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Posts Tagged ‘littérature jeunesse’

Jack Heath est un célèbre auteur australien, ayant déjà publié pour la jeunesse, traduit en France, comme les séries « 30 minutes pour survivre » (Albin Michel) et « Monstreville » (Bayard) ; il publie pour la première fois aux éditions Flammarion jeunesse, avec sa saga « Les chroniques de Kelton ».

Kelton, en Australie. Jarli, un petit génie de l’informatique âgé de 14 ans, a créé une application qui détecte si quelqu’un ment en informant son utilisateur par un bip. L’adolescent a posté son code sur un forum afin qu’il soit testé avant d’éventuellement commercialiser son invention.

Très vite, l’appli vérité devient virale, échappant à son contrôle et en quelques heures, Jarli devient mondialement connu. Mais sa nouvelle célébrité vire au cauchemar : les mensonges éclatent au grand jour et tous en ont après lui. Ses amis. Ses professeurs. Sa famille.

Même de dangereux criminels l’ont pris pour cible et son père et lui sont victimes d’une tentative de meurtre. S’engage alors une course contre la montre pour sauver sa vie et celles des siens…

L’appli vérité est le premier tome des Chroniques de Kelton, la toute nouvelle série destinée aux 11 / 13 ans signée du prolifique Jack Heath, célèbre pour ses romans jeunesse traduits dans une trentaine de pays.

L’auteur australien star du genre, nous propose ici un thriller haletant et réussi qui a pour cadre un petit village rural d’Australie et pour héros, un geek particulièrement impopulaire dans son collège.

L’histoire, très prenante, se passe dans une atmosphère australienne où la nature et l’environnement sont présents mais où la technologie et l’hyper-connexion, contrebalancent la vie rude et isolée du village de Kelton.

L’intrigue est intéressante car on le sait tous : toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire et notre héros va l’apprendre à ses dépens. La moindre omission, le plus petit mensonge ou non dit, le moindre travestissement est immédiatement révélé par l’appli vérité, ce qui va attirer bien des ennuis à Jarli.

Ce qui est très intéressant également c’est le rapport à la célébrité et aux réseaux sociaux. Jarli passe de la vedette à l’être haï et menacé de mort, c’est très violent pour l’adolescent de se prendre tout ça en pleine figure et c’est bien traité. Heureusement il va pouvoir compter sur l’aide de sa meilleure amie Bess et d’une nouvelle venue de Russie pour échapper à ses ennemis.

L’action est très présente et les évènements s’enchaînent sans temps mort, en quelques heures seulement, ce roman est un véritable page-turner pour la jeunesse et a tous les atouts propres à ce genre.

Pour autant, c’est là où pour moi le bas blesse : tout va bien trop vite à mon goût, le dénouement intervient en 24 heures, ce qui rend certains éléments plus très crédibles à mes yeux d’adulte.

Ce qui n’est pas le point de vue de mon Sami-Chameau de fils, pile dans la cible visée par l’auteur et l’éditeur et qui, du haut de ses 13 ans, n’a pas vu ces manques de cohérence. Il a adoré ce premier tome et n’en a fait qu’une bouchée. Il attend la suite avec impatience, heureusement elle est déjà disponible en librairie, vous reverrez donc très vite sur ce blog la suite des aventures de Jarli !

Si vous recherchez un roman empli d’action et de suspens pour vos enfants, vous pouvez aller vers cette série les yeux fermés.

Un grand merci aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture addictive !

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Anne-Marie Desplat-Duc aime les enfants, l’histoire, les animaux, rêver d’aventures et… rire ! C’est pour cela qu’elle écrit depuis très longtemps déjà des romans historiques, des romans avec des animaux, des romans d’aventures et beaucoup de romans drôles !

Théo a dix ans et habite avec ses parents, Louis son grand frère de quinze ans et Sido, sa petite sœur de six ans, dans un village de Bretagne depuis un an.

Toute la famille a quitté la capitale pour que le père de famille puisse devenir marin pêcheur comme son père avant lui.

Il arrive à Théo, 10 ans, quelque chose d’incroyable ! Après avoir été choisi par les petits animaux de son jardin pour sauver les insectes, voilà qu’une poule débarque chez lui !

Et quand le petit garçon apprend qu’elle s’est enfuie d’un élevage intensif, il décide de l’adopter et de sauver les autres poules. Mais comment s’y prendre ?

Sauvons les poules ! est le second tome de Théo super-héros de la nature, la toute nouvelle série signée Anne-marie Desplat-Duc, qui nous avait surtout habitués aux romans historiques ayant pour cadre la cour de Louis XIV.

Changement d’ambiance et d’époque avec ce court roman destiné aux 8 ans et plus qui aborde avec une grande pédagogie le thème de l’écologie, ce que l’on ne peut que saluer, car l’autrice le fait très bien.

Le premier opus sensibilisait les jeunes lecteurs et leurs parents aux dangers des insecticides pour les petites bêtes de nos jardins, Ici l’autrice s’en prend à la malbouffe des cantines et à l’élevage intensif des poules à travers Roussette, la petite poule rousse qui s’est échappée de sa prison et qui va rallier à sa cause Théo, toute sa famille et son école !

Abondamment illustrée avec beaucoup de talent par Mathilde George, l’histoire nous propose bon nombre d’astuces pour prendre soin de la planète en réduisant drastiquement nos déchets en adoptant des poules et en évitant le gâchis des cantines grâce à de meilleurs produits.

Anne-Marie Desplat-Duc, encourage les bonnes pratiques sans pour autant devenir moralisatrice et accuser les éleveurs de tous les maux. Il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur des personnes mais bien d’encourager les mentalités à évoluer et de revenir aux remèdes de nos ancêtres qui étaient de bien meilleurs écologistes que nous.

Le récit est bienveillant, plein d’espoir et montre que chacun peut, à son échelle, y compris les enfants, changer les choses, les mentalités et faire de bons gestes pour préserver la planète.

Le vocabulaire est accessible aux enfants, le héros est sympathique et les enfants n’auront aucun mal à s’y identifier, la typographie est bien adaptée, pour moi c’est un sans faute.

Mieux, c’este une série qui devrait être lu dans les écoles primaires qui pourraient tester les idées de Théo dans le cadre de leurs cours de sciences. Cerise sur le gâteau, en fin d’ouvrage, il y a un cahier de jeux pour prolonger la lecture et découvrir des astuces écologiques tout en s’amusant !

Un petit roman à découvrir absolument et un grand merci à Scrinéo pour cette lecture épatante !

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Lu dans le cadre du Mois anglais

Nancy Springer, née le 5 juillet 1948 à Montclair dans le New Jersey, est une auteure américaine de fantasy, de science-fiction et de littérature pour jeunes adultes. Elle aussi été professeure de littérature dans deux universités. Spécialiste du détournement de personnages, elle est l’auteur de romans racontant les exploits d’Enola Holmes, la sœur du grand Sherlock Holmes, ainsi que celle de Rowan Hood, qui n’est autre que la fille de Robin des Bois.

Juillet 1889 à Londres. Voilà un an qu’Enola a échappé à la vigilance de ses frères aînés Mycroft et Sherlock qui souhaitaient la mettre en pension afin de faire d’elle une lady bonne à marier.

Depuis lors, la jeune fille s’emploie, par l’intermédiaire de son agence de recherches en disparitions, à résoudre des enquêtes, parfois même plus efficacement que son illustre frère !

Alors qu’Enola est lancée dans une nouvelle enquête sur la disparition de Lady Blanchefleur del Campo, elle découvre que son frère Sherlock la recherche désespérément. Il vient en effet de recevoir un énigmatique paquet en provenance de leur mère, adressé tout spécifiquement à Enola, et qu’elle seule saurait décrypter.

Sherlock, accompagné de son frère Mycroft, se voit donc contraint de suivre les traces d’Enola dans ses pérégrinations au cœur des sombres tunnels de Londres.

Ensemble, les trois Holmes devront répondre à une triple question : Qu’est-il arrivé à leur mère ? Où est donc Lady Blanchefleur ? Et que décidera l’aîné Mycroft de l’avenir d’Enola lorsque ses frères l’auront rattrapés ?

Après La double disparition, L’affaire Lady Alistair et Le mystère des pavots blancs, Le secret de l’éventail et L’énigme du message perdu, Métro Baker Street m’a permis de clôturer en beauté la série consacrée à la petite sœur de Mycroft et Sherlock, Enola Holmes.

Si vous pensez que Sherlock Holmes est le meilleur détective de la famille Holmes, c’est parce que vous ne connaissez pas sa jeune sœur, Enola Holmes, qui a plus d’un tour dans son sac !

Elevée comme une herbe folle, féministe en diable, Enola vient à bout des messages codés et se révèle être une véritable professionnelle du déguisement, notre héroïne va retrouver une fois de plus ses frères sur son passage et va même aider son frère Sherlock, mandaté par le Duque del Campo pour retrouver son épouse.

Cette sixième enquête sert de prétexte aux retrouvailles de la série et va répondre aux deux questions que l’on se pose depuis le premier tome : où est passée Eudora Holmes ? Et surtout mère et fille vont-elles enfin se retrouver ?

Si vous voulez connaître les réponses, il faudra lire les romans de Nancy Springer, pour part je les recommande aux jeunes lecteurs et lectrices dès 12 ans.

Comme vous le savez, j’ai beaucoup aimé cette série bien documentée, portée par une héroïne diablement courageuse, qui se retrouve seule et livrée à elle-même après la désertion de sa mère, et qui a du fuir les projets de Mycroft et Sherlock à son rencontre.

Ayant reçu une éducation très libre, Enola a épousé les idées suffragistes de sa mère et trouve bien étriqué le carcan dans lequel ses frères voudraient l’enfermer. Et bien qu’à la tête d’un pécule confortable, elle veut devenir le meilleur enquêteur du monde et damer le pion à son illustre frère qu’elle admire secrètement.

Comme pour les précédents opus, Enola enquête une fois de plus sur un enlèvement, celui de lady Blanchefleur del Campo, enlevée devant le métro de Baker Street alors qu’elle était accompagnée de ses deux dames de compagnie.

Elle va encore damer le pion à son cher frère et mener sa mission à bien, de façon expéditive je dois bien le reconnaître, c’est le bémol que je reproche à cette série : Enola découvre le fin mot de l’histoire est un peu trop rapidement mais comme c’est destiné aux enfants, je comprends que l’autrice ne souhaite pas complexifier ces intrigues.

J’ai aimé ce sixième volume et le final que nous propose l’autrice, que j’ai dévoré en une journée, prise par l’enquête et l’atmosphère que sait si bien décrire Nancy Springer qui nous confirme avec cet opus qu’elle connaît bien cette période.

En bref, une bonne série de romans policiers pour les jeunes lecteurs, portée par une héroïne attachante, garantie sans violence ni hémoglobine, qui leur permettra d’appréhender cette période.

L’histoire bien construite, avec une pointe d’humour, et une très bonne toile de fond historique les plongera dans une ambiance victorienne réussie, et qui sait, leur donnera peut-être envie de lire du Sherlock Holmes.

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Nancy Springer, née le 5 juillet 1948 à Montclair dans le New Jersey, est une auteure américaine de fantasy, de science-fiction et de littérature pour jeunes adultes. Elle aussi été professeure de littérature dans deux universités. Spécialiste du détournement de personnages, elle est l’auteur de romans racontant les exploits d’Enola Holmes, la sœur du grand Sherlock Holmes, ainsi que celle de Rowan Hood, qui n’est autre que la fille de Robin des Bois.

1889 à Londres. Voilà près d’un an qu’Enola a échappé à la vigilance de ses frères aînés Mycroft et Sherlock qui souhaitaient la mettre en pension afin de faire d’elle une lady bonne à marier.

Depuis lors, la jeune fille s’emploie, par l’intermédiaire de son agence de recherches en disparitions, à résoudre des enquêtes, parfois même plus efficacement que son illustre frère !

Mais voilà qu’un soir de juin 1889, en regagnant son logis, Enola découvre un spectacle effroyable : tiroirs arrachés, étagères vidées, débris de vaisselle sur le plancher et la petite Florrie, ligotée et bâillonnée.

La petite bonne lui apprend que sa logeuse, Mrs Tupper, à laquelle elle est très attachée, a été enlevée ! La jeune fille se jure de retrouver cette chère vieille femme avant qu’il ne soit trop tard.

De filatures en fouilles acharnées, elle trouve un mystérieux message brodé sur un ruban de crinoline. Son enquête la mène bientôt à la célèbre Florence Nightingale, militante de l‘amélioration des soins médicaux, en particulier auprès des blessés de la guerre de Crimée, trente ans auparavant. La grande dame pourrait bien être à l’origine du message crypté, qui, dévoilé, provoquerait un véritable scandale…

Après La double disparition, L’affaire Lady Alistair et Le mystère des pavots blancs, Le secret de l’éventail, L’énigme du message perdu m’a permis de retrouver la petite sœur de Mycroft et Sherlock, Enola Holmes.

Si vous pensez que Sherlock Holmes est le meilleur détective de la famille Holmes, c’est parce que vous ne connaissez pas sa jeune sœur, Enola Holmes, qui a plus d’un tour dans son sac !

Elevée comme une herbe folle, féministe en diable, Enola vient à bout des messages codés et se révèle être une véritable professionnelle du déguisement, notre héroïne va retrouver une fois de plus son frère Sherlock sur son passage.

Cette cinquième enquête me confirme tout le bien que je pense de cette série et de son héroïne diablement courageuse, qui se retrouve seule et livrée à elle-même après la désertion de sa mère, et qui a du fuir les projets de Mycroft et Sherlock à son rencontre.

Ayant reçu une éducation très libre, Enola a épousé les idées suffragistes de sa mère et trouve bien étriqué le carcan dans lequel ses frères voudraient l’enfermer. Et bien qu’à la tête d’un pécule confortable, elle veut devenir le meilleur enquêteur du monde et damer le pion à son illustre frère qu’elle admire secrètement.

Comme pour les précédents opus, Enola enquête une fois de plus sur un enlèvement, celui de sa logeuse, une vieille dame sourde comme un pot chez laquelle elle a trouvé un substitut de mère.

Elle va, une fois de plus, damer le pion à son cher frère et mener sa mission à bien. Grâce à elle, les jeunes lecteurs découvriront la dame à la lanterne, à savoir Florence Nightingale.

Cette pionnière des soins infirmiers modernes et de l’utilisation des statistiques dans le domaine de la santé va être au cœur de son enquête qui a rapport avec la guerre de Crimée qui l’a fait connaître.

J’ai aimé ce cinquième volume, tome de transition qui prépare au final de la série, que j’ai dévoré en une journée, prise par l’enquête et l’atmosphère que sait si bien décrire Nancy Springer qui nous confirme avec cet opus qu’elle connaît bien cette période.

En bref, un bon roman policier pour les jeunes lecteurs, porté par une héroïne attachante, garanti sans violence ni hémoglobine, qui leur permettra d’appréhender cette période.

L’histoire bien construite, avec une pointe d’humour, et une très bonne toile de fond historique les plongera dans une ambiance victorienne réussie, et qui sait, leur donnera peut-être envie de lire du Sherlock Holmes.

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Paul Thiès vit aujourd’hui à Paris mais de son enfance passée dans différents continents, il a conservé le goût du voyage. Ses livres racontent des histoires de pirates, de sorcières, des aventures historiques ou des émois amoureux. Depuis 2003, il a conquis son jeune public avec la série « Plume le pirate », publiée chez Flammarion jeunesse. Il est également l’auteur de L’Aventure des trois tambours et des séries « La princesse qui… » et « Sara apprentie sorcière ». Benjamin Strickler a été formé à l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de Bruxelles. Il vit à Strasbourg et illustre pour la presse et l’édition jeunesse. Il illustre Gaspard de Paris chez Flammarion Jeunesse.

Paris, 19è siècle. Gaspard Saint Georges est un jeune orphelin d’une douzaine d’années apprenti ramoneur qui s’est lié d’amitié avec une gargouille vivante.

Un jour, le Père Socrate, le vieil antiquaire, qui l’a recueilli, dans le quartier de Montmartre, est kidnappé par une chauve-souris géante !

Pour la gargouille, il n’y a aucun doute, ce monstre n’est pas un animal mais un automate. Bientôt Gaspard et ses amis s’aperçoivent que d’autres engins mécaniques rôdent autour d’eux.

Mais qui peut bien se servir d’automates pour les espionner ? Et surtout pourquoi ? Le père Socrate est-il bien celui qu’il paraît être ? Bravant les dangers, Gaspard, la gargouille et leurs amis partent à la recherche de l’inventeur maléfique et ne tarderont pas à découvrir les secrets du père Socrate…

L’attaque des automates est le second opus de la série signée Paul Thiès : Gaspard de Paris. Ce très court roman historique propose aux enfants une intrigue policière teintée de fantastique avec pour héros un jeune orphelin et une gargouille de pierre.

Et je dois dire que je ressors charmée de cette lecture à destination des 8/10 ans. Paul Thiès propose à ses jeunes lecteurs un roman de qualité, bien documenté, bien écrit, avec un vocabulaire recherché.

L’intrigue policière est bien construite et le suspens mené jusqu’au bout, deux atouts pour les apprentis détectives qui adoreront enquêter aux côtés de Gaspard et de son ami gargouille.

Le jeune orphelin est un héros attachant, un enfant honnête, gentil et intelligent qui saura délivrer le père Socrate, bien aidé par ses amis qui lui seront d’une aide précieuse.

De belles valeurs comme l’amitié, le courage et l’honnêteté, toujours utiles à prôner auprès des enfants, sont bien mises en avant et il est sûr que ce roman fantastique fera mouche auprès des jeunes lecteurs et lectrices dont ils sont la cible.

Le travail d’édition de Flammarion jeunesse est toujours aussi soigné tout en proposant des prix attractifs, ce qui est à souligner. Les chapitres sont courts, la police de caractère ronde et large facilite grandement la lecture et le roman est abondamment illustré avec talent par Benjamin Strickler, permettant des pauses, une aération du texte et ajoutant une bonne dose de charme à l’histoire.

Autant de points positifs pour les détectives en herbe, qu’ils soient bons lecteurs ou moins bons, tous y trouveront leur compte. Et cerise sur le gâteau, cette petite histoire leur permettra de découvrir le quotidien d’un enfant du XIXè siècle avec une atmosphère vieux Paris très réussie.

Pour conclure, je recommande ce roman aux enfants dès 8 ans, je suis sûre que cette histoire pleine de surprises saura leur plaire !

Un grand merci aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture fantastique.

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Joanne Kathleen Rowling a grandi en Angleterre où elle est née en 1965. Elle commence à imaginer la saga Harry Potter dès la fin des années 90, après ses études de lettres. Si J.K. Rowling achève le premier tome de la série en 1993, Harry Potter à l’école des sorciers n’est publié qu’en 1997 par Bloomsburry en Angleterre, puis en 1999 par Gallimard en France. Les prix littéraires remis aux premiers tomes, et surtout le formidable bouche à oreille des cours de récréation font de Harry Potter un sorcier mondialement connu. Le septième et dernier volume de la série est paru en 2007. Auteur d’un phénomène éditorial inédit qui bouleverse tous les repères de la littérature jeunesse, JK Rowling a vu son œuvre récompensée par le Prix Andersen en 2010.

Les contes de Beedle le Barde bercent l’enfance des sorciers depuis des siècles. Empreints de ruse et de magie, ces classiques sont distrayants, instructifs et tout aussi captivants qu’au quinzième siècle, quand Beedle posa pour la première fois sa plume sur le parchemin.

Parmi les cinq contes, Le Conte des trois frères est bien connu des fans de Harry Potter grâce à Harry Potter et les Reliques de la Mort. La Fontaine de la Bonne Fortune, Le Sorcier au cœur velu, Le Sorcier et la marmite Sauteuse, et Babbitty Lapina et la souche qui gloussait complètent la collection.

Ces petits bijoux narratifs traduits avec brio par Hermione Granger sont accompagnés de notes du professeur Albus Dumbledore, reproduites avec l’aimable autorisation des archives du directeur de Poudlard.

Ses commentaires éclairés apprennent aux jeunes sorciers comme aux moldus que ces histoires sont bien plus que de simples contes moraux, et ne manqueront pas de rendre Babbitty Lapina ou la marmite sauteuse cracheuse de limaces aussi familières aux moldus que Blanche-Neige ou Cendrillon.

Le professeur y donne de nombreuses clés et dévoile par la même occasion maint détail de la vie à Poudlard. Il ne vous reste plus qu’à entrer dans la magie…

Je comptais lire Les contes de Beedle le Barde, qui m’attendaient bien sagement dans ma PAL depuis plus de six ans, une fois venue à bout de tous les Harry Potter. Le cinquième tome de la saga ayant refroidi mes ardeurs, je me suis dit qu’il était grand temps que je découvre ces contes que j’ai dévorés en une petite heure et grandement apprécié.

Etant très friande des contes de fées des XVIIè et XVIIIè siècles, je me doutais que ces contes à la sauce Poudlard allaient me plaire et c’est bien ce qui se passa.

Si je connaissais Le conte des trois frères grâce au film car c’est un tome que je n’ai pas encore lu, j’ai découvert avec grand plaisir les quatre autres avec une prédilection pour La fontaine de la bonne fortune même si ils tous très réussis.

JK Rowling, trousse, avec son talent habituel, des histoires charmantes pleines de magie et de sorcières, abordables par les enfants dès 8 ans, qui rappellent les contes de fées traditionnels, sans pour autant les plagier.

J’ai vraiment été agréablement surprise par la qualité des intrigues, leurs ressorts tragiques ou humoristiques mais les commentaires d’Albus Dumbledore m’ont nettement moins enchantée, je les ai trouvés un peu trop longs, finalement inintéressants, et j’ai fini par les passer pour me concentrer sur les contes.

Une bonne lecture et un sympathique moment de lecture que ces contes de fées à la mode J.K Rowling, je continuerai à découvrir les autres opus de la bibliothèque de Poudlard : Le quidditch a travers les âges et Les animaux fantastiques Vies Et habitat dès que j’en aurai l’occasion !

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Nancy Springer, née le 5 juillet 1948 à Montclair dans le New Jersey, est une auteure américaine de fantasy, de science-fiction et de littérature pour jeunes adultes. Elle aussi été professeure de littérature dans deux universités. Spécialiste du détournement de personnages, elle est l’auteur de romans racontant les exploits d’Enola Holmes, la sœur du grand Sherlock Holmes, ainsi que celle de Rowan Hood, qui n’est autre que la fille de Robin des Bois.

Mai 1889 à Londres. Voilà plus de huit mois qu’Enola a échappé à la vigilance de ses frères aînés Mycroft et Sherlock qui souhaitaient la mettre en pension afin de faire d’elle une lady bonne à marier.

Depuis lors, la jeune fille s’emploie, par l’intermédiaire de son agence de recherches en disparitions, à résoudre des enquêtes, parfois même plus efficacement que son illustre frère !

Or voici que son chemin croise une ancienne connaissance, lady Cecily Alistair. Il est clair qu’elle est en plein désarroi et dument accompagnée par deux duègnes qui ne la quittent pas d’une semelle.

Juste avant de disparaître, elle glisse furtivement à Enola un éventail rose qui recèle un mystérieux message codé. Décidée à porter secours à sa jeune amie en détresse, Enola s’apprête à se lancer à sa poursuite lorsqu’elle tombe sur Mycroft qui tente de l’interpeller.

Elle perd alors la trace de Cecily mais ne s’avoue pas vaincue pour autant…

Après La double disparition, L’affaire Lady Alistair et Le mystère des pavots blancs, Le secret de l’éventail signe mes retrouvailles avec la petite sœur de Mycroft et Sherlock, Enola Holmes.

Si vous pensez que Sherlock Holmes est le meilleur détective de la famille Holmes, c’est parce que vous ne connaissez pas sa jeune sœur, Enola Holmes, qui a plus d’un tour dans son sac !

Élevée comme une herbe folle, féministe en diable, Enola vient à bout des messages codés et se révèle être une véritable professionnelle du déguisement, notre héroïne va retrouver une fois de plus ses frères sur son passage et va même aider son frère Sherlock, mandaté par lady Theodora pour retrouver sa fille.

Cette quatrième enquête me confirme tout le bien que je pensais de cette série et de son héroïne diablement courageuse, qui se retrouve seule et livrée à elle-même après la désertion de sa mère, et qui a du fuir les projets de Mycroft et Sherlock à son rencontre.

Ayant reçu une éducation très libre, Enola a épousé les idées suffragistes de sa mère et trouve bien étriqué le carcan dans lequel ses frères voudraient l’enfermer. Et bien qu’à la tête d’un pécule confortable, elle veut devenir le meilleur enquêteur du monde et damer le pion à son illustre frère qu’elle admire secrètement.

Comme dans les trois précédents opus, Enola enquête une fois de plus sur une disparition, celle de lady Alistair qu’elle devait déjà retrouver dans le second tome de la série, enlevée cette fois-ci par son propre père dans le but de la marier à son cousin.

Un mariage dont la jeune lady, éprise de liberté et de socialisme, ne veut à aucun prix. Sur ce point-là, Enola ne peut que l’approuver et il lui faudra toute sa sagacité pour venir à bout de cette enquête et permettre à Cecily de recouvrer la liberté.

J’ai beaucoup aimé ce quatrième volume, mon préféré à ce jour, je l’ai dévoré en une journée, prise par l’enquête et l’atmosphère que sait si bien décrire Nancy Springer qui nous confirme avec cet opus qu’elle connaît bien cette période.

L’histoire bien construite, avec une pointe d’humour, et une très bonne toile de fond historique les plongera dans une ambiance victorienne réussie, et qui sait, leur donnera peut-être envie de lire du Sherlock Holmes.

En bref, un très bon roman policier pour les jeunes lecteurs, porté par une héroïne attachante, garanti sans violence ni hémoglobine, qui leur permettra d’appréhender cette période.

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« Il y avait peut-être une place pour moi dans ce monde, après tout. Une place où je ne serais ni étrange ni égoïste, où je ne serais une déception pour personne. Qui pourrait être déçu par une femme qui découvrirait tant de merveilles scientifiques ? Ma mère, sans doute. Mais je ne voulais pas y penser.

Eté 1899, comté de Caldwell, au Texas. Calpurnia Virginia Tate (Callie V.) a 12 ans et a trois frères ainés et trois frères cadets : Harry 17 ans, Sam Houston 14 ans, Lamar 13 ans, Travis 10 ans, Sul Ross 8 ans et Jim Boure 3 ans.

Seule fille de la fratrie, elle subit la sévérité de sa mère qui entend bien en faire une future femme d’intérieur accomplie alors que Callie ne rêve que d’être dehors, son père dirige la fabrique de coton de Fentress.

Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia Tate, onze ans, continue de partager avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes quant à ses découvertes. Elle affirme sa personnalité au milieu de ses six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine, la couture et les bonnes manières, comme il se doit, ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si elle ne voulait pas faire son entrée dans le monde comme toutes les jeunes filles de son âge ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté ?

Calpurnia est l’adaptation éponyme du roman d’apprentissage signé Jacqueline Kelly. J’avais trouvé le roman charmant même si il y avait trop de longueurs à mon goût et cette adaptation très fidèle du roman n’a pas ce travers, j’ai donc passé un excellent moment avec cette bande dessinée qui reprend la trame du roman et qui fait la part belle à l’héroïne, sa découverte de la nature et à la belle relation qui l’unit à son grand-père.

Les planches de Daphne Collignon sont comme toujours superbes, ses dessins tout en rondeur sont un régal pour les yeux, sa maîtrise des couleurs (noir et blanc, sépia ou ocre) fait merveille et c’est un vrai plaisir que de parcourir les pages, de la première jusqu’à la dernière.

Les personnages sont très expressifs et les planches sont variées : tantôt sous forme de cases, tantôt sous forme de planches naturalistes, quant à la police de caractère façon écriture manuscrite, elle est très lisible et agréable à lire.

Comme le roman, l’adaptation aborde très intelligemment l’adolescence, la condition féminine et l’envie d’émancipation de son héroïne qui déteste jouer au piano, faire du crochet ou converser en français, entre autres choses, tout ce que sa mère considère comme essentielles à une jeune fille.

Il faut dire qu’à l’époque la science était un domaine réservé aux hommes et peu de femmes ont alors accès aux études supérieures mais Bon-Papa croit en elle et refuse que sa petite-fille si vive d’esprit, soit cantonnée aux tâches ménagères.

Un second volume tout aussi réussi que le précédent que je conseille à tous et plus particulièrement aux jeunes filles qui délaissent souvent les études scientifiques, Calpurnia, personnage très attachant, les fera peut-être changer d’avis !

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture pleine de charme !

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Alexandre Fera est éducateur pour personnes handicapées, il a publié chez Flammarion Je n’ai pas toujours été un vieux con, Après la mer et le dernier cerveau. Il vit à Nantes.

Charlie est en CM2 mais depuis six mois, rien ne va plus ! Ses parents ne s’aiment plus et se sont séparés, se partageant sa garde de façon équitable : elle vit une semaine chez son père et une chez sa mère.

Bien que la séparation se soit faite en douceur, ses parents sont malheureux, toujours un air triste collé au visage et Charlie a l’impression de devoir tout gérer à leur place.

Sa mère se plonge dans son travail et son père est encore plus distrait que d’habitude ! Heureusement, avec son amie Léa, elle ne manque pas d’idées pour les faire réagir : des anniversaires improvisés avec toute sa classe aux rencontres organisées avec des pères célibataires, se comporter comme un bébé et même fuguer. Quand Charlie s’en mêle, les parents n’ont qu’à bien se tenir !

Charlie s’en mêle ! est le premier roman pour la jeunesse d’Alexandre Feraga, un auteur habituellement publié en adulte. Cette histoire pensée pour les 10 ans et plus met en scène la pétillante et attachante Charlie qui fait la paire avec sa meilleure amie Léa.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes sans la séparation de ses parents, elle déteste se sentir différente de ses camarades qui vivent avec leur père et leur mère, eux !

D’autant que cette séparation est loin de rendre ses parents heureux, bien au contraire. Alors Charlie va tout faire pour les aider à retrouver leur joie de vivre, même si c’est contre leur gré !

J’ai trouvé ce court roman bien sympathique et touchant, avec des thèmes forts pour le jeune public : la séparation, le divorce, la garde alternée et comment rester une famille malgré tout.

Notre jeune héroïne a plus d’un tour dans son sac et son expérience aidera sûrement les jeunes lecteurs et lectrices confrontés à ces problématiques, à les dédramatiser.

Alors certes, ici, la séparation se fait le mieux possible avec des parents qui ne se déchirent pas ni n’instrumentalisent leur enfant, on pourrait reprocher à l’auteur de mettre en scène un divorce idyllique, je ne le ferai pas car je trouve les réactions de Chloé très réalistes et vraisemblables et toutes les séparations ne tournent pas, heureusement, au pugilat.

Charlie est une héroïne pleine de ressources et la manière dont elle fait vivre l’enfer à ses parents est assez délectable, il y a des passages très drôles, qui plairont aux enfants ! Si elle semble parfois perdre le contrôle de la situation, Charlie est bien entourée par des adultes (famille, enseignants…) qui savent lui remettre les points sur les i quand besoin est.

C’est un court roman très dynamique, plein d’espoir, avec une jeune héroïne pétillante et facétieuse, dans lequel il est aussi question de résilience et d’acceptation. Je le recommande !

Un grand merci aux éditions Flammarion pour cette lecture pleine de pep’s.

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Christophe Loupy écrit pour tous les âges. Des albums pour les plus jeunes ; des romans, courts ou longs, pour les enfants et les adolescents ; des scénarios tout public pour le cinéma et l’animation. Quand on lui demande comment il est arrivé dans l’édition jeunesse, il répond avec humour : « Dans la vie, il y a trois catégories de personnes. Celles qui sont fortes en français et celles qui sont fortes en maths… ». Autrement dit, entre conteur et compteur, son choix était évident ! Héloïse Solt est née à Paris en 1994. Après un baccalauréat littéraire, elle s’installe à Lyon pour intégrer l’école de dessin Émile Cohl, avec le dessin animé comme spécialité. En 2016, elle réalise un court-métrage intitulé L’homme au parapluie, inspiré d’une nouvelle de Roald Dahl. Elle travaille aujourd’hui sur différentes productions de dessins animés en tant que dessinatrice de décors. En 2018, elle publie son premier livre, aux éditions Little Urban, À la recherche du doudou perdu.

La révolte gronde, le peuple est en colère et arbore des chaperons jaunes pour marquer son mécontentement face à son monarque qui a promulgué des lois les saignant à blanc.

Une fois de plus, le roi Dagobert a mis le Royaume à l’envers ! Et cerise, sur le gâteau, le voici victime d’un mauvais sort… mais qui veut la peau de Dagobert ?

Et qui peut bien sauver le roi pris au piège d’un enchantement ?

Au secours, Merlin, ton vieux copain Dago a grand besoin de toi !!!

Au secours, Merlin ! est le second opus du roi Dagobert, une série médiévale culotée à destination des 7 / 9 ans, imaginée par Christophe Loupy, professeur des écoles.

L’histoire classée dans la collection Premiers Romans chez Little Urban s’adresse tout de même aux jeunes lecteurs qui se débrouillent déjà bien avec la lecture, donc plutôt fin de CP ou CE1 mais les parents peuvent aussi lire cette série drôle et culotée aux plus jeunes à la veillée.

L’histoire est bien construite, le texte bien lisible, écrit au passé simple, avec un vocabulaire recherché même si l’histoire est aussi truffée d’expressions modernes qui feront bien rire les lecteurs petits et grands.

Car malgré le contexte historique et les bonus historiques en fin d’ouvrage, l’histoire est très actuelle avec ces chaperons jaunes qui rappellent les gilets jaunes.

Le récit, bien pensé pour les enfants, est empli de magie et bourrée d’humour et on a plaisir à découvrir les péripéties de ce roi Dagobert qui ne met pas que sa culotte à l’envers.

On retrouve ici les personnages du précédent opus tels que Dagobert, Sébastien, Ballotin et Juliette mais un personnage célèbre fait son entrée : l’enchanteur Merlin, qui ressemble beaucoup ici à celui de Disney dans sa personnalité et dans sa représentation, comem vous pouvez le voir sur la couverture.

Les illustrations d’Héloïse Solt sont très chouettes, permettent une bonne aération du texte et de faire des pauses dans la lecture. Un procédé idéal pour mettre du rythme dans l’histoire et offrir la possibilité aux enfants ou leurs parents de découper leur lecture.

Je conseille sans réserve ce titre aux jeunes lecteurs et à leurs parents qui souhaiteraient les accompagner dans leur lecture du soir avec cette lecture pleine de pep’s et de fantaisie !

D’autres titres sont à paraître en 2020, je serai au rendez-vous.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette découverte.

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