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Posts Tagged ‘mangoustan’

Né en 1982 d’un père italien et d’une mère espagnole, Rocco Giudice vit entre Hong Kong et Genève. Mangoustan est son premier roman.

Melania est mariée à un Priape raciste et misogyne devenu président des États-Unis, en dépit de ses prières à la Vierge Marie pour que cela n’arrive pas. Elle doit quitter son penthouse de 3 000 m2 de la Trump Tower pour un modeste appartement au sein de la Maison Blanche.

Irina, ex jeune fille pauvre venue d’Ukraine, partage la vie d’un publicitaire suisse condescendant, avec une peur au ventre : la misère.

Laure vient de se faire plaquer par un homme sans goût ni saveur qui la quitte pour leur femme de ménage après trente ans de vie commune. Exit un train de vie bourgeois, elle va devoir travailler et surtout faire le deuil de son mariage. Personne ne comprend sa détresse, heureusement, elle peut compter sur sa jeune sœur pour l’épauler.

Elles ne se connaissent pas mais ont tant de choses en commun : une volonté de fer pour s’émanciper de leur mari dominateur, un sens de l’humour vif et piquant et un certain isolement.

Mais ce qui les lie par-dessus tout, c’est un typhon qui répond au doux nom de Mangoustan. Et qui s’apprête à balayer Hong Kong le week-end où elles s’y trouvent toutes les trois.

Mangoustan est le premier roman de Rocco Giudice Basile, et signe mes retrouvailles avec la littérature italienne. Déjà échaudée de nombreuses fois, je ressors une fois encore déçue par la lecture d’un roman italien. Pour quelle raison mes rendez-vous avec cette littérature sont des échecs, je ne saurai vous le dire !

Et pourtant le postulat de départ me plaisait bien : ces trois femmes fortes qui tentent de s’éloigner du joug de leur compagnon m’a paru un bon élément de départ.

L’idée est excellente mais je trouve que l’auteur l’a bien mal exploité. Si le décryptage de la personnalité de la first lady Melania Trump et ses messages passés au monde via sa garde-robe sont très intéressants et les points forts du roman pour moi, les deux autres personnages féminins ne m’ont pas intéressé et c’est bien dommage.

Tout au long de ma lecture qui fut rapide car le roman est très court et le style de l’auteur plutôt fluide, j’ai gardé une distance par rapport à ce que je lisais, je suis restée totalement en retrait, ne ressentant aucun attachement, aucune empathie pour ses femmes qui ont misé sur des hommes puissants et riches pour mener la belle vie et s’élever sur l’échelle sociale.

Il manque pour moi une bonne dose d’émotion à l’histoire, de relief et surtout de profondeur aux personnages féminins. Je ne les ai pas toujours trouvés très nuancés, parfois à la limite de la caricature. Et puis, j’attendais bien plus de cette histoire qui se révèle somme toute très banale et plate.

L’histoire n’est finalement pas originale du tout : des femmes belles unies à des hommes puissants, une quinquagénaire plaquée après 30 années de bons et loyaux services à son mari et à ses enfants, etc.

Je ne comprends pas l’engouement autour de ce roman que j’ai trouvé globalement sans intérêt. Heureusement Melania était là pour m’empêcher d’abandonner cette lecture que j’ai fini en diagonale malgré tout.

Pour moi, c’est une grosse déception et la plus mauvaise lecture du mois pour le moment, un roman vite lu et aussi vite oublié.

Merci aux éditions Allary et à Babelio pour cette découverte !

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