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 » En octobre dernier, quand, par un coup de téléphone, votre Académie a agité ses clochettes, c’est le nom de Magnus qui m’est venu en premier à l’esprit. Les choses naissent bien quelque part, et comment ne pas nous revoir, lui, le jeune garçon penché sur mes poèmes, et moi, au toupet illimité, qui le regardait lire…  »

Stockholm, 10 décembre 2019. À l’occasion de son discours de réception du prix Nobel de littérature, Annette Comte se souvient de ses dix ans et de celui qui lui a donné l’envie d’écrire.

Elle raconte, émerveillée, ce que le flamboyant Magnus fut pour elle – et il fut tout – l’été 1972, dans le sud de la France. Cet été-là, elle séjourne à Saint-Paul-de-Vence, non loin de la mythique auberge La colombe d’or, à l’invitation de Bernard, un éditeur parisien.

Immédiatement, elle se lie avec Magnus, fils de Bernard et de son épouse suédoise Marta. Ils vont être inséparables, jamais l’un sans l’autre, jamais loin de l’autre. Annette écrit des poèmes depuis que ses parents lui ont offert pour son dixième anniversaire un beau style plume alors que Magnus, poussé par son père à l’écriture, en est bien incapable.

Elle va cet été-là tomber amoureuse de son beau suédois et lui offrir tous ses mots, bien mal lui en a pris. Mais ce n’est qu’en osant, à Stockholm, revenir ainsi sur cette première et immense peine de coeur qu’Annette prendra la mesure de ce qu’un écrivain demande à l’amour.

J’ai connu la plume et l’humour de Sophie Fontanel lorsque j’étais abonnée au magazine ELLE il y a longtemps de cela mais je n’avais encore jamais lu la romancière, c’est désormais chose faite avec Nobelle et je ressors de cette lecture plutôt charmée même si elle ne me restera pas longtemps en mémoire.

Cette lecture m’a rendue nostalgique de mes années d’enfance passées dans les années 70, j’y ai retrouvé beaucoup d’insouciance et de tendresse pour cette époque de liberté où l’on pouvait disparaître du radar parental pendant des heures sans ce que cela ne déclenche une peur panique chez nos géniteurs, rouler dans une voiture sans ceinture de sécurité, où l’on ne s’ennuyait jamais alors qu’il n’y avait ni Netflix ni réseaux sociaux…

L’histoire d’Annette et de cet été magique de 1972 est toute simple mais touchante, racontée à hauteur d’enfant, avec des mots d’enfant, avec beaucoup de simplicité mais sans jamais tomber dans la mièvrerie.

Tout au long du récit, le lecteur se glisse dans la peau d’Annette, ressent ses émotions, ses joies, ses peines. On la suit dans ses nombreuses journées au bord de la piscine en compagnie de Magnus, dans leurs jeux, leurs découvertes, leurs défis.

Le rythme est vif, les chapitres courts, et les pages se tournent toutes seules jusqu’au point final.

J’ai également apprécié les personnages : Annette en tête, son frère Nono et Kléber Bahut, la figure du grand écrivain.

Une lecture agréable donc mais prévisible, j’ai vu venir les évènements de loin et c’est un peu dommage, j’aurais aimé être surprise par le dérouler des évènements, hélas l’été s’achève sur une trahison que j’avais prévu quasiment dès le début du roman.

Il n’empêche que Nobelle fut une petite parenthèse enchantée et ce n’est déjà pas si mal !

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