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Posts Tagged ‘Nathalie de broc’

Nathalie de Broc a été reporter à France Inter puis journaliste indépendante pour France 3 Ouest. Elle a été également traductrice pour Plon et a publié des guides touristiques chez Gallimard. Elle a reçu le prix de l’Association des Ecrivains bretons 2009 pour La Tête en arrière, chez Diabase. Elle a notamment publié aux Presses de la Cité Le Patriarche du Bélon, La Tresse de Jeanne, la saga Loin de la rivière, La Rivière retrouvée et L’Adieu à la rivière et Les Etés de Grande-Maison.

Chantenay, 23 décembre 1793. Lucile court. Sur les pavés de Nantes. La petite orpheline court pour oublier ce qu’elle vient de voir. L’innommable.

Jamais elle ne parviendra à effacer le souvenir des siens jetés nus dans la Loire en cette année de Terreur. Engloutis sous les flots, le comte et la comtesse de Neyrac, Théo, le petit frère, l’enfance heureuse à la Grande Gibraye…

Elle sait qu’elle n’oubliera pas cet homme qui a présidé au destin funeste des siens. Seul le désir de vengeance la tient désormais en vie.

Mue par cette énergie, Lucile en oublie qu’elle n’a que le pavé pour dormir ; elle rôde près du port ou du théâtre Graslin.

Son destin va basculer, là, sous les ors de ce sublime édifice, auprès de Madame Flavie qui lui offre vivre et couvert et se prend même de passion pour ce petit être au regard étrange et au caractère imprévisible…

Avec Ces ombres sur le fleuve, Nathalie de Broc nous propose un roman de passion et de vengeance qui prend racine au coeur de la Terreur.

Le début du roman était prometteur : du rythme, un décor historique de qualité, une héroïne forte et courageuse.

Les premiers chapitres m’ont embarquée et je suis très vite arrivée à la moitié de ce roman sans même m’en apercevoir.

Le style de Nathalie de Broc est fluide et les pages se tournaient toutes seules. Mais une fois arrivée là, je me suis petit à petit désintéressée de l’histoire de Lucie et de sa volonté de vengeance car j’ai trouvé pas mal de longueurs et surtout que l’histoire avait un goût de déjà vue et tournait un peu en rond !

L’héroïne et les personnages qui gravitent autour d’elle comme Madame Flavie, Awa, Lambert, Louison et les filles du bordel sont intéressants mais manquent d’épaisseur pour qu’on s’y attache vraiment.

En revanche, la trame historique est réussie : la Révolution et les horreurs de la Terreur, le Directoire et ses personnages phares ne sont pas oubliés.

L’autrice nous régale avec ses connaissances de l’époque : son climat social, la description de Nantes dans son entièreté : des quartiers mal famés aux hôtels bourgeois, les futilités des riches, les misères du peuple de l’après Révolution, les turpitudes liées aux activités d’un grand port négrier, l’abolition de l’esclavage…

Vous l’aurez compris je ressors mitigée de cette lecture réussie d’un point de vue historique mais avec une trame narrative déjà vue qui ne m’a pas emballée.

Un grand merci aux Presses de la cité pour cette découverte !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Au cœur d’une Bretagne magnifique, que la petite Nina retrouve avec bonheur, quittant la capitale pour deux longs mois de villégiature, c’est la vie d’une grande famille en apparence heureuse, en apparence seulement, que l’on suit au fil d’une décennie.

Petite parisienne tout droit sortie de la banlieue nord, Nina Bremeur-Duval ne vit que pour l’été, moment tant attendu tout au long de l’année puisqu’il lui permet de retrouver la famille de sa mère Valentine dans le lieu enchanteur qu’est Grande-Maison, la demeure familiale, en Bretagne.

A ses côtés, une complice, Claude, même âge (8 ans), qui a la chance de vivre à l’année à Grande-Maison, le paradis sur terre pour Nina, sa tante bien-aimée Sacha, beauté de la famille promise à un brillant avenir, l’oncle Hugo tout juste plaqué par sa femme, bonne-maman pour qui les apparences priment, bon-papa ancien banquier reconverti dans la poésie, tante Hélie papesse de l’ironie…

Cependant, ne venir qu’une fois par an, même deux mois, ne constitue pas un passeport suffisant pour être intégrée à cette puissante famille qui vit essentiellement dans le monde des apparences.

Pourtant, pour Nina, cette famille représente tout. Tout au long de l’année, elle vit en compagnie de Mamita, employée par sa mère Valentine, qui préfère résider à Londres, seule. Analyste financier chez la banque Rothschild à Londres, elle ne voit sa fille qu’en coup de vent, lui prodiguant une petite tape sur la tête pour tout signe d’affection.

Peu à peu, au fil des étés, les années passant, quelques fissures viennent lézarder le tableau idyllique de la Grande-Maison et notamment la place effective qu’occupe Nina.

Elle se refuse pourtant à voir les Bremeur-Duval tels qu’ils sont. Et lorsque la réalité se fait jour, les membres de la famille tant aimée se révèlent avec leurs faiblesses et elle découvre bien des secrets…

L’été, des secrets de famille, la Bretagne, une maison, il ne m’en fallait pas plus pour avoir envie de découvrir Les étés de Grande-Maison de la bretonne Nathalie de Broc, et si, sur le papier il avait tout pour me plaire, je ressors un peu déçue de cette lecture, non pas que ce roman soit mauvais mais parce que je n’y ai pas trouvé ce que j’étais venue chercher.

Tout d’abord, l’autrice met énormément de temps à planter son décor et pour tout vous dire je me suis un peu ennuyée pendant une bonne centaine de pages, attendant que l’intrigue démarre enfin.

Je m’attendais à ce que cette Grande-Maison soit un personnage à part entière du roman, il n’en est rien. Nathalie de Broc ne s’attarde pas sur la maison en elle-même, pourtant décor principal du roman, ce que je trouve un peu dommage.

Toute cette introduction, trop longue et bavarde à mon goût, a failli avoir raison de moi, je me suis accrochée et j’ai bien fait car arrivée à la moitié du roman, l’histoire décolle enfin et se révèle plutôt prenante !

En brossant le destin de cette famille bourgeoise sur une dizaine d’années, Nathalie de Broc a la bonne idée de montrer tous les bouleversements sociologiques qui frappent cette famille bon chic bon genre surant lew années 1970 : le divorce, l’homosexualité, le SIDA, les violences conjugales… des évènements que l’on préférait taire pour sauvegarder les apparences auxquelles ces familles tiennent tant mais qui vont leur éclater au visage.

Les personnages sont très nombreux et assez peu esquissés, leur psychologie, peu exploitée, certes Nina, héroïne du roman fait exception, mais cela reste un peu mince, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, et seuls Nina, Max et Sacha m’ont vraiment intéressée.

Les secrets de famille, il y en a quelques-uns, ils sont bel et bien là mais ils arrivent très tard dans le récit, dans les cent dernières pages, ce que j’ai trouvé dommage car l’autrice les aborde de façon très brève, là où j’aurai aimé qu’elle s’y attarde.

En bref, de bonnes choses, une première moitié assez laborieuse pour moi mais la seconde, heureusement très addictive, font de cette lecture une agréable lecture, certes pas marquante mais qui plaira aux amateurs de sagas familiales !

Un grand merci aux éditions Presses de la Cité pour leur confiance.

Un pa

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