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Posts Tagged ‘métro baker street’

Lu dans le cadre du Mois anglais

Nancy Springer, née le 5 juillet 1948 à Montclair dans le New Jersey, est une auteure américaine de fantasy, de science-fiction et de littérature pour jeunes adultes. Elle aussi été professeure de littérature dans deux universités. Spécialiste du détournement de personnages, elle est l’auteur de romans racontant les exploits d’Enola Holmes, la sœur du grand Sherlock Holmes, ainsi que celle de Rowan Hood, qui n’est autre que la fille de Robin des Bois.

Juillet 1889 à Londres. Voilà un an qu’Enola a échappé à la vigilance de ses frères aînés Mycroft et Sherlock qui souhaitaient la mettre en pension afin de faire d’elle une lady bonne à marier.

Depuis lors, la jeune fille s’emploie, par l’intermédiaire de son agence de recherches en disparitions, à résoudre des enquêtes, parfois même plus efficacement que son illustre frère !

Alors qu’Enola est lancée dans une nouvelle enquête sur la disparition de Lady Blanchefleur del Campo, elle découvre que son frère Sherlock la recherche désespérément. Il vient en effet de recevoir un énigmatique paquet en provenance de leur mère, adressé tout spécifiquement à Enola, et qu’elle seule saurait décrypter.

Sherlock, accompagné de son frère Mycroft, se voit donc contraint de suivre les traces d’Enola dans ses pérégrinations au cœur des sombres tunnels de Londres.

Ensemble, les trois Holmes devront répondre à une triple question : Qu’est-il arrivé à leur mère ? Où est donc Lady Blanchefleur ? Et que décidera l’aîné Mycroft de l’avenir d’Enola lorsque ses frères l’auront rattrapés ?

Après La double disparition, L’affaire Lady Alistair et Le mystère des pavots blancs, Le secret de l’éventail et L’énigme du message perdu, Métro Baker Street m’a permis de clôturer en beauté la série consacrée à la petite sœur de Mycroft et Sherlock, Enola Holmes.

Si vous pensez que Sherlock Holmes est le meilleur détective de la famille Holmes, c’est parce que vous ne connaissez pas sa jeune sœur, Enola Holmes, qui a plus d’un tour dans son sac !

Elevée comme une herbe folle, féministe en diable, Enola vient à bout des messages codés et se révèle être une véritable professionnelle du déguisement, notre héroïne va retrouver une fois de plus ses frères sur son passage et va même aider son frère Sherlock, mandaté par le Duque del Campo pour retrouver son épouse.

Cette sixième enquête sert de prétexte aux retrouvailles de la série et va répondre aux deux questions que l’on se pose depuis le premier tome : où est passée Eudora Holmes ? Et surtout mère et fille vont-elles enfin se retrouver ?

Si vous voulez connaître les réponses, il faudra lire les romans de Nancy Springer, pour part je les recommande aux jeunes lecteurs et lectrices dès 12 ans.

Comme vous le savez, j’ai beaucoup aimé cette série bien documentée, portée par une héroïne diablement courageuse, qui se retrouve seule et livrée à elle-même après la désertion de sa mère, et qui a du fuir les projets de Mycroft et Sherlock à son rencontre.

Ayant reçu une éducation très libre, Enola a épousé les idées suffragistes de sa mère et trouve bien étriqué le carcan dans lequel ses frères voudraient l’enfermer. Et bien qu’à la tête d’un pécule confortable, elle veut devenir le meilleur enquêteur du monde et damer le pion à son illustre frère qu’elle admire secrètement.

Comme pour les précédents opus, Enola enquête une fois de plus sur un enlèvement, celui de lady Blanchefleur del Campo, enlevée devant le métro de Baker Street alors qu’elle était accompagnée de ses deux dames de compagnie.

Elle va encore damer le pion à son cher frère et mener sa mission à bien, de façon expéditive je dois bien le reconnaître, c’est le bémol que je reproche à cette série : Enola découvre le fin mot de l’histoire est un peu trop rapidement mais comme c’est destiné aux enfants, je comprends que l’autrice ne souhaite pas complexifier ces intrigues.

J’ai aimé ce sixième volume et le final que nous propose l’autrice, que j’ai dévoré en une journée, prise par l’enquête et l’atmosphère que sait si bien décrire Nancy Springer qui nous confirme avec cet opus qu’elle connaît bien cette période.

En bref, une bonne série de romans policiers pour les jeunes lecteurs, portée par une héroïne attachante, garantie sans violence ni hémoglobine, qui leur permettra d’appréhender cette période.

L’histoire bien construite, avec une pointe d’humour, et une très bonne toile de fond historique les plongera dans une ambiance victorienne réussie, et qui sait, leur donnera peut-être envie de lire du Sherlock Holmes.

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