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Posts Tagged ‘loïc clément’

Comme chaque matin de la semaine, Dracula va à l’école. Mais c’est avec une boule au ventre car certains de ses camarades de classe, de gros balourds, n’arrêtent pas de l’embêter. Certes, quelques-unes de ses particularités font de lui un garçon différent mais est-ce une raison suffisante pour qu’il subisse ce harcèlement constant ? Comment y remédier ? Un soir, il franchit le pas et en parle à son papa…

Dracula a la peau blanche, des dents pointues, un vocabulaire châtié, il est le meilleur élève de sa classe et le chouchou de sa maîtresse. Comme il est de constitution fragile, il est en plus exempté de cours de sport.

Le jeune garçon est solitaire et n’a pas d’ami. Mais surtout, il est la cible de Christophe et de ses copains qui font de sa vie, un enfer. Dracula est leur tête de turc et se fait molester voire rouer de coup à la moindre occasion. Et comme, il est persuadé que tout est de sa faute, il ne dit rien à personne et surtout pas à son père…

Chaque jour Dracula signe mes retrouvailles avec Loïc Clément dont j’avais beaucoup apprécié les scénarii de Chaussette et des Jours sucrés. Son nouvel album à destination des 6 / 8 ans aborde le délicat sujet du harcèlement scolaire.

Une thématique qui m’est chère en tant que maman de deux garçons qui sont loin d’être les plus populaires de leur classe et souvent mis de côté par les autres, notamment à cause de leur désintérêt pour le ballon rond.

Accompagné ici de Clément Lefèvre qui signe les illustrations de cet album, très jolies au demeurant avec une belle maîtrise des couleurs et une façon de croquer les personnages en les rendant plus vrais que nature.

Ce thème du harcèlement scolaire est de plus en plus traité dans la littérature jeunesse et c’est tant mieux. La bonne idée de celui-ci c’est de prendre un personnage emblématique de la littérature adulte et du cinéma, que l’on décrit en général comme sanguinaire et terrifiant.

Ici le jeune Dracula a un père végétarien et il est un enfant comme les autres à quelques exceptions près. Je ne suis pas une inconditionnelle de Dracula, je n’ai pas lu le roman de Bram Stocker mais j’aime beaucoup en revanche Hôtel Transylvanie et Hôtel Transylvanie 2 dont il est le héros, j’étais donc curieuse de voir ce qu’un Dracula enfant pouvait donner et j’ai été très touchée par le jeune héros imaginé par Loïc Clément.

Le scénariste joue sur la représentation que l’on a de Dracula et inverser les rôles en faisant du vampire cruel un enfant innocent, victime de la méchanceté des enfants, vu comme un monstre par ses harceleurs, monstre que l’on se doit de pourchasser sans relâche.

Vlad, le père de Dracula, lorsqu’il comprend de quoi est victime son fils, est très triste mais aussi en colère et il va aussitôt avertir la maitresse des mauvais traitements dont son fils est l’objet.

Mais le salut du petit Dracula doit venir de lui-même afin que le harcèlement prenne fin.

Un album qui fait mouche et qui prône la tolérance et l’acceptation des autres, même ceux très loin de la « normalité » ont le droit au respect et surtout celui d’avoir des amis !

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Chaussette et son chien Dagobert sont inséparables. Merlin, leur petit voisin, les connaît bien et les observe arpenter chaque jour la petite ville suivant un parcours bien établi. Pourtant, ce matin-là, quelque chose ne tourne pas rond. Chaussette est seule et se comporte étrangement. Pour tirer cette histoire au clair, Merlin va la suivre discrètement…

Assis dans sa cabane, Merlin a une vue imprenable sur le jardin de sa voisine, Chaussette. La vieille dame qui s’appelle en réalité Josette, a reçu ce sobriquet de Merlin lorsqu’il était plus petit.

Chaussette est veuve et vit avec son chien Dagobert, un corgi blanc et roux. Depuis le décès de son mari, ils sont inséparables et on ne les voit jamais l’un sans l’autre.

Chaque jour Dagobert accompagne sa maîtresse dans tous ses déplacements, toujours les mêmes : au parc, chez le boucher, le marchand de journaux et le boulanger. Le toutou ne la quitte pas d’une semelle.

Jusqu’à un matin où Merlin croise Chaussette seule. La vieille dame a un comportement étrange et il décide de la suivre…

Après Les jours sucrés publié l’an dernier et que j’avais beaucoup aimé, le duo Loïc Clément et Anne Montel revient et nous propose cette fois-ci un album pour les enfants.

Le scénario de Loïc Clément tout en douceur et en émotion est une fois de plus superbement mis en dessins et couleurs par Anne Montel qui insuffle de la délicatesse et de la poésie au récit.

L’histoire est toute simple et tient en peu de mots. Elle nous raconte avec tendresse et bienveillance, le temps qui passe, la vieillesse, la solitude et la mort. Et s’attarde sur les invisibles, ces gens que l’on ne voit pas et qui mènent leur petite vie toute simple, avec leurs joies et leurs peines, sans que quiconque se préoccupe d’eux.

C’est un album touchant, tout en émotion et en réflexion sur les petits bonheurs de la vie, racontée avec beaucoup de subtilité et une touche d’humour. Quant aux aquarelles d’Anne Montel, fourmillantes de couleurs et de détail, quel régal pour les yeux !

Si vous recherchez un joli album à mettre entre les mains de vos enfants, Confiez-leur Chaussette, son histoire leur plaira assurément.

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À 25 ans, Églantine apprend le décès de son père et part pour Klervi, le village breton de son enfance. Elle y retrouve sa vie d’avant, ses souvenirs et la pâtisserie paternelle (qui est désormais la sienne), mais aussi Gaël, son amoureux de l’époque, sa tante Marronde et tous les chats du village. Surtout, elle découvre le journal intime de son père. Il y a mis tous ses secrets de vie et de cuisine. Un véritable guide pour Églantine. Et si c’était l’occasion d’un nouveau départ ?

Églantine est une graphiste parisienne de 25 ans. Sous la coupe de Édouard, son boss et son petit-ami en pointillé, elle est toujours sur la brèche, à la merci des caprices des clients de son agence.

Un jour, elle reçoit le coup de fil d’un notaire, maître Doré, qui lui fait part du décès de son père qu’elle n’a pas revu depuis ses 8 ans. Elle apprend à cette occasion qu’elle hérite de la boulangerie familiale du village de son enfance.

Elle prend le train direction la Bretagne afin de régler la succession au plus vite mais tout ne se passe pas comme prévu. Elle tombe sur Marronde, sa tante à face de mérou, qui communique par papier depuis son AVC, et sur Gaël, son meilleur ami de l’époque et instituteur, qui vit dans un moulin et qui donne des cours de soutien aux enfants d’immigrés sur son temps libre. Et surtout, elle trouve le journal intime de son père sur lequel il a couché ses pensées mais aussi ses recettes.

Sur un coup de tête et épaulée par le notaire, Marronde et Gaël, elle décide de redonner vie au dernier commerce du village qui se meurt doucement mais sûrement…

Un roman graphique gourmand qui, cerise sur le gâteau, a pour décor un village breton, il ne m’en fallait pas plus pour que je me décide à acquérir Les jours sucrés il y a tout juste un an et que j’ai dévoré en une soirée.

En huit chapitres et autant de gâteaux ou pâtisseries : Paris-Brest, Madeleine, Financier, Mille-feuille, Rose des sables, Opéra, Pain perdu et Éclair, Loïc Clément nous raconte l’histoire d’Églantine, meurtrie par l’abandon de son père et la vie conjugale chaotique de sa mère, qui a en elle une grande colère et aussi pas mal de tristesse.

Cette boulangerie va donner un sens à la vie de l’héroïne et redonner vie à un village breton désertifié par la fermeture de la raffinerie voisine et proie de choix d’un grand fabricant de vin qui veut privatiser Klervi pour construire un parc à vin à l’américaine.

Au-delà de cette trame, Églantine découvre que son histoire familiale n’est pas celle qu’elle croyait, révélée par le journal intime d’un père longtemps détesté et va peu à peu se laisser apprivoiser par Gaël et lui ouvrir son coeur.

L’histoire est toute simple à la fois feel-good et romance, elle fait aussi la part belle à l’amitié, à l’entraide et à la générosité. Cette bande dessinée gourmande met le sourire aux lèvres et l’eau à la bouche, d’autant qu’elle est joliment mise en couleur par Anne Montel qui insuffle beaucoup de tendresse, de délicatesse et de poésie au récit.

Une belle découverte qui a ravi ma petite âme de midinette gourmande, aussi je vous recommande chaudement cette histoire sucrée.

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