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Posts Tagged ‘polar historique’

Lu dans le cadre du Mois anglais

et du challenge 1 pavé par mois :

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Andrew Taylor est l’auteur de nombreux romans historiques et de thrillers best-sellers, traduits dans une quintaine de langues. Il a remporté plusieurs prestigieux prix littéraires pour l’ensemble de son oeuvre.

Août 1778, à New York, Edward Savill vient de débarquer en Amérique à bord de l’Earl of Sandwich où il a fait la connaissance de Noak, un américain de retour au pays. Le jour même de son arrivée, Roger Pickett, un gentilhomme, est poignardé en pleine rue.

La victime est un officier amateur de jeux de hasard. Dans une ville en construction, melting-pot de soldats, de traîtres et de rebelles, la justice est sommaire et expéditive. Un vagabond, esclave en fuite, est donc arrêté et pendu.

Mais l’homme de loi Edward Savill, trouve que les choses sont allées bien vite en besogne. Il s’interroge sur les liens entre la victime, et ses hôtes, le vieux Juge Wintour, sa femme malade et leur énigmatique belle-fille, Bella. Ce que cette famille a perdu en richesse, elle semble l’avoir gagné en secrets.

Dans cette nouvelle Amérique sur fond de guerre d’indépendance, tout s’achète et tout se vend. Même l’honneur et la respectabilité…

Avec Un parfum de mort, Andrew Taylor nous plonge au coeur de la grosse pomme pendant la guerre d’indépendance américaine. Voilà un thriller historique comme je les aime avec un contexte historique fouillé et bien documenté, une intrigue bien ficelée, des secrets en veux-tu en voilà et des personnages bien dessinés.

Pendant un peu plus de quatre cents pages, l’auteur déroule son histoire que j’ai trouvé passionnante de bout en bout. Comme je connais mal le contexte historique que l’on voit rarement en littérature, j’ai adoré me plonger dans ce New-York en construction en ébullition et apprendre des choses sur cette guerre d’indépendance sur laquelle, j’avoue, je ne me suis jamais penchée !

L’écriture fluide de l’auteur, les chapitres courts, les rebondissements, le suspens savamment dosé, les personnages bien construits et attachants m’ont permis d’avaler ce pavé en deux petits jours tant j’ai été happée par cette histoire dont je suis arrivée au point final au regret tant j’étais bien dans ma lecture.

Au-delà de l’enquête proprement dite sur l’assassinat de Roger Pickett, l’auteur nous montre la réalité de la guerre : on voit notre héros, l’anglais et homme de loi, Edward Savill, évoluer dans la bonne société new-yorkaise, bien secouée par la guerre. Lui, homme droit et honnête, va être confronté à la vénalité des individus, leurs faiblesses, leurs secrets.

Ces hommes et ces femmes, loyaux au roi George III ont perdu beaucoup de leur lustre à cause des évènements, ils ont vu leurs terres prises, leurs maisons brûlées, et parfois ont assisté, impuissants, à l’assassinat de leurs proches par des partisans de l’indépendance.

Andrew Taylor revient également sur les esclaves, ceux bien traités par leurs maitres et policés mais aussi ceux qui subissent les pires avanies, soumis au bon vouloir de leur maitre. Cette thématique est là aussi bien traitée même si elle n’est pas au premier plan mais elle a toute son importance dans l’intrigue.

Si comme moi, vous aimez les thrillers historiques, je ne peux que vous conseiller ce roman lauréat du prestigieux prix Ellis Peters ! Belette qui m’a accompagnée dans cette lecture est moins enthousiaste que moi, son avis ici !

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Lu dans le cadre du Mois anglais

Rhys Bowen, auteure best-seller du New York Times, a été nominée dans tous les plus grands prix de romans policiers et en a gagné de nombreux, dont les Agatha et Anthony Awards. Elle a écrit entre autres la série Son Espionne royale, qui se déroule dans les années trente à Londres, la série Molly Murphy Mysteries, au début du XXe siècle à New York, et la série Constable Evans Mysteries, dans le pays de Galles. Elle est née en Angleterre et partage aujourd’hui son temps entre la Californie du Nord et l’Arizona.

Londres, août 1932. Les affaires de Georgie sont loin d’être au beau fixe : elle est toujours fauchée comme les blés !

Afin de se faire un peu d’argent, elle a alors l’idée du siècle (selon elle) : tenir compagnie à des gentlemen de passage dans la capitale. Elle passe une petite annonce dans la presse pour annoncer la création de son agence d’escorts qui permettra aux célibataires de passer leur soirée en compagnie d’une jeune fille de la bonne société pour voir une pièce de théâtre, déguster un bon dîner, découvrir Londres…

Sauf que son premier client attend visiblement une conclusion bien différente à cette soirée… Heureusement pour elle Darcy O’Mara arrive à temps pour la sortir du guêpier dans lequelle elle s’était fourrée.

Pour éviter un scandale, Georgie est renvoyée fissa en Écosse. Mais il ne s’agit pas seulement d’une punition. En effet, Scotland Yard lui confie une tâche de la plus haute importance : surveiller la partie de chasse royale qui se tient au château de Balmoral.

Depuis quelques temps, des accidents sans gravité, arrivent aux héritiers du trône britannique, et qui d’autre que Georgie, avec son flair légendaire, pourrait démasquer le coupable ?

Son espionne royale et la partie de chasse est le troisième tome de la série Son espionne royale, consacrée à Lady Georgiana de Glen Garry et Rannoch. Vous le savez, j’affectionne tout particulièrement les polars historiques, les années 20/30 et les cosy mistery, autant vous dire qu’une série qui réunit ces trois éléments ne peut que me séduire !

Si j’avais beaucoup aimé Son espionne royale mène l’enquête et un tout petit peu mois goûté Son espionne royale et le mystère bavarois, ce nouvel opus a comblé mes attentes et confirmé tout le bien que je pense de cette série dont les tomes 4 et 5 vont paraître en juillet, j’ai déjà hâte de les lire.

Roman d’ambiance avant d’être un roman policier à part entière, son auteure, Rhys Bowen, nous plonge avec délice dans la société aristocratique de l’entre-deux-guerres avec réussite car tout au long du récit, j’ai davantage l’impression de lire un récit de cet époque écrit par Angela Thirkell ou de Stella Gibbons qu’un roman historique, un très bon point pour moi.

Georgie est une jeune fille intelligente et attachante, on a plaisir à la voir évoluer au sein de sa famille et dans son cercle d’amis, j’aime aussi beaucoup son grand-père, policier à la retraite qui est vraiment très sympatique et protecteur envers sa petite-fille et Darcy O’Mara, homme charismatique et mystérieux qui fait battre le coeur de notre héroïne.

Comme dans le premier opus, l’autrice prend son temps pour planter son intrigue et l’enquête policière démarre véritablement à la moitié du récit, ce qui ne m’a pas dérangé le moins du monde mais vous voilà prévenu(e)s.

J’ai adoré l’ambiance de ce roman dans laquelle je me suis sentie tellement bien et que j’ai quitté à regret, la plume de Rhys Bowen est fluide et enlevée, la galerie de personnages qu’elle nous propose est bien intéressante, et l’autrice mêle habilement personnages réels et fictifs, notamment les membres de la famille royale.

Le décor est également bien planté : l’intrigue se passe très majoritairement sur les terres des Rannoch, tout près du château de Balmoral où leurs majestés Georges V, son épouse Mary, leurs fils et leurs petites-filles Elizabeth et Margaret passent l’été et franchement on s’y croirait !

L’intrigue policière est bien ficelée avec des rebondissements et des fausses pistes et j’avoue que pour une fois l’autrice m’a bien eue : je n’ai pas été capable de trouver le coupable, et j’ai beaucoup apprécié m’être fait menée par le bout du nez.

Ce que j’apprécie aussi beaucoup dans cette série ce sont les personnages féminins qui ont des caractères bien trempés : ce sont des femmes fortes, intelligentes et indépendantes, qui savent mener leur barque !

Si vous aimez les ambiances so british, les héroïnes pétillantes et cette période de l’histoire, c’est une série que je vous recommande !

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du Mois anglais

Mick Finlay est né à Glasgow et a grandi au Canada et en Angleterre. Il enseigne la psychologie et a publié des travaux sur la persuasion et la violence politiques, sur la communication verbale et non-verbale, et sur le handicap.

1895, Londres a peur. Un tueur terrorise la ville et l’ombre de Jack l’éventreur plane encore sur les quartiers misérables de la ville. Les pauvres ont faim, les criminels prennent le contrôle des rues et la police, débordée, arrive à un point de rupture.

Tandis que les bourgeois se tournent vers Sherlock Holmes pour qu’il résolve leurs problèmes, dans les quartiers surpeuplés du sud de Londres, les gens s’en remettent à un homme qui méprise Holmes, sa clientèle fortunée et ses méthodes de travail voyeuristes.

Cet homme, c’est Arrowood, un psychologue autodidacte, ivrogne occasionnel et détective privé quelque peu à la dérive depuis que quatre ans auparavant, il a causé la mort d’un homme en pourchassant Mr Cream, le malfrat le plus redouté de la ville.

Quand Thierry, un boulanger français disparaît mystérieusement et que la meilleure piste d’Arrowood est poignardée sous yeux, le détective et son comparse Barnett doivent faire face à leur plus rude défi : capturer Mr Cream afin de mettre fin à son règne…

Vous connaissez mon goût pour les polars historiques, spécialement ceux qui ont pour cadre la capitale anglaise au temps de la reine Victoria, Arrowood, ne pouvait donc qu’atterrir dans ma PAL et une fois n’est pas coutume, aussitôt acheté, aussitôt lu !

Ce premier tome signé Mick Finley met donc en scène un duo de héros, Arrowood et Barnett en opposition totale, comme dans un jeu de miroirs, avec un duo célèbre de la littérature policière : Sherlock et Watson.

Arrowood est un détective privé, capable comme Sherlock, de lire dans l’âme humaine. Mais ce Sherlock porté aux nues par la presse et les autorités, Arrowood l’a en horreur, terriblement jaloux des succès du plus grand détective de Londres.

Les clients ne se bousculent pas à la porte d’Arrowood et il passe plus de temps au pub qu’à enquêter, l’argent se fait rare et cette nouvelle enquête tombe à pic !

Comme tout premier opus, celui-ci sert à planter le décor, à nous familiariser avec ses héros qui ne sont pas spécialement attachants, à l’exception du jeune Neddy, car ils sont stéréotypés et manquent d’épaisseur : on ne connait pas bien leur passé, comment ils en sont venus à collaborer ensemble… mais j’ai tout de même pris plaisir à mettre mes pas dans les leurs afin d’enquêter sur la disparition du mitron français et sur l’assassinat de sa fiancée.

L’enquête est bien ficelée, truffée de fausses pistes et l’auteur aborde des thématiques très intéressantes comme l’indépendance irlandaise, la pauvreté, la police, Scotland Yard, la corruption, le trafic d’armes…

Une histoire qui ne révolutionne pas le genre mais bien agréable à lire, aucune longueur et une bonne dose d’action, des dialogues vivants et au final, une bien sympathique lecture.

Malgré ces bémols, je suis très curieuse de retrouver Arrowood et Barnett, je lirai la suite c’est certain !

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Lu dans le cadre du Mois anglais

Frédéric Lenormand est spécialiste du polar historique avec carrosses et robes à panier.
Quand il ajoute une pointe d’ironie philosophique, cela donne la série « Voltaire mène l’enquête ». Quand il s’intéresse aux palanquins et au thé vert, cela donne les Nouvelles Enquêtes du juge Ti.

Il a reçu le Prix Arsène Lupin du roman policier, le Prix de Montmorillon du roman historique et le Prix Historia du polar historique.

1726. Voltaire a traversé la Manche après un nouveau séjour à la Bastille à cause d’une fâcheuse histoire de coups de bâton assénés sur sa perruque à bouclettes.

Miracle ! Il découvre à Londres une société idéale fondée sur le droit, sur le respect des concitoyens et des libertés publiques !

Hélas, comme aucun bonheur parfait ne saurait durer longtemps, les cadavres ne tardent pas à tomber autour de ses dentelles. Contraint à remonter ses finances, il accepte une place de conseiller auprès d’un policier britannique.

Le voilà en visite dans tous les endroits louches de la capitale, dans les ruelles mal famées, dans les coffee-houses, dans les clubs les plus sélects, dans les manoirs des duchesses, dans les théâtres où Macbeth succède à Hamlet, plus déterminé que jamais à faire la lumière sur les turpitudes de son siècle, qu’elles soient saupoudrées d’arsenic ou nappées de sauce à la menthe.

Avec Meurtre à l’anglaise, Frédéric Lenormand poursuit les aventures policières de son célèbre détective en perruque poudrée, digne prédécesseur d’Hercule Poirot. Un vrai plaisir que de retrouver cette série dont j’ai déjà lus les cinq premiers opus : La baronne meurt à cinq heures, Meurtre dans le boudoir, Le diable s’habille en Voltaire, Crimes et condiments et docteur Voltaire et mister Hyde.

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’adore les comédies policières de Frédéric Lenormand, grand spécialiste des enquêtes en carrosses, en perruques poudrées et en robes à panier !

Si je préfère la série Au service secret de Marie-Antoine, j’aime beaucoup aussi celle consacrée à Voltaire, qui ne brille certes pas par la complexité de ses intrigues policières mais pour moi l’important est ailleurs elle me permet de replonger dans la période historique que je préfère, le 18è siècle, de cheminer avec Voltaire, l’une des figures phares de cette époque, que Frédéric Lenormand nous montre comme un farfadet sautillant, croulant sous le ridicule.

Vous le savez déjà si vous me lisez régulièrement, cette série est pour moi une récréation, un petit bonbon que je déguste à chaque fois de la première à la dernière ligne.

Dans cette novella, on savoure l’humour so british, les jeux de mots, les références littéraires, historiques et philosophiques qui parsèment comme toujours un récit virevoltant.

Frédéric Lenormand connaît bien son Voltaire et s’appuie sur le réel exil du philosophe en Angleterre pour bâtir son intrigue où l’on voit les différences de mœurs entre la France de Louis XV et l’Angleterre de George Ier.

Voilà notre philosophe arnaqué par son éditeur, obligé de vendre lui-même son Henriade aux nobles anglais ! Pendant son séjour, il découvrira Shakespeare, assistera aux funérailles de Newton et deviendra même consultant pour la police, un comble pour Voltaire qui d’habitude, la fuit comme la peste !

Et l’intrigue policière dans tout ça ? Elle sert surtout de prétexte comme je le disais plus haut, mais elle est agréable à suivre et franchement j’ai beaucoup ri tout au long du récit.

C’est une série que j’adore, à la fois drôle, brillamment écrite et bien documentée, Lenormand connaît son Voltaire par cœur et c’est vraiment jubilatoire à lire. Si vous aimez les comédies policières, je ne peux que vous recommander Voltaire enquête !

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Rhys Bowen, auteure best-seller du New York Times, a été nominée dans tous les plus grands prix de romans policiers et en a gagné de nombreux, dont les Agatha et Anthony Awards. Elle a écrit entre autres la série Son Espionne royale, qui se déroule dans les années 30 à Londres, la série Molly Murphy Mysteries, au début du XXe siècle à New York, et la série Constable Evans Mysteries, dans le pays de Galles. Elle est née en Angleterre et partage aujourd’hui son temps entre la Californie du Nord et l’Arizona.

Londres, Juin 1932. La reine Mary a confié à Georgie une nouvelle mission délicate : elle doit héberger la princesse Hanneflore de Bavière et jouer les entremetteuses entre elle et le prince de Galles dans l’espoir que ce dernier se détourne enfin de son amante américaine, la scandaleuse Mrs Wallis Simpson.

Afin de jouer les parfaites hôtesses, Georgie se voit contrainte d’engager du personnel alors qu’elle est sans le sou ! Son frère Binky lui alloue alors une petite pension pour couvrir les frais d’une femme de chambre, son grand-père, ancien policier cockney va endosser le rôle du majordome guindé et son amie Mrs Huggins, celui de la cuisinière.

Mais entre la propension d’Hanni à séduire tout ce qui porte une moustache, son langage de charretier et sa fâcheuse tendance au vol à l’étalage, Georgie a déjà fort à faire, surtout qu’elle doit aussi supporter la dame de compagnie de la princesse, qui tient plus du dragon glouton qu’autre chose.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, la princesse bavaroise se retrouve mêlée à un meurtre d’un communiste !

Pour éviter un scandale diplomatique, Georgie va devoir, à la demande expresse de la reine, remettre sa casquette de détective amateur et se résoudre à démasquer le véritable coupable…

Son espionne royale et le mystère bavarois est le second tome de la série Son espionne royale, consacrée à Lady Georgiana de Glen Garry et Rannoch. Vous le savez, j’affectionne tout particulièrement les polars historiques, les années 20/30 et les cosy mistery, autant vous dire qu’une série qui réunit ces trois éléments ne peut que me séduire !

Si j’avais beaucoup aimé Son espionne royale mène l’enquête, je dois bien vous avouer que ce nouvel opus est un peu en deçà en terme d’intrigue policière mais cela reste une lecture très agréable à lire et je compte bien enchainer rapidement avec le troisième volume déjà dans ma PAL, d’autant que les tomes 4 et 5 vont paraître en juillet.

Roman d’ambiance avant d’être un roman policier à part entière, son auteure, Rhys Bowen, nous plonge avec délice dans la société aristocratique de l’entre-deux-guerres avec réussite car tout au long du récit, j’ai davantage l’impression de lire un récit de cet époque écrit par Angela Thirkell ou de Stella Gibbons qu’un roman historique, un très bon point pour moi.

Georgie est une jeune fille intelligente et attachante, on a plaisir à la voir évoluer au sein de sa famille et dans son cercle d’amis, j’aime aussi beaucoup son grand-père, policier à la retraite qui est vraiment très sympatique et protecteur envers sa petite-fille.

Comme dans le premier opus, l’autrice prend son temps pour planter son intrigue et l’enquête policière démarre véritablement à la moitié du récit, ce qui ne m’a pas dérangé le moins du monde mais vous voilà prévenu(e)s.

J’ai adoré l’ambiance de ce roman dans laquelle je me suis sentie tellement bien et que j’ai quitté à regret, la plume de Rhys Bowen est fluide et enlevée, la galerie de personnages qu’elle nous propose est bien intéressante, et l’autrice mêle habilement personnages et fictifs, notamment les membres de la famille royale.

Et si l’intrigue policière est bien ficelée pour les novices, elle ne présente pas beaucoup de suspens pour les amateurs d’éclairés qui démêleront sans peine le vrai du faux cette fois-ci.

Ceci mis à part, si vous aimez les ambiances so british, les héroïnes pétillantes et cette période de l’histoire, c’est une série que je vous recommande !

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Passionnée d’Histoire (notamment le Moyen Âge, la Grande Guerre et le monde moderne), de littérature mais aussi de musique (Bach, Mahler, Smetana, Prokofiev, Chostakovitch, Fauré, Satie, Kurt Weill, Britten…), Violette Cabesos pratique le chant lyrique… et la danse orientale égyptienne.

Milena, petite-fille de Russes blancs ayant fui la révolution bolchevick, a une passion : les trésors perdus de la Russie des tsars. Alors qu’elle s’apprête à partir pour Saint-Pétersbourg où une cache datant de 1917 vient d’être découverte, elle apprend que sa maison de Nice a été saccagée.

Rien n’a été volé mais dans le lit de son père Anton, git le cadavre étêté de son chien et sur les murs, d’énigmatiques vers slaves peints en rouge, probablement des références codées à Vladimir le Grand, fondateur de la Sainte Russie.

Le grand-père de Milena suspecte les bolchéviks mais son père Anton, historien spécialiste de l’URSS ne semble pas du même avis.

Saint Pétersbourg, au début du vingtième siècle, Vera, ballerine du théâtre Mariinsky, est déchirée entre les faveurs d’un grand-duc, son amour pour un poète anarchiste, et un brûlant secret d’Etat dont sa famille est dépositaire et qu’elle a juré de protéger toute sa vie.

Au-delà du temps et des frontières, une mystérieuse et terrifiante malédiction semble lier ces deux femmes. Faut-il y croire ? Comment ne pas y succomber ?

Le soleil rouge du Tsar signe mes retrouvailles avec Violette Cabesos que j’avais découverte avec Portrait de Groupe avec Parapluie, un polar sur le monde de l’art que je vous conseille au passage.

Au fil d’un suspense historique qui surprend jusqu’au bout, Violette Cabesos nous plonge dans les méandres de la Russie éternelle, sur les traces des Romanov, de Raspoutine et d’obscurs espions du FSB qui veulent mettre la main sur le soleil rouge du Tsar à la demande du chef du Kremlin.

Roman passionnant par son intrigue certes classique mais surtout par son érudition, Le soleil rouge du Tsar nous plonge au cœur de l’histoire russe et du règne du dernier des Romanov.

A travers le journal de Vera, on assiste aux bouleversements qui vont amener à la chute de Nicolas II : les attentats contre les tenants du régime, l’emprise du de Raspoutine sur le couple impérial, l’assassinat du starets sibérien, la révolution russe, l’arrivée des bolcheviks au pouvoir et la purge qui suivit…

De ce point de vue-là, c’est un roman vraiment intéressant et très bien documenté sur cette période comme sur les controverses entourant la mort d’Alexandre Ier car près de deux cents après son décès, on ne sait toujours pas si le tsar est bien mort à Taganrog en 1825 ? Le personnage de Vera, prise dans les tourments de l’histoire, est très attachant et j’avais hâte de la retrouver.

Roman à double temporalité oblige, la partie contemporaine prend autant de place que la trame historique et c’est là pour moi que le bât blesse, j’ai trouvé ce second récit nettement intéressant, notamment à cause du personnage de Milena qui m’est apparue assez antipathique et ce qui lui arrive ne m’a pas toujours paru très crédible.

L’autrice aborde pourtant dans cette partie contemporaine des thèmes intéressants comme les liens familiaux, le déracinement, la difficulté pour les émigrés de s’intégrer dans un nouveau pays, les croyances russes et il y a bien entendu de nombreux rebondissements amenés par les secrets de famille et la recherche du fameux soleil rouge du Tsar.

Le style de Violette Cabesos est fluide, la trame policière est bien ficelée, le récit est dense mais les pages se tournent toutes seules à condition d’être passionné(e)s par la Russie et notamment le règne de Nicolas II.

Il n’est pas nécessaire d’être spécialiste pour autant car l’autrice rend l’Histoire très abordable mais comme l’ensemble du roman repose sur l’histoire russe, mieux vaut s’y intéresser sous peine de s’ennuyer à cette lecture.

Un bon page-turner que je vous recommande si, comme moi, la Russie est l’un de vos centres d’intérêt ! Belette est bien du même avis.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Tom Rob Smith est né à Londres en 1979, d’une mère suédoise et d’un père anglais. Diplômé de l’université de Cambridge, il a passé un an en Italie dans un atelier d’écriture. Il a ensuite travaillé comme scénariste pendant cinq ans. Tom Rob Smith vit à Londres. Après Enfant 44, il a écrit Agent 6 et Kolyma.

Moscou, hiver 1953. Le corps d’un petit garçon est retrouvé nu sur une voie ferrée. Leo, agent du MGB, police d’État chargée du contre-espionnage, reste fidèle à la ligne du parti : le crime n’existe pas sous le parfait régime socialiste, il s’agit d’un accident, l’enfant a été tué par la locomotive alors qu’il jouait imprudemment sur les voies.

L’affaire est classée mais le doute s’installe dans l’esprit de Leo qui se rend compte que le dernier homme qu’il a arrêté, un vétérinaire moscovite, n’est coupable de rien, seulement d’avoir soigné le chien d’un employé de l’ambassade américaine.

Tombé en disgrâce, Leo est contraint à l’exil avec sa femme, Raïssa. Et, dans une petite ville des montagnes de l’Oural, il va faire une troublante découverte : un autre garçonnet mort dans les mêmes conditions.

Leo et Raïssa vont se lancer dans une terrible traque, qui fera d’eux des ennemis du peuple…

Vous connaissez mon intérêt pour l’histoire de la Russie et mon goût pour les polars historiques, c’est ainsi qu’Enfant 44, le premier roman de Tom Rob Smith, est entré dans ma pal… voilà maintenant dix ans !

Heureusement, ma copinaute Belette qui l’avait elle aussi depuis des lustres m’a proposé de le lire et bêtes que nous avons été de le laisser croupir autant d’années, car nous l’avons littéralement dévoré en deux jours, à la fois enthousiasmées et écoeurées.

Passionnant de bout en bout, ce roman nous plonge avec brio dans la Russie soviétique où Staline règne sans partage depuis trois décennies déjà. Le petit père des peuples se maintient au pouvoir grâce à la terreur et le système qu’il a mis en place.

Les soviétiques sont affamés, s’entassent dans des appartements collectifs, arrêtés, condamnés à la mort ou à la déportation dans un goulag, sans preuve aucune, sur simple dénonciation, après avoir été dument torturés dans les sous-sols de la Loubienka.

Comme l’Etat est infaillible, les traitres à la patrie doivent faire la preuve de leur innocence, ce qui est tout bonnement impossible. Ils sont donc inexorablement condamnés et leur famille avec eux.

Tout au long de ma lecture, j’ai oscillé entre envie de dévorer ce récit et besoin de faire des pauses, tant ce qu’on lit donne la nausée. Comme dans tout régime totalitaire, il ne fait pas bon de poser des questions ni de sortir des clous imposés par le régime : les malades mentaux et les homosexuels sont accusés de tous les maux dans cette nouvelle Russie où le crime n’existe plus, seuls les actes de ceux considérés comme antisoviétiques, que je viens de citer, existent encore et sont condamnés pour l’exemple.

Au-delà de l’enquête policière bien construite et haletante, Tom Rob Smith nous propose un roman très politique où il ne nous épargne jamais les horreurs commises par le régime stalinien.

C’est à une plongée réussie et instructive au cœur de cette époque trouble, que nous invite l’auteur qui met l’accent sur le chaos sur la terreur, l’absurdité du système soviétique et le contexte politique qui fait littéralement froid dans le dos.

Ce roman de Tom Rob Smith est un très bon cru, bien documenté, plein de rebondissements, un peu trop même sur la fin avec des situations trop tirées par les cheveux à mon goût et un mobile qui ne m’a pas convaincue, qui constitue un formidable page-turner que l’on a du mal à lâcher une fois qu’on l’a commencé, une réussite donc ! Belette est bien de cet avis aussi !

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Frédéric Lenormand saupoudre depuis toujours ses intrigues historiques d’un humour savoureux. Auteur des Nouvelles Enquêtes du juge Ti, il a notamment reçu le prix Arsène Lupin et le prix Historia du roman policier historique pour sa série Voltaire mène l’enquête.

Paris, avril 1777. La reine Marie-Antoinette reçoit la visite de son frère adoré, l’empereur Joseph II, venu à Versailles pour comprendre pourquoi le couple royal n’a toujours pas de descendance.

Mais les retrouvailles sont de courte durée. Joseph a tôt fait de se mettre sa sœur et son beau-frère à dos et surtout il veut mettre la main sur le code de Broglie, créé pour le cabinet noir du feu roi Louis XV, cabinet dissous par son petit-fils.

Ce code secret permettant d’entrer en contact avec les espions du royaume a été dérobé et le voleur se serait enfui… accoutré d’une robe de mariée ! Une création de Rose Bertin, la modiste de la Reine !

Marie-Antoinette veut mettre la main dessus avant son cher frère et elle confie cette mission de confiance à ses deux agents préférés : Rose Bertin, sa modiste et Léonard Autier, son coiffeur.

Peu importe que Rose et Léonard ne se supportent pas, ils doivent une fois de plus faire contre mauvaise fortune bon cœur pour mettre la main sur le code alors que l’intégralité de la famille Bertin débarque de leur Picardie natale, mettant sans dessus dessous Le grand Mogol…

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’adore les comédies policières de Frédéric Lenormand, grand spécialiste des enquêtes en carrosses, en perruques poudrées et en robes à panier !

Je ne pouvais donc tout simplement pas résister à l’envie de découvrir La mariée était en Rose Bertin tant j’avais apprécié les deux précédents opus d’Au service de Marie-Antoinette : L’enquête du Barry et Pas de répit pour la reine.

Et ce nouveau volet ne fait pas exception à la règle, j’ai adoré cette enquête truculente, délicieuse et menée tambour battant, un petit bijou d’humour et d’intelligence.

Pour imaginer ses personnages, l’auteur a pioché dans l’entourage même de Marie-Antoinette, et en premier lieu sa modiste et son coiffeur qui ont réellement existé. Pour la reine, ils ont rivalisé d’imagination et sont restés dans l’histoire de la coiffure et de la mode pour des tenues et des perruques extravagantes et coûteuses !

Leur duo est ici explosif car nos enquêteurs se détestent cordialement et vont sans cesse vouloir se mettre des bâtons dans les roues afin de se damer le pion : Rose est une maniaque de l’organisation, Léonard, un noceur. Rose paye ses dettes, Léonard est d’une ladrerie rare. Rose est courageuse, Léonard peureux. Et j’en passe et des meilleurs.

Ils s’insultent copieusement, se raillent, gaussent de leurs bévues respectives mais ils vont devoir s’entendre pour mener à bien leur mission et retrouver le code de Broglie.

Le duo est attachant et on a plaisir à les suivre dans les rues et les tavernes de Passy comme dans le sillage de la reine à Versailles. L’auteur a bien travaillé la psychologie de ses personnages et certains passages sont vraiment drôles.

L’intrigue policière est bien menée, les suspects et les fausses pistes sont légion, les clins d’œil à l’Histoire de France et les traits d’humour font mouche, les titres des chapitres en sont un bon exemple : des souris et une femme, de Broglie code, qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?, pour ne citer qu’eux.

La toile historique est aussi très bien respectée, Frédéric Lenormand connaît très bien le règne de Louis XVI et sous sa plume, on suit les coulisses de la diplomatie, les services secrets, la politique de cette époque et la vie à Versailles.

Comme toujours avec Frédéric Lenormand, cette comédie policière est enlevée, drôle et érudite : une vraie réussite ! J’espère qu’un autre tome arrivera vite car j’ai très envie de retrouver Rose et Léonard dans une nouvelle aventure.

Un grand merci à Babelio et aux éditions La Martinière pour cette lecture pleine de fantaisie, j’ai adoré.

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Nicole Boeglin est une « holmésienne » assidue. Fascinée par la logique et la capacité de déduction de Sherlock Holmes, elle signe un roman policier magistral, premier volet particulièrement réussi de nouvelles aventures de l’enquêteur de Baker Street.

En cet hiver 1889, la comtesse Marie Festetics se présente au 221B Baker Street. La dame de compagnie de l’impératrice Elizabeth d’Autriche-Hongrie vient, dans la plus grande discrétion, requérir l’aide de Sherlock Holmes.

En effet, le fils unique de l’impératrice, Rodolphe de Habsbourg-Lorraine, a été retrouvé mort dans le pavillon de chasse de la propriété de Mayerling. L’enquête officielle a conclu au suicide. Un peu vite.

Holmes et Watson embarquent pour l’Autriche et découvrent rapidement des indices pour le moins suspects. Qui est cette jeune femme retrouvée morte aux côtés du prince et que l’on a enterrée en secret ? Et pourquoi un tableau a-t-il été volé au moment du meurtre ? La mort du prince n’est que la partie émergée d’une vaste affaire.

Sherlock va devoir faire appel à toutes ses capacités de déduction pour en démêler les fils. Surtout lorsque Moriarty, son implacable ennemi, vient le narguer dans un face-à-face mortel…

Lorsque j’ai reçu Sherlock Holmes et le complot de Mayerling début janvier, je n’ai pas caché ma joie. Vous le savez, les polars historiques sont mon péché mignon, et le combo Sherlock Homes / Mayerling, me faisait particulièrement salivé.

Tout a merveilleusement bien commencé : le style de Nicole Boeglin est fluide, son travail de documentation, remarquable, et j’ai plongé avec délectation dans cette enquête menée par le plus grand détective de tous les temps, à savoir ce bon vieux Sherlock, comme toujours épaulé par son ami et confident, le docteur Watson.

Je ne suis pas une holmésienne pure et dure, je ne connais pas le canon sur le bout des doits et ce que j’ai lu m’a convaincue, même si ma Belette, a relevé quelques erreurs qui l’ont fait tiqué et comme c’est une grande spécialiste de Holmes, je la crois bien volontiers.

L’enquête nous entraine donc à Vienne et à Mayerling à la demande de l’impératrice qui pense que son fils, bien connu pour sa francophilie et son aversion pour le kaiser Guillaume II, a été assassiné.

Car cette mort a fait couler beaucoup d’encre depuis cent vingt ans ! Que s’est-il passé ce 30 janvier 1889 ? Rodolphe s’est-il réellement suicidé après avoir tué sa maitresse depuis quelques semaines seulement, Marie Vetsera ? Pour quelle raison ? La syphilis dont il était atteint avait-il altéré son jugement ?

Ou sa mort est-elle un assassinat politique commis par les services secrets allemands ou par des révolutionnaires hongrois, un meurtre déguisé en suicide ? Plusieurs théories vont se succéder au fil des ans, sans qu’aucune ne soit totalement avérée, d’autant plus que l’enquête a été bâclée.

Nicole Boeglin revient donc sur ce fait divers qu’elle a l’air de très bien connaître et avec ses héros, on fait donc la connaissance des protagonistes de cette affaire que Sherlock interroge scrupuleusement et au bout d’une centaine de pages, fin de l’histoire à mon grand étonnement.

L’autrice nous propose alors une correspondance entre les descendantes d’irène Adler et d’Elizabeth de Habsbourg-Lorraine qui tombent sur le manuscrit inachevé de Watson et qui décident de mener l’enquête cent ans après.

Et là, Nicole Boeglin, après m’avoir si bien ferrée, m’a perdue. Deux bonnes raisons à cela : je goûte peu les romans épistolaires, leurs échanges ne m’ont pas intéressé plus que cela et surtout, je voulais rester avec Holmes et Watson !!

J’avoue ne pas avoir compris l’intérêt de cette partie contemporaine qui joue à parts égales en nombre de pages avec la partie historique, je ressors un peu déçue de cette lecture dont j’attendais beaucoup et en tout cas, tout autre chose que ce que l’auteure nous propose.

Pour autant, je vous invite à vous faire votre propre avis, c’est un bon roman policier que Belette a mieux apprécié que moi, son avis ici.

Un grand merci aux éditions City pour leur confiance !

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Rhys Bowen, auteure best-seller du New York Times, a été nominée dans tous les plus grands prix de romans policiers et en a gagné de nombreux, dont les Agatha et Anthony Awards. Elle a écrit entre autres la série Son Espionne royale, qui se déroule dans les années 30 à Londres, la série Molly Murphy Mysteries, au début du XXe siècle à New York, et la série Constable Evans Mysteries, dans le pays de Galles. Elle est née en Angleterre et partage aujourd’hui son temps entre la Californie du Nord et l’Arizona.

Château de Rannoch, Ecosse, avril 1932. Lady Victoria Georgiana Charlotte Eugenie, fille du duc de Glen Garry et Rannoch, trente-quatrième héritière du trône britannique, est complètement fauchée depuis que son demi-frère lui a coupé les vivres.

Depuis que leur père s’est suicidé après avoir perdu sa fortune sur les tables de jeu de Monaco, le duc vit chichement et Georgiania s’ennuie ferme dans ce château glacial. La jeune femme, qui refuse qu’on lui dicte sa vie, s’enfuit à Rannoch House, la demeure familiale de Londres pour échapper à son union programmée avec un prince roumain.

Sa famille accepte à une condition : elle va devoir apprendre à se débrouiller par elle-même pour tenir la maison. Mais le lendemain de son arrivée dans la capitale, la reine Mary la convoque à Buckingham pour la charger d’une mission pour le moins insolite : espionner son fils, le prince de Galles, qui fricote avec une certaine Mrs Simpson, une américaine mariée…

Son espionne royale mène l’enquête est le premier tome de la série Son espionne royale, consacrée à Lady Georgiana de Glen Garry et Rannoch. Vous le savez, j’affectionne tout particulièrement les polars historiques, les années 20/30 et les cosy mistery, autant vous dire qu’une série qui réunit ces trois éléments avait de grandes chances de me plaire, et ce fut le cas !

Roman d’ambiance avant d’être un roman policier à part entière, son auteure, Rhys Bowen, nous plonge avec délice dans la société aristocratique de l’entre-deux-guerres avec réussite car tout au long du récit, j’ai eu davantage l’impression de lire un récit de cet époque écrit par Angela Thirkell ou de Stella Gibbons qu’un roman historique, un très bon point pour moi.

L’autrice prend son temps pour nous familiariser avec son héroïne, une jeune fille intelligente et attachante, sa famille et le cercle dans lequel elle évolue, ce qui ne m’a pas gênée bien au contraire tant toute cette première moitié de roman est passionnante pour celles et ceux qui aiment cette époque.

L’intrigue policière proprement dite est donc longue à démarrer, puisque le meurtre n’intervient qu’à la moitié du roman, vous êtes prévenu(e)s. Pour autant, on ne s’ennuie pas une seconde en compagnie de Georgiania à qui il arrive bien des péripéties et des déconvenues tout au long du récit.

J’ai adoré l’ambiance de ce roman dans laquelle je me suis sentie tellement bien et que j’ai quitté à regret, la plume de Rhys Bowen est fluide et enlevée, la galerie de personnages qu’elle nous propose bien intéressante, c’est bien simple, à part les répétitions sur l’imbécillité de son duc de frère que j’ai trouvé inutiles, on nous le dit une fois on a compris, le reste m’a beaucoup plu !

Et puis, il y a beaucoup d’humour et de dérision, le ton est donné dès la première page puisque lorsque le roman débute, Georgiania est sur ses toilettes ! Ce premier tome est drôle, pétillant, enlevé, avec une bonne dose de suspens so british et je ne peux que vous le recommander.

Autant vous dire que les tomes 2 et 3 de Son espionne royale, déjà dans ma PAL, ne vont pas y rester bien longtemps…

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british, j’ai adoré !

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