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Posts Tagged ‘michèle barrière’

1929. Adrien Savoisy, fils de Quentin, né en 1900, est enquêteur gastronomique occasionnel pour le Michelin. Il est aussi un grand amateur de voitures de luxe et c’est au volant de sa toute nouvelle Delage 28S qu’il prend la Nationale 7 direction Antibes pour aller y tester tous les nouveaux hôtels de luxe. Dès sa première étape, à Saulieu, Adrien est témoin de la mort d’un obèse au restaurant « La Côte d’or ». Puis d’un accident de voiture suspect à Nuits-Saint-Georges. A Mâcon, un cuisinier trouvera la mort dans d’horribles conditions.
Il n’est pas le seul témoin. Un petit groupe hétéroclite de voyageurs suit le même chemin que lui. Dont Curnonsky, le célèbre critique culinaire. Adrien va mener l’enquête entre gratin d’écrevisses, poularde de Bresse truffée et île flottante aux pralines roses…

Début septembre 1929, la crise économique n’a pas encore frappé et Adrien Savoisy semble être le plus heureux des hommes. Il a de l’argent à ne plus savoir qu’en faire et passe de longues heures à table pour le compte du guide Michelin pour lequel il est enquêteur occasionnel.

Après de délicieuses vacances à Deauville, il emprunte la Nationale 7 direction Antibes, afin d’y retrouver sa mère, au volant de sa superbe Delage 8 flambant neuve.

Sa mission : tester tous les restaurants gastronomiques de Saulieu à la Côte d’Azur avant de découvrir les somptueux palaces récemment ouverts sur la Riviera, lieu de villégiature privilégié des riches américains.

Cependant, des cuisines des grands chefs aux tables les plus raffinées, de mystérieuses morts se succèdent tout au long de sa route et Adrien va devoir mener l’enquête lui-même si il ne veut pas allonger son nom à la liste des défunts…

Vous connaissez mon intérêt pour les polars historiques et les romans culinaires, la série écrite par Michèle Barrière rentre tout à fait dans cette catégorie mais depuis ma lecture de Meurtres à la pomme d’or il y a cinq ans déjà, j’avais totalement oublié la saga des Savoisy. Il a fallu que j’en trouve deux en occasion pour renouer avec cette autrice et sitôt acheté L’assassin de la Nationale 7 fut sitôt lu !

Si vous recherchez une bonne intrigue policière avec un suspens fou, passez votre chemin car l’enquête est plutôt ténue et cousue de fil blanc mais le volet historique tient, lui, toutes ses promesses.

L’auteure nous embarque dans cette France de la fin des années 20 où la crise financière n’a pas encore frappé. Avec Adrien, elle nous propose un beau voyage gastronomique et nous fait croiser la route des écrivains de la génération perdue comme les Fitzgerald et les Hemingway.

Il est forcément beaucoup question de gastronomie, c’est ce qui m’a surtout séduite, tout comme le cadre historique dans lequel notre héros évolue. Michèle Barrière s’est indéniablement bien documentée et c’est une lecture réellement charmante et qui fleure bon les vacances qu’elle nous propose ici.

Michèle Barrière est bel et bien la reine du polar gastronomique, celui-ci est bien documenté, rien n’y manque, mais il pêche vraiment par son volet policier particulièrement plat et sans surprise. Je m’y attendais et comme je ne me suis pas ennuyée une seconde, je ressors amusée par cette lecture qui aborde également le féminisme, l’art, etc

Une sympathique lecture de vacances qui ne me restera pas longtemps en mémoire mais qui m’a bien divertie et ce n’est déjà pas si mal !

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An de grâce 1556 : François, étudiant en médecine à Montpellier, n’a qu’une idée en tête : devenir cuisinier. Aux dissections, il préfère l’étude du safran, de la cardamome, du gingembre, du macis et autre maniguette sous la houlette de l’apothicaire Laurent Catalan. Mais une série de morts suspectes sème le trouble dans la ville. Un mystérieux breuvage distribué par un apothicaire ambulant en est la cause. Laurent Catalan, en raison de ses origines juives et de ses sympathies pour les protestants est accusé de complicité et jeté en prison François mène l’enquête jusqu’à Bolog Parviendra-t-il à sauver Catalan ?

meurtres-a-la-pomme-d-or-michele-barriereauteur-éditeur-pagesMontpellier, milieu du 16è siècle. François Poquet est un parisien envoyé par son père étudier la médecine à l’université. Il a obéi docilement aux injonctions paternelles mais assiste assez peu aux cours. Depuis toujours, une passion l’anime : la cuisine en bon fils de rôtisseurs et d’oyers qu’il est, mais le père ne l’attend pas de cette oreille et veut faire de son fils un médecin.

C’est l’été et Montpellier et ses environs baignent dans une chaude torpeur lorsque survient une série de meurtres inexpliqués. Une nouvelle forme de peste serait-elle aux portes de la ville ? Que nenni ! Très vite les soupçons se portent sur la corporation des apothicaires qui livre une guerre sans merci aux épiciers et aux médecins. On procède alors à grande inspection de leurs échoppes et Laurent Catelan, chez qui Laurent réside, est arrêté car un certain nombre de plantes manque à son inventaire. François et son ami Félix, persuadés de son innocence, pensent qu’il s’agit en fait d’un complot destiné à raviver les tensions entre les corporations et les communautés catholiques, juives et protestantes. Ils prennent alors la direction direction de l’Italie, sur la trace de cette pomme d’or.

Vous connaissez mon intérêt pour les polars historiques et les romans culinaires, cela faisait donc longtemps que la série écrite par Michèle Barrière me faisait de l’oeil et je dois dire que je ne suis pas déçue. Certes, on peut s’étonner que Meurtres à la pomme d’or soit classé dans la catégorie polar alors que l’intrigue policière est plutôt ténue et cousue de fil blanc mais le volet historique tient lui toutes ses promesses.

L’auteure nous embarque dans cette France de la Renaissance en pleine évolution littéraire, religieuse, artistique et politique. Les protagonistes nous font découvrir Montpellier et ses alentours, une région que je connais bien et que j’aime beaucoup. On y croise des personnages ayant réellement existé comme l’astrologue Michel de Notre-Dame, l’agronome Olivier de Serres, le naturaliste Ulisse Aldrovandi, le peintre Bartolomeo Passerotti… l’occasion pour Michèle de Barrière d’évoquer toutes ces disciplines.

Il est également beaucoup question de gastronomie, c’est ce qui m’a surtout séduite, les aliments nouvellement arrivés dans les assiettes, les recettes typiques de la région que l’on peut encore déguster aujourd’hui, on peut même en réaliser quelques-unes car l’auteure prévoit quelques pages de recettes à la fin de l’ouvrage.

Un bon roman historique très bien documenté qui me conforte dans mon idée de lire toute la série mais qui pêche vraiment par son intrigue policière, ce qui ne m’a pas vraiment dérangé car je m’y attendais, en revanche si vous recherchez un bon polar, passez votre chemin !

heart_3Lu dans le cadre du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

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