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Posts Tagged ‘polar historique’

Londres, 1893 : une calèche explose, tuant sur le coup un notable. La police est désemparée, d’autant que le meilleur inspecteur de la ville, Henry Wilkes, a rendu son insigne. Aux prises avec ses démons intérieurs, il dépérit sous le regard inquiet de son fidèle Billy, le gamin des rues qu’il a recueilli.
Mais quand le « meurtre de la calèche » prend une autre dimension, Henry ne peut rien faire d’autre que reprendre du service. En effet, tous les indices désignent un coupable : Gareth, le propre frère d’Henry… mort des années plus tôt ! Est-ce une machination ? Ou bien son frère serait-il encore vivant ?
L’inspecteur déchu risque fort de réveiller les fantômes du passé dans cette ville où trahison et mensonges sont monnaie courante et où le danger est à chaque coin de rue…

Londres, mai 1893. Une calèche explose sur Montagu Street et tue sur le coup Scott Anderson, un notable. L’affaire devrait revenir à l’inspecteur Henry Wilkes mais il a rendu son insigne et depuis, il carbure au laudanum, au grand dam de Billy, un ancien voleur qu’il a pris sous son aile.

Pourtant, lorsque Thomson, son ancien coéquipier revient vers lui deux jours plus tard, Wilkes accepte de rempiler au sein de la police de Londres afin de lever les soupçons qui pèsent sur Gareth, son frère mort dans l’explosion d’une bombe bien des années auparavant.

Wilkes, persuadé que son frère ne peut être derrière cet attentat, aidé de Billy et d’Alice, se lance dans une enquête au risque de réveiller les fantômes du passé…

Gaëlle Perrin-Guillet est auteure de romans noirs et de nouvelles policières déjà primée et Les fantômes du passé fait partie de la série d’enquêtes menées par Henry Wilkes et Billy Bennett, inaugurée l’an dernier avec Soul of London, que je n’ai pas lu mais cela ne m’a absolument pas gênée dans ma découverte de ce second opus, puisque l’enquête n’est pas une suite du premier tome et que l’auteure nous donne les éléments nécessaires pour cerner les personnages récurrents de cette série.

Vous le savez, je raffole des polars historiques, spécialement lorsqu’ils ont pour cadre Londres à l’époque victorienne, aussi, lorsque City m’a proposé de lire ce titre, je n’ai pas hésité et j’ai passé un agréable moment en compagnie de Wilkes, Billy et Alice.

Outre l’intrigue policière bien ficelée, pleine de rebondissements, d’impasses et de mystères, qui se lit avec plaisir, je trouve que l’intérêt de ce roman réside en son atmosphère, très bien rendue, et en ses personnages, en particulier Billy, un jeune homme sorti de la misère en but à des réflexions existentielles sur sa place dans cette société conservatrice et Alice, une jeune femme peintre, d’une modernité folle.

J’ai eu plus de mal avec le personnage de Wilkes, enfoncé dans une sévère déprime, shooté au laudanum. Je trouve ce genre de personnages bien trop vu dans les romans policiers et j’avoue que ça a fini par un peu m’agacer.

L’auteure connaît bien la société de cette époque, ses coutumes, ses mœurs et nous fait sillonner Londres et ses tavernes, décrit les différentes couches de la population londonienne. Elle apporte aussi de l’humour à son récit notamment avec des clins d’œil acerbes aux nouvelles technologies de l’époque : l’électricité, le téléphone et l’automobile.

Je déplore en revanche des longueurs et une certaine lenteur qui ont un peu nui à mon plaisir de lectrice car je préfère les récits plus enlevés et dynamiques, reste que cette lecture divertissante m’a donné envie de découvrir le précédent opus et de retrouver les personnages attachants de cette histoire.

Si, comme moi, vous appréciez les polars historiques, je ne peux que vous conseiller de découvrir à votre tour Les fantômes du passé.

Un grand merci à Elise et aux éditions City pour cette découverte !

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Peu avant le voyage inaugural du Titanic, le couturier Paul Poiret donne une réception à la splendeur inégalée pour lancer sa ligne de parfums. Placée sous le signe de l’Orient, c’est « La Mille et Deuxième Nuit ». Parmi les invités, la fantasque comtesse russe Svetlana Slavskaïa, accompagnée de son secrétaire et confident Dimitri Ostrov, un jeune Juif qui a fui les Bolcheviks. La comtesse porte ses plus beaux atours, dont une extraordinaire rivière de diamants offerte par un admirateur. Mais au cours de la soirée, elle est retrouvée sans vie, probablement étranglée. Et le collier disparaît, presque sous les yeux de l’assistance…

Avril 1912. Paul Poiret, au fait de sa gloire, est sur le point de commercialiser sa ligne de parfum lovée dans de précieux flacons signés Lalique. Son lancement est prévu lors d’une des fameuses soirées qu’il sait si bien organiser : La mille et deuxième nuit.

Svetlana Slavskaïa, une fantasque comtesse russe, intime du couturier, fait bien sûr partie des invités triés sur le volet. Ce sera l’occasion pour elle de briller une fois de plus et de faire entrer dans le beau monde son cher Dimia, Dimitri Ostrov, son secrétaire et confident.

D’origine russe lui aussi, Dimia, de près de vingt ans son cadet, veille comme sur sa chère comtesse qu’il adule, ce qui n’est pas du goût d’Ivan, le fils de Svetlana. Et ce soir, il fera son entrée dans le costume de Nijinkski porté lors du ballet Shéhérazade. Poiret n’a pas fait dans la dentelle : harem, eunuques, femmes à demi nues, danseuses du ventre attendent ses convives.

Au petit matin, Dimia fait une macabre découverte, celle du corps sans vie de Svetlana, étranglée par sa rivière de diamants. Les suspects ne manquent pas et en premier lieu Dimia…

Passionnée par la Belle Epoque et les Ballets russes, Carole Geneix nous propose avec La Mille et Deuxième Nuit, son premier roman policier. Si l’histoire qu’elle nous raconte est fictive, le contexte historique est bien réel puisque Paul Poiret a bien évidemment existé et en cette année 1912, sa célébrité est à son apogée, il est la coqueluche du Tout-Paris et même des esthètes du monde entier.

Célèbre pour ses créations, Paul Poiret était surnommé « le magnifique » ou « The king of fashion » en Amérique, où ses modèles faisaient fureur, il a marqué l’histoire de la mode en la révolutionnant. Il était également fameux pour son amour des femmes et ses soirées grandioses qu’il donnait dans son hôtel particulier de l’Avenue d’Antin, et l’une des plus décadentes fut justement La mille et deuxième nuit en 1911.

Créateur de costumes pour Colette et pour les Ballets russes de Serge Diaghilev, sa maison connaîtra une fin prématurée en 1929, la crise balayant son luxe flamboyant et il décèdera à la fin des années 30 dans l’oubli et le dénuement.

Carole Geneix a la bonne idée de planter son décor en avril 1912, quelques jours avant le voyage inaugural du Titanic et pour moi qui suis fascinée par la Russie, par cette période de l’histoire, notamment pour sa mode et ses arts, cette lecture fut un réel bonheur.

J’ai adoré le contexte, les personnages et l’histoire que nous raconte l’auteure et même si la résolution de l’affaire ne m’a pas posé de problème, cela n’a en rien gâché le plaisir que j’ai pris à lire ce polar historique.

Il faut dire que sur le parpier, il avit vraiment tout pour me plaire comme je vous l’indiquais plus haut : j’aime beaucoup les créations de Paul Poiret, son goût de la démesure et de la fête, la Russie et les ballets russes, sans oublier le Titanic, qu’on croirait que Carole Geneix l’a écrit rien que pour moi !

D’un point de vue historique, c’est très réussi. L’auteure connaît la Belle Epoque sur le bout des doigts et nous rappelle le contexte dans lequel se situe son récit : une France plutôt antisémite encore marquée par l’affaire Dreyfus, aux prises avec les anarchistes de la bande à Bonnot, traqués par les brigades mobiles, dûment dotées des meilleurs véhicules et armes.

Les personnages, qui paraissent au premier abord quelque peu caricaturaux, sont en fait emblématiques de leur époque : d’un côté, les aristocrates oisifs qui s’adonnent à la vènerie et à l’antisémitisme, la police grandement corrompue et de l’autre, les artistes, forcément excentriques.

Il y a tout d’abord notre héros, Dimia, traumatisé par les pogroms de sa Russie natale, qui a grandi dans une riche propriété de la campagne. Un temps tenté par le bolchévisme qui le conduira dans une cellule du Tsar, il voue un culte à Svetlana, qui apparaît comme excessif mais qui le rend aussi très sympathique.

Svetlana, la victime, femme s’adonnant aux plaisirs artificiels, à la fois écervelée, égoïste et généreuse.

Igor, son fils, l’exact contraire de Dimia, jeune homme cruel et arriviste, détesté par sa mère et qui a bien du mal à trouver sa place au sein de la famille de sa femme, les Lansquenet.

Paul Poiret, le couturier riche et décadent, et sa moitié, Denise, qui ne veut plus de cette vie mais compte bien saigner son mari à blanc en guise de réparation.

Oriane, mannequin principal de Poiret, danseuse trop grande de l’Opéra de Paris, muse insaisissable du couturier.

Sans oublier le commissaire Champlain, aux idées empruntées à l’Action Française et l’inspecteur Bertholet qui cherche la vérité et faire avancer sa carrière.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré La mille et deuxième nuit et je vous conseille vivement ce roman noir rétro très réussi.

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Lu dans le cadre du Mois anglais :

Enceinte de son pire ennemi, Anna Kronberg a repris espoir quand elle est parvenue, épaulée par Sherlock Holmes, à empoisonner Moriarty. Mais le redoutable professeur a tout mis en œuvre pour pouvoir continuer, même après sa mort, à torturer la mère de son enfant à naître : il a demandé au colonel Moran, son homme de main et grand chasseur de gibier, de mettre la main sur Anna et Holmes, puis d’attendre la naissance de l’enfant, d’enlever le nouveau-né et de tuer les deux acolytes. Commence alors une course-poursuite entre plusieurs continents, sur fond de menaces d’attaques bactériologiques, de réseaux d’espionnage et de prémisses de grand conflit mondial. Holmes et Kronberg sont prêts à tout pour contrer les funestes projets de Moriarty, même à mettre en scène une fausse-couche…

Epaulée par Sherlock Holmes et enceinte de son mari, feu James Moriarty, qu’elle a elle-même empoisonné, Anna Kronberg fuit les hommes de main du professeur et en particulier du colonel Moran qui a juré sa perte et qui veut respecter les dernières volontés de son patron : séquestrer Anna jusqu’aux trois ans de l’enfant à naître et ensuite la liquider.

Aidée du célèbre détective, de son frère Mycroft et du docteur Watson, Anna ne peut plus avorter et bien que l’idée de donner la vie à l’enfant de Moriarty lui fasse horreur, elle est contrainte de se cacher en attendant la délivrance.

Commence alors une course contre la montre avec le colonel de l’Angleterre à la Belgique, en passant par la France, sur fond de menaces d’attaques bactériologiques et de réseaux d’espionnage aux prémices d’un conflit mondial menaçant d’embraser l’Europe entière…

Après Le diable de la Tamise et La dernière expérience, L’héritier de Moriarty est le dernier volet des aventures d’Anna Kronberg, femme médecin et femme affranchie dans l’Angleterre puritaine de la fin du règne de Victoria.

Pas de meurtre, ni d’enquête à résoudre à proprement parler dans ce troisième volume qui clôt en beauté la trilogie Anna Kronberg et si j’avais été déçue par le second opus, celui-ci m’a beaucoup plu, notamment parce qu’on en apprend davantage sur cette héroïne bien singulière et surtout parce qu’il n’y a aucun temps mort !

J’aime toujours l’héroïne totalement atypique de ce roman, forte et indépendante, et l’aspect scientifique de cette série. Annelie Wenderberg a été microbiologiste, spécialisée dans les questions environnementales aux Etats-Unis, et se sert merveilleusement bien de ses connaissances en ce domaine pour nous familiariser avec l’épidémiologie et l’histoire du bioterrorisme, ce que j’ai trouvé à la fois intéressant et indigeste.

Intéressant car j’aime apprendre des choses grâce à mes lectures et indigeste car parfois l’auteure va trop dans les détails et me perd au passage.

Sherlock Holmes, que l’on ne faisait qu’entrapercevoir dans les deux premiers volumes est cette fois-ci bien présent et bien que non spécialiste du détective consultant, je trouve que cette histoire s’intègre bien au canon holmésien.

En effet, ce récit met en scène nos deux héros juste après la disparition de Moriarty dans les chutes de Reichenbach, et montre le travail que fait Holmes pour se débarrasser des hommes du professeur, aidé par son frère Mycroft et laissant croire au docteur Watson, qu’il a lui-même péri.

La fin, bien qu’elle clôture en beauté ce cycle comme je le disais plus haut, est suffisamment ouverte pour permettre à l’auteure de poursuivre les aventures d’Anna, sans Sherlock cette fois-ci. Je serai pour ma part ravie de la retrouver si jamais Annelie Wenderberg continue à lui donner vie.

Vous l’aurez compris, je vous conseille de découvrir à votre tour cette trilogie même si pour moi le second volume était bien en-deça des premier et troisième opus, Anna Kronberg est une héroïne qui vaut le détour.

Belette a aimé elle aussi, qu’est-ce qu’il nous arrive ? Cela fait deux lectures de suite que nous sommes du même avis, pourvu que ça dure.

Merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour leur confiance !

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Lu dans le cadre du Mois anglais :

La saison d’été bat son plein à Torquay, où les Hewes passent la saison estivale. Beth est très occupée par ses obligations culinaires, mais profite de ses moments de liberté pour goûter aux bains de mer, qui font fureur dans la bonne société en cette année 1900. Mais le paysage ne va pas tarder à s’obscurcir, avec la découverte sur la lande de deux cadavres qui semblent avoir fait l’objet d’une exécution en règle.
Les deux victimes, Lady Hatheirley (une amie proche de lady Hewes) et son cocher, Harry Seaton, entretenaient une liaison adultère, et l’on retrouve sur leur cadavre un message indiquant que tous ceux bafouant la morale subiront le même sort.
Quelques jours plus tard, lord Hewes échappe de peu à une agression, alors qu’il quitte un bordel notoire de Torquay. Le lendemain, Beth surprend un individu masqué en train de mettre le feu au manoir.

Bains de mer et double crème du Devon pour Lord et Lady Hewes, en ce mois d’août 1900. Brillant sous les feux du soleil, la Riviera anglaise est un bel écrin pour Beth Huntly, cuisinière en titre de la famille Hewes, qui se paie le luxe d’être à la fois aristocratique et originale.

L’été pourrait s’écouler paisiblement si il n’y avait eu un double meurtre : lady Hatheirley et son cocher sont assassinés sur la lande de Dartmoor. Pire, il semble que la jeune femme entretenait avec son cocher des relations coupables !

Entrainée sur les chemins de l’enquête par la journaliste Eleanor Rigby, libérée en diable, écartelée entre son devoir de domestique loyale et sa curiosité naturelle, Beth va tout de même prêter main forte à Elaonor, au grand dam de Rajiv…

Vous connaissez mon intérêt pour les polars historiques, spécialement ceux qui ont pour cadre l’Angleterre victorienne et qui ont pour héroïne une femme. Cet hiver j’avais découvert cette héroïne forte, qui ne s’en laisse pas compter, Beth Huntly, dans L’inconnue de Queen’s Gate et je dois dire que j’avais été séduite par ce premier tome dans la même veine que Anne Perry.

J’ai donc rempilé avec Les ombres de Torquay’s Manor, le deuxième opus de cette série et de nouveau, le charme a opéré. Anne Beddingfeld nous propose ici un polar victorien convaincant et une héroïne très attachante que j’ai hâte de retrouver dans les autres volumes de la série, même si ils semblent tous épuisés hélas !

L’action se passe donc dans la station prisée de Torquay en plein été. Dans la torpeur de ce mois d’août, cette station balnéaire ô combien tranquille d’ordinaire, va être le théâtre de plusieurs meurtres et de cambriolages, menés semble-t-il par une société secrète.

Dans ce second volume, Beth Huntley, une jeune femme passionnée de gastronomie, confirme tout le bien que je pensais d’elle. C’est une héroïne moderne, volontaire, pleine de ressources et de bon sens, qui apprend à lire et à écrire, et qui rêve d’ouvrir son propre restaurant.

Avec Rajiv, le valet de lord Hewes, qui a quitté son pays natal, l’Inde, pour entrer au service du lord, elle vit une vraie histoire d’amour mais ne veut pour autant pas sacrifier ses ambitions pour un mariage et des enfants qu’il appelle de ses voeux.

Outre ses deux personnages déjà présents dans le tome 1, on fait ici la connaissance de Eleanor Rigby, une femme affranchie des codes sociaux, une journaliste qui paie de sa personne et brave tous les dangers afin d’écrire un livre sur une bande de malfrats qu’elle a suivi à Torquay.

Anne Beddingfeld connaît bien cette époque et j’ai trouvé la trame historique vraiment passionnante. Elle montre aussi à merveille la place des femmes dans la société victorienne, les limites qu’elles ne peuvent franchir et le rôle qui leur est dévolu. L’enquête policière est originale, plutôt bien ficelée et même si j’ai découvert avant le point final, qui tirait les ficelles, je n’ai boudé mon plaisir à lire l’intrigue jusqu’au bout.

Si vous aimez, comme moi, les polars historiques façon Anne Perry et Ann Granger, je ne peux que vous recommander de découvrir les enquêtes de Beth Huntly, elles vous plairont sûrement !

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Hortense règne d’une main de maître sur le domaine de La Louvière. Cette femme indomptable et forte a connu des années difficiles. La Grande Guerre lui a volé son mari, le grand amour de sa vie, et son fils aîné est mort lors de la Seconde guerre mondiale.
En cet été 1955, elle aurait mérité que sa vie soit enfin douce et tranquille… Mais tout est compliqué par les manigances de son petit-fils qui projette de transformer le domaine familial en maison d’hôtes. Sans compter également ces meurtres qui se produisent dans le voisinage.
Est-ce un fou qui a décidé de semer la terreur dans la région ? À la Louvière, Hortense pressent qu’il s’agit d’autre chose et que certains secrets du passé risquent de remonter à la surface et de bouleverser de nombreuses existences…
Quand la vengeance attend son heure…

16 juillet 1942, Paris. Hannelore, David et Robert échappent à la rafle du Vel d’Hiv, grâce au sacrifice de Nathan Meyer. Ils doivent se cacher dans le grenier de leur immeuble en attendant des nouveaux papiers qui leur permettront de rejoindre Bordeaux et la zone libre.

Dénoncés pendant leur périple, ils doivent leur salut à Pierre Laborde, un médecin membre d’un groupe de la Résistance qui va les cacher au domaine de la Louvière.

Eté 1956, Saint-Laurent-des-Vignes, en Gironde. Juliette, 17 ans, passe les vacances chez sa grand-mère Hortense au domaine de La Louvière. Madame Beaulieu de Chayssac règne en maître mais n’a pas une vie si facile. La Grande Guerre l’a rendue veuve et son fils unique Pierre a été tué en 1942.

Alors que toute sa famille est réunie sous son toit, de mystérieux accidents interviennent chez ses voisins. La maréchaussée s’en étonne et penche plutôt pour des actes volontaires.

Un fou est-il en train de décimer les notables de la petite bourgade si paisible ? Pour quelle raison s’en prendrait-on à des hommes paisibles ? Pour leur comportement sous l’Occupation ?

Comme vous le savez sûrement, j’affectionne les secrets de famille et les romans qui nous emmènent dans des époques différentes, j’ai été donc bien servie avec Les sanglots de pierre.

Ce polar historique de bonne facture nous plonge au cœur du vignoble bordelais au milieu des années 50 mais aussi à un autre moment de notre histoire pour le moins nauséabonde, celle où les autorités françaises ont collaboré avec le régime nazi afin d’exterminer les juifs de la surface de la terre.

Dominique Faget joue à merveille sur la temporalité en nous proposant des allers et retours perpétuels entre 1956 et 1942. Le changement d’époque à chaque chapitre apporte beaucoup de rythme et comme l’auteure sait bien doser son suspens, on a sans cesse envie d’attaquer le chapitre suivant tant on est captivé à la fois par l’intrigue policière et par les secrets de famille révélés peu à peu.

Tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce roman un excellent moment de lecture et une fois le nez dedans, j’ai eu beaucoup de mal à en sortir tant j’étais prise dans l’histoire contée avec talent par Dominique Faget.

L’histoire est crédible et très prenante, bien documentée : l’auteure revient sur la rafle du Vel d’Hiv’, la déportation et le sort réservé aux juifs. Mais aussi sur les français courageux, engagés dans la Résistance.

Quant à la partie polar proprement dite, elle est bien menée et les meurtres, particulièrement cruels, font froid dans le dos. On peut sans doute reprocher à l’auteur d’avoir esquissé ses personnages et ne pas être suffisamment rentrée dans leur psychologie mais avec un format aussi resserré, difficile de faire mieux.

Une plume agréable et fluide, une histoire menée sans temps mort avec des rebondissements et un vrai suspens mené jusqu’au bout avec un dénouement surprenant, moi je dis que c’est du bon travail !

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous recommander Les sanglots de pierre si comme moi vous affectionnez les secrets de famille et le suspens, vous ne serez pas déçu(e).

Un grand merci à Elise et aux éditions City pour cette lecture, j’ai adoré !

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En cette brumeuse matinée de septembre 1774, un coupeur de tourbe de l’île Pendille découvrit, enfouie dans le sol, une sorte de grand coffre de morta fendu dans le sens de la longueur. S’emparant d’une pelle, il l’ouvrit, pressentant que quelque chose d’insolite ‘ y trouvait. Un trésor, peut-être ? Mais ce qu’il vit l’épouvanta : il y avait là deux cadavres, celui d’une femme à l’abondante chevelure blonde auréolée d’une couronne de fleurs et habillée d une longue robe blanche. Elle portait dans ses bras un bébé emmailloté dans un linge blanc. Il s’ agissait d’Agnès Vince, une jeune femme de Saint-Joachim. Mais que faisait-elle enfouie au milieu de la piarde, alors que tout le monde la croyait partie, deux ans plus tôt, rejoindre sa famille maternelle à Anvers ?

Septembre 1774, dans les marais de Brière, en région de Basse-Bretagne, un coupeur de tourbe trouve un grand coffre de morta enfoncé dans le sol. En l’ouvrant, il découvre deux cadavres : une jeune femme blonde portant une couronne de fleurs sur la tête et son nouveau-né, nu, dans un linge blanc, posé sur elle.

La défunte n’est pas une inconnue pour les habitants de l’île de Pendille puisqu’il s’agit d’Agnès Vince, une enfant du pays. Personne ne savait qu’elle avait eu un enfant et tout le monde la croyait installée à Anvers depuis deux ans, date à laquelle elle était censée avoir rejoint sa mère.

La jeune femme porte au cou des traces de strangulation et le commissaire principal Guillaume Fleury de la Sénéchaussée de Guérande, célèbre pour avoir résolu plusieurs affaires ardues, est appelé pour mener l’enquête à Saint Joaquim.

Suicide déguisé ou meurtre ? Fleury devra faire appel à sa sagacité pour le découvrir…

Vous connaissez mon intérêt pour les polars historiques et lorsque j’ai la possibilité d’en lire ayant pour cadre le XVIIIè, une période qui me passionne, je ne boude pas mon plaisir !

La vierge blanche de Brière est la troisième enquête du commissaire Fleury en Brière, héros imaginé par Béatrice Verney, que l’on peut donc retrouver dans L’homme en habit de sel et Mort étrange dans les vignes de Guérande. C’est tout d’abord la très belle couverture qui m’a interpellé ainsi que l’écriture manuscrite typiquement Ancien Régime, le pitch m’ayant convaincue, j’ai été ravie de lire ce roman très intéressant d’un point de vue historique.

Bien que je n’ai pas lu les deux opus précédents, je n’ai pas été perdue dans cette histoire car l’auteure rappelle d’où vient son héros, les grandes lignes de son passé et l’on a l’occasion de le voir dans son quotidien et d’assister à son mariage en Angleterre, il nous fait même une petite visite guide de Londres !

D’un point de vue historique comme je le disais plus haut, ce récit est très intéressant, il est beaucoup question de l’assèchement des marais de la Brière. Cette immense étendue plate fut vraiment la mère nourricière des habitants des îles. Les briérons vivaient de la construction des chalands, bateaux typiques de la région, et étaient pour la plupart charpentiers de marine, comme plusieurs protagonistes du roman.

Béatrice Verney connaît très bien l’histoire de cette région et nous immerge dans le quotidien de ces iliens du siècle des Lumières, c’est très bien documenté et avec beaucoup de vocabulaire de l’époque.

Si le volet historique est intéressant et le commissaire Fleury bien sympathique, l’auteure aurait pu nous dispenser de certains évènements et se concentrer sur l’intrigue policière qui pâtit de toutes ces diversions. L’auteure fait surtout la part belle à la vie amoureuse de son héros et n’étoffe pas suffisamment l’enquête à proprement parler, ce que je trouve dommage.

Le roman aurait mérité quelques dizaines de pages supplémentaires afin de développer cette trame policière qui ne manque pas d’intérêt ni de mystère au départ.

D’autant que la plume de Béatrice Verney est agréable et que son commissaire est un homme pétri des idées des Lumières, j’aurai voulu davantage le voir dans l’exercice de ses fonctions plutôt que dans l’intimité de son foyer.

Je serai toutefois curieuse de découvrir les deux premiers volumes de la série et retrouver Fleury, j’ai passé un agréable moment en sa compagnie !

Un grand merci à Babelio et aux éditions La Geste pour cette découverte.

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Installés dans les combles du palais de justice de Lyon, le commissaire Kolvair et le professeur Salacan sont, dans les années 1920, les premiers experts. L’un est unijambiste, mélomane, rescapé des tranchées. Le second est marié, père de famille, dévoué à la criminologie. Initiateurs de la police scientifique, ils sont chargés d’élucider la mort de Firmin Dutard, riche industriel tué à l’arme blanche. Les premières conclusions révèlent que le meurtrier mesure un mètre vingt-huit : la taille du fils de la victime, celle de nombreux enfants…

Lyon, 1920. Firmin Dutard, un riche industriel, ami personnel du procureur, vient passer de vie à trépas. Il a été retrouvé dans la cour d’un grand hôtel, lardé de coups de couteau provenant d’une personne de petite taille, le tout sans témoin.

Sa fin prématurée laisse de marbre sa veuve et son seul fils, les quatre aînés ayant succombé dans les tranchées, un jeune homme atteint de nanisme.

Parricide ? Crime crapuleux ? A une époque où les colonies pénitentiaires pour mineurs délinquants sont des bagnes pour enfants qui n’avouent pas leur nom, à une époque où la science n’a pas les moyens de ses intuitions, le commissaire Kolvair devra remettre en question ses rares certitudes pour faire la vérité sur cette affaire…

Vous le savez déjà si vous me lisez depuis longtemps, je suis fascinée par les brigades mobiles, les débuts de la police scientifique et les années 20. La trilogie de Odile Bouhier consacrée au commissaire Kolvair est donc faite pour moi et même si le tome 1, Le sang des bistanclaques, ne m’a pas laissé un souvenir impérissable lorsque j’ai trouvé De mal à personne à 1€, je me suis dit que ça ne me coûtait pas grand chose de continuer.

Le roman a pour décor Lyon, une ville que je connais peu, juste après la première guerre mondiale. Le commissaire Kolvair, revenu du front amputé d’une jambe, a pu réintégrer son poste de commissaire malgré son handicap. Il est à la tête d’une unité scientifique composée du professeur Salacan et de son assistant Durieux, passionné d’alpinisme.

Ce polar historique est de bonne facture d’un point de vue historique, on sent bien qu’Odile Bouhier s’est remarquablement documenté sur le Lyon des années folles et les débuts de la police scientifique, et de ce point de vue, il se lit très facilement et rapidement et se révèle très intréssant.

Le personnage de Kolvair, qui soigne ses douleurs à coup de cocaïne, se révèle plutôt sympathique, tout comme l’ensemble des protagonistes de l’équipe. J’apprécie aussi l’atmosphère si bien rendue de l’après-guerre, notamment les rescapés des tranchés revenus du front avec leurs blessures physiques et mentales.

Hélas, l’intrigue policière se révèle plutôt mince et l’énigme sans surprise. Je ne suis pas déçue car je m’y attendais puisque le tome 1 s’était révélé sans surprise également.

Si vous recherchez un vrai polar historique, passez votre chemin cette trilogie n’est pas pour vous. Si en revanche, c’est surtout le côté historique qui vous intéresse, je vous conseille cette série, très bien documentée et réellement intéressante de par les thèmes qu’elle aborde, ici les colonies pénitentiaires, un sujet que je méconnais totalement et qui est soit dit en passant, totalement révoltant.

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