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Posts Tagged ‘mathias malzieux’

Un inventeur-dépressif rencontre une fille qui disparait quand on l’embrasse. Alors qu’ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d’un coup. Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l’inventeur se lance alors à la recherche de celle qui « fait pousser des roses dans le trou d’obus qui lui sert de cœur ». Ces deux grands brûlés de l’amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ?

le-plus-petit-baiser-jamais-rencense-mathias-malzieuxauteur-éditeur-pagesOn se retrouve aujourd’hui avec la suite métaphorique de La mécanique du coeur que je vous ai présenté lundi. Et ce second opus, tout comme le premier, ne m’a pas plus emballé que le premier, je crois que l’univers et la plume de Mathias Malzieux ne sont pas faits pour moi !

Tout comme dans La mécanique du coeur, Malzieu nous plonge dans son univers très créatif avec un certain talent de conteur je dois bien l’avouer. L’histoire est sympathique bien que très simpliste, au fond, c’est juste l’histoire d’une fille qui disparait quand on l’embrasse et d’un poète-inventeur qui voudrait bien la revoir !

Les personnages se révèlent plus intéressants et un mieux développés que dans le précédent opus, mais l’histoire s’essouffle assez rapidement et tourne un peu en rond.

L’auteur nous montre qu’il connait ses classiques et emprunte des idées deci delà à Amélie Poulain, L’écume des jours, Alice aux pays des merveilles mais je regrette que l’histoire parte une nouvelle fois dans tous les sens, ça nuit à l’ensemble, il manque aussi une certaine magie revendiquée pourtant par l’auteur.

Encore une fois je ne sais pas si j’ai aimé ou pas mais il ne m’a transporté et pour moi ce conte de fées pour adultes n’est pas la réussite que j’attendais même s’il est truffé de bonnes idées.

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Edimbourg, 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Mi-sorcière mi-chaman, la sage-femme qui aide à l’accouchement parvient à sauver le nourrisson en remplaçant le cœur défectueux par une horloge. Cette prothèse fonctionne et Jack vivra, à condition d’éviter toute charge émotionnelle : pas de colère donc, et surtout, surtout, pas d’état amoureux. Mais le regard de braise d’une petite chanteuse de rue mettra le cœur de fortune de notre héros à rude épreuve.

la-mecanique-du-coeur-mathias-malzieuauteur-éditeur-pagesDernière chronique de l’année 2013, car demain place au bilan de lecture de décembre, et le gagnant est : La mécanique du coeur de Mathias Malzieux, un roman dont j’avais lu beaucoup de bien et que j’avais gardé au chaud en attendant Noël, et je referme ce livre atypique avec un sentiment mitigé en ne sachant pas si je l’ai aimé ou non !

Plus qu’un roman, il s’agit ici d’un long conte mettant en scène Jack, un petit garçon né le jour le plus froid de l’année et dont le froid mordant lui gèle le coeur. Madeleine, la sage femme, qui est aussi un inventeur de génie, lui pose une horloge à la place et lui sauve la vie. Sa mère l’abandonne le jour même et c’est Madeleine qui lui fera office de maman, personne ne voulant adopter cet enfant pas comme les autres.

Les années passent et Jack vit cloitré chez Madeleine jusqu’au jour où il émet le souhait d’aller à l’école, en chemin il tombera amoureux de Miss Acacia, une chanteuse andalouse, qui enflamme son cœur aussitôt. A l’école, personne ne veut de Jack, tous le rejettent et se moquent de lui, veulent jouer avec les aiguilles de son horloge. Brimé, harcelé, frappé jusqu’au jour où Jack se rebelle et crève l’oeil de Joe, son ennemi juré, par ailleurs amoureux lui aussi de Miss Acacia. Il est contraint de quitter Edimbourg et sa famille de coeur pour fuir la prison et tenter de retrouver sa belle et lui ravir son coeur.

Le début de l’histoire se lit bien et se révèle plutôt sympathique. J’ai trouvé que Mathias Malzieux avait construit un univers Burtonien convaincant, rempli de jolies trouvailles, mais cela ne suffit pas à mes yeux. L’histoire part assez rapidement dans tous les sens, si bien que je n’ai pas vraiment accroché et je me suis même par moment ennuyée ferme. Les personnages principaux, Jack et Miss Acacia, sont trop étranges pour qu’on se prenne vraiment d’affection pour eux et la galerie de personnages secondaires, pourtant intéressants, n’est pas assez exploitée à mon goût.

La fin est elle aussi décevante, vite expédiée et bien trop abrupte, elle m’a laissé une impression de bâclage, comme si Mathias Malzieux n’avait pas su mettre un point final à son histoire. Néanmoins La mécanique du coeur est un petit roman singulier, qui se lit assez facilement, même si pour ma part, il m’a beaucoup déçu.

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Lu en lecture commune avec Nanne dans le cadre du challenge Victorien 2013  :

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