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Posts Tagged ‘On n'empêche pas une étoile de briller’

Tonie Behar est née à Istanbul, a un passeport italien, un diplôme américain, un mari breton et trois enfants du pays des merveilles… mais elle se sent surtout Parisienne ! Ancienne journaliste, elle effectue des recherches minutieuses pour chacun de ses livres et aborde ici le thème de la condition féminine au XIXe siècle et son écho aujourd’hui. Plusieurs de ses romans, dont Si tu m’oublies, paru aux éditions Charleston, ont pour cadre le 19 bis, boulevard Montmartre. Elle est la fondatrice de la #TeamRomCom.

Une femme mystérieuse et charismatique, coiffée d’un large chapeau, son regard clair caché par de grandes lunettes de soleil, sonne chez Max Dahan au 19 bis, boulevard Montmartre.

Cette inconnue, c’est Sacha Volcan, que Max a passionnément aimée. Ils se sont connus dans les années 1960, au temps du Golf Drouot et du rock’n’roll. Elle était dactylo, lui garçon de courses, et tous deux rêvaient d’Amérique et de musique. Complices, amants ou ennemis, leur histoire a traversé le temps et les continents. Chacun a fait des choix pour rester fidèle à lui-même. Alors pourquoi Sacha est-elle revenue en ce beau matin de juillet ?

Des grands boulevards parisiens à Hollywood Boulevard, des pavés de Mai 68 aux plages de Malibu, des hippies de San Francisco aux branchés des Bains-Douches, l’histoire émouvante et mouvementée d’un couple qui a fait le pari d’écrire ses propres règles du jeu… mais jusqu’où ?

On n’empêche pas une étoile de briller signe mes retrouvailles avec la jolie plume de Tonie Behar. Souvenez-vous, j’avais adoré l’été dernier La chanson du rayon de lune, une histoire tellement belle et romantique. Et cette année, rebelote, j’ai adoré ce roman qui démarre en pleine période yéyé en France avant de nous faire voyager jusqu’en Californie.

Du Paris des sixties en passant par les communautés hippies de San Francisco des seventies, jusqu’à nos jours, nous suivons l’histoire d’amour peu conventionnelle de Sacha et Max et c’est là où tout réside le charme de cette histoire.

Lorsque Sacha et Max se rencontrent, ils sont jeunes, elle avait 16 ans, était en train de passer son CAP dactylo. Lui avait 18 ans, garçon de courses qui ne savait pas trop quoi faire de sa vie. Il a fui la Turquie avec sa mère Doria lorsqu’il était enfant, il est très attaché à sa mère, à ses amis.

Mais lorsqu’il rencontre Sacha, le coup de foudre est immédiat. Un coup de foudre d’amour, d’amitié, de complicité. Sacha rêve d’Amérique, Max aussi. Elle manie les baguettes de sa batterie comme personne, il va devenir son meilleur impresario et la faire passer au célèbre Golf Drouot, où se réunit la jeunesse.

Nous sommes au milieu des années 60, les jeunes veulent du changement, pouvoir s’aimer librement sans contrainte. Les femmes rêvent d’indépendance, de s’émanciper du patriarcat. Sacha et Max vont vivre une histoire d’amour peu banale en pointillée mais ils seront toujours présents l’un pour l’autre pendant soixante ans.

Tonie Behar qui s’est, comme toujours, bien documentée, fait briller cette génération du baby-boom qui a su faire tomber de nombreux tabous : homosexualité, avortement, concubinage, liberté sexuelle, famille monoparentale… autant de sujets impensables pour la génération de leurs parents et qui ont ouvert la voie pour les générations suivantes.

En suivant ces personnages de 1966 aux années 2000, on assiste aux révolutions, aux mouvements et idéaux qui ont fait évoluer l’Histoire. On plonge dans le mouvement hippie, les maisons communes, les drogues, la lutte pour les droits des homosexuels et surtout, avec Sacha, on explore la lutte pour le droit des femmes.

Sacha et Max sont deux personnages attachants et bouleversants qui rendent l’histoire passionnante tant ils sont tiraillés entre leur amour l’un pour l’autre et les choix de vie différents qui sont sources de désaccords.

Ils arriveront à trouver un équilibre tout en respectant leur liberté respective tant leur amour est plus fort que ce qui les sépare. Les personnages secondaires qui les entourent sont très sympathiques, en particulier Doria, la mère de Max.

C’est une magnifique histoire d’amitié et d’amour que Tonie Behar nous offre, pleine de rebondissements, qui nous happe de la première à la dernière page. Je vous le conseille vivement.

Un grand merci à Slavka et aux éditions Charleston pour cette très belle lecture, j’ai adoré !

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