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Posts Tagged ‘marie aude murail’

Côté jardin, Sauveur mène sa vie avec son fils Lazare, 9 ans et il a quelque espoir de reconstruire une famille avec Louise et ses deux enfants. Côté ville, Sauveur reçoit ses patients : Ella, qui se travestit en garçon, Blandine, qui se shoote aux bonbons, Samuel, qui ne se lave plus, etc. Mais n oublions pas pour autant les autres espèces animales dans cette saison 2. Vivent les hamsters, les ouistitis, et en guest-star : Pépé le putois ! heart_5sauveur-et-fils-saison-2-marie-aude-murail

Après un été passé en Martinique sur les traces de la famille Saint-Yves, les consultations ont repris en cette rentrée scolaire rue des Mulins à Orléans, dans le cabinet de Sauveur Saint-Yves, psychologue clinicien.

Dans cette seconde saison, nous retrouvons les adolescents de la saison 1 Blandine Carré diagnostiquée hyperactive, Ella Kuypens qui préférerait être un garçon et qui se retrouve en but aux moqueries, victime de harcèlement scolaire, Gabin Poupard, en voie de déscolarisation et dont la mère, schizophrène, est régulièrement hospitalisée, et  qui a investi le grenier de Sauveur.

Figurent également Alex et sa jeune compagne qui souhaite être mère alors qu’Alex, déjà maman de 3 filles, ne veut pas attendre parler d’agrandir la famille.

De nouveaux patients font leur apparition : Samuel qui a des relations conflictuelles avec sa mère, une famille afghane ayant fui les talibans, Madame Dumayet, la maîtresse de Paul et Lazare qui vit très mal de faire la classe à deux niveaux différents, Gervaise Germain, d’origine martiniquaise qui croit être victime du quinquembois…

Sauveur filerait le parfait amour avec Louise, la mère de Paul, le meilleur ami de son fils Lazare, si Alice, la fille de Louise, ne s’opposait à cette union et à leurs rêves de famille recomposée, manipulée par son père qui ne veut pas que son ex-femme qu’il a pourtant quitté, refasse sa vie.

Sauveur va aussi croiser le chemin de Jojo, un ancien légionnaire qui vit dans la rue depuis des années et qui va se faire un malin plaisir d’apprendre aux enfants les chansons toutes en finesse de la légion, le boudin en tête !

Du 7 septembre au 18 octobre 2015, Marie-Aude Murail nous raconte le quotidien de Sauveur et des siens, l’évolution de ses patients et les problèmes auxquels ils sont confrontés : dépression, tentative de suicide, transgenre, phobie et harcèlement scolaires, racisme, homophobie, intolérance, homoparentalité, famille recomposée, déracinement, terrorisme, pauvreté…

L’auteure nous dépeint la souffrance des adolescents et des adultes confrontés à ces différentes situations. Leur mal-être est souvent englobé dans le tsunami qu’est l’adolescence alors qu’ils sont parfois pris dans la tourmente des adultes, enjeux de problèmes qui ne sont pas censés être les leurs.

Décrit comme ça, vous vous dites peut-être que ce roman est plombant mais là est tout le talent de Marie-Aude Murail : aborder des sujets on ne peut plus grave avec beaucoup de pédagogie mais surtout humour et légèreté.

Si j’avais beaucoup aimé Sauveur et fils saison 1, j’ai eu un coup de cœur pour ce second volume ! Dès les premières lignes, j’ai adoré retrouver cette galerie de personnages et surtout Sauveur que je trouve tellement attachant.

C’est bien simple je l’ai dévoré en deux après-midi, c’est un livre tellement savoureux à lire, qu’il en est terriblement addictif. La façon qu’a Marie-Aude Murail de nous narrer le quotidien de ce psy humaniste est un vrai bonheur et une fois que l’on a mis le nez dedans, il devient vraiment très difficile de le lâcher.

Il y a aussi beaucoup d’humour, des hamsters, notamment l’inénarrable madame Gustavia, et une formidable atmosphère de chaleur humaine qui fait du bien.

Un roman formidable avec des héros très touchants et attachants, à mettre entre toutes les mains dès l’adolescence ! J’attends maintenant impatiemment la sortie du tome 3 qui devrait aborder les attentats de novembre 2015 que l’on voit se profiler avec Gabin qui va se rendre au Bataclan pour le concert des Eagles Death Metal.

Un immense merci à Coline et aux éditions Ecole des Loisirs pour leur confiance et pour cette magnifique lecture, un coup de cœur comme je n’en ai pas eu depuis longtemps.

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Quand on s’appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde entier ? Sauveur Saint-Yves, 1,90 m pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d’affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s’évanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gabin Poupard, 16 ans, qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois soeurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la maman vient de se remettre en ménage avec une jeune femme…Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien. Mais à toujours s’occuper des problèmes des autres, Sauveur a oublié le sien. Ne devrait-il pas protéger ce petit garçon, Lazare, 8 ans, qui est son fils, menacé par un secret ? A partir de 12 ans. heart_4sauveur-et-fils-saison-1-marie-aude-murail

Quelques jours après les attentats de Charlie Hedo et de L’hyper Casher… Sauveur Saint-Yves est docteur en psychologie à Orléans. D’origine martiniquaise et adopté par des parents blancs de la métropole, il a quitté son île au décès de sa femme, quelques années plus tôt. Depuis, son quotidien se partage entre ses patients principalement enfants et adolescents qui défilent tout au long de la journée et son fils unique Lazare âgé de 8 ans, le soir venu.

Son cabinet est situé au rez-de-chaussée de sa maison et lorsque Lazare quitte l’école, il se glisse, sans que personne ne s’en rende compte, dans le couloir pour écouter la vie des patients de son père.

Et qu’il s’agisse de Cyrille l’énurétique, de Margaux la scarificatrice, de Gabin l’accro aux jeux vidéos, d’Ella la phobique scolaire ou de la fratrie Augagneur écartelée par la séparation de ses parents, Lazare découvre à travers eux les maux de notre société.

Le garçon est intelligent et il forme la paire avec son meilleur ami Paul qui vit aussi une situation difficile avec une garde alternée dans laquelle il ne s’épanouit pas. Malgré cette amitié, Lazare souffre d’une certaine forme d’isolement familial et social. Sauveur est très pris par son métier et Lazare se retrouve trop souvent seul et livré à lui-même.

Car si Sauveur aime aider les autres à résoudre leurs problèmes, il a tendance à mettre de côté les siens et à ne pas voir la solitude de son fils. Il va tenter alors de compenser ses absence en adoptant un hamster…

Dans Sauveur et fils saison 1, Marie-Aude Murail nous raconte de façon très juste la société dans laquelle nous vivons et les problèmes que nous pouvons rencontrer à travers une brochette de protagonistes : terrorisme, dépression, scarification, phobie scolaire, racisme, homophobie, intolérance, transgenre, deuil, maman lesbienne…

L’auteure nous dépeint la souffrance des enfants et adolescents confrontés à ces différentes situations. Leur mal-être est souvent englobé dans le tsunami qu’est l’adolescence alors qu’ils sont parfois pris dans la tourmente des adultes, enjeux de problèmes qui ne sont pas censés être les leurs.

Décrit comme ça, vous vous dites peut-être que ce roman est plombant mais là est tout le talent de Marie-Aude Murail : aborder des sujets on ne peut plus grave avec beaucoup de pédagogie mais surtout humour et légèreté.

Son roman, comme les autres que j’ai déjà pu lire de cette auteure, se révèle addictif et vraiment très plaisant à lire, un bonheur même si les sujets sont difficiles, on aime suivre les consultations de Sauveur et voir évaluer l’ensemble des personnages.

Un premier opus humaniste et très réaliste sur le quotidien d’un psy et de ses patients qui en dit long sur les maux de notre société, un roman formidable avec des héros très touchants et attachants, à mettre entre toutes les mains dès l’adolescence !

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Le jeune Vladimir voulait juste faire rire. A l’occasion de la naissance du tout petit riquiqui duc Ivan, en l’an de grâce 1720, il avait composé un innocent poème plein de mots en V et de rimes en vlan ! Mais le grand-duc prit la mouche. Pour que plus personne ne reprenne en chœur le poème devenu chanson à succès, le grand-duc eut une idée formidable : interdire tous les mots contenant la lettre V. D’abord sous peine d’amende. Puis d’avoir la langue coupée. Une police spéciale de Répression du V fut créée pour surveil…, non, pour écouter les conversa… heu, les bavarda… oh, zut ! Est-ce encore possible de parler ?heart_4auteur-editeur-pages22-marie-aude-murail

Russie, 1720. Le grand duc Nikolaï a enfin un fils, il est petit et chétif mais qu’importe, son père décide de le prénommer Ivan en hommage au Tsar de toutes les Russies, Ivan le terrible.

La province est en liesse, seulement voilà, alors que le grand duc s’attend à ce que l’on rende hommage au jeune Ivan, un poète nommé Vladimir décide de commettre une chanson légère, se moquant de lui :

Ivan vint l’an vingt

Mais un coup d’vent soudain

L’emporta dans les airs

Ah, gare au vent d’hiver !

Et vlan, et vlan, et vlan !

Pauvr’Ivan, pauvr’ Ivan !

La chanson fait le tour de la province et revient aux oreilles du Grand Duc qui n’apprécie guère qu’on se moque de son rejeton et faute de pouvoir punir Vladimir coupable de cette satire mais  introuvable, il décide de supprimer la lettre V.

Nikolaï créée alors la police spéciale de la répression du V chargée de veiller à ce que plus personne ne puisse dire ou lire la 22è lettre de l’alphabet…

Troisième roman de Marie-Aude Murail que je lis après Oh boy ! (gros coup de cœur) et La fille du docteur Baudoin, changement d’univers et de lectorat avec 22 !, un titre destiné aux enfants et qui a pour cadre la Russie du 18è siècle.

J’ai lu ce très court roman avec mon fils aîné qui a de grosses difficultés de lecture et de compréhension et non seulement il a beaucoup aimé 22 ! mais il a aussi tout compris et il l’a même présenté à sa classe !

Outre ce point très positif pour moi, l’adulte que je suis a beaucoup aimé ce roman car il m’a rappelé les pamphlets des philosophes du 18è car on peut voir dans cette histoire la dénonciation de la dictature d’un souverain tout-puissant et ses conséquences sur la culture d’un pays, une satire qu’auraient pu écrire Voltaire, Diderot ou Montesquieu.

Mais aussi parce que mine de rien, il permet aux enfants d’enrichir leur vocabulaire car il faut trouver une ribambelle de synonymes pour ne pas écrire ou lire des mots contenants la lettre V et ce n’est pas si facile !

Sans compter que le récit est bourré d’humour et qu’on le lit d’une traite tant il est drôle et agréable.

Vous l’aurez compris, je suis une fois de plus séduite par la plume de Marie-Aude Murail et l’art qu’elle a de conter des histoires, une vraie réussie pour moi et un liv… pardon un bouquin à mettre entre toutes les mains !

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Ils sont deux à se partager la clientèle du cabinet. Jean Baudoin, le fondateur, la cinquantaine à la fois fringante et fatiguée. Il ne garde jamais les gens plus de dix minutes, distribue les médocs comme les regards méprisants. Les malades l’énervent de plus en plus. Et Vianney Chasseloup, un débutant, avec des yeux d’âne, un prénom de saint, une triste figure de chevalier, les cheveux en pagaille et le veston froissé. C’est lui qui soigne tous ceux dont Baudoin ne veut plus : les vieux, les gâteux, les paumés, les cas désespérés. Mais voilà qu’un jour, parmi les patients du docteur Chasseloup, se glisse une toute jeune fille aux yeux bleus, presque violets. Violaine. Aussi jolie que son prénom peut le laisser espérer. Elle a tout pour être heureuse. C’est la fille du docteur Baudoin. Alors, qu’est-ce qu’elle fait là ?heart_4auteur-editeur-pages la-fille-du-docteur-baudoin-marie-aude-murail

Violaine, 17 ans, est la fille aînée du docteur Baudoin. Son avenir semble tout tracé : elle ne manque de rien dans ce beau quartier parisien dans lequel elle réside et où son père a son cabinet, ses amis sont riches, ils vont dans des rallyes… et pourtant derrière ce vernis parfait en apparence, Violaine, Paul-Louis 15 ans et Cerise 8 ans souffrent de l’absence de leurs parents, très pris par leur activité de médecin respective.

Son père, médecin de renom et à la patientèle aisée, ne s’épanouit plus dans son travail et semble blasé par la mécanique du quotidien, et ne s’épanouit plus vraiment dans son couple, ce qu’il cache à sa femme.

Depuis peu, il a un associé, un jeune médecin désargenté, Vianney Chasseloup, à qui il refile tous les patients dont il ne veut pas, sans que ce dernier ne s’en rende compte.

Or Violaine se retrouve confrontée à un choix existentiel car après avoir cédé une seule fois à son petit ami, pour faire comme tout le monde, elle est enceinte. Que faire ? Doit-elle le garder ? Se faire avorter ?

Deuxième roman de Marie-Aude Murail, et comme dans Oh boy ! que j’avais adoré, elle s’attaque une fois encore à un sujet délicat : la grossesse accidentelle d’une adolescence.

Loin de se cacher derrière son petit doigt, Violaine va prendre cet accident à bras le corps et s’interroger tout au long du roman. Marie-Aude Murail montre ainsi aux adolescentes possiblement confrontées au même problème que son héroïne, les démarches à entreprendre auprès d’un gynécologue, du planning familial… et les questionnements qui en découlent

Elle montre aussi l’importance de communiquer avec ses parents, ce que Violaine n’arrive pas à faire. Elle cache la vérité à ses parents et seules sa petite sœur et sa meilleure amie sont au courant de sa grossesse. Adélaïde, l’amie en question, sera d’ailleurs d’un précieux soutien et fera de son mieux pour l’aider tout au long de ses cheminements.

Quant à Vianney Chasseloup, le médecin idéaliste au grand cœur, qui contemple chaque jour le serment d’Hippocrate punaisé dans son cabinet, il est très touchant. Il a foi en son travail, donne de son temps à l’hôpital, dans le service des IVG justement, où il fera la connaissance de Violaine, et se montre très reconnaissant envers Baudouin qui a accepté de le prendre comme associé, lui le médecin sans le sou. Un personnage très humaniste que l’on aimerait avoir comme médecin.

Marie-Aude Murail signe ici un roman délicat et sensible, touchant, avec un sujet grave mais dédramatisé, qui donne néanmoins à réfléchir aux adolescent(e)s et à leurs parents, à mettre entre toutes les mains !

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Oh, boy !, c’est l’expression qui sort des lèvres de Barthélémy Morlevent, 26 ans, quand il est dépassé par les événements. Et, justement, les événements se précipitent lorsque lui tombe du ciel Siméon (14 ans), Morgane (huit ans) et Venise (cinq ans), trois demi-frère et sœurs, orphelins de fraîche date dont il est la seule famille. Ou presque. Car il a déjà une demi-sœur, plus âgée, plus « rangée » aussi. Lequel de ces deux aînés « héritera » de la jeune fratrie, dont les membres ont juré de ne pas se séparer ?

oh-boy-marie-aude-murailauteur-éditeur-pagesLes enfants Morlevent sont orphelins depuis que leur mère a mis fin à ses jours à grands coups de Canard WC pas classe, mais efficace. Leur père s’est fait la malle il y a quelques temps déjà et ils vivent très isolés socialement et sans aucune famille.

L’aîné, Siméon, 14 ans, les yeux marron tête de cochon, le teint pâle et maigrichon, est un surdoué qui est en terminale. Morgane, la cadette, 8 ans ressemble beaucoup à son frère physiquement et scolairement parlant puisqu’elle est aussi première en classe mais personne ne la remarque. Enfin, il y a Venise, la benjamine de 5 ans, une petite blondinette aux yeux bleus, jolie comme un coeur, devant laquelle tout le monde fond.

La fratrie se retrouve donc à l’orphelinat mais la juge, accro au chocolat, et l’assistante sociale, qui souhaite ne pas les séparer, se met en recherche d’un tuteur et d’un conseil de famille.

Heureusement pour les Morlevent, ils ont un frère et une soeur, nés du premier mariage de leur père : Josiane,  37 ans et ophtalmologue en mal de petite-fille modèle et Barthélémy Morlevent, 26 ans, aussi beau que Venise, sans emploi et très ostensiblement gay. Les deux aînés qui se détestent cordialement vont devoir s’occuper des trois plus jeunes, c’est du moins ce que leur explique la juge des tutelles.

L’un comme l’autre, très réticents à l’idée de jouer un rôle dans la vie de leurs demi-frère et soeurs dont ils ignoraient l’existence, vont peu à peu se prendre au jeu et des liens familiaux vont finir par se tisser.

C’est une nouvelle fois chez Syl que j’avais découvert ce roman de Marie-Aude Murail et mon Dieu que j’ai bien fait de le noter et de l’acheter car ce livre est une vraie pépite qui m’a fait passer par toutes les émotions. Je l’ai lu avec le sourire jusqu’aux oreilles, au bord des larmes, en riant et en pleurant pour de bon ! Bref c’est rare qu’un livre me fasse un tel effet et vraiment je l’ai adoré.

Marie-Aude Murail aborde avec une justesse rare et sans pathos aucun des thèmes aussi difficiles que la maladie, l’homosexualité ou l’orphelinat. On y voit tour à tour l’envers du décor avec le travail de la juge des tutelles, Laurence Deschamps, le point de vue des adultes Josiane et Bart sur qui la tutelle leur tombe dessus sans crier gare et celui des orphelins, entre pow-wow, jurements et quotidien à l’orphelinat.

Un très beau roman qui met en scène une fratrie à la fois sérieuse et totalement loufoque qui désire plus que tout rester ensemble coûte que coûte. Malgré le sujet très triste, l’auteure fait la part belle à l’humour et nous fait vraiment toucher du doigt le bonheur. Un livre qui fait du bien et qui rend heureux, à lire absolument !

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Lu dans le cadre du challenge  A tous prix (prix Tam-Tam – Roman Je bouquine (11-15 ans) – 2000) :

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Et du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

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