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Posts Tagged ‘michel bussi’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Professeur de géographie à l’université de Rouen, Michel Bussi est le 2e auteur français le plus lu en 2019 (Palmarès Le Figaro: GFK). Il est l’auteur aux Presses de la Cité de Nymphéas noirs, polar français le plus primé en 2011 (Prix Polar Michel Lebrun, Grand Prix Gustave Flaubert, Prix Polar méditerranéen, Prix des lecteurs du festival Polar de Cognac, Prix Goutte de Sang d’encre de Vienne, 2011…), Un avion sans elle (Prix Maison de la Presse et Prix du Roman populaire, 2012), Ne lâche pas ma main (Prix du roman insulaire, 2013), N’oublier jamais (2014), Gravé dans le sable (2014), Maman a tort (2015), Le temps est assassin (2016), On la trouvait plutôt jolie (2017), T’en souviens-tu, mon Anaïs ? (Pocket, 2018), J’ai dû rêver trop fort (2019) et Tout ce qui est sur terre doit périr (Pocket, 2019), Au soleil redouté (2020).

Au cœur des Marquises, l’archipel le plus isolé du monde, où planent les âmes de Brel et de Gauguin, Clémence, Martine, Farène, Marie-Ambre et Eloïse sont cinq lectrices participant à un atelier d’écriture animé par un célèbre auteur de best-sellers, Pierre-Yves François, communément appelé PYF.

Le rêve de leur vie serait-il, pour chacune d’elles, à portée de main ? Au plus profond de la forêt tropicale, d’étranges statues veillent, l’ombre d’un tatoueur serial killer, rôde.

Et plein soleil dans les eaux bleues du Pacifique, la disparition de PYF transforme le séjour en jeu meurtrier car bientôt les participantes deviennent la proie d’un assassin.

Enfer ou paradis ? Hiva Oa devient le théâtre de tous les soupçons, de toutes les manipulations, où chacun peut mentir… et mourir.

Yann, flic déboussolé, et Maïma, adolescente futée de seize ans, trouveront-ils lequel des hôtes de la pension Au soleil redouté… est venu pour tuer ?

Au soleil redouté est ma huitième incursion dans l’univers de Michel Bussi, après Un avion sans elle, Maman a tort, Le temps est assassin, Sang famille, Ne lâche pas ma main, J’ai dû rêver trop fort et Nymphéas noirs.

Après le Jura, Le Havre, la Corse, Mornesey, l’île de La Réunion, Montréal, Los Angeles, Barcelone, Jakarta et Giverny, direction Les Marquises, une destination paradisiaque, pour cette nouvelle intrigue qui fait la part belle à une petite île de la Polynésie française, Hiva Oa, où sont enterrés Jacques Brel et Paul Gauguin.

Aller en Polynésie est l’un de mes rêves et avec cette lecture, j’ai été plongée dans l’atmosphère de ces îles, découvert leur folklore, appris aussi hélas le massacre dont ils ont été victimes et le rôle du colonisateur français qui a voulu exterminer la culture, les traditions et la langue polynésienne.

Michel Bussi nous propose avec ce titre un huis clos à ciel ouvert, orchestré de main de maître par cet auteur de talent. Un roman policier aussi bien documenté qu’efficace, comme toujours d’ailleurs car jusqu’à présent, ce romancier ne m’a jamais déçue et plutôt bluffée, je dois le dire.

L’intrigue pleine de rebondissements, de secrets et de mystères savamment distillés, est bien rythmée, très bien développée. En effet, impossible de s’ennuyer de la première à la dernière page, emportée par une histoire qui va à vive allure. J’ai vraiment été épatée par la qualité de cette enquête, bluffée par la virtuosité de l’auteur à nous mener par le bout du nez jusqu’au final inattendu.

Michel Bussi donne le ton dès le prologue et comme d’habitude, je me suis fait avoir dans les grandes largeurs : je n’ai rien vu venir ! J’ai pourtant bâti des scénarios au fil de ma lecture, passé au crible les événements, je me suis fait avoir comme une bleue et j’ai adoré ça !

Michel Bussi nous fait voyager tout au long du récit et il nous décrit avec tant de précision et de réalisme Hiva Oa, ses traditions (tiki, manna, perle, tatouage) qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrire les lieux qui servent de toiles de fond à ses intrigues, c’est l’une des choses qui me plaisent le plus chez lui.

J’ai aussi beaucoup aimé les personnages, notamment Yann, le capitaine de gendarmerie et Maïma, l’adolescente qui lui sert d’adjoint et le jeu de pistes que nous propose l’auteur, un peu à la façon d’une murder party.

Michel Bussi fait aussi de gros clins d’œil à la reine du crime, Agatha Christie, avec un bel hommage à l’un de ses chefs d’œuvre : Dix petits nègres dont il s’empare pour nous proposer un développement et une ambiance que n’aurait pas renié la romancière anglaise.

Une fois encore je n’ai pas été déçue par Michel Bussi et je vous recommande chaudement Au soleil redouté si vous souhaitez le découvrir.

Belette qui m’a accompagné dans cette lecture a adoré aussi, vous pouvez lire son avis ici.

Un grand merci aux éditions Presses de la cité pour cette lecture addictive !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Le jour paraît sur Giverny.
Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l’une, les yeux couleur nymphéa, rêve d’amour et d’évasion ; l’autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cœur d’un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé.
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13 mai 2010. Le corps de Jérôme Morval est découvert par un promeneur. La victime, ophtalmologiste de renom, a eu le crâne défoncé avant d’être noyé dans l’Ept.

L’enquête est confiée aux inspecteurs Sylvio Benavides et et Laurenç Sérénac qui découvrent que Morval voulait acquérir un Nymphéas et qu’il collectionnait les conquêtes, au vu et au su de son épouse.

Lors de leurs investigations pour retrouver les maitresses de Morval, Sérénac tombe sous le charme de Stéphanie Dupain, la seule institutrice de Giverny et en vient immédiatement à soupçonner son mari d’avoir voulu éliminer son rival.

Pendant ce temps là Fanette Morelle, onze ans, ne vit que pour la peinture, encouragé par James, un vieux peintre américain et son camarade Paul dont elle est amoureuse.

Nymphéas noirs est ma septième incursion dans l’univers de Michel Bussi, après Un avion sans elle, Maman a tort, Le temps est assassin, Sang famille,Ne lâche pas ma main et J’ai dû rêver trop fort. Après le Jura, Le Havre, la Corse, Mornesey, l’île de La Réunion, Montréal, Los Angeles, Barcelone et Jakarta, place à Giverny pour cette nouvelle intrigue qui fait la part belle à la peinture impressionniste.

Vous le savez sans doute si vous me suivez régulièrement, l’impressionnisme est mon courant pictural de prédilection et Claude Monet, mon peintre préféré. J’ai eu l’occasion de visiter le village de Giverny ainsi que la maison et les jardins de cet immense artiste, autant vous dire que je m’attendais à apprécier cette lecture et que vous dire d’autre à part que je l’ai adoré ?

Michel Bussi nous propose avec ce titre un roman policier aussi bien documenté qu’efficace. L’intrigue pleine de rebondissements et de mystère est bien rythmée, impossible de s’ennuyer de la première à la dernière page, et surtout très bien développée. J’ai vraiment été épatée par la qualité de cette enquête, bluffée par la virtuosité de l’auteur à nous mener par le bout du nez.

Michel Bussi donne le ton dès le prologue, à la manière d’un conte, de ce qu’il va se passer et pourtant je n’ai rien vu venir ! J’ai pourtant bati des scénarios au fil de ma lecture, passé au crible les événements, je me suis fait avoir comme une bleue et j’ai adoré ça !

Michel Bussi nous fait voyager tout au long du récit et comme toujours, il nous décrit avec tant de précision et de réalisme Giverny qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrire les lieux qui servent de toiles de fond à ses intrigues, c’est l’une des choses qui me plaisent le plus chez lui.

J’ai aussi beaucoup aimé les personnages, notamment le duo d’inspecteurs diamétralement différents mais efficaces. J’ai tout autant apprécié d’en apprendre davantage sur Monet et son attachement à Giverny.

Une fois encore je n’ai pas été déçue par Michel Bussi et je vous recommande chaudement Nymphéas noirs si vous souhaitez le découvrir.

Belette qui m’a accompagné dans cette lecture a adoré aussi, vous pouvez lire son avis ici.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Les plus belles histoires d’amour ne meurent jamais. 
Elles continuent de vivre dans nos souvenirs et les coïncidences cruelles que notre esprit invente. 
Mais quand, pour Nathy, ces coïncidences deviennent trop nombreuses, doit-elle croire qu’il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous ? 
Qui s’évertue à lui faire revivre cette parenthèse passionnelle qui a failli balayer sa vie ? 
Quand passé et présent se répètent au point de défier toute explication rationnelle, Nathy doit-elle admettre qu’on peut remonter le temps ?

2019. Nathy est une hôtesse de l’air de cinquante-trois ans, mariée depuis près de trente ans à Olivier, un menuisier. Maman de Laura, infirmière à Bichat et Margot, lycéenne et heureuse grand-mère d’une paire de jumeaux d’un peu moins de deux ans.

Ses prochaines destinations sont Montréal, Los Angeles et Jakarta, une coïncidence qui la trouble car c’est la même feuille de route que vingt ans auparavant, lorsqu’elle a rencontré Ylian, un guitariste, avec qui elle a une brève histoire d’amour.

Avec lui, elle a connu une passion incandescente qu’elle a gravé au creux de son épaule en se faisant tatouer une hirondelle, le surnom qu’il lui a donné. Mais Yl n’a pas voulu qu’elle brise sa famille pour lui alors ils se sont quittés en se promettant de ne jamais reprendre contact.

Mais troublée par une série de coïncidences qui lui font revivre les escales au cours desquelles ils se sont aimés deux décennies plus tôt, elle décide de reprendre contact avec lui mais rien ne va se passer comme prévu…

J’ai dû rêver trop fort est ma sixième incursion dans l’univers de Michel Bussi, après Un avion sans elle, Maman a tort, Le temps est assassin, Sang famille et Ne lâche pas ma main. Après le Jura, Le Havre, la Corse, Mornesey, l’île de La Réunion, place à Montréal, Los Angeles, Barcelone et Jakarta pour cette nouvelle intrigue qui fait la part belle à une magnifique histoire d’amour.

En quatre escales, Montréal, San Diego, Barcelone et Jakarta, dans un jeu de miroirs entre 1999 et 2019, J’ai dû rêver trop fort a fait battre mon cœur. Michel Bussi délaisse le thriller pur pour nous proposer un récit plus romantique, celui d’un amour fou, brûlant qui unit Nathy et Ylian.

Pour l’occasion Michel Bussi s’associe avec L’artiste Gauvain Sers qui compose et interprète la bande originale du roman. La chanson, dont les paroles sont signées Michel Bussi, est au cœur de l’intrigue de J’ai dû rêver trop fort. Elle s’intitule Que restera-t-il de nous ? et se révèle la clé de l’énigme tricotée par l’auteur.

Même si Michel Bussi privilégie ici l’histoire d’amour, il nous propose tout de même un récit avec du suspens, des mystères et des rebondissements comme il sait si bien le faire, qui vont nous tenir en haleine jusqu’au point final : hasard, folie, manipulation ou envoûtement ? Quatre hypothèses pour expliquer les signes du passé qui resurgissent dans la vie de Nathy et qui vont la faire vaciller.

Michel Bussi nous fait voyager tout au long du récit et comme toujours, il nous décrit avec tant de précision et de réalisme Montréal, Los Angeles, Barcelone et Jakarta qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrire les lieux qui servent de toiles de fond à ses intrigues, c’est l’une des choses qui me plaisent le plus chez lui.

Même si j’ai trouvé le dénouement un peu trop précipité et pas forcément des plus crédibles, j’ai été séduite par ce récit bien rythmé, bien écrit, addictif au point que j’ai eu du mal à lâcher ma lecture, truffé de références à la chanson, au cinéma ou à la littérature. Un bon cru qui me donne envie de découvrir les autres romans de l’auteur déjà dans ma PAL.

Un grand merci aux Editions Presse de la Cité pour cette lecture, j’ai adoré !

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Un couple d’amoureux dans les eaux turquoise de l’île de La Réunion. Farniente, palmiers, soleil. Un cocktail parfait. Pourtant, le rêve tourne court. Quand Liane disparaît de l’hôtel, son mari, Martial, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de 6 ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu : la course-poursuite, au cœur de la nature luxuriante de l’île, est lancée.

Vendredi 29 mars 2013, hôtel Atalante, Saint Gilles les Bains, sur l’île de la Réunion. Liane Bellion quitte la piscine pour remonter dans sa chambre. Elle glisse un « à tout de suite » à Martial, son mari, et à leur fillette de six ans, Josapha.

Une heure plus tard, Martial s’inquiète de ne pas voir son épouse redescendre et confie sa fillette aux Jourdain, un couple de touristes avec qui ils passent l’après-midi.

Comme sa femme ne répond pas, il descend à l’accueil pour se faire ouvrir la porte de leur suite et il découvre une chambre sans dessus dessous, des traces de sang sur les draps et l’absence de sa femme.

Il demande aussitôt à faire prévenir la gendarmerie, persuadé que sa femme n’est pas partie de son plein gré. La capitaine Aja Purvi arrive pour les constations d’usage et promet d’enquêter.

Lors de la fouille de la chambre, elle s’aperçoit qu’il manque un grand couteau et quelques heures plus tard, elle retrouve un homme mort sur la plage, tué d’un coup de couteau.

La femme de ménage de l’étage où Liane a disparu affirme que la belle n’a pas quitté la chambre mais apprend à Aja que Martial est remonté à sa chambre bien plus tôt et qu’il lui a emprunté son chariot de ménage, suffisamment grand pour y avoir caché le corps sans vie de son épouse…

Ne lâche pas ma main est ma cinquième incursion dans l’univers de Michel Bussi, après Un avion sans elle, Maman a tort et Le temps est assassin et la deuxième de l’été, après Sang famille. Après le Jura, Le Havre, la Corse, Mornesey, une île anglo-normande fictive, place à l’île de La Réunion et son piton de la Fournaise.

Michel Bussi plante le décor de cette nouvelle intrigue policière dans une île de La Réunion plus vraie que nature, décrite avec tant de précision et de réalisme qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrire les lieux qui servent de toiles de fond à ses intrigues, c’est l’une des choses qui me plaisent le plus chez cet auteur d’ailleurs, sa propension à me faire voyager.

Ici Michel Bussi n’hésite pas à emprunter du vocabulaire et des proverbes locaux et à nous présenter les différents types de populations qui font de cette île, un lieu de grand métissage, j’ai adoré cet aspect qui a renforcé mon immersion de lectrice et j’ai appris beaucoup de choses.

On retrouve dans ce roman une construction propre à l’auteur normand : une intrigue qui file à cent à l’heure, une temporalité resserrée puisque l’intrigue se déroule sur quatre jours et est détaillée heure par heure en alternant les points de vue, si bien qu’il est difficile de ne pas être happé par le rythme.

Comme toujours, les fausses pistes sont légion, on tombe sur des impasses et il m’a été bien difficile de démêler le vrai du faux car l’intrigue est complexe, bien ficelée et avec un dénouement surprenant, en tout cas je ne l’avais pas vu venir.

Les policiers ont eu bien du mal aussi à venir à bout de leur enquête : Aja et à son lieutenant Christos, chargé de la collecte scientifique, se sont faits bernés eux aussi et il a fallu toute la sagacité de Imelda, une sorte de Miss Marple kafre pour venir à bout de cette histoire. C’est un personnage très attachant et j’aurai aimé que Michel Bussi la mette davantage en avant.

Un bon roman policier, très addictif avec une bonne dose de suspens, de nombreux rebondissements, pas de temps mort, une chasse à l’homme et un décor de rêve. J’aime de plus en plus Michel Bussi, et si vous êtes comme moi, je ne peux que vous conseiller Ne lâche pas ma main.

Belette est sur la même longueur d’ondes, vous pouvez retrouver son avis ici.

Un grand merci aux Editions Presse de la Cité pour cette lecture dépaysante, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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 » Tel un soleil brutal, la lumière du phare des Enchaînés inonde la pièce. Une seconde à peine. Puis l’obscurité reprend le dessus, simplement percée du halo des lampes torches.
Je vais mourir ici.
C’est une certitude.
Une seule question me hante, la dernière : jusqu’où sont-ils prêts à aller pour me faire avouer ? A fouiller ma mémoire, comme s’ils pouvaient en arracher les souvenirs qu’ils convoitent ?
Tout est allé si vite, à peine quatre jours.
Je n’étais alors qu’un adolescent parmi d’autres.
Un orphelin.
C’est du moins ce qu’on avait toujours voulu me faire croire… « 

Août 2000. Colin Remy est un adolescent qui passe ses vacances d’été dans un camp de vacances de Mornesay, une petite île au nord de Granville. Il n’est pas sur cette île par goût de la voile et des sports nautiques mais pour retrouver son père Jean Remy, archéologue amateur qui a disparu sur cette île dix ans auparavant.

C’est sur cette île que Colin a vécu les six premières années de sa vie, des années heureuses auprès de ses parents. Depuis, tout a basculé dans sa vie. Quelques jours après la disparition de son père, sa mère a péri dans un accident de voiture et depuis, il vit avec son oncle et sa tante dans un petit pavillon de la banlieue parisienne.

Une existence ennuyeuse sans amour ni tendresse. Persuadé que son père est toujours vivant, Colin part sur ses traces, aidé de Armand et de Madi, ses camarades de camp. Premier lieu à être visité par nos apprentis détectives : les ruines de l’abbaye où les parents de Colin ont autrefois mené des fouilles avant de perdre la vie.

C’est alors que s’évadent Nowakovski et Valerino de la prison de Mornesey. Le premier, est un dangereux braqueur, le second un petit fonctionnaire magouilleur sur le point d’être relâché. Sont-ils à la recherche du trésor de la Folie Mazarin comme l’était Jean Remy au moment de sa disparition ?

Sang famille est ma quatrième incursion dans l’univers de Michel Bussi, après Un avion sans elle, Maman a tort et Le temps est assassin. Après le Jura, Le Havre et la Corse, place à Mornesey, une île anglo-normande fictive.

Michel Bussi plante le décor de cette intrigue policière dans une île certes imaginaire mais décrite avec tant de précision et de réalisme qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrir des lieux qui n’existe pas.

Cette île anglo-normande qui abritait de la fin de la Révolution jusqu’au milieu des années 1940 un bagne d’où partaient les hommes condamnés à Cayenne, est en fait peuplée de descendants de repris de justice et ne semble pas avoir usurpé son surnom d’île des brigands.

D’une quête de ses origines somme toute assez banale, l’aventure se transforme rapidement pour Colin et ses amis en une dangereuse enquête avec un mystérieux trésor, héritage du cardinal, La Folie Mazarin, et un juteux scandale immobilier avec modification du plan d’occupation des sols et pots de vin à la clé.

L’intrigue qui file à cent à l’heure, comme toujours dans les polars de Michel Bussi, se déroule sur quatre jours et est détaillée heure par heure en alternant les points de vue, si bien qu’il est difficile de ne pas être happé par le rythme. Tour à tour, on dénoue l’écheveau de cette histoire grâce à Colin et à Simon Casanova, l’emploi jeune dévolu à la sécurité de l’île qui cogite aussi bien qu’un policier.

Cette intrigue policière justement, je l’ai trouvé bien ficelée même si le dénouement est un peu bâclé, ceci mise à part Michel Bussi multiplie les fausses pistes et on échafaude les théories plus folles pendant plus de 500 pages, l’auteur nous mène presque jusqu’à la fin par le bout du nez et j’adore ça.

Alors certes pour moi, cet opus publié en 2009 aux éditions des Falaises n’est pas un coup de cœur mais Sang Famille fut une très bonne lecture, un peu longue à se mettre en place mais une fois lancée, elle se révèle très addictive et j’ai littéralement dévoré cette belle brique en 3 jours.

La plume de Michel Bussi est efficace et nous entraine au cœur de cette île sur les pas de Colin et de cette chasse au trésor. C’est prenant et addictif à souhait, en bref un bon thriller qui tient bien en haleine et c’est tout ce qu’on lui demande.

Lu avec Belette qui a aimé autant que moi !

Je ne peux que vous le recommander et je remercie les Editions Presse de la Cité pour cette lecture estivale et ce très bon moment de lecture.

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Lu dans le cadre du challenges 1 pavé par mois et Les 10 pavés que j’aimerai sortir de ma PAL cet été (4/10) :

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Eté 1989

La Corse, presqu’île de la Revellata, entre mer et montagne. Une route en corniche, un ravin de vingt mètres, une voiture qui roule trop vite… et bascule dans le vide. Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère sont morts sous ses yeux.

Eté 2016

Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l’accident, avec son mari et sa fille ado, en vacances, pour exorciser le passé. A l’endroit même où elle a passé son dernier été avec ses parents, elle reçoit une lettre. Une lettre signée de sa mère.

Vivante ?

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Août 1989, Clothilde est en Corse, comme tous les étés depuis sa naissance. Son père Paul est corse et l’unique héritier de Cesearu Idrissi, une figure locale de première importance. Sa mère Palma, une belle brune venue de l’est a ravi le cœur de son corse de père et l’a convaincu d’aller vivre en Normandie.

Quant à son grand frère Nicolas, c’est un jeune homme charismatique, chef de bande et bourreau des cœurs. Cet été-là, Clothilde va découvrir des secrets et les enfouir bien profondément dans sa mémoire. Cachée, derrière ses habits gothiques, le walkman vissé aux oreilles et son journal intime à portée de main, Clothilde observe en effet tout son monde, tombe amoureuse pour la première fois mais l’homme d’une dizaine d’années plus âgé qu’elle, ne semble ne voir que Palma et rêve de bâtir un sanctuaire pour les dauphins.

Le soir du 23 août 1989, les Idrissi prennent place dans la Fuego familiale et au détour d’une corniche, c’est l’accident. Seule Clothilde est rescapée mais profondément traumatisée.

Août 2016, cela fait 27 ans que Clothilde, désormais avocate, mariée à Franck et mère de Valentine, une adolescente de 15 ans, l’âge qu’elle avait au moment du drame qui a bouleversé sa vie, n’a pas remis les pieds sur l’île de beauté.

A son tour, elle a loué le bungalow C29 du camping des Euproctes, sur la presqu’île de la Revellata, comme ses parents en leur temps. Pour la première fois depuis l’accident, elle va retrouver tous les protagonistes de cet été 1989, et elle reçoit un billet qui semble avoir été écrit par sa mère. Serait-elle vivante ? Cela semble impossible mais Clothilde en est persuadée et a bien l’intention de découvrir ce qui s’est réellement passé le soir du 23 août 1989…

Souvenez-vous, Maman a tort, le précédent opus de Michel Bussi avait été l’un de mes coups de cœur de 2015, j’ai donc été ravie de recevoir Le temps est assassin et de le glisser dans ma valise de vacances. Un roman qui se passe dans un décor fabuleux et en été, se devait donc être lu, en été au bord de la plage.

SiI comme moi vous n’avez jamais mis les pieds en Corse, ce roman va vous donner envie d’aller la découvrir car Michel Bussi nous délecte de descriptions et nous fait découvrir le mode de vie traditionnel corse.

Outre cet aspect réussi, j’ai beaucoup aimé les incursions dans l’année 1989 avec cette héroïne qui m’a rappelé l’adolescente gothique que j’étais (et oui !), qui écoutait pendant des heures The Cure, Joy Division ou Depeche Mode, j’ai adoré retrouvé mon adolescence par petites touches tout au long du récit d’autant plus qu’elles sonnent toujours justes.

Quant à l’intrigue policière, je l’ai trouvé bien ficelée même si j’ai des réserves sur la fin que j’ai trouvé un petit peu trop tirée par les cheveux, ceci mise à part Michel Bussi multiplie les fausses pistes et on échafaude les théories plus folles pendant plus de 500 pages, l’auteur nous mène presque jusqu’à la fin par le bout du nez et j’adore ça.

Alors certes pour moi, ce nouvel opus n’est pas un coup de cœur mais Le temps est assassin fut une très bonne lecture, un peu longue à se mettre en place mais une fois lancée, elle se révèle très addictive et j’ai littéralement dévoré cette belle brique en 3 jours.

La plume de Michel Bussi est efficace et nous entraine au cœur de la Corse avec des personnages haut en couleurs, notamment Pépé Idrissi, qui fait figure de parrain. Il y a certes quelques facilités et clichés avec les corses qui règlent leurs comptes entre eux, les femmes qui attendent à la cuisine, les gendarmes qui n’osent pas enquêter, etc mais cela ne m’a pas vraiment gênée.

Ces réserves mises à part, Le temps est assassin est un bon thriller qui tient bien en haleine et c’est tout ce qu’on lui demande, je vous le recommande si vous aimez cet auteur.

Un grand merci aux Editions Presse de la Cité pour cette lecture estivale et ce très bon moment de lecture.

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Mardi 2 novembre 2015. Lorsque Vasile, psychologue scolaire, se rend au commissariat du Havre pour rencontrer la commandante Marianne Augresse, il sait qu’il doit se montrer convaincant. Très convaincant. Si cette fichue affaire du spectaculaire casse de Deauville, avec ses principaux suspects en cavale et son butin introuvable, ne traînait pas autant, Marianne ne l’aurait peut-être pas écouté. Car ce qu’il raconte est invraisemblable : Malone, trois ans et demi, affirme que sa mère n’est pas sa vraie mère. Sa mémoire, comme celle de tout enfant, est fragile, elle ne tient qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche… Vasile le croit pourtant. Et pressent le danger. Jeudi 4 novembre 2015, tout bascule. Le compte à rebours a commencé. Qui est Malone ?

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Le Havre, novembre 2015. La commandante Marianne Augresse est particulièrement occupée, elle cherche les suspects du spectaculaire casse de Deauville qui s’est fini par la mort de deux des braqueurs. Leurs complices, toujours en fuite, sont soupçonnés d’avoir trouvé refuge dans le port normand et Augresse et ses hommes sont sur les dents.

Elle prend néanmoins le temps de recevoir le psychologue scolaire Vasile Dragonman pour deux raison : la première c’est que l’homme est séduisant et que l’horloge biologique de Marianne s’affole à l’approche de la quarantaine. La seconde c’est qu’il est recommandé par son amie Angie.

Le psy lui confie qu’il est tracassé par le cas du petit Malone 3 ans qui affirme que sa mère n’est pas sa mère. On a beau objecter à Vasile, Marianne et l’institutrice les premières, que les enfants n’ont pas leur pareil pour inventer des histoires, Dragonman est persuadé que Malone dit la vérité et il y a urgence, car à cet âge-là, les souvenirs s’effritent de jour en jour et le bambin pourrait bien ne plus rien se rappeler du tout dans très peu de temps.

En attendant, Malone vit avec maman-da, Amanda, douce et aimante, et son père plus brutal, et attend de se retrouver seul chaque soir avec Gouti, son doudou, afin qu’il lui raconte l’histoire de sa vraie maman. Une histoire avec une forêt d’ogres et une fusée…

Marianne Augresse est dubitative et n’écoute que distraitement Vasile Dragonman, trop préoccupée par la traque des braqueurs de Deauville mais l’homme lui plait alors elle envoie un bleu dans le village où habitent le petit Malone et ses parents afin de faire une enquête de routine.

Elle ne songe alors pas un seul instant que les deux affaires puissent se rejoindre, nous on s’en doute un peu, et au fil de la lecture, les deux histoires finissent par s’imbriquer pour n’en faire plus qu’une, tout simplement passionnante et addictive.

Je n’avais pas été spécialement convaincue ni emballée par Michel Bussi et son best-seller Un avion sans elle, que j’avais trouvé trop simple mais, véritablement alléchée par la quatrième de couverture, j’ai accepté la proposition de Babelio et des Presses de la Cité de recevoir Maman a tort et comme j’ai bien fait car j’ai eu un gros coup de cœur pour ce roman, ce qui m’arrive bien trop rarement.

Michel Bussi nous balade pendant plus 500 pages avec cette histoire pleine de suspens et une tension qui monte crescendo. L’auteur distille révélations et rebondissements d’une main de maitre, le tout dans une atmosphère angoissante et anxiogène à souhait.

Bussi joue constamment avec nos nerfs sans nous laisser le moindre répit et il est bien difficile de ne pas lâcher ce roman une fois qu’on l’a commencé tant on veut savoir le fin mot de l’histoire.

J’adore lorsque l’auteur d’un roman policier multiplie et brouille les pistes, me berne totalement et que la fin me cueille par surprise et me laisse au dépourvu. Il est rare qu’un polar ait tous ses atouts et me mène par le bout du nez à ce point !

Si vous êtes des lecteurs de Bussi, vous ne serez pas déçus par son nouveau roman, si vous ne l’êtes pas, faites comme moi et donnez-lui une chance car cet opus là en vaut largement la peine.

Un grand merci à Babelio et aux Editions Presse de la Cité pour ce coup de cœur, j’en redemande !

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