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Posts Tagged ‘olivier seigneur’

Paris, 1755. Des jeunes filles sont retrouvées mortes et exsangues. Louis XV exige qu’une enquête soit menée, mais en toute discrétion.
La favorite du roi, la marquise de Pompadour, confie donc l’affaire à son valet et homme de confiance, Florimond.

Paris, 1755. Des corps sans vie de jeunes filles sont retrouvées nues, vidées de leur sang. Le peuple gronde, des bruits courent que ces assassinats sont l’œuvre du roi Louis XV en personne.

Le monarque souhaite savoir qui est le responsable de ces meurtres mais ne tient pas à ce que son lieutenant général de police, Berryer, enquête et confie à sa favorite, la marquise de Pompadour, le soin de trouver un homme de confiance, qui saura discrètement investiguer.

Florimond, le valet de la marquise, se lance donc sur les traces de l’assassin mais en vient lui aussi très vite à suspecter le roi : il y aurait une chambre secrète à Versailles dans laquelle Louis XV, souverain libertin, se ferait amener de très jeunes filles, qui ensuite disparaîtraient mystérieusement.

Pompadour, qui n’est plus la maîtresse du roi, mais qui garde toute sa confiance est en proie à d’affreux cauchemars dans lesquels le cousin du roi, le comte de Charolais, qui semble avoir bien des choses à cacher, tient une place de choix…

Voilà un polar historique qui croupissait dans ma PAL depuis un an, je suis pourtant friande de ce genre, comme vous le savez, et spécialement lorsqu’il a un cadre aussi prestigieux que le château de Versailles !

Dans Un prince de sang, Olivier Seigneur met en scène Louis XV mais surtout la favorite emblématique de son règne : la marquise de Pompadour, figure centrale du roman, mais aussi le comte de Charolais de bien triste réputation.

L’auteur, pour bâtir son intrigue s’appuie bien entendu sur des personnages fictifs mais surtout sur des figures historiques ayant réellement existé. Le contexte est également bien réel : au moment où l’intrigue démarre, Louis XV n’est plus le Bien-Aimé et il est suspecté par le peuple de Paris de faire disparaître des jeunes filles dans son lupanar de Versailles : Le parc aux cerfs.

Quant au comte de Charolais, sa réputation était mauvaise : personnage débauché, violent, colérique, sanguinaire, meurtrier occasionnel, à la limite de la psychopathie, incroyablement imbu de sa personne et de son rang, sûr de son impunité en tant que prince du sang, Charles de Bourbon, comte de Charolais, ne cessa de défrayer la chronique des faits divers de son temps et fait très vite ici figure de coupable idéal.

Plus qu’un polar historique, il s’agit surtout ici d’un roman historique avec une trame policière, dans le sens que l’Histoire prend le pas sur le policier, ce que je regrette d’où ma petite déception mais j’ai tellement aimé retrouver la marquise de Pompadour que j’ai trouvé ce roman tout de même plaisant à lire, d’autant plus qu’il est solidement documenté et que l’on croirait vivre dans le sillage de la favorite le temps de notre lecture.

Au-delà de l’enquête policière, l’auteur nous dévoile le quotidien de la marquise, tout ce qu’elle a apporté à la France en matière d’art et d’artisanat, sa vie à Versailles, les moments qui rythment sa journée et celles des courtisans.

Si vous aimez les polars historiques et plus particulièrement ceux qui se déroulent au 18e, je vous conseille Un prince de sang. Malgré ses défauts, ce fut une bonne lecture et surtout très enrichissante d’un point de vue purement historique mais ne vous attendez pas à une enquête prenante et solidement construite, vous seriez très déçus !

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Alors que le tout nouveau château de Versailles scintille des mille feux du Roi Soleil, un mauvais plaisant semble s’amuser à semer les cadavres à travers le domaine royal. Sont-ce troubles conspirations de la Montespan, qui cherche à reconquérir les faveurs de son monarque, ou machinations politiques visant à déstabiliser le trône ? Premier valet du roi, Alexandre Bontemps se soucie peu du gouvernement de la France ; il cherche avant tout à protéger son souverain des intrigues privées qui fourmillent à la cour. Mais quand l’histoire rejoint l’Histoire, plus n’est besoin de réfléchir : il faut agir, quitte à ternir l’éclat inaltérable de la Couronne…

6 mai 1682, Louis XIV et l’ensemble de sa cour quittent le vieux château de saint Germain pour regagner le château de Versailles. Alors que le roi traverse la grande galerie et les appartements royaux, heureux de montrer à la famille royale et aux courtisans les réalisations faites en son absence, lorsque son œil averti voit quelque chose dans sa chambre d’apparat, qui le met en fureur.

Une fois seul, il convoque son fidèle valet de chambre, Alexandre Bontemps, qui lui confirme que le cadavre d’un peintre a bel et bien été découvert dans la chambre royale. Le jeune homme qui avait participé à l’exécution de peintures a été assassiné.

Personne ne doit être au courant de cette vilenie, pas même le responsable de la sécurité du château. Le monarque confie à Bontemps le soin de mener l’enquête, sûr que ce dernier parviendra à retrouver le(s) coupable(s).

Mais bientôt d’autres meurtres et incidents viennent ternir l’éclat du séjour du roi Soleil…

Voilà un polar historique qui croupissait dans ma PAL depuis plusieurs années, j’en suis pourtant friande de ce genre et spécialement lorsqu’il a un cadre aussi prestigieux que le château de Versailles !

Dans Les dieux outragés, Olivier Seigneur met en scène Louis XIV, figure centrale du roman, mais aussi Alexandre Bontemps, son homme de confiance, qui est le véritable héros de ce roman. Premier valet de chambre du roi, charge qu’il a reçu à la mort de son père, Bontemps est aussi intendant du château de Versailles et secrétaire général des Suisses et Grisons, qui veillent sur la sécurité royale.

Homme clé du château, c’est aussi lui qui subit les requêtes de la noblesse et essuie leurs mécontentements. Dans ce polar historique, Olivier Seigneur nous donne à lire une intrigue policière crédible mais trop absente du roman à mon goût.

Plus qu’un polar historique, il s’agit surtout ici d’un roman historique avec une trame policière, dans le sens que l’Histoire prend le pas sur le policier, un peu dommage mais ce roman est tout de même plaisant à lire, d’autant plus qu’il est solidement documenté et que l’onc croirait vivre dans le sillage du monarque le temps de notre lecture.

Au delà de l’enquête policière, l’auteur nous dévoile le quotidien de Louis XIV, les moments qui rythment sa journée et comme le récit se déroule à un moment très précis, il revient sur la grossesse de la Dauphine, sur les rapports qu’entretenaient le roi avec Monsieur, son frère et avec ses maîtresses : Mesdames de Montespan et de Maintenon.

L’astre de la première décline sérieusement tandis que la seconde est sur le point de devenir la femme la plus importante de la cour. On assiste à des joutes verbales, aux dernières manigances de la marquise pour redevenir la maîtresse attitrée du roi et échouer.

Si vous aimez les polars historiques et plus particulièrement ceux qui se déroulent au 17e, je vous conseille Les dieux outragés. Malgré ses défauts, ce fut une bonne lecture et surtout très enrichissante d’un point de vue purement historique mais ne vous attendez pas à une enquête prenante !

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