Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘paul cauuet’

Alors quoi ? On oublie tout ça ? Les italiens ? Les polonais ? Les arméniens ? Les 600 000 tirailleurs sénégalais ? C’est tout le pays qu’a Alzheimer ou quoi ?!? On est 500 millions de guignols en Europe et on veut nous faire croire qu’on peut pas accueillir 1 million de pauvres gens ? ça fait même pas un par village !

Retour à Paris pour Antoine, Mimile et Juliette. Le plan est simple : ramener Juliette auprès de sa mère, puis filer au Stade de France pour assister au match de rugby France-Australie. C’est du moins ce qui est prévu…

Mais, désireuse de voir son père et son grand-père se rabibocher, Sophie les oblige à s’occuper ensemble de Juliette jusqu’au lendemain. Mimile ne peut donc compter que sur Pierrot pour l’accompagner au match.

Or, Pierrot l’anarchiste mène un nouveau combat : il s’est engagé en faveur des migrants. Alors vous pensez bien qu’assister à un match opposant la France, qui refuse d’accueillir les migrants, à l’Australie, qui ne pense qu’à les entasser dans des camps, bafouant ainsi les droits de l’homme, c’est hors de question !

Mimile n’a plus pour seule compagnie que ses désillusions… Et si lui aussi était bon pour l’asile?

Suite directe des quatre précédents opus Ceux qui restent, Bonny and Pierrot, Celui qui part et La magicienne, ce cinquième volume prénommé Bons pour l’asile signe mes retrouvailles avec ce trio de papys comme les autres qui me fait bien rire à chaque opus, il faut bien l’avouer.

Wilfrid Lupano nous emmène cette fois-ci à Paris où Pierrot est toujours autant engagé avec ses potes de Ni yeux ni maître, cette fois-ci au profit des migrants ! Quant à Mimile et Antoine, qui avaient prévu d’aller voir un match de rugby au stade de France, pour eux, rien ne se passe comme prévu. Sophie est nettement moins présente car elle est plutôt dans les coulisses, bien décidée à resserrer les liens familiaux pour le bien de sa petite Juliette.

Lupano et Cauuet se penchent cette fois-ci sur l’actualité qui est au centre du récit, à savoir les migrants. L’album démarre sur les chapeaux de roues avec une manifestation de Pierrot et de ses amis devant l’ambassade de Suisse, réclamant l’exil fiscal ! Une ouverture hilarante qui donne le ton d’emblée.

L’immeuble qu’occupent Pierrot et le collectif militant « Ni Yeux Ni Maître » qui jouent les trouble-fête chez les riches et les patrons de droite, ont mis un coup d’accélérateur à leur cause en hébergeant des sans-papiers, sous la férule de Fanfan, plus en verve que jamais et qui démontre à un Mimile héberlué sa façon de penser.

Au-delà du récit social qui fait réfléchir, on continue de voir évoluer nos papys au grand cœur et la petite famille d’Antoine même si cette fois-ci elle passe clairement au second plan. J’ai apprécié que l’on mette en lumière Mimile qui va mimiliter à sa façon !

Un cinquième tome très bon même si j’aurai préféré que l’on voit davantage Sophie, un personnage que j’aime beaucoup et qui est très en retrait ici. Les saillies de Lupano font toujours mouche, les dialogues toujours aussi ciselés, décapants et savoureux, avec comme d’habitude une bonne dose de critique sociale, des personnages ronchons et hauts en couleur et des situations bien cocasses.

Une série décidément excellente qu’il faut lire absolument si vous ne la connaissez pas encore et dont il me tarde désormais de lire le tome 6 lorsqu’il paraitra. Et vous, vous aimez les vieux fourneaux ?

Read Full Post »

Après une tournée d’été du théâtre du ‘Loup en slip’, Sophie et Antoine rentrent au bercail… pour découvrir leur charmant village en pleine effervescence ! Le projet d’extension de l’entreprise Garan-Servier, qui relancerait l’économie de la région, est menacé… par une mystérieuse ‘magicienne dentelée’ occupant le terrain.

Antoine et Sophie, après plusieurs semaines passées sur les routes, au gré des représentations du Loup en slip, retrouvent leur petit village d’ordinaire bien tranquille, en effervescence.

L’entreprise Garan-Servier a décidé de s’agrandir mais les travaux sont stoppés après la découverte d’une magicienne dentelée, en voie d’extinction. Branle-bas de combat pour les zadistes ! Cela dit, c’est un coup de bol pour les vieux fourneaux, qui peuvent enfin partir à la recherche de leur trésor oublié plusieurs décennies plus tôt.

Quant à Sophie, elle apprend une délicate vérité au sujet de son père. Confidence pour confidence, révélera-t-elle enfin l’identité du père de sa fille, Juliette ?

Suite directe des trois précédents opus Ceux qui restent, Bonny and Pierrot et Celui qui part, ce quatrième volume confirme tout le bien que je pense de cette série, génialissime, n’ayons pas peur des mots !

Lupano et Cauuet se penchent cette fois-ci sur le cas de Sophie, la petite-fille d’Antoine, qui a repris le théâtre ambulant de sa grand-mère, Le loup en slip, et dont on découvre la vie amoureuse (et il y a du lourd !).

Les auteurs n’en oublient pas pour autant Pierrot et son collectif « Ni Yeux Ni Maître » qui jouent les trouble-fête en prêtant main forte aux écolos 2.0 qui occupent le terrain de Garan-Servier, empêchant son extension, et Antoine qui cherche à savoir qui est le père de son arrière-petite-fille Juliette.

Un quatrième tome très bon même si je le trouve un peu en-dessous des précédents car l’histoire, bien que fraiche n’est pas assez creusée et laisse un petit goût d’inachevé, il faut dire que les trois premiers opus sont tellement excellents que l’on pardonne bien volontiers à Lupano cette petite baisse de forme !

Les dialogues sont par contre toujours aussi ciselés, décapants et savoureux, avec comme d’habitude une bonne dose de critique sociale, des personnages ronchons et hauts en couleur et des situations bien cocasses.

Une série décidément excellente qu’il faut lire absolument si vous ne la connaissez pas encore et dont il me tarde désormais de lire le tome 5 lorsqu’il paraitra et surtout voir l’adaptation cinématographique qui promet un très bon moment de divertissement.

Read Full Post »

Le loup terrorise la forêt et ses habitants qui vivent continuellement dans la peur de se faire croquer les fesses. Jusqu’au jour où le loup descend dans la forêt… Méconnaissable ! Le loup ne fait plus peur du tout, il n’a plus le regard fou ni les poils dressés ! Mais comment vivre sans la peur, quand la peur est devenue l’unique moteur ?heart_5le-loup-en-slip-cauuet-lupano

Dans la forêt, on le sait, on doit filer prestement lorsque le loup au pelage luisant et aux dents acérées, pointe le bout de son nez. C’est bien simple, tout le monde le craint ce maudit loup.

Des petits malins l’ont bien compris et se sont lancés dans un lucratif business de pièges à loups, d’autres ont créé une brigade anti loups, d’autres encore y consacrent des livres ou des conférences…

Mais quand le loup descend de sa maison sise au-dessus de la forêt, patatras, c’est la panique à bord !! Jusqu’à ce que les habitants, médusés, découvrent un loup en slip qui ne veut pas les manger.

Mais si le loup ne fait plus peur, toute l’économie bâtie autour de lui s’écroule…

Etant une grand fan de Wilfrid Lupano et de sa série Les vieux fourneaux, je ne pouvais qu’avoir envie de lire Le loup en slip, un album pour les petits qui tient son nom du théâtre de marionnettes ambulant de Sophie, l’une des protagonistes de la série consacrée aux papys anars.

Et comme d’habitude, j’ai adoré ! Cet album est tout simplement génial de drôlerie. Les enfants autour de moi adorent aussi, ils y voient une histoire de loup cocasse, qui cause fesses et slip, forcément ça leur parle.

Quant aux adultes, ils penseront aux peurs actuelles auxquelles ils sont confrontés (l’intolérance, la peur de l’autre, la méconnaissance de l’étranger, les clichés qui ont la vie dure, le terrorisme..)

Quant à notre trio impayable des vieux fourneaux, on les retrouve tout à la fin, criants de mauvaise foi !

Un album très réussi qui convient aux petits comme aux grands, un bijou d’humour irrésistible que je vous recommande chaudement.

Read Full Post »

« Plutôt crever ! Ils ont engraissé les banques toute leur vie comme des esclaves pour se payer leur petit pavillon de merde et leur piscine, qu’ils comptent pas sur moi pour venir leur racler la véranda ! »heart_5auteur-editeur-pagesles-vieux-fourneaux-tome-3-celui-part-lupano-cauuet

Antoine et Mimile sont sous les eaux, victimes de pluie sans précédent, le village prend l’eau et la vieille masure d’Antoine aussi, avec sa toiture qui fuie de partout. Sophie n’est pas rentrée de son spectacle de marionnettes et sa fille, est sous la bonne garde des deux vieux lorsque Berthe appelle à l’aide.

Antoine, bien que détestant la vieille, décide d’aller secourir ses animaux pendant qu’Emile reste s’occuper de Juliette mais le voilà qui tombe inanimé dans une bassine, victime d’une crise cardiaque…

Suite directe des deux premiers volumes Ceux qui restent et Bonny and Pierrot, ce troisième opus confirme tout le bien que je pense de cette série, génialissime, n’ayons pas peur des mots !

Lupano et Cauuet se penchent cette fois-ci sur le cas de Mimile (et il y a du lourd !), Pierrot ayant eu les faveurs du second volume et Antoine celle du premier. Sacré Mimile, qui a passé sa vie à bourlinguer dans le Pacifique, une existence au long cours faite de rugby, de chasses au trésor et de bourre-pifs en tous genres.

Les auteurs n’en oublient pas pour autant Pierrot et son collectif « Ni Yeux Ni Maître » qui jouent les abeilles tueuses, Antoine qui  va revoir son passé d’enfant terrible pendant la guerre lui revenir en pleine figure, et Sophie qui apprend qu’à la campagne, on ne prend pas ses oeufs de poule chez les vieilles chouettes comme Berthe, une nouvelle venue, qui va les confronter à leur passé.

Nouveau venu également le truculent Eroll l’australien à l’allure de vieux loup de mer, à la recherche du « biouche » dans le village d’Antoine et Sophie bien-sûr que l’on voit moins et qui reste la plus sage de la bande !

Un troisième opus à la hauteur des deux premiers, avec des dialogues toujours aussi ciselés, décapants et savoureux, une bonne dose de critique sociale comme toujours, des personnages ronchons et hauts en couleur, de l’amitié qui fait chaud au cœur et des situations bien cocasses, notamment la scène des œufs carrément hilarante !

Une série décidément excellente qu’il faut lire absolument si vous ne la connaissez pas encore et dont il me tarde désormais de lire le tome 4 lorsqu’il paraitra.

Read Full Post »

Déjà le deuxième tome des Vieux Fourneaux ! Lupano et Cauuet décrivent avec toujours autant de drôlerie la chute libre de notre société. Restent Mimile, Antoine, Pierrot et ses anars malvoyants pour redresser la barre. Un versement inattendu de la « finance carnassière » arrive à point nommé, mais réveille également de douloureux souvenirs pour Pierrot. Sa muse libertaire, Ann Bonny, réapparaît…

les-vieux-fourneaux-tome-2auteur-editeur-pages

Pierrot, l’anar de « Ni Yeux ni maître » est confronté à l’un des épisodes douloureux de sa vie : Ann Bonny est de retour. Son grand amour qu’il croyait mort depuis 50 ans lui envoie 200 000€ par la poste pour la cause.

Non seulement recevoir autant d’argent ça le laisse pantois mais ça lui fiche aussi un bourdon terrible de savoir sa Bonny encore en vie alors que lui a fait une croix sur sa vie amoureuse depuis son décès.

Heureusement Antoine est à Paris pour une manif et l’empêche de se jeter du haut de l’Ile de la Tordue, le QG du mouvement anarchiste.

Grâce à lui, plongée active dans le groupe « Ni yeux ni maitre », où l’on rencontre de drôles de personnages, comme une vieille hackeuse de 92 ans, issue de la noblesse mais anar de cœur, qui s’en prend au blog de Nadine Morano, ou encore Jean-Chi, un vieux qui va littéralement pourrir un meeting de Jean-François Copé par la seule force de ses intestins qu’il libère sur commande !

Notre Pierrot lui a oublié la cause, obnubilé par une seule chose : retrouver Bonny.

Pendant ce temps-là le gros Mimile tient compagnie à Sophie, la petite-fille d’Antoine, qui a repris le théâtre de marionnettes de sa grand-mère défunte, Le loup en slip, et lui propose une histoire riche d’enseignement, celle de l’ile de Nauru.

Suite directe du premier volume Ceux qui restent, ce second opus confirme les qualités du premier, notamment au niveau des dialogues toujours aussi savoureux, même si je l’ai trouvé est un tout petit peu en dessous à cause du grand nombre de personnages et d’intrigues qui se mêlent.

il y a toujours une bonne dose de critique sociale, des personnages ronchons et hauts en couleur, des dialogues décapants, de l’amitié qui fait chaud au cœur et des situations bien cocasses, notamment les scènes à la boulangerie criantes de vérité.

Une série décidément excellente que je vous conseille plus que vivement ! Quant à moi, il me tarde de lire le tome 3, pas encore paru malheureusement…

heart_4

Read Full Post »

Pierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, amis d’enfance, ont bien compris que vieillir est le seul moyen connu de ne pas mourir. Quitte à traîner encore un peu ici-bas, ils sont bien déterminés à le faire avec style : un oeil tourné vers un passé qui fout le camp, l’autre qui scrute un avenir de plus en plus incertain, un pied dans la tombe et la main sur le coeur. Une comédie sociale aux parfums de lutte des classes et de choc des générations, qui commence sur les chapeaux de roues par un road-movie vers la Toscane, au cours duquel Antoine va tenter de montrer qu’il n’y a pas d’âge pour commettre un crime passionnel.

les-vieux-fourneaux-tome-1auteur-editeur-pages

Il y a Pierrot, l’anarchiste qui, à la tête d’un mouvement regroupant des vieux aveugles, Ni yeux ni maître, fout le boxon, comme il dit, dans les réceptions huppées parisiennes ou glisse des allumettes dans les serrures des agences bancaires pour empêcher leur ouverture.

Il y a le gros Mimile qui moisit dans sa maison de retraite de Meuricy, mais qui a fait trois fois le tour du monde en bateau et dont le corps est entièrement couvert de tatouages.

Et enfin, il y a Antoine qui a fait le syndicaliste pendant 40 ans chez Garan-Servier et qui vient de perdre son épouse adorée Lucette. Lucette, qui a fait tourner bien des têtes pendant sa jeunesse et qui faisait rire les enfants avec son théâtre de marionnettes, Le loup en slip.

C’est à l’occasion de ses obsèques que les trois amis d’enfance se retrouvent et se remémorent leurs plus beaux souvenirs. Mais voilà, que le lendemain, Antoine est attendu chez le notaire pour lui remettre une lettre de Lucette qui met le feu aux poudres. Antoine part en effet tambour battant pour la Toscane afin de régler son compte à son vieil ennemi Garan-Servier.

Les deux compères, aidés de Sophie, la petite-fille d’Antoine et Lucette, se retrouvent embarqués dans un road-movie pas piqué des vers afin d’empêcher Antoine de commettre un crime passionnel à rebours, cinquante ans après les faits.

C’est chez ma copinaute Céline, que j’ai découvert Les vieux fourneaux et une fois de plus fait une belle trouvaille. Totalement sous le charme de cette bd, elle m’avait convaincue de l’emprunter à la médiathèque et je l’en remercie car j’ai passé un très moment avec ce trio toujours en lutte contre les injustices sociales.

Ces trois vieux indignes et particulièrement déjantés font le sel de cette bande dessinée écrite par Wilfrid Lupano et mise en dessins par Paul Cauuet.

Dans ce premier volume Ceux qui restent, il y a une bonne dose de critique sociale, des personnages truculents et hauts en couleur, des dialogues hilarants, de l’amitié qui fait chaud au cœur, des situations bien cocasses et de la nostalgie qui fait du bien.

La gouaille de ces héros, Pierrot en tête, est un vrai bonheur et cela touche toutes les générations car mon Sami-Chameau qui n’a que 8 ans et ne comprend pas toutes les subtilités des dialogues et des situations, a aimé aussi.

Un coup de coeur que je vous recommande très chaudement, vivement le tome 2 !

heart_5

Read Full Post »