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Posts Tagged ‘livre noël’

Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

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Le soir de Noël, Marie s’endort, entourée de ses cadeaux. Elle a couché Casse-Noisette, le pantin de bois, dans un lit de poupée. Mais, lorsque sonne le douzième coup de minuit, les jouets s’animent ! Casse-Noisette se prépare à affronter le terrible Roi des Rats pour sauver une princesse victime d’une affreuse malédiction. Marie, qui assiste au combat, se retrouve entraînée dans une aventure fantastique et périlleuse…heart_4casse-noisette-et-le-roi-des-rats-hoffmann

En ce soir de Noël, les enfants du Conseiller de Médecine Stahlbaum, Fritz et Marie, attendent impatiemment l’ouverture de leurs cadeaux lorsqu’arrive leur parrain Drosselmeier.

Ce dernier, dont les doigts de fée sont capables de réparer des mécanismes d’horlogerie complexes et délicats, sait aussi fabriquer des jouets merveilleux. Il offre à Fritz un régiment de hussards et à Marie des robes et des poupées. Il leur fait également un présent très particulier : un Casse-Noisette que chaque enfant pourra utiliser mais qui restera sous la protection de Marie, veillée de charger sur lui.

Le soir venu, Marie emmène son précieux jouet que Fritz a voulu détruire dans la vitrine de jouets et le couche dans le lit de sa poupée préférée. C’est alors que Casse-Noisette s’anime et confie à Marie qu’il reprend de ce pas sa guerre contre le roi des rats…

Avant d’être un merveilleux ballet signé Tchaïkovsky créé en 1892, Casse-Noisette et le roi des rats est un conte publié en 1816 que l’on doit à un auteur romantique allemand, Ernst Theodor Amadeus Hoffmann mort en 1822, mort dans le dénuement le plus total.

Ce grand classique que je n’avais encore jamais lu m’a permis de renouer avec Hoffmann dont j’ai déjà lu l’intégralité des contes fantastiques dont les plus célèbres sont L’homme au sable, La femme vampire, La princesse Brambilla ou Le chat Murr, pour ne citer qu’eux et que je vous encourage à découvrir si vous ne les connaissez pas.

Mais revenons à Casse-Noisette et le roi des rats qui est un très joli conte de Noël à la fois fantastique et onirique, qui fait la part belle à l’amour, aux rêves et au monde de l’enfance.

Un conte très classique, comme je les aime, dans la même veine que Le livre de Noël de Selma Lagerlöf, à la fois emprunt de la magie de Noël qui me charme tant et suranné avec des enfants sages et obéissants, qui s’émerveillent devant leurs beaux joujoux.

Le récit nous propose sans cesse des allers et retours entre l’imaginaire et le réel, les rêves et le quotidien, et que j’ai trouvé si facile à appréhender pour les enfants, je le réserverai plutôt pour des lecteurs confirmés, qui ont un vocabulaire élaboré.

Une merveilleuse histoire à découvrir dès 9 ans à condition d’avoir un vocabulaire soutenu car le texte est très littéraire et donc forcément très agréable à lire pour les adultes aussi, à condition qu’ils aient gardé leur âme d’enfant.

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Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

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Ce soir, c’est Noël : oubliés intempéries et tracas, place aux réjouissances ! Réveillonner à Rio avec Blaise Cendrars, croire en l’impossible avec FS Fitzgerald, le voir se réaliser avec Sylvain Tesson : d’Apollinaire à Truman Capote en passant par Marcel Aymé et Maupassant, les plus grands auteurs nous le rappellent, chacun à leur façon : à Noël, tout est possible, tout est différent, alors joyeux Noël ! Pour célébrer la magie de Noël et se souvenir que la vie est un beau cadeau !heart_3joyeux-noel-histoires-a-lire-au-pied-du-sapin

Impossible pour moi en cette période de l’Avent de faire l’impasse sur les contes de Noël que j’aime tant ! L’an dernier mon choix s’était porté sur Au pied du sapin, et cette année, c’est un autre court recueil collectif, toujours publié chez Folio, et qui attendait bien sagement son tour dans ma PAL depuis plus d’un an déjà, que j’ai décide de lire enfin : Joyeux Noël ! Histoires à lire au pied du sapin.

Découpé en trois parties : C’est le soir de Noël…, C’est Noël, tout de même !, Un souvenir de Noël ?, il regroupe les poésies et les contes d’auteurs et horizons très divers mais néanmoins classiques à l’exception d’un contemporain, tels que Clément Marot (Du jour de Noël), Charles Dickens (Un arbre de Noël), Sylvain Tesson (Les fées), Jules Laforgues (Noël sceptique), F.S Fitzgerald (Pat Hobby croit au Père Noël), Anton Tchekhov (A Noël), Marcel Aymé (Conte de Noël), Guillaume Apollinaire (Les sapins), Guy de Maupassant (Conte de Noël), Truman Capote (Un souvenir de Noël), Noël à Rio (Blaise Cendrars).

Un recueil charmant sur le papier mais qui après lecture, se révèle manquant cruellement de la magie de Noël. En effet, le conte signé Charles Dickens excepté, les autres se passent certes à Noël mais sont très éloignés de l’atmosphère noëllique !

Trois poèmes et huit contes nous sont donc proposés ici, j’ai bien aimé plusieurs d’entre eux, tous signés il faut le dire d’auteurs que j’affectionne, Tesson mis en part que je découvre ici et dont le conte qui a pour cadre la Bretagne m’a séduite, les autres sont des écrivains qui me sont familiers comme Dickens, Fitzgerald, Tchekhov, Aymé ou Maupassant et que j’ai apprécié retrouver.

Même si ces contes m’ont plu, j’aurai préféré des histoires plus charmantes et surtout emplies de magie, sur lesquelles aurait soufflé l’esprit de Noël.

Les deux derniers contes m’ont en revanche bien déçus mais je dois admettre que je n’aime pas Cendrars et que j’apprécie très modérément Capote et les choix de l’éditeur m’ont renforcé dans mes impressions plutôt négatives de ces deux auteurs du 20è siècle.

Une petite déception donc même si j’ai aimé plusieurs de ces contes, il manque pour moi l’atmosphère de Noël que j’aime tant. Il m’a en revanche donné envie de (re)lire les auteurs cités plus haut.

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Londres, hiver 1858. Amory, un garçon de huit ans, porte des seaux d’eau à travers les rues glacées. Pour survivre, l’orphelin doit assurer l’entretien des abreuvoirs dans un quartier élégant de la capitale. Le soir, Amory se réfugie dans les combles d’un Club très select. Là, il a chaud, il se sent en sécurité, il peut sommeiller en écoutant les conversations des lords et des baronnets… Un jour pourtant, des éclats de voix le réveillent. Intrigué, l’enfant observe la scène: un brave homme, brandissant un grimoire auquel il semble attacher le plus grand prix, subit les invectives des notables déchaînés. Le sujet : les fées, les lutins, tous les êtres magiques, et leur subite disparition, mille ans plus tôt…

l-arche-de-noel-romain-sardouauteur-editeur-pagesAprès ma petite déception suite à ma lecture d’Au pied du sapin, je me suis rabattue sur une valeur sûre en matière de magie de Noël : L’arche de Noël et autres contes de Romain Sardou qui n’aura pas eu le temps de croupir dans ma PAL. J’avais découvert et beaucoup aimé il y a deux ans déjà Une seconde avant Noël et Sauver Noël qui mettaient en scène Harold Gui, le fameux père Noël.

Ce troisième livre consacré à Noël n’est certes fois-ci pas un roman mais un recueil de contes dont le premier, le plus long, s’intitule L’arche de Noël.

Dans L’arche de Noël, le jeune Amory croise le chemin d’Eliot Doe, célèbre conteur pour enfants découvert dans Une seconde avant Noël qui vient raconter à une assemblée de scientifiques incrédules réunit au Pougheepsie Club l’histoire des êtres féériques qui peuplaient autrefois la terre.

Suivent ensuite Les petites espérances de Duane Reilly, où l’on découvre les mésaventures d’un petit Irlandais qui voit en tout le bon côté des choses.

Noël à Coldbath Fields, où un certain Barnabas Witham, victime d’une erreur judiciaire, apprend que le hasard porte parfois une barbe blanche et une houppelande rouge. Une histoire drôle qu’aurait pu écrire le génial Alphonse Allais.

Enfin, La Fessée du père Noël, nous révèle l’histoire du Père Fouettard et nous apprend que Saint Nicolas a pris sa retraite depuis que le bonhomme Noël gâte les petits enfants.

Si toutes les histoires sont différentes, elles ont toutefois comme fil conducteur un rappel à Harold Gui et à la naissance du Père Noël.

Romain Sardou encre ses histoires dans un contexte anglo-saxon du milieu du 19è qui n’est pas sans rappeler les contes et romans de Dickens puisqu’ils ont pour personnages des enfants pauvres et orphelins, livrés à eux-mêmes.

Des contes emplis de merveilleux, tour à tour émouvants ou humoristiques, bien servis par une plume fluide et agréable et un auteur passionné par son sujet et qui nous fait partager son enthousiasme pour la féérie et la magie de Noël.

Si vous ne connaissez pas les livres de Romain Sardou autour de Noël, il faut absolument y remédier !

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Lu dans le cadre du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

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Réveillonner avec Alphonse Daudet et Kessel, admirer la crèche de Giono, assister à la distribution des cadeaux avec Dostoïevski et comploter avec Alphonse Allais, Dieu et le père Noël… Entre émotion et poésie, grincements de dents et éclats de rire, succombez à la magie de Noël.

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Impossible pour moi en décembre de faire l’impasse sur les contes de Noël ! Cette année, c’est ce petit recueil collectif publié par Folio et qui attendait bien sagement son tour dans ma PAL depuis plus d’un an déjà, Au pied du sapin.

Découpé en trois parties : Des réveillons inattendus, Des Noëls de rêve, Des Noëls peu traditionnels, il regroupe les contes d’auteurs et horizons très divers tels que Joseph Kessel (Le réveillon du colonel Jerkof), Guy de Maupassant (Nuit de Noël), Alphonse Daudet (Un réveillon dans le Marais), Hans Christian Andersen (La petite fille aux allumettes), Théophile Gautier (Noël), Jean Giono (Les santons), Luigi Pirandello (Noël sur le Rhin), Fédor Dostoïevski (Un arbre de Noël et un mariage), Charles Dickens (Noël quand nous prenons de l’âge), Honoré de Balzac (La fascination), Michel Tournier (La fugue du Petit Poucet) et Alphonse Allais (Conte de Noël).

Un recueil vraiment axé 19è siècle, qui regroupe Maupassant, Dostoïevski, Gautier et Allais, j’en salivais d’avance car ils font partie tous les quatre de mon panthéon littéraire même s’ils sont cruellement absents de mon blog, il va d’ailleurs falloir que j’y remédie (note à moi-même ne faites pas attention) et bien j’en ai été pour mes frais.

J’ai été en effet plutôt déçue par les contes choisis par l’éditeur même si je dois le reconnaître qu’ils sont représentatifs de leurs auteurs respectifs.

Des contes tantôt drôles, tantôt tristes voire absurdes, qui n’ont d’ailleurs parfois aucun rapport avec Noël comme La fugue du Petit Poucet et La fascination. Aucun esprit de Noël, ni de magie mais des histoires se passant en fait le 24 ou le 25 décembre voire le 31 décembre pour La petite fille aux allumettes que j’adore soit dit en passant.

J’aurais préféré des histoires plus charmantes ou cocasses, pleines d’humour à l’image des contes retenus pour Maupassant et Allais ou mieux encore remplis de magie, sur lesquels aurait soufflé l’esprit de Noël.

Une petite déception donc même si j’ai aimé plusieurs de ces contes. Il m’a en revanche donné envie de (re)lire les auteurs retenus, à l’exception de Michel Tournier et Joseph Kessel, dont je n’ai vraiment pas goûté les histoires de Noël et qui n’en étaient pas forcément d’ailleurs.

heart_3Lu dans le cadre du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

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Londres, hiver 1854. Gloria Pickwick, gouvernante d’un respectable lord, considère d’un oeil très suspicieux l’arrivée de leur nouveau voisin. Qui est vraiment cet étrange baron Ahriman ? Mille rumeurs courent à son sujet. Parfois, une diligence conduit des gens chez lui… et on ne les revoit jamais ! Arrive le 24 décembre. Tous les enfants se couchent en rêvant au lendemain. Mais le Père Noël ne vient pas. Aucun cadeau au pied des sapins illuminés. Une maison, et une seule, fait la fête ce jour-là… Celle du sinistre baron. C’en est trop pour Gloria, qui prend l’affaire en main. Harold, un petit garçon futé, s’engage à ses côtés, avec des renforts insolites : des lutins, une fée, des oies douées de parole. L’objectif de cette drôle de troupe : sauver Noël ! Si c’est encore possible…

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Suite et fin aujourd’hui de mes lectures de Noël. Après Un chant de Noël  de Charles Dickens et Une seconde avant Noël de Romain Sardou, j’ai poursuivi avec les suites des aventures du jeune Harold dans Sauver Noël.

Voilà donc la suite des aventures d’Harold, des lutins et de la fée Dora, qu’on retrouve tous ici, et de nouveau le charme agit. Le talent de conteur de Romain Sardou ne fait aucun doute, tout du moins dans ses contes de Noël, l’auteur s’amuse, prend du plaisir, nous interpelle et c’est ce qui fait le sel et l’attrait de roman victorien à la sauce Dickens.

Une fois encore, ce sont les enfants les héros de ce roman : Harold bien sûr mais aussi tous les enfants qui attendent la venue du Père Noël pour la seconde fois. Le jour de la saint Nicolas ils ont remis leurs lettres au père Noël, ont préparé leurs sapins illuminés et tous ces enfants sages attendent avec impatience le 25 décembre au matin. Seulement, lorsque ce jour béni arrive, point de cadeaux. Les enfants pensent qu’ils n’ont pas été suffisamment sages aux yeux du père Noël sauf qu’ils se rendent compte que personne n’a eu de cadeaux, le père Noël n’est tout bonnement pas venu. Que s’est-il passé ?

Harold et les lutins vont devoir sauver Noël et ils vont avoir trois alliées de choix pour leur venir en aide : Gloria Pickwick, la gentille mais coléreuse gouvernante de la maison Balmour qui est aussi une maman qui veut revoir le sourire sur le visage de sa petite fille, la fée Dora et l’esprit d’Esclarmonde, une recluse du Moyen-Âge. Tous ensemble, ils vont devoir défier le baron Arhiman qui n’est autre que satan en personne, venu sur terre pour détruire l’esprit de Noël et semer le chaos dans Londres. Nos héros vont également pouvoir compter sur l’aide d’Eliott Doe, un auteur de contes de fées, génial inventeur d’une machine volante tout à fait extraordinaire, qui les aidera dans leur périple irlandais.

Romain Sardou fait ici la part belle aux enfants et aux femmes avec le très beau personnage de Gloria Pickwick, une femme pleine d’énergie, éminemment cultivée, passionnée par Benjamin Franklin (et cela aura une grand importance dans l’assaut final mené contre Arhiman) et qui tient la dragée aux hommes, qu’ils soient petits ou puissants, qui est la grande héroïne de ce second opus.

Ce roman, empli de la magie et l’esprit de Noël, m’a totalement séduite et je ne peux que vous conseiller de le lire. Si vous aimez les jolis contes de Noël, ceux qui ramènent tout droit en enfance, ne passez pas à côté de Sauver Noël et d’Une seconde avant Noël, qu’il vaut mieux lire dans l’ordre car le premier volume explique dans le détail la création du père Noël et tout ce qui gravite autour !

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Lu en attendant Noël et dans le cadre du Challenge Victorien

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1851. A Cokecuttle, cité industrielle anglaise hérissées des cheminées des hauts-fourneaux couvertes de suie, Harold Gui, neuf ans, orphelin de père et de mère, survit péniblement sous les ponts en pratiquant divers petits métiers. Et pourtant…
Harold ne le sait pas encore, mais il est promis à un avenir merveilleux. Guidé par un génie invisible, il va découvrir un monde peuplé de lutins, d’arbres magiques et de rennes volants. D’extraordinaires aventures l’attendent avant de pouvoir enfin rencontrer sa destinée et devenir ce personnage à la longue barbe blanche, au costume rouge éclatant que nous connaissons tous très bien : le Père Noël…

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Quoi de mieux que lire un conte de Noël à quelques encablures de Noël justement. Après Un chant de Noël, j’ai poursuivi le du marathon de lecture de Noël avec autre titre particulièrement de circonstance Une seconde avant Noël, dont l’auteur, Romain Sardou, s’est justement inspiré de Charles Dickens et a véritablement mis ses pas dans ceux de l’auteur victorien, jusque dans les titres de ses chapitres.

L’histoire commence quelques semaines avant Noël et la vie d’Harold Gui va bientôt changé. Le garçonnet, âgé de 9 ans, a été abandonné à la naissance et jusqu’à ce jour, a connu bien des tracas et des mésaventures. Et il ne fait pas bon être un enfant pauvre en ce 19è siècle, encore moins un orphelin, car l’on est à la merci de la méchanceté des adultes, exploité et battu sans vergogne, sans que personne n’y trouve rien à redire. Harold a pu quitter l’horrible orphelinat de Miss Parrott grâce à l’aide du Falou, un vieillard vagabond, amoureux des livres, qui se fait passer pour un honnête bourgeois et pour l’employeur du garçon aux yeux des autorités. Grâce à lui, Harold va enfin recevoir de l’affection et de l’amour et il va surtout être bercé de contes et de légendes que le vieil homme lui narre chaque jour, ce qui aura toute son importance par la suite.

Malheureusement pour Harold, le Falou meurt sous les coups de voleurs et le garçon est accusé de ce crime, il échappe de peu à la pendaison et va être envoyé dans une ferme en Ecosse, celle de maitre Parrott qui n’est autre que le frère de la directrice de l’orphelinat. Grâce à ce stratagème, le frère et la soeur détournent l’argent de l’état car cette main d’œuvre gratuite permet de faire tourner la ferme à peu de frais. Harold va donc retrouver en Ecosse des dizaines d’enfants qui vivent dans des conditions épouvantables, travaillant dur du matin au soir, dormant entassés dans la grange, au-dessus des animaux, et surtout ne mangeant pas à leur faim. Et ce quotidien va perdurer jusqu’à ce qu’Harold rencontre des lutins dans les bois près de la ferme. Ces petits êtres oubliés depuis 1000 ans vont lui permettre de changer le destin des orphelins et le sien bien sûr, puisqu’il va devenir le Père Noël.

Et l’auteur va décortiquer toute l’essence du Noël moderne : le papier cadeau, la lettre au père Noël, la fabrique de jouets, les rennes volants… tout ce qui fait la magie de Noël va prendre forme au fil des pages et on se prend à croire que tout ceci est vrai, que oui le Père Noël existe !

Romain Sardou a un vrai talent de conteur et nous livre ici un joli conte de Noël, son style tantôt amusant, tantôt poétique, tantôt enfanté, m’a ému et émerveillé. Les personnages, magiques ou non, sont très touchants, en particulier Harold, et m’ont transporté dans cette époque victorienne, pleine de promesses, mais aussi de duretés et d’inégalités sociales criantes. Les conditions de vie des enfants sont tout simplement révoltantes et m’ont mis les larmes aux yeux plusieurs fois même si l’auteur ne tombe jamais dans le pathos.

Une seconde avant Noël est un conte merveilleux auquel on a envie de croire, qui fait rêver et donne de l’espoir. A quelques jours de Noël et alors que mes enfants y croient encore, j’ai eu envie moi aussi de croire au Père Noël, le temps de cette lecture.

Ce roman, empli de la magie et l’esprit de Noël, m’a été conseillé par Evilys2angel et je l’en remercie car cette lecture a été un petit moment de bonheur. Si vous aimez les jolis contes de Noël, ceux qui ramènent tout droit en enfance, ne passez pas à côté d’Une seconde avant Noël !

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Lu en attendant Noël et dans le cadre du Challenge Victorien

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C’est la veille de Noël, les rues sont animées et chacun prépare joyeusement le réveillon. Le vieux Scrooge, avare et solitaire, est furieux. Il refuse l’invitation de son neveu et s’enferme chez lui. C’est alors que le fantôme de son ancien associé lui apparaît, suivi bientôt de trois autres spectres, plus inquiétants les uns que les autres. Scrooge est entraîné malgré lui dans un fabuleux voyage à travers le temps. «J’ai tenté, à travers ce petit livre plein de fantômes, de donner forme à une Idée qui ne doit en aucun cas fâcher mes lecteurs, ni les monter les uns contre les autres, ou contre la saison, ou contre moi-même. Qu’elle hante agréablement leurs maisons, et que personne ne souhaite jamais la faire disparaître.» Charles Dickens.

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Aussi incroyable que cela puisse paraître, Un chant de Noël, ne fait pas partie de mes lectures d’enfance ! Mais même si je ne l’avais jamais lu, je connaissais la trame du récit, son début et sa fin. C’est donc avec bonheur que je me suis plongée dans la courte lecture d’Un chant de Noël, lors du marathon de lecture de Noël, c’était il me semble tout à fait de circonstance.

Ce très joli conte, totalement intemporel, émouvant mais aussi plein d’espoir en l’âme humaine, écrit par Charles Dickens en 1843, nous transporte dans un Londres Victorien, recouvert d’un épais manteau blanc.

Comme chaque année, un vieillard acariâtre et pingre, Ebenezer Scrooge, s’apprête à passer Noël, seul. Scrooge n’aime personne, se soucie comme d’une guigne de son prochain, seul compte à ses yeux son précieux argent. Il n’aime pas Noël et goûte encore moins l’esprit de Noël, mais pendant la nuit du réveillon tout va changer.

Scrooge quitte sa boutique d’usurier et regagne sa maison. Suelle n’est pas sa surprise de voir son bouton de porte prendre la forme de la tête de son associé, Jacob Marley. Ce dernier, mort depuis sept années est venu le voir afin de le mettre en garde : s’il ne change pas de comportement, il s’en repentira pour l’éternité et sera condamné à porter de lourdes chaines. Marley le prévient que trois esprits vont venir le visiter et qu’il devra être attentif à ce qu’ils vont lui dire, s’il veut changer sa destinée future.

Le premier, le fantôme des noëls passés, le remmène en enfance. Il se revoit jeune garçon, malheureux en pension, éloigné du domicile familial par un père peu aimant. Puis, c’est au tour du fantôme des noëls présents, de lui montrer comment son neveu, qu’il méprise, et son commis, qu’il méprise encore davantage, passent Noël. Il les voit au sein de leurs familles et se rend compte que personne ne le porte dans son cœur, mis à part ces deux personnes, qu’il paie bien mal en retour, en affection et en argent. Enfin, c’est au tour du fantôme des noëls futurs de lui dévoiler son avenir, enfin plutôt sa mort. Personne pour le veiller une fois mort, pour le pleurer et encore moins pour le plaindre, non personne ne se soucie de lui, comme lui ne se souciait de personne.

Heureusement, la magie de Noël va frapper cet homme à l’automne de sa vie et lui ouvrir les yeux. La vie, ce n’est pas seulement l’argent, mais aussi l’amour, l’amitié et la générosité. Un chant de Noël, le plus connu des cinq contes qu’à écrits Dickens autour de Noël, est une ode à la réconciliation et à la solidarité entre les hommes. C’est aussi l’histoire d’une rédemption à travers le personnage de Scrooge, l’exemple à ne pas suivre.

Un conte merveilleux à mettre dans les mains des petits comme des grands, à lire absolument !

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Lu en attendant Noël et dans le cadre des challenges God save the livre, Thursday Next Challenge et Challenge Victorien

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