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Posts Tagged ‘littérature steampunk’

Originaire du Sud de la France, Fleur Hana est connue pour son roman à succès Nous deux à l’Infini. Publiée entre autres chez Hugo New Romance, J’ai lu, HarperCollins France, France Loisirs, Audible, elle a également été la marraine du premier prix de la romance Nouvelles Plumes-France Loisirs en 2018. Son roman Follow Me a été nommé lors du prix New Romance Awards 2017 dans la catégorie « Meilleure New Romance française ».

Montmartre, fin du XIXè sièlce. Une danseuse du Moulin Rouge est retrouvée morte quelques heures après la fermeture de l’établissement fréquenté par le prince de Galles, intégralement vidée de son sang et de ses organes.

Lord Spencer Fitzwilliam est dépêché sur place par l’agence britannique R.O.S.E afin de résoudre cette sordide histoire de meurtres qui fait la une de toutes les gazettes. Peu habitué au terrain, il préfère inventer des artefacts dans son bureau, il entend bien résoudre cette enquête en un temps record.

Mais c’était sans compter Rosaline Leprince et son engin diabolique, plus communément appelé bicyclette. La jeune journaliste au caractère bien trempé est elle aussi lancée sur les traces de celui que la capitale surnomme déjà l’Embaumeur de Montmartre.

Ce qui aurait dû être une mission en solo devint le pire cauchemar de l’Anglais : enquêter en duo avec cette parisienne excentrique qu’il ne comprend pas.

Si vous me lisez régulièrement, vous avez du vous apercevoir que mes incursions dans le genre steampunk se comptent sur les doigts d’une main mais L’embaumeur de Montmartre, premier tome de R.O.S.E avait éveillé ma curiosité pour deux raisons : l’histoire se passe à Montmartre à la fin du XIXè siècle et il s’agit d’une intrigue policière.

Fleur Hana nous emmène donc le Paris de la belle époque, nous allons sillonner les rues de ce véritable petit village dans Paris en compagnie de notre duo d’enquêteurs et assister au fameux quadrille du Moulin Rouge, voisiner avec la Goulue, Toulouse-Lautrec et Jane Avril.

L’autrice fait de nombreux clins d’œil au mouvement steampunk, juste ce qu’il faut pour ne pas perdre la néophyte que je suis. J’ai bien aimé les artefacts, l’atmosphère de ce Paris de la Belle Epoque qui est bien rendue ici et le style fluide et plein d’humour de Fleur Hana qui nous amuse avec l’antagonisme de son duo de héros.

Dans ce roman, nous suivons les frasques d’une jeune journaliste belle et rebelle, avant-gardiste en diable obligée d’enquêter en duo avec son opposé, un lord anglais guindé qu’elle choque à tout bout de champ par sa gouaille, ses tenues, sans oublier ses cigarettes dont elle ne se prive pas.

Ils sont aidés dans leur enquête par Anatole Leprince, le père de Rosaline, lui-même inventeur d’artefacts et ami du feu père de Spencer Fitzwilliam et par Justin, le meilleur ami de Rosaline et employé du Moulin Rouge.

L’intrigue policière en elle-même ne manque pas de suspens même si on comprend très rapidement qui se cache derrière cette série de meurtres, je n’ai pas boudé mon plaisir jusqu’au point final tant il y a de l’action et des rebondissements.

Une lecture divertissante, menée par un duo attachant que je serai ravie de retrouver dans le second volume si un jour il paraît !

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Paris, 1872. On retrouve dans une ruelle sombre le cadavre atrocement mutilé d’une prostituée, premier d’une longue série de meurtres aux résonances ésotériques. Enquêteur atypique, à l’âme abimée par son passé et au corps d’obèse, l’inspecteur Ragon n’a pour seule arme contre ces crimes que sa sagacité et sa gargantuesque culture littéraire.

Paris 1872, une prostituée est retrouvée dans une ruelle, nue, les lèvres cousues. Première victime d’une série de meurtres que devra résoudre l’agent Ragon, nouvellement policier, après avoir été soldat pendant la guerre de 1870.

Lettré et particulièrement féru de littérature, Ragon a semble-t-il bien des points communs avec l’assassin qui se joue de lui et concocte des énigmes à seule fin d’être semble-t-il capturé par le policier obèse, qui enfle à chaque nouvelle enquête…

Voilà un livre qui m’intriguait et qui n’aura pas eu le temps de croupir dans ma PAL grâce à ma copinaute Belette qui a accepté de le lire avec moi, un grand merci à elle car ce fut, comme toujours, un chouette moment d’échanges autour de ce roman atypique.

Feuillets de cuivre est un fix-up de nouvelles qui emprunte à la fois aux feuilletons littéraires du 19è et aux séries policières d’aujourd’hui, qui se déroulent entre 1872 et 1912 s’inscrivant dans le même univers, à savoir un Paris aux connotations steampunk, toutes reliées entre elles et centrées sur le même personnage, l’imposant Ragon, qui enfle au fur et à mesure des enquêtes qu’il mène.

Fabien Clavel que je découvre ici, nous propose plusieurs enquêtes au cœur d’un Paris uchronique où la magie, l’éther, les hélices, les machines à remonter dans le temps et autres démons existent pour de vrai.

Son inspecteur, qui est un lecteur compulsif, trouve dans les livres les résolutions de tous ces crimes, qui semblent n’avoir été commis que dans un but : lui donner du fil à retordre.

Divisé entre deux parties et dix carnets d’enquêtes, ce roman est assez atypique comme je le disais plus haut. Atypique dans sa construction, dans les sujets qu’il aborde et éminemment littéraire.

Il a beau être à mille lieux de mes lectures habituelles, je l’ai littéralement dévoré tant l’écriture de l’auteur et les thèmes qu’il aborde sont passionnants même si parfois j’étais un peu perdue dans la seconde partie je dois bien l’avouer.

Chaque carnet représente une enquête et la résolution de cette enquête, toujours sur le même canevas. Et si les thématiques peuvent apparaître redondantes car elles traitent toutes d’enquêtes, de cadavres, de complots et d’assassinats en tous genre, et elles trouvent toutes leurs résolutions dans les romans du XIXè siècle. Il n’en est pourtant rien car cette répétitivité ne lasse pas.

Ragon est un inspecteur singulier puisqu’il résout les crimes sur lesquels il enquête en se plongeant dans les livres, même les plus inattendus. Dans Feuillets de Cuivre, il y a un amour manifeste de la littérature et de nombreuses références parsèment le récit : Zola, les frères Goncourt, Jules Verne, Hugo, Maupassant….

Fabien Clavel est un bibliomane averti et il a aussi un grand talent de conteur, et de ce point de vue là, Feuillets de cuivre a été un pur régal, d’autant qu’il créé pour nous un univers à la fois uchronique et steampunk, qui m’a beaucoup plu.

Maintenant je dois bien avouer que certains carnets m’ont apparu un peu abscons voire embrouillés dans la seconde partie, nettement plus fantastique, ce qui ne veut pas dire que cette seconde partie est moins bonne mais certainement moins faite pour moi qui ne suis pas habituée à ce genre.

Ceci mis à part, Feuillets de cuivre fut une très bonne lecture, mêlant le policier, le fantastique, le steampunk, le tout à la manière des romans feuilletons du 19è, je lirai à nouveau Fabien Clavel c’est sûr.

Vous pouvez retrouver l’avis éclairé de Belette ici.

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Alors que tout le monde ne songe qu’aux prochaines élections du Parlement des Fées, Griffont doit aider un ami soupçonné de meurtre. De son côté, Isabel se trouve aux prises avec de dangereux anarchistes venus de l’OutreMonde et décidés à ensanglanter Paris pour se faire entendre. Mais ces deux affaires pourraient bien être liées, et nos deux héros ne tarderont pas à lever le voile sur un secret ancien susceptible d’ébranler le trône d’Ambremer. Un secret que convoite le Reine Noire, jumelle maléfique et ennemie acharnée de la reine des fées.

Paris 1910. Quelques mois après l’épilogue de L’Elixir d’oubli, Louis Denizart Hippolyte Griffont se voit de nouveau confronté à un tourbillon d’événements alors que de nouvelles élections à l’assemblée des fées secouent le tout-Paris des mages.

Troisville, l’élève de Griffont, sur le point d’ouvrir sa propre échoppe de mage, provoque en duel Dalmas, un mage Incarnat, la loge rivale de celle de Griffont, Cyan.

Au matin du duel, Dalmas est introuvable. Les Incarnat sont persuadés que Troisville l’a lâchement assassiné et Griffont, aidé de l’enchanteresse Isabel de Saint-Gil, va tout faire pour découvrir la vérité et pour que l’innocence de son protégé soit reconnue…

Trois mois après ma lecture du premier volume de la trilogie Le Paris des merveilles, Les enchantements d’Ambremer, j’ai retrouvé avec grand plaisir l’univers fantaisy et steampunk de Pierre Pevel ainsi que l’ensemble des protagonistes de cette saga, et en tout premier lieu Griffont et la belle Isabel bien sûr, notre duo de héros sympathique en diable.

Ce troisième tome fut une fois de plus un véritable bonheur de lecture, j’aime décidément beaucoup ce mélange de cape et d’épées car l’escrime y est très présent tout comme dans le précédent opus, le Paris de la Belle Époque mâtiné de magie et de fantaisy avec des personnages issus des bestiaires médiévaux comme les fées, les chats-ailés, les gnomes et les dragons de l’Outremonde.

La plume de Pierre Pevel est vive et savoureuse et l’intrigue, de qualité, est menée tambour battant même si je trouve la fin de la série trop expéditive hélas. L’auteur nous tient en tout cas en haleine jusqu’à la dernière page, multipliant les rebondissements et les révélations tout au long du récit, dosant savamment ses effets.

Les personnages de Griffont et d’Isabel sont en grande forme dans ce dernier opus et les dialogues de la baronne sont une fois de plus savoureux et souvent drôles, j’aime décidément beaucoup cette héroïne que je trouve très attachante et pleine de piquant.

Pour celles et ceux qui comme moi ne sont pas familiers de ce genre fantaisy parfois complexe, ils ne seront pas perdus car Pierre Pevel ne nous assomme pas sous des dizaines de pages d’explications de son monde et tout ceci est amené avec simplicité et légèreté, du grand art !

Comme vous le savez déjà, j’ai un gros faible pour la Belle Époque et j’ai été vraiment séduite par celle que nous propose Pierre Pevel à la fois réelle et fantasmée pour devenir un Paris d’uchronie auquel on croit sans problème.

C’est un roman qui tient à la fois du merveilleux, de la fantaisy, du roman d’aventures et du roman policier avec aussi une pointe d’humour, un récit qui comme je le disais plus haut fut un moment de pur bonheur de lecture pour moi.

Une série que j’ai adoré et que j’aurai sans doute grand plaisir à relire dans quelques années, une très belle découverte pour moi qui ne goûte d’habitude pas les romans fantaisy.

Je quitte en tout cas à regret cet univers enchanteur en espérant que Pierre Pével nous offrira un jour un tome 4, la fin ouverte de celui-ci s’y prête bien.

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Paris, 1909. A peine remis de sa précédente enquête, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une bien étrange affaire, dont les ramifications pourraient remonter à plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d’années. Secondé – plus ou moins – par la baronne Isabel de Saint-Gil, Griffont va devoir affronter bien des dangers. Mais il se pourrait que ce soit l’avenir de notre monde et de l’OutreMonde, lui-même, rien moins, qui soit en jeu. Cela justifie bien de se replonger dans son passé, voire de mettre sa propre vie en péril.

Paris 1909. Quelques mois après l’épilogue des Enchantements d’Ambremer, Louis Denizart Hippolyte Griffont se voit de nouveau confronté à un tourbillon d’événements tous plus incompréhensibles les uns que les autres.

Griffont, membre reconnu d’un club de gentlemen magiciens, est sur une nouvelle affaire de meurtre. La victime est un antiquaire apparemment sans histoires, mais l’enquête du mage le conduit à un nom que beaucoup redoutent : Giacomo Nero.

Cet ambitieux mage noir pourrait bien être mêlé à une intrigue trouvant ses origines à l’époque de la Régence. En ce temps-là, Griffont était le chevalier de Castelgriffe. Érudit désinvolte et mage libertin, il s’apprêtait à affronter une société secrète et, ce faisant, collaborait pour la première fois avec une certaine baronne de Saint-Gil.

Un mois après ma lecture du premier volume de la trilogie Le Paris des merveilles, j’ai retrouvé avec grand plaisir l’univers fantaisy et steampunk de Pierre Pevel et l’ensemble des protagonistes de cette saga, et en premier lieu Griffont et la baronne bien sûr, notre duo de héros sympathique en diable.

Ce deuxième tome fut un véritable bonheur de lecture, j’aime décidément beaucoup ce mélange de Paris de la Belle Époque mâtiné de magie et de fantaisy avec des personnages issus des bestiaires médiévaux comme les fées, les chats-ailés, les gnomes et les dragons de l’Outremonde et de Belle Époque avec ses brigades du Tigre.

Pour moi qui adore cette série qui a bercé mon enfance, c’est un vrai plaisir de retrouver au détour de cette lecture les personnages de Faivre, Valentin, Terrasson et Pujol !

Pierre Pevel invite aussi Arsène Lupin dans son Paris des merveilles en lui faisant endosser le rôle de soupirant de la Baronne, un soupirant qui provoque l’ire et la jalousie de Griffont toujours amoureux de sa femme sans toutefois l’avouer à la principale intéressée qui nourrit les mêmes sentiments en secret elle aussi.

La plume de Pierre Pevel est vive et savoureuse et l’intrigue est menée tambour battant entre Paris et l’Outremonde du début du 20è mais aussi au temps de la Régence avec des flashbacks bien amenés qui nous permettent d’assister à la rencontre de Griffon et d’Isabelle, d’expliquer les origines du complot et d’en apprendre plus sur ce mage et cette fée.

Pour celles et ceux qui comme moi ne sont pas familiers de ce genre parfois complexe, ils ne seront pas perdus car Pierre Pevel ne nous assomme pas sous des dizaines de pages d’explications de son monde et tout ceci est amené avec simplicité et légèreté, du grand art !

Comme vous le savez déjà, j’ai un gros faible pour cette Belle Époque et j’ai été vraiment séduite par celle que nous propose Pierre Pevel à la fois réelle et fantasmée pour devenir un Paris d’uchronie auquel on croit sans problème.

C’est un roman qui tient à la fois du merveilleux, de la fantaisy, du roman d’aventures et du roman policier avec aussi une pointe d’humour, un récit qui comme je le disais plus haut fut un moment de pur bonheur de lecture pour moi.

Un second opus on ne peut plus réussi et maîtrisé que le premier et une trilogie qui m’enchante tellement que je compte la terminer le mois prochain.

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À première vue, on se croirait dans le Paris de la Belle Époque. En y regardant de plus près, la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, et une ligne de métro rejoint le pays des fées… Dans ce Paris des merveilles, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, est chargé d’enquêter sur un trafic d’objets enchantés, lorsqu’il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. Il lui faudra alors s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien…

A la fin des guerres Napoléoniennes, L’OutreMonde des fées et autres êtres Merveilleux a révélé son existence à la Terre. En 1909, plus personne ne s’étonne de croiser des magiciens, des gnomes, des gargouilles, des fées ou des chats ailés.

Occupé à enquêter sur un trafic d’objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres vraisemblablement orchestrés par la Reine Noire à la recherche de la vie éternelle.

Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n’a d’autre choix que de s’associer à la baronne Isabel de Saint-Gil, une fée renégate de l’OutreMonde que le mage ne connaît que trop bien puisqu’elle est son épouse depuis plus de deux siècles…

La fantaisy et le steampunk ne sont habituellement pas ma tasse de thé mais rendons à César ce qui lui appartient, si j’en suis venue à m’intéresser et à emprunter Le Paris des Merveilles tome 1 Les enchantements d’Ambremer c’est grâce à ma copinaute Céline qui m’a chaudement recommandé la trilogie au complet et je dois dire que ce premier tome m’a beaucoup plu !

L’univers créé par Pierre Pevel mêlant bestiaire de la fantaisy comme les fées, les gnomes, les gargouilles, les licornes… et Paris de la Belle Époque est très réussi. Sa plume est également très agréable à lire et rappelle à la fois Alexandre Dumas et les feuilletonistes de la fin du 19è siècle, nous emportant dans son sillage dans cet univers particulier mais plein de charme.

Pour celles et ceux qui comme moi ne sont pas familiers de ce genre parfois complexe, ils ne seront pas perdus car Pierre Pevel ne nous assomme pas sous des dizaines de pages d’explications de son monde et tout ceci est amené avec simplicité et légèreté, du grand art !

Son héros Griffont est lui aussi une belle réussite. Mélange de Rouletabille et d’Arsène Lupin, c’est un homme charmant et charmeur, très charismatique que l’on a plaisir à le suivre dans cette aventure et à le voir se débattre avec des créatures fantastiques et enquêter avec la police judiciaire et les célèbres brigades du Tigre.

Un autre personnage est tout aussi attachant que Griffont, sa moitié, la belle Isabel de Saint Gil qui se révèle courageuse et futée, féministe en diable et très attachée à son mage de mari même si elle préfère se faire battre que de l’avouer.

Comme vous le savez déjà, j’ai un gros faible pour cette Belle Époque et j’ai été vraiment séduite par celle que nous propose Pierre Pevel à la fois réelle et fantasmée pour devenir un Paris d’uchronie auquel on croit sans problème.

C’est un roman qui tient à la fois du merveilleux, de la fantaisy, du roman d’aventures et du roman policier avec aussi une pointe d’humour, un récit qui fut un moment de pur bonheur de lecture pour moi.

Un premier opus on ne peut plus réussi et une trilogie que je vais poursuivre assurément !

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