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Posts Tagged ‘odile bouhier’

Installés dans les combles du palais de justice de Lyon, le commissaire Kolvair et le professeur Salacan sont, dans les années 1920, les premiers experts. L’un est unijambiste, mélomane, rescapé des tranchées. Le second est marié, père de famille, dévoué à la criminologie. Initiateurs de la police scientifique, ils sont chargés d’élucider la mort de Firmin Dutard, riche industriel tué à l’arme blanche. Les premières conclusions révèlent que le meurtrier mesure un mètre vingt-huit : la taille du fils de la victime, celle de nombreux enfants…

Lyon, 1920. Firmin Dutard, un riche industriel, ami personnel du procureur, vient passer de vie à trépas. Il a été retrouvé dans la cour d’un grand hôtel, lardé de coups de couteau provenant d’une personne de petite taille, le tout sans témoin.

Sa fin prématurée laisse de marbre sa veuve et son seul fils, les quatre aînés ayant succombé dans les tranchées, un jeune homme atteint de nanisme.

Parricide ? Crime crapuleux ? A une époque où les colonies pénitentiaires pour mineurs délinquants sont des bagnes pour enfants qui n’avouent pas leur nom, à une époque où la science n’a pas les moyens de ses intuitions, le commissaire Kolvair devra remettre en question ses rares certitudes pour faire la vérité sur cette affaire…

Vous le savez déjà si vous me lisez depuis longtemps, je suis fascinée par les brigades mobiles, les débuts de la police scientifique et les années 20. La trilogie de Odile Bouhier consacrée au commissaire Kolvair est donc faite pour moi et même si le tome 1, Le sang des bistanclaques, ne m’a pas laissé un souvenir impérissable lorsque j’ai trouvé De mal à personne à 1€, je me suis dit que ça ne me coûtait pas grand chose de continuer.

Le roman a pour décor Lyon, une ville que je connais peu, juste après la première guerre mondiale. Le commissaire Kolvair, revenu du front amputé d’une jambe, a pu réintégrer son poste de commissaire malgré son handicap. Il est à la tête d’une unité scientifique composée du professeur Salacan et de son assistant Durieux, passionné d’alpinisme.

Ce polar historique est de bonne facture d’un point de vue historique, on sent bien qu’Odile Bouhier s’est remarquablement documenté sur le Lyon des années folles et les débuts de la police scientifique, et de ce point de vue, il se lit très facilement et rapidement et se révèle très intréssant.

Le personnage de Kolvair, qui soigne ses douleurs à coup de cocaïne, se révèle plutôt sympathique, tout comme l’ensemble des protagonistes de l’équipe. J’apprécie aussi l’atmosphère si bien rendue de l’après-guerre, notamment les rescapés des tranchés revenus du front avec leurs blessures physiques et mentales.

Hélas, l’intrigue policière se révèle plutôt mince et l’énigme sans surprise. Je ne suis pas déçue car je m’y attendais puisque le tome 1 s’était révélé sans surprise également.

Si vous recherchez un vrai polar historique, passez votre chemin cette trilogie n’est pas pour vous. Si en revanche, c’est surtout le côté historique qui vous intéresse, je vous conseille cette série, très bien documentée et réellement intéressante de par les thèmes qu’elle aborde, ici les colonies pénitentiaires, un sujet que je méconnais totalement et qui est soit dit en passant, totalement révoltant.

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9 mai 1920, Lyon. A l’aube d’une journée qui s’annonçait radieuse, le cadavre putréfié d’une vieille femme est découvert dans un pré, non loin du centre de la ville et de l’hippodrome. Le visage de la victime est tellement abîmé que l’identification est impossible. Pour ne pas ternir la réputation de Lyon, rivale de Paris et de ses brigades du Tigre, le procureur promet une résolution imminente. Le tout nouveau laboratoire de la police scientifique de la ville, le premier au monde, est chargé de l’enquête. Il est dirigé par le professeur Hugo Salacan et le commissaire Victor Kolvair, rescapé des tranchées.

le-sang-des-bistanclaques-odile-bouhierauteur-éditeur-pagesJ’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, je suis fascinée par les brigades mobiles et les années 20, ça je pense que vous l’aurez compris. Grande fan de la série les Brigades du Tigre depuis toute petite, je les connais presque par cœur mais je les regarde encore régulièrement, je m’intéresse depuis très longtemps à tout ce qui touche aux prémices de la police moderne et de la médecine légale, une époque et des avancées que je trouve fascinantes à bien des égards. J’avais d’ailleurs beaucoup aimé l’an dernier Le murmure de l’ogre de Valentin Musso qui se passe au début des années 20 à Nice et que je vous recommande au passage et qui ressemble par certains aspects au roman d’Odile Bouhier !

Le sang des bistanclaques m’avait interpellé dès sa parution, hélas pour moi, ma médiathèque ne l’a pas acheté aussi lorsque ma copinaute Céline m’a proposé de me le prêter, je n’ai pas hésité et j’en profite pour la remercier car grâce à elle je l’ai enfin lu !

Le roman a pour décor Lyon, une ville que je connais peu, juste après la première guerre mondiale. Le commissaire Kolvair, revenu du front amputé d’une jambe, a pu réintégrer son poste de commissaire malgré son handicap. Il est à la tête d’une unité scientifique composée du professeur Salacan et de son assistant le jeune Durieux, passionné d’alpinisme.

Ils héritent d’une affaire bien macabre, le meurtre d’une inconnue retrouvée défigurée, violée et ficelée, morte vraisemblablement depuis un mois. Un second cadavre est découvert dans la foulée, tuée selon le même mode opératoire. Les deux victimes ont été violées à l’aide d’un objet et elles ont surtout la particularité d’être atteintes de cécité et d’être âgées. Ce second meurtre va être confié à Legone des brigades mobiles, un homme violent et défiguré par la guerre, une gueule cassée.

Le légiste va rapidement conclure que les deux femmes sont mortes sous les coups d’un même homme qui utilise les outils des canuts et Kolvair va devoir mener l’enquête au pas de course.

Ce polar historique est de bonne facture d’un point de vue historique, on sent bien qu’Odile Bouhier s’est remarquablement documenté sur le Lyon des années folles et les débuts de la police scientifique, sans doute trop car on apprend beaucoup de choses, souvent au détriment de l’intrigue policière, trop cousue de fil blanc. Ceci dit, la lecture en est plaisante, malgré ces quelques défauts.

J’ai apprécié les personnages et l’atmosphère si bien rendue de l’après-guerre, notamment les rescapés des tranchés revenus du front avec leurs blessures physiques et mentales. Hélas, l’intrigue policière pêche par son manque d’originalité et de subtilité et m’a laissée sur ma faim. Je serai malgré tout curieuse de lire le second volume car ce premier tome permet de planter le décor et les différents protagonistes, on peut espérer que le suivant se révèle plus efficace avec une intrigue qui tient mieux la route.

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Lu dans le cadre du challenge Première guerre mondiale :

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