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Deux ans après le massacre des prostituées de l’East End par Jack l’éventreur, un tueur est de nouveau à l’oeuvre dans les quartiers de Whitechapel. Meurtres rituels dans les bas-fonds de Londres ? Qui sont les membres du Hellfire Club dont un insigne a été trouvé près du corps mutilé de la fille de joie ? Et en quoi cette mort, banale pour la société de l’époque, réclame-t-elle l’intervention du Commissaire Thomas Pitt ? Ce dernier va se trouver confronté à la puissante famille des Fitzjames dont l’influence à Londres est telle qu’il n’aura pas droit au moindre faux pas : que vaut en effet la parole d’une prostituée contre celle d’un Fitzjames ?

pentecost-alley-anne-perry auteur-éditeur-pagesAprès le décevant Traitors Gate, place à Pentecost Alley le 16è tome (déjà !) de la série Thomas et Charlotte Pitt que j’avais hâte de retrouver et contrairement à l’opus précédent, l’histoire brillamment tissée par Anne Perry m’a littéralement passionnée.

Le roman s’ouvre sur la mort violente d’Ada McKinley, une jeune prostituée de Whitechapel, retrouvée étranglée et torturée. Le commissaire Thomas Pitt a été appelé sur les lieux car l’inspecteur Ewart et le docteur Lennox, les premiers arrivés sur place, ont retrouvé un bouton de manchette et un badge du Hellfire Club appartenant à Finley Fitzjames, issu de l’une des familles les plus riches et les plus influentes de Londres.

Le quartier de Whitechapel, rendu tristement célèbre par Jack l’Eventreur, vit encore dans la peur du tueur en série et dans la haine de la police qui n’a jamais mis la main sur ce meurtrier sanglant. L’intrigue se déroule donc autour de ce quartier pauvre de la capitale anglaise mais aussi, dans le sillage d’Emily Radley, qui revient ici en force en épouse désœuvrée par l’ennui, dans les beaux quartiers et plus particulièrement dans certaines soirées où se réunissent la bohème bourgeoise emmenée par Oscar Wilde.

Anne Perry revient plus particulièrement à l’occasion de cette enquête sur la prostitution, un thème qu’elle a déjà abordé à plusieurs reprises mais s’attarde ici sur les jeunes femmes qui font le plus vieux métier du monde. On découvre la dure vie des femmes des quartiers pauvres dans l’Angleterre Victorienne, condamnées à travailler dans les usines d’allumettes, où leur espérance de vie est très limitée ou dans des ateliers de couture. Veuves ou engrossées par un supérieur ou un maitre exerçant son droit de cuissage, ces femmes, vieillies prématurément par la vie, gagnent chichement leur vie, pas assez pour nourrir leur famille, et sont contraintes de faire commerce de la seule chose qu’il leur reste : leur corps, quitte à tomber sur un sadique qui les violentera.

L’assassin d’Ada sera rapidement trouvé, condamné et pendu. Tout le monde croit l’affaire close, Pitt y compris lorsque survient un second meurtre, identique au premier. Pitt devra alors faire face à la vindicte populaire, soutenu heureusement par le nouveau procureur et par son beau-frère Jack Radley désormais député à la chambre.

Comme toujours, Anne Perry nous prouve qu’elle connait sur le bout des doigts ce Londres victorien et nous offre un final explosif. Ce 16è tome est aussi l’occasion de retrouver Thomas, Charlotte, Gracie, Lady Vespasia Cumming-Gould qui fait une courte apparition mais surtout Emily qui signe ici son grand retour et qui aura une importance décisive dans la résolution de l’enquête.

Ce seizième opus est à mon avis l’un des meilleurs de la série et je retrouverai avec bonheur les Pitt dans le tome 17,  Ashworth Hall !

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Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire, Fanny, Sybille, Soie et Céline et des challenges Anne Perry, Challenge Victorien 2013 et British mysteries  :

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Du Mois anglais et du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

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