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Posts Tagged ‘marie-diane meissirel’

Née en 1978 à Paris, Marie-Diane Meissirel est franco-américaine. Après des études de sciences politiques et de commerce en France et à Hong Kong. Elle vit désormais à Singapour. Les Accords silencieux est son premier roman paru aux Escales.

New York, juin 1937. Tillie Schultz perpétue la tradition familiale et entre chez Steinway & Sons pour travailler auprès des  » immortels « , ces pianistes de légende comme Rachmaninov et Horowitz.

Grande mélomane, son talent n’égale pas celui des maîtres qu’elle côtoie. Pour vivre sa passion, elle ne peut que se mettre au service de ceux qui possèdent le génie qu’elle n’a pas.

Hong Kong, septembre 2014. Xià, une étudiante chinoise, retrouve le plaisir de jouer grâce à Tillie Fù et à son Steinway. Elle s’autorise, pour la première fois depuis un examen raté, à poser ses doigts sur un clavier et interprète pour Tillie les airs que la vieille dame ne peut plus jouer.

Si soixante-dix ans séparent les deux femmes, elles sont unies par une histoire commune insoupçonnée et par leur amour pour la musique qui projette sur leurs vies une lumineuse beauté.

Autour d’un Steinway qui a traversé le XXe siècle, Marie-Diane Meissirel nous raconte avec Les accords silencieux, les destins de deux femmes que tout sépare, se rencontrent, liés par un ancien secret et l’amour de la musique.

Vous connaissez mon attrait pour les romans à double temporalité, les destins de femmes et les secrets de famille, sur le papier ce roman avait tout pour me plaire. Si vous êtes comme moi, ce roman a de grandes chances de vous attirer, mais si vous n’êtes pas mélomane, il risque aussi, par moments, de vous ennuyer.

Pour tout vous dire, je ne suis pas férue de musique classique même si j’en écoute ponctuellement je n’ai pas une grande culture musicale, je ne joue pas d’un instrument, il y a donc des chapitres entiers qui m’ont paru bien longs d’autant qu’il ne se passe pas forcément grand chose d’autre que la musique.

Je ressors donc un peu mitigée de cette lecture à cause de ce point précis, je ne pensais pas que les pages consacrées à la pratique d’un instrument et à la musique pure seraient aussi nombreuses mais c’est là mon seul bémol.

Néanmoins, ce roman a plus d’un atout : j’ai tout de même été séduite par les personnages de Tillia, Xia, Mei et surtout Shên, seul personnage masculin du récit dont la trajectoire m’a beaucoup émue et touchée. J’ai aussi beaucoup aimé la très jolie plume de Marie-Diane Meissirel qui a un évident talent de conteuse, son récit est construit brillamment et le final m’a réellement plu.

L’aspect historique est aussi très intéressant, notamment la révolution culturelle de Mao et ce qui va advenir des musiciens, professeurs de musique et fabricants d’instruments, accusés d’être des sentimentalistes bourgeois.

Ils vont faire l’objet de procès et d’opprobre publics et beaucoup vont malheureusement être poussés au suicide sous les vivats de la foule. Ne connaissant pas l’histoire de la Chine, j’ai été horrifiée de découvrir ces faits terribles et ces personnes broyées par la machine communiste.

Un premier roman qui vaut donc le détour, je vous invite à le lire si vous êtes sensibles à la musique et j’en profite pour remercier les éditions Les escales pour cette lecture et leur confiance.

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