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Posts Tagged ‘ne lâche pas ma main’

Un couple d’amoureux dans les eaux turquoise de l’île de La Réunion. Farniente, palmiers, soleil. Un cocktail parfait. Pourtant, le rêve tourne court. Quand Liane disparaît de l’hôtel, son mari, Martial, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de 6 ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu : la course-poursuite, au cœur de la nature luxuriante de l’île, est lancée.

Vendredi 29 mars 2013, hôtel Atalante, Saint Gilles les Bains, sur l’île de la Réunion. Liane Bellion quitte la piscine pour remonter dans sa chambre. Elle glisse un « à tout de suite » à Martial, son mari, et à leur fillette de six ans, Josapha.

Une heure plus tard, Martial s’inquiète de ne pas voir son épouse redescendre et confie sa fillette aux Jourdain, un couple de touristes avec qui ils passent l’après-midi.

Comme sa femme ne répond pas, il descend à l’accueil pour se faire ouvrir la porte de leur suite et il découvre une chambre sans dessus dessous, des traces de sang sur les draps et l’absence de sa femme.

Il demande aussitôt à faire prévenir la gendarmerie, persuadé que sa femme n’est pas partie de son plein gré. La capitaine Aja Purvi arrive pour les constations d’usage et promet d’enquêter.

Lors de la fouille de la chambre, elle s’aperçoit qu’il manque un grand couteau et quelques heures plus tard, elle retrouve un homme mort sur la plage, tué d’un coup de couteau.

La femme de ménage de l’étage où Liane a disparu affirme que la belle n’a pas quitté la chambre mais apprend à Aja que Martial est remonté à sa chambre bien plus tôt et qu’il lui a emprunté son chariot de ménage, suffisamment grand pour y avoir caché le corps sans vie de son épouse…

Ne lâche pas ma main est ma cinquième incursion dans l’univers de Michel Bussi, après Un avion sans elle, Maman a tort et Le temps est assassin et la deuxième de l’été, après Sang famille. Après le Jura, Le Havre, la Corse, Mornesey, une île anglo-normande fictive, place à l’île de La Réunion et son piton de la Fournaise.

Michel Bussi plante le décor de cette nouvelle intrigue policière dans une île de La Réunion plus vraie que nature, décrite avec tant de précision et de réalisme qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrire les lieux qui servent de toiles de fond à ses intrigues, c’est l’une des choses qui me plaisent le plus chez cet auteur d’ailleurs, sa propension à me faire voyager.

Ici Michel Bussi n’hésite pas à emprunter du vocabulaire et des proverbes locaux et à nous présenter les différents types de populations qui font de cette île, un lieu de grand métissage, j’ai adoré cet aspect qui a renforcé mon immersion de lectrice et j’ai appris beaucoup de choses.

On retrouve dans ce roman une construction propre à l’auteur normand : une intrigue qui file à cent à l’heure, une temporalité resserrée puisque l’intrigue se déroule sur quatre jours et est détaillée heure par heure en alternant les points de vue, si bien qu’il est difficile de ne pas être happé par le rythme.

Comme toujours, les fausses pistes sont légion, on tombe sur des impasses et il m’a été bien difficile de démêler le vrai du faux car l’intrigue est complexe, bien ficelée et avec un dénouement surprenant, en tout cas je ne l’avais pas vu venir.

Les policiers ont eu bien du mal aussi à venir à bout de leur enquête : Aja et à son lieutenant Christos, chargé de la collecte scientifique, se sont faits bernés eux aussi et il a fallu toute la sagacité de Imelda, une sorte de Miss Marple kafre pour venir à bout de cette histoire. C’est un personnage très attachant et j’aurai aimé que Michel Bussi la mette davantage en avant.

Un bon roman policier, très addictif avec une bonne dose de suspens, de nombreux rebondissements, pas de temps mort, une chasse à l’homme et un décor de rêve. J’aime de plus en plus Michel Bussi, et si vous êtes comme moi, je ne peux que vous conseiller Ne lâche pas ma main.

Belette est sur la même longueur d’ondes, vous pouvez retrouver son avis ici.

Un grand merci aux Editions Presse de la Cité pour cette lecture dépaysante, j’ai adoré !

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