts-vivants ! Seulement, celui-ci est menacé de démolition : Romain pourra-t-il aider les zombies zarbis ?

31 octobre, nuit d’Halloween. Dans le petit village de Noirsant, à la nuit tombée, les zombies du vieux cimetière se réveillent, discutent et jouent aux osselets. Tout le monde ignore leur existence puisqu’ils fuient les humains et vivent cachés jusqu’à ce que la route de Léocale, jeune zombie à l’œil baladeur décédée depuis plus d’un siècle, ne croise celle de Romain, bien vivant.

Le vieux cimetière, lieu de dernière sépulture, ainsi que l’église attenante, sont menacées de démolition afin de faire place nette pour le futur supermarché. Mais les morts n’ont pas dit leur dernier mot et Romain est bien décidé à leur donner un coup de main…

Les zombies ne sont clairement pas ma tasse de thé mais je n’ai pas boudé mon plaisir en lisant le premier tome de Zombies zarbis : panique au cimetière ! écrit à quatre mains par les deux pointures de la littérature jeunesse que sont Marie Pavlenko et Carole Trébor.

A l’approche d’Halloween, quelle bonne idée de proposer aux enfants cette histoire de zombies pleine d’humour et d’amitié. La galerie de personnages proposée par les autrices est très attachante, à commencer par les enfants : Romain du clan des vivants et Lécale et Marcel, bel et bien morts mais aussi Victorine, Ingonde et Clodomir.

J’ai trouvé l’histoire très originale, les zombies sont inexistants dans la littérature enfantine (enfin il me semble) et les proposer comme héros pour les enfants dès 9 ans c’est culotté d’autant que le cadre de l’histoire est un cimetière !

Pari réussi pour ma part, je suis sûre que les jeunes lecteurs dès 9 ans vont adorer cette histoire d’Halloween qui est là non pas pour leur faire peur mais pour les faire rire et réfléchir sur notre société et notre rapport à la consommation. Le roman est plein d’humour, d’aventure, de solidarité et fait la part belle aux héroïnes, bien plus courageuses que les hommes, vivants ou morts !

Ce premier tome (le second paraîtra en novembre) est certes introductif, il sert bien sûr à nous présenter les personnages récurrents de cette nouvelle saga, mais n’en oublie pas de nous proposer une vraie histoire pleine de rebondissements, de batailles et de péripéties en tous genres.

Le texte met également en avant la diversité : en effet les zombies sont tous de conditions sociales différentes, avec des personnalités divergentes et des physiques pour le moins singulier, il n’empêche qu’ils savent être solidaires lorsque les circonstances l’exigent.

Les chapitres sont courts, les textes aérés et régulièrement interrompus par des illustrations signées Marc Lizano, un procédé idéal pour donner du rythme et pour permettre aux enfants qui ne seraient pas encore de très bons lecteurs, d’être découragés par un récit trop long.

Je vous conseille sans réserve ce premier tome addictif et drôle et je remercie Brigitte et les éditions Flammarion jeunesse pour cette si sympathique lecture !

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