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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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 » Tel un soleil brutal, la lumière du phare des Enchaînés inonde la pièce. Une seconde à peine. Puis l’obscurité reprend le dessus, simplement percée du halo des lampes torches.
Je vais mourir ici.
C’est une certitude.
Une seule question me hante, la dernière : jusqu’où sont-ils prêts à aller pour me faire avouer ? A fouiller ma mémoire, comme s’ils pouvaient en arracher les souvenirs qu’ils convoitent ?
Tout est allé si vite, à peine quatre jours.
Je n’étais alors qu’un adolescent parmi d’autres.
Un orphelin.
C’est du moins ce qu’on avait toujours voulu me faire croire… « 

Août 2000. Colin Remy est un adolescent qui passe ses vacances d’été dans un camp de vacances de Mornesay, une petite île au nord de Granville. Il n’est pas sur cette île par goût de la voile et des sports nautiques mais pour retrouver son père Jean Remy, archéologue amateur qui a disparu sur cette île dix ans auparavant.

C’est sur cette île que Colin a vécu les six premières années de sa vie, des années heureuses auprès de ses parents. Depuis, tout a basculé dans sa vie. Quelques jours après la disparition de son père, sa mère a péri dans un accident de voiture et depuis, il vit avec son oncle et sa tante dans un petit pavillon de la banlieue parisienne.

Une existence ennuyeuse sans amour ni tendresse. Persuadé que son père est toujours vivant, Colin part sur ses traces, aidé de Armand et de Madi, ses camarades de camp. Premier lieu à être visité par nos apprentis détectives : les ruines de l’abbaye où les parents de Colin ont autrefois mené des fouilles avant de perdre la vie.

C’est alors que s’évadent Nowakovski et Valerino de la prison de Mornesey. Le premier, est un dangereux braqueur, le second un petit fonctionnaire magouilleur sur le point d’être relâché. Sont-ils à la recherche du trésor de la Folie Mazarin comme l’était Jean Remy au moment de sa disparition ?

Sang famille est ma quatrième incursion dans l’univers de Michel Bussi, après Un avion sans elle, Maman a tort et Le temps est assassin. Après le Jura, Le Havre et la Corse, place à Mornesey, une île anglo-normande fictive.

Michel Bussi plante le décor de cette intrigue policière dans une île certes imaginaire mais décrite avec tant de précision et de réalisme qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrir des lieux qui n’existe pas.

Cette île anglo-normande qui abritait de la fin de la Révolution jusqu’au milieu des années 1940 un bagne d’où partaient les hommes condamnés à Cayenne, est en fait peuplée de descendants de repris de justice et ne semble pas avoir usurpé son surnom d’île des brigands.

D’une quête de ses origines somme toute assez banale, l’aventure se transforme rapidement pour Colin et ses amis en une dangereuse enquête avec un mystérieux trésor, héritage du cardinal, La Folie Mazarin, et un juteux scandale immobilier avec modification du plan d’occupation des sols et pots de vin à la clé.

L’intrigue qui file à cent à l’heure, comme toujours dans les polars de Michel Bussi, se déroule sur quatre jours et est détaillée heure par heure en alternant les points de vue, si bien qu’il est difficile de ne pas être happé par le rythme. Tour à tour, on dénoue l’écheveau de cette histoire grâce à Colin et à Simon Casanova, l’emploi jeune dévolu à la sécurité de l’île qui cogite aussi bien qu’un policier.

Cette intrigue policière justement, je l’ai trouvé bien ficelée même si le dénouement est un peu bâclé, ceci mise à part Michel Bussi multiplie les fausses pistes et on échafaude les théories plus folles pendant plus de 500 pages, l’auteur nous mène presque jusqu’à la fin par le bout du nez et j’adore ça.

Alors certes pour moi, cet opus publié en 2009 aux éditions des Falaises n’est pas un coup de cœur mais Sang Famille fut une très bonne lecture, un peu longue à se mettre en place mais une fois lancée, elle se révèle très addictive et j’ai littéralement dévoré cette belle brique en 3 jours.

La plume de Michel Bussi est efficace et nous entraine au cœur de cette île sur les pas de Colin et de cette chasse au trésor. C’est prenant et addictif à souhait, en bref un bon thriller qui tient bien en haleine et c’est tout ce qu’on lui demande.

Lu avec Belette qui a aimé autant que moi !

Je ne peux que vous le recommander et je remercie les Editions Presse de la Cité pour cette lecture estivale et ce très bon moment de lecture.

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Lu dans le cadre du challenges 1 pavé par mois et Les 10 pavés que j’aimerai sortir de ma PAL cet été (4/10) :

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Eté 1989

La Corse, presqu’île de la Revellata, entre mer et montagne. Une route en corniche, un ravin de vingt mètres, une voiture qui roule trop vite… et bascule dans le vide. Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère sont morts sous ses yeux.

Eté 2016

Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l’accident, avec son mari et sa fille ado, en vacances, pour exorciser le passé. A l’endroit même où elle a passé son dernier été avec ses parents, elle reçoit une lettre. Une lettre signée de sa mère.

Vivante ?

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Août 1989, Clothilde est en Corse, comme tous les étés depuis sa naissance. Son père Paul est corse et l’unique héritier de Cesearu Idrissi, une figure locale de première importance. Sa mère Palma, une belle brune venue de l’est a ravi le cœur de son corse de père et l’a convaincu d’aller vivre en Normandie.

Quant à son grand frère Nicolas, c’est un jeune homme charismatique, chef de bande et bourreau des cœurs. Cet été-là, Clothilde va découvrir des secrets et les enfouir bien profondément dans sa mémoire. Cachée, derrière ses habits gothiques, le walkman vissé aux oreilles et son journal intime à portée de main, Clothilde observe en effet tout son monde, tombe amoureuse pour la première fois mais l’homme d’une dizaine d’années plus âgé qu’elle, ne semble ne voir que Palma et rêve de bâtir un sanctuaire pour les dauphins.

Le soir du 23 août 1989, les Idrissi prennent place dans la Fuego familiale et au détour d’une corniche, c’est l’accident. Seule Clothilde est rescapée mais profondément traumatisée.

Août 2016, cela fait 27 ans que Clothilde, désormais avocate, mariée à Franck et mère de Valentine, une adolescente de 15 ans, l’âge qu’elle avait au moment du drame qui a bouleversé sa vie, n’a pas remis les pieds sur l’île de beauté.

A son tour, elle a loué le bungalow C29 du camping des Euproctes, sur la presqu’île de la Revellata, comme ses parents en leur temps. Pour la première fois depuis l’accident, elle va retrouver tous les protagonistes de cet été 1989, et elle reçoit un billet qui semble avoir été écrit par sa mère. Serait-elle vivante ? Cela semble impossible mais Clothilde en est persuadée et a bien l’intention de découvrir ce qui s’est réellement passé le soir du 23 août 1989…

Souvenez-vous, Maman a tort, le précédent opus de Michel Bussi avait été l’un de mes coups de cœur de 2015, j’ai donc été ravie de recevoir Le temps est assassin et de le glisser dans ma valise de vacances. Un roman qui se passe dans un décor fabuleux et en été, se devait donc être lu, en été au bord de la plage.

SiI comme moi vous n’avez jamais mis les pieds en Corse, ce roman va vous donner envie d’aller la découvrir car Michel Bussi nous délecte de descriptions et nous fait découvrir le mode de vie traditionnel corse.

Outre cet aspect réussi, j’ai beaucoup aimé les incursions dans l’année 1989 avec cette héroïne qui m’a rappelé l’adolescente gothique que j’étais (et oui !), qui écoutait pendant des heures The Cure, Joy Division ou Depeche Mode, j’ai adoré retrouvé mon adolescence par petites touches tout au long du récit d’autant plus qu’elles sonnent toujours justes.

Quant à l’intrigue policière, je l’ai trouvé bien ficelée même si j’ai des réserves sur la fin que j’ai trouvé un petit peu trop tirée par les cheveux, ceci mise à part Michel Bussi multiplie les fausses pistes et on échafaude les théories plus folles pendant plus de 500 pages, l’auteur nous mène presque jusqu’à la fin par le bout du nez et j’adore ça.

Alors certes pour moi, ce nouvel opus n’est pas un coup de cœur mais Le temps est assassin fut une très bonne lecture, un peu longue à se mettre en place mais une fois lancée, elle se révèle très addictive et j’ai littéralement dévoré cette belle brique en 3 jours.

La plume de Michel Bussi est efficace et nous entraine au cœur de la Corse avec des personnages haut en couleurs, notamment Pépé Idrissi, qui fait figure de parrain. Il y a certes quelques facilités et clichés avec les corses qui règlent leurs comptes entre eux, les femmes qui attendent à la cuisine, les gendarmes qui n’osent pas enquêter, etc mais cela ne m’a pas vraiment gênée.

Ces réserves mises à part, Le temps est assassin est un bon thriller qui tient bien en haleine et c’est tout ce qu’on lui demande, je vous le recommande si vous aimez cet auteur.

Un grand merci aux Editions Presse de la Cité pour cette lecture estivale et ce très bon moment de lecture.

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Mardi 2 novembre 2015. Lorsque Vasile, psychologue scolaire, se rend au commissariat du Havre pour rencontrer la commandante Marianne Augresse, il sait qu’il doit se montrer convaincant. Très convaincant. Si cette fichue affaire du spectaculaire casse de Deauville, avec ses principaux suspects en cavale et son butin introuvable, ne traînait pas autant, Marianne ne l’aurait peut-être pas écouté. Car ce qu’il raconte est invraisemblable : Malone, trois ans et demi, affirme que sa mère n’est pas sa vraie mère. Sa mémoire, comme celle de tout enfant, est fragile, elle ne tient qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche… Vasile le croit pourtant. Et pressent le danger. Jeudi 4 novembre 2015, tout bascule. Le compte à rebours a commencé. Qui est Malone ?

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Le Havre, novembre 2015. La commandante Marianne Augresse est particulièrement occupée, elle cherche les suspects du spectaculaire casse de Deauville qui s’est fini par la mort de deux des braqueurs. Leurs complices, toujours en fuite, sont soupçonnés d’avoir trouvé refuge dans le port normand et Augresse et ses hommes sont sur les dents.

Elle prend néanmoins le temps de recevoir le psychologue scolaire Vasile Dragonman pour deux raison : la première c’est que l’homme est séduisant et que l’horloge biologique de Marianne s’affole à l’approche de la quarantaine. La seconde c’est qu’il est recommandé par son amie Angie.

Le psy lui confie qu’il est tracassé par le cas du petit Malone 3 ans qui affirme que sa mère n’est pas sa mère. On a beau objecter à Vasile, Marianne et l’institutrice les premières, que les enfants n’ont pas leur pareil pour inventer des histoires, Dragonman est persuadé que Malone dit la vérité et il y a urgence, car à cet âge-là, les souvenirs s’effritent de jour en jour et le bambin pourrait bien ne plus rien se rappeler du tout dans très peu de temps.

En attendant, Malone vit avec maman-da, Amanda, douce et aimante, et son père plus brutal, et attend de se retrouver seul chaque soir avec Gouti, son doudou, afin qu’il lui raconte l’histoire de sa vraie maman. Une histoire avec une forêt d’ogres et une fusée…

Marianne Augresse est dubitative et n’écoute que distraitement Vasile Dragonman, trop préoccupée par la traque des braqueurs de Deauville mais l’homme lui plait alors elle envoie un bleu dans le village où habitent le petit Malone et ses parents afin de faire une enquête de routine.

Elle ne songe alors pas un seul instant que les deux affaires puissent se rejoindre, nous on s’en doute un peu, et au fil de la lecture, les deux histoires finissent par s’imbriquer pour n’en faire plus qu’une, tout simplement passionnante et addictive.

Je n’avais pas été spécialement convaincue ni emballée par Michel Bussi et son best-seller Un avion sans elle, que j’avais trouvé trop simple mais, véritablement alléchée par la quatrième de couverture, j’ai accepté la proposition de Babelio et des Presses de la Cité de recevoir Maman a tort et comme j’ai bien fait car j’ai eu un gros coup de cœur pour ce roman, ce qui m’arrive bien trop rarement.

Michel Bussi nous balade pendant plus 500 pages avec cette histoire pleine de suspens et une tension qui monte crescendo. L’auteur distille révélations et rebondissements d’une main de maitre, le tout dans une atmosphère angoissante et anxiogène à souhait.

Bussi joue constamment avec nos nerfs sans nous laisser le moindre répit et il est bien difficile de ne pas lâcher ce roman une fois qu’on l’a commencé tant on veut savoir le fin mot de l’histoire.

J’adore lorsque l’auteur d’un roman policier multiplie et brouille les pistes, me berne totalement et que la fin me cueille par surprise et me laisse au dépourvu. Il est rare qu’un polar ait tous ses atouts et me mène par le bout du nez à ce point !

Si vous êtes des lecteurs de Bussi, vous ne serez pas déçus par son nouveau roman, si vous ne l’êtes pas, faites comme moi et donnez-lui une chance car cet opus là en vaut largement la peine.

Un grand merci à Babelio et aux Editions Presse de la Cité pour ce coup de cœur, j’en redemande !

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Lyse-Rose ou Émilie ? Quelle est l’identité de l’unique rescapée d’un crash d’avion, une fillette de trois mois ? Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée « Libellule ». Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête. Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, la jeune femme va dénouer les fils de sa propre histoire jusqu’à ce que les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?

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Suite à un crash d’avion sur le Mont Terrible, dans le Jura, à la veille de Noël 1980, le bilan est effroyable. Tous les passagers et membres d’équipage ont péri brûlés vifs dans la carcasse de l’engin. Tous sauf une miraculée, un bébé aux yeux très bleus âgé de 3 mois. Mais, ironie du sort, deux familles voyageaient avec leur fille de 3 mois depuis la Turquie et les grands-parents restés en France, réclament l’enfant. Et toutes deux avaient les yeux bleus.

D’un côté, les Vitral, des prolétaires dieppois, qui sont persuadés que la survivante est Emilie, et de l’autre les De Carville, des industriels richissimes qui pensent qu’il s’agit de Lyse-Rose. La petite est confiée à une pouponnière, le temps que la justice mène son enquête. Et le juge tranche, ô surprise, en faveur des Vitral.

Mathilde de Carville engage alors Crédule Grand-Duc, un détective privé, pour faire toute la lumière dans cette affaire. Elle va lui verser un pont d’or : 100 000 francs par an jusqu’aux 18 ans de Lylie. Il va enquêter et suivre bon nombre de pistes mais va aussi lamentablement échouer jusqu’au jour des 18 ans de la rescapée, où la vérité va enfin lui sauter aux yeux.

Michel Bussi est un auteur de best-sellers qui a la cote, je le découvre avec ce titre plutôt plaisant. Un récit assez bien ficelé, sans temps mort et truffé de rebondissements. En deux mots : un page-turner efficace. On pourra lui reprocher son approche manichéenne du récit avec les gentils pauvres, les Vitral, et les vilains riches, les De Carville mais sans cet aspect et les ressorts qui en découlent, le roman perdrait aussi en intérêt.

L’auteur parvient à maintenir l’intrigue en revenant sur les 18 ans d’enquête de Grand-Duc en alternant dans la narration le journal du détective privé et l’action dans le présent jusqu’au dénouement final, très facile et pas si surprenant que ça, en tout cas je m’y attendais. Mon autre bémol c’est que certains aspects du récit m’ont paru peu crédibles et difficiles à avaler.

Un avion sans elle est un polar original avec cette thématique de la quête d’identité mais reste trop léger à mon goût pour un roman policier. Un roman à emmener sur la plage sans toutefois en attendre trop si ce n’est de nous divertir, ce qui n’est déjà pas si mal.

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Lu dans le cadre es challenges A tous prix (Prix des Maisons de la Presse 2012) et 1 pavé par mois :

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Et du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

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