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Maude Mihami est l’auteure des Dix Voeux d’Alfréd (NiL, 2018 ; Pocket, 2019) et des Amours d’Alfréd (NiL, 2019 ; Pocket, 2020). Du rififi au Camboudin est son troisième roman.

1974. Le Camboudin est un petit village breton bien tranquille. Mais l’arrivée de Désiré Diallo, un jeune médecin noir, va venir tout bouleverser.

Entre le patois local qu’il ne comprend pas, une biquette en chaleur qui bêle toutes les nuits et une vieille ivrogne solitaire, il aura fort à faire pour trouver sa place !

Heureusement, il rencontrera Alfréd, un jeune garçon pas comme les autres, pourvu d’une imagination débordante et d’un courage sans bornes.

Pour l’élève de CM2, cette dernière année scolaire au Camboudin signe celle des retrouvailles avec son père, ce héros au regard si doux…

Du rififi au Camoudin met un point final à la trilogie autour d’Alfréd et Alfred initiée avec Les Dix Voeux d’Alfréd et poursuivie avec Les amours d’Alfréd. Pour le troisième été consécutif, je me suis donc rendue au Camboudin et comme toujours la magie a opéré !

C’est avec regret que j’ai dit adieu à ce petit bourg breton, à ses habitants, à sa trouspignôle et aux années 70, celles de mon enfance. Que vous dire à part de vous précipiter sur cette histoire drôle et pétillante qui ne manque pas de toupet ?

Maude Mihami sait merveilleusement tricoter ses récits, dessiner ses personnages, imprégner une atmosphère pleine d’authenticité et de nostalgie et loin de s’essouffler, cette trilogie s’est au contraire bonifiée tome après tome et je suis très curieuse de découvrir les prochaines histoires de l’autrice.

Quel bonheur de retrouver une fois encore Alfréd et son vénérable papy Alfred, les habitués du bistrot : Tophile, Nénétte, Thérèse, Eugène… de faire la connaissance de Rémi, son père et de mieux comprendre sa mère Agnès, avec l’oeil neuf du nouveau venu au village : le docteur Désiré Diallo, venu de Paris après avoir perdu ses parents.

Grâce à lui, on va en apprendre encore davantage sur le passé des protagonistes de la saga, découvrir leur quotidien et celui de ces personnages âgées qui ont traversé le XXè siècle en continuant à vivre, pour certains, à la manière de leurs ancêtres, dans l’insalubrité la plus totale.

Tout le village va faire bon accueil au médecin, qui loin d’être en but au racisme, va au contraire être adopté par les habitants et notamment des piliers de comptoir du café, véritable Q.G d’Alfred et ses amis, qui vont l’initier à l’alcool local : le fameux Trouspignôle. On pourrait les trouver frustres au premier abord mais ils se révèlent tous bienveillants, généreux et attentifs au bonheur et au bien-être de chacun.

Dans cet ultime opus, j’ai été plus particulièrement touchée par Agnès, cette mère tombée dans la bouteille depuis bien trop longtemps, aigrie par son travail à l’usine de viande, négligente envers son fils et pourtant tellement pleine d’amour et de fierté pour son bonhomme de dix ans, qui décide d’enfin combattre son alcoolisme, on la découvre vraiment dans ce tome et on se réjouit du dénouement mitonné par l’autrice.

L’écriture de Maude Mihami est vraiment savoureuse, elle arrive à nous embarquer totalement, à nous immerger au coeur de cette petite communauté rurale des années 70. Son récit est à la fois drôle et émouvant et on s’y sent tellement bien qu’on arrive à regret au point final.

Un grand merci aux éditions Nil pour cette merveilleuse lecture, j’ai adoré !

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1970, Le Camboudin, petit village breton. Alfréd, neuf ans, a un prénom dont l’accent aigu lui déplaît, une mère qui picole trop et un grand-père qui tient à lui comme à la prunelle de ses yeux. Il adore traîner au bistrot avec ses copains, une joyeuse bande de vieux qui lui apprennent la vie.

1970, Le Camboudin, village perdu du Morbihan. Alfréd Le Bossenec, 10 ans bientôt, porte le même prénom que son grand-père dont il partage aussi le jour de naissance, à soixante ans de distance.

Sa mère, manutentionnaire chez Ker Viande et alcoolique notoire, l’a affublé en plus d’un accent aigu sur le e et l’élève seule depuis que son père s’est fait la malle juste avant sa naissance.

Mais le vénérable papi Alfred vit en face et c’est chez lui qu’il passe le plus de temps en-dehors de l’école, à se gaver de pâté de lapin maison.

Mais le jour où une nouvelle institutrice, Mlle Annie, arrive à l’école, rien ne va pas plus au Camboudin : le cœur d’Alfréd s’emballe – et avec lui celui des autres habitants. Alfred-le-Vieux finira-t-il par déclarer sa flamme à Victoire ? Odette restera-t-elle célibataire ? Et quid de Roger, disparu il y a longtemps, mais dont l’âme semble être enfermée dans une urne au bistrot ?

Les amours d’Alfréd est le second roman de Maude Mihami, une libraire bretonne, qui nous donne à lire ici un roman particulièrement nostalgique et jubilatoire. Ce deuxième titre est la suite directe de son précédent roman Les dix vœux d’Alfréd et ce fut une nouvelle fois un vrai régal de lecture.

J’ai adoré ce récit à la fois pétillant, drôle, émouvant, qui pose un regard tendre sur la vieillesse et sur l’enfance. Les personnages sont attachants et en premier lieu ce petit Alfréd, gamin intelligent un peu trop gros, qui passe son temps avec son grand-père et les amis de celui-ci dans une petite bourgade bretonne où il ne se passe jamais rien.

Ce garçon très attendrissant pour plusieurs raisons : il souffre du manque d’amour et d’attention de sa mère, il aimerait connaître son père, il tombe amoureux de la maitresse et ses kilos en trop lui filent des complexes.

Alors pour plaire à celle qu’il aime, il squatte le premier rang, lit le dictionnaire chaque soir et fait une croix sur la pâté de lapin dans l’espoir d’affiner sa silhouette.

Heureusement il peut compter sur son papi qu’il vénère et la jolie complicité qui unit Alfred-le-vieux et Alfréd, ce débordement d’amour que l’on ressent entre eux est vraiment touchant. L’auteure alterne des moments drôles et d’autres plus émouvants, nous rappelle des souvenirs d’enfance (pour celles et ceux qui comme moi sont nés dans les années 70).

Quant aux autres protagonistes du village, ils sont authentiques, truculents à souhait et font couler la trouspignôle à flots ! On apprend à mieux connaître les différents habitants de ce village qui cachent bien des secrets, on assiste à des histoires d’amour…

Le récit, bien écrit et enlevé, se lit avec grand plaisir. L’histoire est certes toute simple, les personnages ordinaires, mais on ressort de cette lecture de bonne humeur et le sourire aux lèvres, pour ma part j’ai été bien désolée de quitter si vite des personnages attachants avec lesquels je serai bien restée encore un peu.

Je ne peux que vous inviter à découvrir à votre tour Alfréd, Alfred-le-vieux, Gégène, Victoire, Nini, Nénette et tous les habitants du Camboudin, quelque part en Bretagne.

Un grand merci à Filipa et aux éditions Nil pour cette bouffée d’air frais, j’ai adoré !

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1970, Le Camboudin, petit village breton. Alfréd, neuf ans, a un prénom dont l’accent aigu lui déplaît, une mère qui picole trop et un grandpère qui tient à lui comme à la prunelle de ses yeux. Il adore traîner au bistrot avec ses copains, une joyeuse bande de vieux qui lui apprennent la vie. Avec l’aide de son Vénérable Papi, il va décider de passer le cap de ses dix ans en établissant une liste de voeux à réaliser avant le grand jour. Rencontrer un vrai cow-boy, boire de la trouspignôle ou encore conduire un tracteur marqueront le début d’une série d’aventures aussi rocambolesques que réjouissantes. De voeux gâchés en moments de pure félicité, il va vivre l’année la plus incroyable de sa vie.

1970, Le Camboudin, village perdu du Morbihan. Alfréd Le Bossenec, 9 ans, porte le même prénom que son grand-père dont il partage aussi le jour de naissance, à soixante ans de distance.

Sa mère, manutentionnaire chez Ker Viande et alcoolique notoire, l’a affublé en plus d’un accent aigu sur le e et l’élève seule depuis que son père s’est fait la malle juste avant sa naissance.

Mais le vénérable papi Alfred vit en face et c’est chez lui qu’il passe le plus de temps en-dehors de l’école, à se gaver de pâté de lapin maison.

A quelques mois de son anniversaire, Alfréd passionné par les mots au point d’écrire un dictionnaire recensant les mots et expressions fameuses de son aïeul, décide, à défaut de commettre un roman, d’établir une liste de dix vœux à réaliser avant son dixième anniversaire : rencontrer un vrai cow-boy, conduire un tracteur, boire de la trouspignôle, voir la mer, passer une journée mère/fils…

Les dix vœux d’Alfréd est le premier roman de Maude Mihami, une libraire bretonne, qui nous donne à lire ici un roman particulièrement nostalgique et jubilatoire.

J’ai adoré ce récit à la fois pétillant, drôle, émouvant, qui pose un regard tendre sur la vieillesse et sur l’enfance. Les personnages sont attachants et en premier lieu ce petit Alfréd, un peu trop gros et qui chante faux et se fait railler et pour l’un et pour l’autre, qui passe son temps avec son grand-père et les amis de celui-ci dans une petite bourgade bretonne où il ne se passe jamais rien.

Ce garçon très attendrissant, qui souffre du manque d’amour et d’attention de sa mère, qui ne l’écoute jamais, alcoolisée du matin au soir, en permanence en rogne contre lui, voudrait que sa vie change enfin et compte bien sur ses voeux pour y parvenir.

Heureusement il peut compter sur son papi qu’il vénère et la jolie complicité qui unit Alfred-le-vieux et Alfréd, ce débordement d’amour que l’on ressent entre eux est vraiment touchant. L’auteure alterne des moments drôles et d’autres plus émouvants, nous rappelle des souvenirs d’enfance (pour celles et ceux qui comme moi sont nés dans les années 70) et nous plonge dans une joyeuse nostalgie.

Quant aux autres protagonistes du village, ils sont authentiques, truculents à souhait et font couler la trouspignôle à flots !

Le récit, bien écrit et enlevé, se lit avec grand plaisir. L’histoire est certes toute simple, les personnages ordinaires, mais on ressort de cette lecture de bonne humeur et le sourire aux lèvres, pour ma part bien désolée de quitter si vite des personnages attachants avec lesquels je serai bien restée encore un peu.

Je ne peux que vous inviter à découvrir à votre tour Alfréd, Alfred-le-vieux, Gégène, Victoire, Nini, Nénette et tous les habitants du Camboudin, quelque part en Bretagne et vous régaler à votre tour de leurs maximes préférées : manger du pâté ou conduire il faut choisir, y’a qu’les imbéciles qui changent pas d’habits…

Un grand merci à Filipa et aux éditions Nil pour cette bouffée d’air frais, j’ai adoré !

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