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Posts Tagged ‘peter pan james barrie’

Wendy, John et Michael n’auraient jamais imaginé qu’ils pouvaient voler. Ni qu’ils s’en iraient au Pays Imaginaire, affronter les Indiens et les Pirates du redoutable Capitaine Crochet. Seulement, un beau soir, Peter Pan a fait irruption dans leur vie bien tranquille…

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En ce début de soirée londonienne, il règne une grande agitation dans la nursery des Darling. Wendy, John et Michael, sous la bonne garde de la dog nounou, Nana, sont sur le point de se coucher.

Mr Darling ne trouve pas convenable que la nounou de ses rejetons soit une chienne mais comme il est aussi assez pingre, il s’en accommode tant bien que mal, à l’exception de cette soirée où pressé d’aller rejoindre des amis, il oblige Nana à regagner sa niche.

Quelques minutes après leur départ, Peter Pan, l’enfant qui ne veut pas grandir et le héros de Wendy, John et Michael qui connaissent toutes ses aventures, et la fée Clochette font irruption dans la chambrée. Le garçon leur propose illico de l’accompagner au pays imaginaire, sous le regard furieux de la fée, amoureuse et très jalouse.

Ni une ni deux, grâce à la poussière de fée, voilà les trois enfants volants vers cet Eden où les enfants sont rois mais où le terrible capitaine Crochet et ses pirates font aussi la loi…

Depuis toujours, j’ai été fascinée par l’univers et le personnage de Peter Pan, à travers le merveilleux long-métrage des studios Disney. Il était donc grand temps pour moi de découvrir le Peter Pan imaginé par James Barrie il y a un peu plus d’un siècle.

Un personnage qui lui a été inspiré par les garçons de la famille Llewelyn Davies, et notamment de Peter, dont il s’occupa une fois ceux-ci orphelins, sujet du très beau film de Marc Forster, Neverland, avec les excellents Johnny Depp et Kate Winslet que je vous conseille au passage.

Le conte imaginé par J.M Barrie est toutefois plus sombre que l’adaptation faite par Walt Disney, qui a aussi beaucoup édulcoré Pinocchio, je ne suis donc pas étonnée et je comprends d’ailleurs pourquoi car le récit de Barrie est loin d’être angélique.

Peter Pan, l’enfant qui ne voulait pas grandir, refuse certes le monde des adultes mais se bat comme un homme, n’hésite pas à tuer, et le monde dans lequel il évolue est très violent,  c’est ce qui m’a vraiment surpris.

Notre héros est aussi très égoïste, retors, buté et joue volontiers les tyrans envers les pauvres garçons perdus, oubliés de leurs mamans. Ce qui m’a le plus séduite dans ce roman, c’est l’hommage fait aux mères, ces mères aimantes qui lisent des histoires et qui sont tellement importantes dans le cœur de leurs enfants.

La pauvre Wendy se retrouve donc à la tête d’une marmaille pour laquelle elle joue le rôle de maman et où Peter, qui se veut le chef de famille, n’assume pas son rôle et entend être traité en enfant par Wendy ! Hommage à la mère certes mais la place de la femme selon Barrie est à la maison et pas aux affaires, de ce point de vue l’auteur est conforme à la mentalité de son époque et on ne peut que plaindre Wendy.

Peter Pan est un conte de fées mais aussi une invitation à un voyage cruel et fantasque jusqu’au pays imaginaire avec une Clochette, teigneuse à souhait, et plein de poudre de fées.

heart_4Lu dans le cadre du Mois anglais et des challenges Les 100 livres à avoir lu , Il était une fois… les contes de fées !! :

challenge-il-etait-une-fois-les-contes-de-fees   mois-anglais   challenge-des-100-livres-chez-bianca

  

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