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Posts Tagged ‘louis fronsac’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Paris, 1er octobre 1625 : c’est le jour de la rentrée pour Louis Fronsac, qui réintègre le très prisé collège de Clermont. Bon élève, Louis est aussi un adolescent intrépide toujours en quête d’aventures. Avec son fidèle Gaston de Tilly et d’autres compagnons, il décide d’explorer le bâtiment abandonné mitoyen de Clermont. Ne dit-on pas qu’il était un repaire de ligueurs et que ses murs sont encore hantés par le souvenir de la Saint-Barthélemy ? Au cours de leurs incursions secrètes, les amis trouvent dans le cellier des tonneaux de vin…De contrebande ? Possible, car partout, dans les rues de la capitale corruption et tromperie sont de mise. Les deux garçons, surpris lors d’une de leurs visites, vont devenir les proies d’impitoyables individus, tandis que se trame, entre les murs du collège désaffecté, une conspiration contre le ministre du roi, Richelieu…

Paris, 1er octobre 1625, c’est le jour de la rentrée des classes au collège de Clermont, prisé des nobles et des bourgeois. Louis Fronsac, treize ans, est heureux de retrouver ses amis Gaston de Tilly, Paul de Gondi, Jehan Le Pontonnier, Jacques Hérisson et Jacques La Chesnay, ses compagnons de la confrérie des Six.

Le collège des jésuites n’ayant pas la capacité d’accueillir de nouveaux étudiants, son recteur souhaite acquérir le collège mitoyen abandonné, celui du Mans. Louis et Gaston, pris de curiosité pour ce lieu désert, décident d’explorer le vieux bâtiment, qui, selon certains, serait un repaire de ligueurs ou un lieu hanté par les âmes des protestants égorgés lors de la terrible nuit de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572.

Au cours de leur incursion secrète, les deux amis découvrent dans le cellier des muids de vin de contrebande mais leur escapade ne passe pas inaperçue…

Louis Fronsac est un personnage ayant réellement existé auquel Jean d’Aillon redonne vie dans une série de polars historiques dont Les collèges fantômes est le 17è opus. Cet ancien notaire anobli par Louis XIII, marquis de Vivonne, conduisait des enquêtes criminelles au XVIIe siècle.

Exceptée La lettre volée, une courte nouvelle, je n’en ai lu aucun mais cela ne m’a absolument pas gêné car ils peuvent être lus séparément puisqu’ils se passent à des périodes différentes, aussi bien pendant l’adolescence du héros qu’à l’âge adulte.

J’avais trouvé ma précédente lecture passionnante, fort bien documentée et très bien écrite, ce roman confirme tout le bien que je pense de Jean d’Aillon et de cette série, mêlant habilement aventure et enquête policière.

Les aventures de Louis Fronsac nous permettent de croiser au détour de notre lecture, un grand nombre de personnages passés à la postérité : Louis XIII et Richelieu bien sûr mais aussi Alexandre et César de Vendôme, les fils naturels du feu roi Henri IV, la reine Anne d’Autriche et le comte de Chalais.

Le cardinal de Richelieu est alors le tout puissant premier ministre de la France, un homme presque aussi puissant que le roi Louis XIII, aux prises avec la ville de La Rochelle, ville protestante qui lui donne du fil à retordre.

Mais le puissant ministre compte bon nombre d’ennemis qui ne rêvent que d’une chose : le mettre hors d’état de nuire et pourquoi pas renverser le roi. Dans ce roman, pas de temps mort puisqu’on nous donne à lire un trafic de muids de vin, une conspiration visant à renverser Richelieu et à éradiquer l’ordre des jésuites, des duels…

Jean d’Aillon situe habilement son intrigue en 1626, un an avant le siège de La Rochelle, au moment où a lieu la première (mais non la dernière) conspiration de la noblesse contre le ministre. Celle-ci sera axée entièrement sur le mariage de Gaston, frère du roi, et de l’absence de descendance de Louis XIII, et brouillera durablement celui-ci d’avec sa femme Anne d’Autriche.

Le roi, qui n’a pas de descendance, veut marier Monsieur son frère à Mademoiselle de Montpensier. Gaston, refuse d’épouser cette riche héritière, et un parti de l’« aversion au mariage » se créé autour de lui, défiant le roi.

Cette conspiration de Chalais qui va mobiliser Gaston et les deux demi-frères du roi, entre autres est au cœur de l’intrigue des collèges fantômes et nos jeunes amis vont tout faire pour venir en aide au cardinal et au roi. Un récit rempli d’action, sans temps mort, basé sur une solide connaissance historique de ce Paris du début du 17è et de son contexte politique font que ce roman se révèle absolument passionnant de bout en bout.

Une seconde incursion dans cet univers qui me donne envie de découvrir les autres enquêtes de Louis Fronsac. Si elles sont du même acabit, c’est-à-dire aussi remarquablement écrites et documentées, elles me promettent de belles heures de lecture.

Un grand merci à Marie-Jeanne et aux éditions Presses de la Cité pour cette plongée au cœur du Paris de Louis XIII !

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1644, alors que la France gronde contre le Mazarin, pourquoi Paul de Gondi, coadjuteur de Paris est-il autant terrifié par le vol d’une lettre qu’il conservait dans sa chambre du Petit Archevêché ?

Un an déjà que Louis XIII et son fidèle premier ministre le cardinal de Richelieu sont passés de vie à trépas lorsque le coadjuteur de Paris, Paul de Gondi, fait appel à son ancien condisciple du collège de Clermont, Louis Fronsac.

Le notaire établi à Mery près de Chantilly est de passage à Paris avec son épouse Julie pour soigner la duchesse de Rambouillet. Ses talents d’enquêteur aussi discret que hors pair auprès du cardinal Mazarin en font l’homme idéal pour mettre la main sur une mystérieuse lettre volée au coadjuteur et lever le voile sur son ravisseur.

Aidé de son ami Gaston de Tilly, commissaire, et de soldats chevronnés tels que Gaufredi et Bauer, il va mener à bien cette enquête épineuse dans le cercle que fréquente le futur cardinal de Retz.

Louis Fronsac est un personnage ayant réellement existé auquel Jean d’Aillon redonne vie dans une série d’une dizaine de polars historiques qui, si je me fis à La lettre volée, une courte nouvelle, doivent être particulièrement passionnants, formidablement bien écrits, sur des bases historiques indéniablement sérieuses.

Cet ancien notaire anobli par Louis XIII, marquis de Vivonne, conduisait donc des enquêtes criminelles au XVIIe siècle, sa vie a d’ailleurs été racontée par Aurore Laforêt dans La vie de Louis Fronsac, en 1709.

Paul de Gondi, cet ecclésiastique qui n’avait pas la foi et qui avait été jeté dans la carrière religieuse par volonté familiale, s’entourait volontiers de libertins et de poètes tels que Gilles Ménage, Vincent Voiture ou Gédéon Tallemant des Réaux, autant de noms qui sont familiers aux amateurs de littérature du début du 17è mais totalement inconnus du grand public, que Jean d’Aillon nous fait côtoyer tour à tour.

C’est pour ma part une période littéraire que j’aime beaucoup et que j’ai étudié à la fac, j’étais donc en terrain de connaissance, et cette nouvelle policière m’a plongé avec délice dans ce Paris de la première moitié du 17è siècle que Jean d’Aillon connaît fort bien et dans il rend à merveille l’atmosphère et les intrigues politiques entre Mazarin et ses adversaires.

Une première incursion, trop brève hélas, dans cet univers qui me donne envie de découvrir les autres enquêtes de Louis Fronsac. Si elles sont du même acabit, c’est-à-dire aussi remarquablement écrites et documentées, elles me promettent de belles heures de lecture.

Et dire qu’il m’aura fallu quatre années avant de sortir ce court opus de ma PAL…

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