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Frédéric Lenormand saupoudre depuis toujours ses intrigues historiques d’un humour savoureux. Auteur des Nouvelles Enquêtes du juge Ti, il a notamment reçu le prix Arsène Lupin et le prix Historia du roman policier historique pour sa série Voltaire mène l’enquête.

Paris, avril 1775. Suite à de mauvaises récoltes de blé, le prix du pain s’envole et certaines régions françaises souffrent d’une véritable famine, c’est la guerre des farines : le peuple a faim !

Louis XVI s’en moque et continue de s’affairer à ses passe-temps : la serrurerie et l’horlogerie. A Marie-Antoinette de remonter ses manches !

Et la solution est toute trouvée pour la reine : mettre la main sur un mystérieux trésor inca permettrait à la couronne d’acheter du pain à ses sujets.

Elle confie cette mission de confiance à ses deux agents préférés : Rose Bertin, sa modiste et Léonard Antier, son coiffeur.

Peu importe que Rose et Léonard ne se supportent pas, ils doivent une fois de plus faire contre mauvaise fortune bon cœur pour mettre la main sur le magot.

Mais gare à la malédiction qui frappe tous ceux qui s’approchent de l’or, ils passent vite de vie à trépas…

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’adore les comédies policières de Frédéric Lenormand, grand spécialiste des enquêtes en carrosses, en perruques poudrées et en robes à panier !

Je ne pouvais donc tout simplement pas résister à l’envie de découvrir Au service de Marie-Antoinette Pas de répit pour la reine tant j’avais apprécié le premier opus de cette toute nouvelle série : L’enquête du Barry.

Et ce nouveau volet ne fait pas exception à la règle, j’ai adoré cette enquête tout simplement truculente et délicieuse.

Pour imaginer ses personnages, l’auteur a pioché dans l’entourage même de Marie-Antoinette, et en premier lieu sa modiste et son coiffeur qui ont réellement existé. Pour la reine, ils ont rivalisé d’imagination et sont restés dans l’histoire de la coiffure et de la mode pour des tenues et des perruques extravagantes et coûteuses !

Leur duo est ici explosif car nos enquêteurs se détestent cordialement et vont sans cesse vouloir se mettre des bâtons dans les roues afin de se damer le pion : Rose est une maniaque de l’organisation, Léonard, un noceur.

Ils s’insultent copieusement, se raillent, gaussent de leurs bévues respectives mais ils vont devoir s’entendre pour mener à bien leur mission et retrouver le butin convoité par la reine.

Le duo, particulièrement maladroit, est attachant et on a plaisir à les suivre dans les rues et les tavernes de Paris comme dans le sillage de la reine à Versailles. L’auteur a bien travaillé la psychologie de ses personnages et certains passages sont vraiment hilarants.

L’intrigue policière est bien menée, les suspects et les fausses pistes sont légion, les clins d’œil à l’Histoire de France et les traits d’humour font mouche, les titres des chapitres en sont un bon exemple : dégât des os, vol au-dessus d’une noix de coco, carabistouilles et vieille paperasse, pour ne citer qu’eux.

La toile historique est aussi très bien respectée, sous la plume de l’auteur, on comprend bien la crise des farines et la situation politique de l’époque, entre les conservateurs de la cour d’un côté et les progressistes de l’autre.

Comme toujours avec Frédéric Lenormand, cette comédie policière est enlevée, drôle et érudite : une vraie réussite ! J’espère qu’un autre tome arrivera vite car j’ai très envie de retrouver Rose et Léonard dans une nouvelle aventure.

Un grand merci à Babelio et aux éditions La Martinière pour cette lecture pleine de fantaisie, j’ai adoré.

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Les bijoux de la Comtesse du Barry ont disparu quatre ans plus tôt. Depuis, les cadavres s’amoncèlent. La reine Marie-Antoinette missionne un improbable duo d’enquêteurs, Rose et Léonard, qui ne cessent de se chamailler, pour œuvrer  » en toute discrétion « , de Paris à Versailles !

Versailles, 1770. Les joailliers Boehmer et Bassenge, accompagnés de leur commis Tobias Kettermann, arrivent au château pour présenter à la comtesse du Barry, favorite du roi de France, leurs plus beaux diamants à l’heure même où le duc de Choiseul entre en disgrâce.

La nuit tombe alors que le Trianon s’offre à leur vue, ils sont priés d’attendre Madame du Barry et alors qu’ils sont seuls, ils s’endorment. A leur réveil, les diamants ont disparu !

Quatre ans plus tard, Louis XVI est le nouveau monarque et son épouse, Marie-Antoinette, s’ennuie ferme : les bals et les atours ne suffisent plus à la divertir, elle décide donc de retrouver les diamants qui ont mystérieusement disparus depuis le vol.

Mais impossible pour la reine de France d’enquêter en personne, elle fait donc de Rose Bertin, sa modiste, et de Léonard Antier, son coiffeur, ses espions. A charge pour eux de découvrir le fin mot de l’histoire si ils veulent rester dans ses petits papiers…

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’adore les comédies policières de Frédéric Lenormand, grand spécialiste des enquêtes en carrosses et en robes à panier ! Je ne pouvais donc tout simplement pas résister à l’envie de découvrir Au service de Marie-Antoinette L’enquête du Barry.

Et j’ai bien fait car cette nouvelle série consacrée à Marie-Antoinette ne fait pas exception à la règle, j’ai adoré cette enquête tout simplement truculente et délicieuse.

Pour imaginer ses personnages, l’auteur a pioché dans l’entourage même de Marie-Antoinette, et en premier lieu sa modiste et son coiffeur qui ont réellement existé. Pour elle, ils ont rivalisé d’imagination et sont restés dans l’histoire de la coiffure et de la mode avec des tenues et des perruques extravagantes et coûteuses !

Leur duo est ici explosif car nos enquêteurs se détestent cordialement et vont sans cesse vouloir se mettre des bâtons dans les roues afin de se damer le pion : Rose est une maniaque de l’organisation, Léonard, un noceur. Ils s’insultent copieusement, se raillent, gaussent de leurs bévues respectives mais ils vont devoir s’entendre pour mener à bien leur mission et retrouver le butin convoité par la reine.

Le duo, particulièrement maladroit, est attachant et on a plaisir à les suivre dans les rues et les tavernes de Paris comme dans le sillage de la reine à Versailles.

L’intrigue policière est bien menée, les suspects et les fausses pistes sont légion, les clins d’œil à l’Histoire de France et les traits d’humour font mouche, les titres des chapitres en sont un bon exemple : cinquante nuances de gras, Crotte de bique et peaux de lapins, double assassinat dans la rue morne ou le bonheur est dans le pré (courrons-y vite), pour ne citer qu’eux.

Comme toujours avec Frédéric Lenormand, cette comédie policière est enlevée, drôle et érudite : une vraie réussite ! J’espère qu’un autre tome arrivera vite car j’ai très envie de retrouver Rose et Léonard dans une nouvelle aventure.

Un grand merci à l’agence Anne et Arnaud et aux éditions La Martinière pour cette lecture pleine de fantaisie, j’ai adoré.

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Qui n’a jamais rêvé de s’immerger dans l’intimité de Marie-Antoinette, archiduchesse d’Autriche, dernière reine de France et de Navarre, femme célèbre et controversée devenue un véritable mythe ? Sous la forme d’une belle édition à la fabrication soignée, nous vous proposons de découvrir son journal intime.

Marie-Antoinette, archiduchesse d’Autriche, dernière reine de France et de Navarre, est sans conteste la souveraine la plus importante de l’Histoire de France. Son destin tragique qui finit sur l’échafaud a fait d’elle une icône, un mythe qui inspirent les créateurs d’aujourd’hui, qu’ils soient cinéastes, stylistes, romanciers ou illustrateurs.

Benjamin Lacombe, un illustrateur qui comme beaucoup d’entre vous j’en suis sûre, j’adore, nous propose le journal intime de Marie-Antoinette, cette reine qui n’aimait pas écrire comme le rappelle si bien en préambule l’historienne Cecile Berly, spécialiste de Marie-Antoinette, qui signe une préface absolument passionnante.

L’illustrateur nous donne à lire le carnet fictif de cette reine d’une richesse graphique absolument éblouissante avec des peintures, des aquarelles, des crayonnés, un vrai plaisir pour les yeux.

De la fiction intime certes mais mêlée des lettres authentiques de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche écrivant à sa fille Marie-Antoinette ou la dernière lettre de la reine à sa belle-sœur emprisonnée au Temple écrite le jour même de sa mort, le 16 octobre 1793.

Un récit qui commence le 21 avril 1770 à Shönbrunn avec le règlement écrit par l’impératrice à destination de sa fille et qui se termine au pied de l’échafaud. Benjamin Lacombe revient sur les moments importants de la vie de la reine comme son mariage, sa difficulté à devenir mère, la naissance de sa première enfant (Mousseline la sérieuse), l’affaire du fameux collier, la mort du Dauphin, la fuite à Varennes…

Il y aussi des intermèdes plus légers avec la recette des palais au chocolat que Marie-Antoinette affectionnait tant, la signification des mouches de la du Barry (baiseuse, effrontée, coquette, capricieuse, enjouée, majestueuse, passionnée, galante), les différentes coiffures à la mode de la reine qui la faisait justement et qu’on lui a tant reproché, une scène du Barbier de Séville que la reine a joué dans son théâtre…

Que dire du travail graphique de cet album à part qu’il est magnifique ? Les illustrations tantôt sur une page tantôt sur deux rendent hommage à la reine, en s’inspirant parfois de tableaux de Madame Vigée Le Brun restés célèbres ou de caricatures, et tantôt de l’inspiration même de Benjamin Lacombe qui insuffle à chaque fois une touche de modernité avec un sens du détail poussé à la perfection.

Quant aux reproductions des lettres, elles sont tout aussi soignées, imitant remarquablement l’écriture du XVIIIè siècle.

Un livre raffiné qui rend la reine très humaine, on la découvre très angoissée, certes dispendieuse mais aussi victime politique, contrainte de quitter les siens pour Versailles alors qu’elle n’a que 14 ans.

Un portrait très humain comme je le disais, bien loin de celui hautain qu’on pu en faire ses contemporains. Un album que je suis ravie d’avoir dans ma bibliothèque car je ne manquerai pas de le feuilleter encore et encore.

Mon seul bémol : qu’il soit trop court ! Mais si vous êtes fans de Benjamin Lacombe ou de Marie-Antoinette, voire des deux, ce bel album est pour vous.

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