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Posts Tagged ‘polar historique’

Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Née en 1938 à Londres, Anne Perry vit aujourd’hui en Écosse. Depuis le succès international des enquêtes du couple Pitt et de celles de William Monk, elle s’est intéressée à d’autres périodes historiques telles que la Révolution française, la Première Guerre mondiale ou encore la Byzance du XIIIe siècle dans sa fresque épique Du sang sur la soie.

Dans le dédale miséreux de l’East End londonien, Noël 1883 prépare ses miracles. Gracie Philipps se prépare à fêter Noël avec sa grand-mère et ses cousins lorsqu’elle fait la connaissance de la petite Minnie Maude qui sollicite son aide.

Comment Gracie Phipps, treize ans, pourrait-elle refuser d’aider une fillette bouleversée à retrouver son âne ? D’un mystère à l’autre, les deux enfants doivent faire la vérité sur la mort d’Oncle Alf, un chiffonnier du quartier, retrouver l’âne Charlie et sa charrette, mettre la main sur un coffret précieux et sortir vivantes de ce cauchemar de Noël…

Vous le savez si vous êtes un(e) fidèle de ce blog, Anne Perry fait partie de mes autrices chouchous de polars historiques et en décembre, j’aime me plonger dans ses petits crimes de Noël.

Cette année, j’ai jeté mon dévolu sur Un Noël plein d’espoir, heureuse de retrouver Gracie Philipps, la petite bonne de Charlotte et Thomas Pitt.

Je sais que ses histoires de Noël n’arrivent pas à la cheville de ses romans mais je passe, en général, un bon moment. Malheureusement ce ne fut pas le cas cette fois car, pour moi, cette histoire s’est révélée bien trop brouillonne au point que j’ai eu du mal à la suivre alors qu’elle est très courte.

Le récit, bien qu’il respecte les codes du genre, est baclé avec un dénouement cousu de fil blanc, zéro suspens pour moi et c’est bien dommage.

Autre point négatif : Anne Perry tartine généreusement son histoire de bons sentiments, à un point tel que cela en devient indigeste.

Ce que j’ai aimé, en revanche, c’est la toile de fond historique toujours aussi bien rendue et la découverte de la rencontre entre Gracie et Maisie, deux fillettes bien attachantes, qui seront plus tard au service des Pitt, et de leur enfance.

Vous l’aurez compris, mauvaise pioche pour moi, mais je compte tout de même continuer la découverte des petits crimes de Noël d’Anne Perry, j’en ai d’ailleurs plusieurs dans ma PAL !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois et du Pumpkin Automne Challenge :

challenge-un-pave-par-mois

Henri Lœvenbruck est né en 1972 à Paris. écrivain, musicien et parolier, il est l’auteur de plus de quinze romans traduits dans de nombreuses langues dont Le Loup des cordeliers et L’Apothicaire, son plus grand succès.

La Bastille vient de tomber. Danton, Desmoulins et Robespierre entrent dans l’Histoire. Au milieu du tumulte, le jeune et brillant journaliste Gabriel Joly a découvert l’identité du Loup des Cordeliers.

Mais ce mystérieux justicier qui hante, la nuit, les rues de Paris disparaît alors qu’il est sur le point de le confondre !

La course-poursuite s’engage, menant Gabriel sur les mers, jusque dans les maquis de l’île de Corse, sur les traces de la Manorossa, la Main rouge, étrange société secrète dont les membres tentent d’influer sur la Révolution en cours.

Accompagné du pirate Récif et de l’intrépide Théroigne de Méricourt dont la tête a été mise à prix par la confrérie, Gabriel parviendra-t-il à retrouver le Loup des Cordeliers et à découvrir ses plus noirs secrets ?

Entre complots et trahisons, il devra faire usage de sa plus grande sagacité pour résoudre l’énigme de la Main rouge…

Souvenez-vous, j’avais eu un quasi coup de coeur pour Le loup des cordeliers il y a quelques semaines seulement, dont le final m’avait vraiment surprise, et j’avais grande hâte de découvrir la suite des aventures de Gabriel, Lorette, Récif, Théroigne et tous les autres protagonistes de cette grande fresque alliant avec brio Histoire et intrigue policière.

Le mystère de la main rouge commence exactement là on avait laissé Gabriel, terrassé par un violent coup au crâne, alors qu’il venait de découvrir, et nous avec lui, l’identité du fameux loup des cordeliers qui nous avait tenu en haleine pendant près de 600 pages !

Comme dans le premier opus, Henri Loevenbruck nous fait prendre part d’entrée de jeu aux différents évènements qui ont émaillé les mois de juillet et août 1789 : l’éxécution de Foullon et de son gendre devant l’hôtel de ville alors qu’il étaient emmenés sous bonne escorte en prison, l’abolition des privilèges, en autres, aux côtés de son héros Gabriel mais aussi de personnages ayant réellement existé comme l’écrivain Louise-Sébastien Mercier, Théroigne de Méricourt, Camille Desmoulins, Georges Danton, pour ne citer qu’eux.

Et c’est aspect historique est véritablement passionnant, Henri Loevenbruck s’est remarquablement documenté et nous propose ici une fresque magistrale des premiers jours de la révolution magnifquement racontée. Il imprime beaucoup de rythme à son récit, et surtout il écrit très très bien.

Hélas, je trouve qu’ensuite il s’éloigne trop de cette matière historique au fil du récit au profit d’une intrigue autour de la Main rouge qui m’a moins intéressée. Le rythme se fait alors moins haletant, plus lent, ce qui ne m’a pas empêché de dévorer ce récit car chapitres après chapitres, de nouveaux mystères se succédent, relançant sans cesse mon envie d’aller plus loin dans ma lecture.

Si Le loup des cordeliers offrait une véritable intrigue policière, ce second opus est davantage un roman d’aventures, on voyage avec notre héros et son ami pirate à la recherche d’un trésor. Il y a de la cape et de l’épée, un combat naval, une mystérieuse société qui rend un culte à Mythra et qui tente de faire basculer la Révolution à son avantage.

J’ai apprécié qu’il y ait de nombreuses illustrations d’époque tout au long du roman, une très bonne idée ! Malgré mes petites réserves, je lirai la suite avec grand plaisir car j’aime beaucoup les protagonistes de cette saga. Le plus dur sera d’attendre un an avant de l’avoir dans les mains ! Belette a beaucoup aimé aussi, son avis ici.

Un grand merci à Babelio et aux éditions X.O pour cette lecture.

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Ann Granger est une romancière britannique, auteur de nombreux romans policiers historiques. Elle vit près d’Oxford avec sa famille.

Mars 1870. Londres est recouvert de brouillard et de glace. Mais Ben Ross, inspecteur de Scotland Yard, a bien d’autres soucis que la météo lorsque le cadavre d’une jeune femme est retrouvée dans une poubelle derrière un restaurant de Piccadilly.

Ben doit dresser le portrait de la victime avant de comprendre comment et pourquoi elle s’est retrouvée là. Son enquête le conduit d’abord chez un bottier de Salisbury, puis chez un propriétaire terrien du Yorkshire.

Au même moment, Lizzie, l’épouse de Ben, secondée par Bessie, leur domestique à qui rien n’échappe, enquêtent sur une mystérieuse affaire de femme emprisonnée dans sa propre maison.

Tandis que Ben se lance dans une enquête de plus en plus complexe, Lizzie va découvrir une pièce essentielle du puzzle qui lui permettra de s’approcher au plus près de la vérité…

J’avais aimé Un intérêt particulier pour les morts et La curiosité est un péché mortel, lus respectivement en 2014 et 2015, commencé et terminé l’année 2016 avec Un assassinat de qualité et Un flair infaillible pour le crime puis repris cette série en 2017 avec Le témoignage du pendu et en 2018 Le brouillard tombe sur Deptford. Comme la série était prévue en six tomes, je m’attendais à en rester là, lorsque ô miracle L’orpheline de Salisbury est apparue dans les rayons de ma librairie !

Comme vous le savez déjà, j’affectionne tout particulièrement les polars historiques qui pour cadre la capitale anglaise au temps de la reine Victoria et dans ce genre, j’ai un gros faible pour le duo Lizzie et Ben que j’ai été ravie de retrouver et une nouvelle fois, le charme a opéré avec cette série qui me rappelle beaucoup celle consacrée aux Pitt écrite par Anne Perry, que j’adore !

Fog londonien et secrets victoriens sont au coeur de cette septième enquête de Ben Ross et de sa femme Lizzie. J’aime l’atmosphère et les personnages de cette saga même si je déplore la place de plus en plus réduite de Lizzie au fil des tomes qui devient une héroïne très secondaire, dommage !

Ann Granger met, comme toujours, son temps pour bâtir une intrigue plutôt bien ficelée mais qui n’a rien de révolutionnaire non plus car le coupable n’est pas très difficile à découvrir mais je n’ai, pour autant, pas boudé mon plaisir car ce roman d’ambiance se lit formidablment bien grâce à la plume fluide de l’autrice et à son décor historique bien documenté et bien rendu.

C’est le gros point fort d’Ann Granger, tout au long de sa lecture, on est plongé dans cette période victorienne et on y croit, on a l’impression d’arpenter les pavés londoniens, de se perdre dans le brouillard qui a une importance capitale dans le récit.

C’est une série doudou que j’aime retrouver, à chaque fois le plaisir de lecture est là même si comme je le disais, les intrigues n’ont rien d’extraordinaire, l’atmosphère, la description du quotidien des londoniens de cette époque, les personnages, ont suffisamment de charme pour que je me plonge dans chaque volume avec délice.

Si vous ne connaissez pas encore Ben et Lizzie Ross et que vous aimez les cosy mysteries ou les polars historiques, découvrez sans tarder cette série !

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Historien et muséologue, auteur prolifique et maître du polar historique, Hervé Gagnon a connu un grand succès au Québec et en France avec ses séries Damné, Vengeance et Malefica. La Légende de Jack (précédemment paru sous le titre : Jack), primé au Québec, et Jeremiah, sont les deux premières enquêtes de Joseph Laflamme.

Montréal, janvier 1836. Un livre bouleverse la ville : Awful Disclosures of Maria Monk. Né sous la plume d’une ancienne nonne, il relate de sordides histoires de fornication entre les Hospitalières de l’Hôtel-Dieu et les Sulpiciens, évoquant au passage profanation, assassinats et débauche.

La bonne société montréalaise est en émoi, et l’évêque de Montréal doit défendre la réputation de son diocèse à n’importe quel prix.

Montréal, septembre 1892. Un charnier d’enfants est découvert fortuitement, rue Le Royer lorsqu’une canalisation d’eau explose. Puis, le corps mutilé d’un banquier est retrouvé à Griffintown et deux fillettes portant de terribles traces d’abus sexuels sont repêchées dans le fleuve, près de la rue de la Commune.

Les trois affaires ne semblent pas liées, jusqu’à ce qu’un vieux prêtre défroqué remette à Joseph Laflamme un exemplaire du livre de 1836, en lui laissant entendre que l’histoire se répète, que l’on tue des enfants depuis des decennies et qu’il faut que cela cesse.

Pour réussir à dénouer l’intrigue, Laflamme, l’inspecteur Marcel Arcand et le reste du groupe devront pénétrer dans un univers de corruption aux ramifications insoupçonnées et déterrer un scandale enfoui depuis un demi-siècle.

Maria est la troisième enquête mettant en scène le courageux et intrépide journaliste Joseph Laflamme après La légende de Jack et Jeremiah que j’avais beaucoup aimé et ce troisième tome ne fait pas exception à la règle, bien au contraire.

J’aime décidément beaucoup l’atmosphère de cette série policière qui a pour toile de fond Montréal à la toute fin du XIXè siècle, elle est très bien rendue ici et il ne fait aucun doute que le québécois Hervé Gagnon connait bien sa ville et son sujet.

Les personnages sont très attachants, à chaque fois j’ai plaisir à retrouver Joseph Laflamme et ses acolytes l’inspecteur Marcel Arcand, McCreary l’ex du Scotland Yard et futur beau-frère de notre héros et le constable Tremblay, le petit nouveau de l’équipe. A ceux-ci, se rajoutent les deux personnages féminins récurrents : Emma Laflamme, modiste, soeur de Joseph et amoureuse de McCreary et Mary, l’ancienne prostituée qui fait battre le coeur de notre héros.

Les histoires, bien qu’elles se passent il y a plus d’un siècle, sont toujours d’actualité : les meurtres racistes, la pédophilie dans l’église, les tueurs en série. Elles sont toujours empreintes de noirceur et de glauque, ce que je goûte peu d’habitude mais ici ça marche finalement très bien car l’auteur ne nous abreuve pas de descriptions morbides à n’en plus finir et se concentre sur l’essentiel.

Cette troisième enquête s’est révélée passionnante à suivre une fois de plus. Notre journaliste et ses compères sont plongés dans un monde de corruption, de perversions sordides où d’infâmes personnages d’une confrérie, violent et tuent des adolescentes pour le plaisir, avec un sadisme et une perversité revandiquées.

L’intrigue est captivante de bout en bout, nos héros sont une fois encore bien malmenés, le lecteur aussi, j’ai eu parfois le coeur au bord des lèvres mais heureusement l’auteur n’oublie pas de manier l’ironie et l’humour pour mieux faire passer la pilule.

Si vous ne connaissez pas encore Joseph Laflamme, je ne peux que vous inviter à réparer votre erreur et ce n’est pas ma Belette qui dira le contraire, elle est du même avis !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois et du Pumpkin Automne Challenge :

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Henri Lœvenbruck est né en 1972 à Paris. écrivain, musicien et parolier, il est l’auteur de plus de quinze romans traduits dans de nombreuses langues.
Polar historique, Le Loup des cordeliers s’inscrit dans la lignée de L’Apothicaire, son plus grand succès.

Mai 1789, un vent de révolte souffle sur Paris.

Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps. un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée.

Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris…

Les investigations de Gabriel Joly le conduisent alors sur la route des grands acteurs de la Révolution qui commence : Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre, personnages dont on découvre l’ambition, le caractère, les plans secrets.

Alors que, le 14 juillet, un homme s’échappe discrètement de la Bastille, Gabriel Joly va-t-il découvrir l’identité véritable du Loup des Cordeliers, et mettre au jour l’un des plus grands complots de la Révolution française ?

Depuis sa parution, il y a tout juste un an, j’avais très envie de découvrir Le loup des Cordeliers et la plume de son auteur, Henri Loevenbruck. Aussi, lorsque je l’ai trouvé en occasion dans un état impeccable, je n’ai pas hésité une seconde et il n’a pas eu le temps de croupir dans ma PAL car ma Belette l’avait aussi !

Vous le savez, les polars historiques sont mon péché mignon et ici je n’ai pas boudé mon plaisir ! Attention toutefois, si la période de la Révolution française ne vous intéresse pas, passez votre chemin, car elle est au coeur du récit.

L’auteur nous fait prendre part aux différents évènements qui ont émaillé les mois de mai, juin et juillet 1789 : l’ouverture des Etats-Généraux, le serment du jeu de Paume, la prise de la Bastille, en autres, aux côtés de son héros Gabriel mais aussi de personnages ayant réellement existé comme l’écrivain Louise-Sébastien Mercier, Théroigne de Méricourt, Camille Desmoulins, Georges Danton, pour ne citer qu’eux.

Et c’est aspect historique est véritablement passionnant, Henri Loevenbruck s’est remarquablement documenté et nous propose ici une fresque magistrale des premiers jours de la révolution magnifquement racontée. Il imprime beaucoup de rythme à son récit, son style est un vrai plaisir, c’est de la vraie littérature au service d’une intrigue policière.

Parlons-en justement de cette intrigue policière, elle est toute aussi passionnante à suivre, bien menée, avec ce qu’il faut de suspens. L’auteur brouille les pistes à merveille et on soupçonne tour à tour les différents protagonistes d’être ce Loup des Cordeliers, un justicier qui vient en aide aux femmes en détresse.

Et lorsqu’arrive le point final et que l’on découvre son identité, mazette on ne s’y attend tellement pas, qu’on en reste comme deux ronds de flan ! Ce n’est pas Belette qui dira le contraire, elle s’est fait prendre aussi et elle a aimé ce roman tout au tant que moi, son avis ici.

Le second tome paraît dans quelques jours, Gabriel Joly sera de retour sur le blog très bientôt, en attendant je ne peux que vous conseiller de découvrir ce Loup des Cordeliers sans attendre, il vient de sortir en poche

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Lu dans le cadre du Pumpkin Automne Challenge

Sous le pseudonyme d’Ambrose Parry, hommage au grand chirurgien français du XVIe siècle, se cache un couple d’Ecossais. Chris Brookmyre, auteur de polars récompensé entre autres par le Prix McIlvaney, a publié une vingtaine de romans. Son épouse, Marisa Haetzman, est médecin anesthésiste et c’est elle qui a eu l’idée de ce roman, suite à ses recherches médicales à l’hôpital d’Edimbourg.

Edimbourg, milieu du XIXè siècle. Le jeune Will Raven, issu d’un milieu modeste, est apprenti chez le Pr Simpson, dont la notoriété, le savoir-faire obstétrique et les recherches sur les anesthésiques en font une personnalité majeure de l’Ecosse victorienne.

Il règne une activité constante dans la célèbre demeure du 52 Queen Street à Edimbourg. Will y fait, entre autres, la connaissance de Sarah, femme de chambre et assistante de Simpson, dont le caractère bien trempé le déroute et le séduit tout à la fois.

Mais à peine a-t-il le temps de prendre ses nouvelles fonctions que plusieurs femmes sont retrouvées sauvagement assassinées aux quatre coins de la ville. Parmi elles, une jeune prostituée, Evie, amie intime de l’apprenti chirurgien…

Face à l’indifférence des services de police, Will décide de mener l’enquête avec l’aide précieuse de Sarah. Une enquête qui les conduira tous deux au cœur sombre des enjeux scientifiques de l’époque.

Le coeur et la chair d’Andrew Parry me tentait depuis sa parution, j’avais donc sauté sur une occasion avant, comme d’habitude, de le laisser patienter dans ma PAL, le temps qu’il paraisse en poche !

Vous connaissez mon goût pour les polars historiques, spécialement ceux qui ont pour cadre l’époque victorienne, cette histoire ne pouvait donc que m’intéresser. Ce fut le cas d’ailleurs mais moins que je m’y attendais.

J’adore lorsque le duo de d’enquêteurs est composé d’un homme et d’une femme, comme la série Thomas et Charlotte Pitt d’Anne Perry ou Lizzie et Ben Ross d’Ann Granger et j’ai plutôt bien apprécié le couple Will / Sarah.

Lui, qui cache bien des secrets, et elle qui aimerait tant devenir médecin à une époque où cela n’est pas possible. J’aurai aimé que la psychologie des personnages soit cependant un peu plus fouillée, j’ai eu du mal à les appréhender pendant cette première enquête.

J’ai apprécié la toile historique du roman : les auteurs se sont remarquablement bien documentés, la place importante de la science, les avancées en matière d’anesthésie, d’accouchement, etc, tout est là.

Mais, pour ma part, là où le bât blesse c’est au niveau de la trame policière. Très vite, on se doute de l’identité du coupable qui nous est servie sur un plateau d’argent et surtout, elle est diluée dans une histoire où il lui reste peu de place.

Ce titre est pour moi davantage un roman historique avec un soupçon d’intrigue policière que l’inverse. Je déplore aussi un certain nombre de longueurs et de redites, bien trop de descriptions, de détails sans importance qui noient le récit.

J’avoue, je me suis parfois ennuyée, déplorant que l’action stagne autant, au point de sauter des pages entières, pour s’accélerer de façon abrupte dans les derniers chapitres.

L’écriture d’Andrew Parry est loin de m’avoir emballée, je l’ai trouvé plutôt lourde et sans relief, ce qui ne m’aurait pas dérangé si le roman avait été à la hauteur de mes attentes.

L’histoire dans son ensemble est se laisse lire mais ne sort guère des sentiers battus même si un élément est un peu original, le reste sent le réchauffé.

Pas de thriller palpitant pour moi hélas mais une déception que le premier volume des aventures de Will et Sarah. Une série que je ne poursuivrai pas, vous l’aurez compris !

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Brigitte Aubert est née à Cannes en 1956. Programmatrice de cinéma, elle a également publié une quinzaine de thrillers (aux Editions du Seuil), dont La mort des bois qui a obtenu Le Grand Prix de Littérature Policière, en 1997, et , avec sa co-auteur G.Cavali autant de romans policiers et d’héroïc fantasy pour la jeunesse. Elle s’essaye aujourd’hui au polar historique.

Lors de l’extraordinaire vague de froid qui s’abat sur Paris pendant l’hiver 1895, le jeune reporter Louis Denfert découvre le corps sans vie d’un petit ramoneur en bord de Seine.

L’enfant n’a pas succombé à une mort naturelle et Louis apprend bientôt qu’une rumeur enfle dans les bas-fonds de la capitale : un homme en frac et en haut-de-forme, surnommé le Vicomte, rôderait dans Paris, attirant les enfants des rues à bord de son fiacre sous prétexte de leur montrer un fabuleux jouet optique…

Tandis que les inventeurs de tout poil se livrent une bataille acharnée pour mettre au point le cinématographe, l’intrépide reporter se lance dans une traque sans merci, du Moulin-Rouge aux ors délabrés du carnaval de Venise, à la recherche d’une mystérieuse caméra et d’un pervers assoiffé de sang.

Mais dans les brouillards méphitiques de la lagune, il s’avère plus insaisissable qu’un démon…

Après Le miroir des ombres, place à La danse des illusions, second opus de la série consacrée à l’intrépide journaliste Louis Denfert, signé Brigitte Aubert.

A l’instar du premier tome, j’ai beaucoup aimé cette intrigue policière qui nous mène de Paris à Venise sur les traces d’un tueur en série même si je regrette les longueurs et les schémas narratifs sont un peu trop proches similaires : à savoir la course au cinématographe et un tueur en série particulièrement sadique et sanguinaire qui va entraîner notre héros et ses amis jusqu’en Italie mais c’est mon seul bémol.

Formidablement bien documenté, ce polar historique renferme tout ce que j’apprécie dans ce genre : un contexte historique de qualité, une intrigue bien troussée, un suspense jusqu’au bout, des personnages attachants que j’aurai plaisir à retrouver dans les tomes suivants puisqu’ils sont tous dans ma pal !

Dès les premières pages, j’ai été happée par cette histoire qui met en lumière la dure condition des enfants vendus ou abandonnés, sous la coupe de souteneurs ou de caïds sans merci, condamnés à devenir voleurs ou prostitués et dont personne ne se soucie.

Brigitte Aubert mêle habilement fiction et réalité historique, personnages réels et de papier. Les rebondissements et les fausses pistes viennent agrémenter une intrigue classique mais efficace qu’on suit avec plaisir de la première à la dernière page.

Malgré mes petits bémols, je vous conseille cette série méconnue que je compte poursuivre en octobre, vous retrouverez donc Louis Denfert et ses acolytes dans quelques semaines sur le blog !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Né en 1965 à Zamora, José C Vales a étudié la littérature espagnole à l’université de Salamanque, puis s’est rendu à Madrid où il s’est spécialisé dans la philosophie et l’esthétique de la littérature romantique. Il est également écrivain et traducteur. Véritable best-seller en Espagne, Cabaret Biarritz a reçu le prix Nadal (équivalent du Goncourt français) en 2015.

1938. Georges Miet, un jeune écrivain fougueux, se lance dans l’écriture d’un roman sur un drame survenu à Biarritz près de quinze ans auparavant.

Eté, 1925, le corps d’Aitzane Palefroi, une jeune libraire, a été retrouvé dans le port. Ce suicide précédé de trois noyades avait plongé la cité balnéaire dans un profond émoi. Il en est sûr, ce roman sera son chef-d’oeuvre.

Georges commence alors son enquête dans l’élégante station balnéaire. Il interroge tous les acteurs de la frétillante cité de cet été 1925 : employés de maison, grands bourgeois, gendarmes, journalistes, photographes et danseuses, nous faisant pénétrer dans l’alcôve sombre d’une bourgeoise de province, mais aussi dans les cabarets, les bordels de luxe et les restaurants les plus chics…

Cabaret Biarritz et sa très belle couverture estivale ne pouvait que rejoindre ma pal de vacances, et c’est sur la plage que j’ai découvert cette comédie policière signée José C. Valès.

Cette satire sociale brillante nous plonge au coeur des années folles et c’est surtout cette atmosphère qui m’a plu. Cela aurait du être un coup de coeur mais ce ne fut malheureusement pas le cas.

La faute à des digressions à n’en plus finir, à la multiplicité des personnages et à la construction même du récit. L’auteur a du talent c’est indéniable mais je suis restée sur ma faim.

Plus qu’un roman policier, c’est davantage une satire de la société privilégiée des années folles qui s’abreuvait de champagnes et de fêtes, dépensait sa fortune au casino et s’étourdissait dans les paradis artificiels. Ce contexte-là m’a plu.

L’histoire en elle-même, beaucoup moins. Impossible aussi de s’attacher aux personnages car ce roman polyphonique donne la parole à 29 voix en 33 chapitres, par le biais d’interviews.

Cette succession de monologues a fini par me lasser : trop longs et bavards, noyant le lecteur sous un flot d’informations parfois bien inutiles pour aboutir au dénouement !

Bien sûr, tout finit par se rejoindre et chaque personnage est important afin de bien appréhender tous les décès du roman, cinq en tout, mais que ce fut long et ennuyeux pour moi.

Une atmosphère géniale mais une lecture laborieuse pour moi hélas !

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Écrivain américain, Robert Bloch (1917-1994) a publié plus de 30 romans et des centaines de nouvelles, dans les genres policier, fantasy, science-fiction et horreur. Son roman le plus célèbre est Psychose, qui a inspiré le célèbre film éponyme d’Alfred Hitchcock.

Chicago, 1893. Une foule immense afflue des quatre coins des Etats-Unis pour admirer l’Exposition Universelle. Ses architectes, qui voulaient créer une cité de rêve, la surnommèrent la Ville Blanche.

Profitant des travaux liés à cette grandiose installation, G. Gordon Gregg, docteur en pharmacie, a fait construire une demeure imposante, sorte de château gothique destiné à héberger les visiteurs de passage.

A y regarder de plus près, c’est une toute autre affaire. Chambres sans fenêtres, escaliers dérobés, trappes secrètes… Gregg est un homme magnétique, et lorsque plusieurs femmes qu’il a séduites disparaissent, on imagine une arnaque à l’assurance.

Mais Crystal, jeune journaliste exaltée et intrépide, soupçonne de son côté un dessein plus diabolique et décide de se jeter dans la gueule du loup…

Avec Le boucher de Chicago, Robert Bloch nous propose un polar historique inspiré du premier tueur en série américain, Herman W. Mudgett, passé à la postérité sous le pseudonyme de H.H Holmes.

Comme les serial killers et moi, ça fait deux, je ne connaissais pas du tout cet odieux personnage, contrairement à ma copinaute Belette qui avait l’air de connaître le sujet sur le bout des doigts !

Cette histoire fait véritablement froid dans le dos : les épais murs en pierre de cette bâtisse lugubre abritent un labyrinthe de passages secrets et de pièces cachées, d’un crématorium et d’une table de dissection, de pièges et de chausse-trappes. Après sa condamnation, Mudgett a avoué 27 meurtres et, bien que seuls neuf aient été confirmés, il est estimé qu’il en aurait en réalité commis deux cents.

Ses victimes féminines sont jeunes et belles, les autres sont les clients de son hôtel. Ses méthodes rapides, scientifiques et sans douleur. Ses crimes parfaits et impunis. Jusqu’au jour où une journaliste commence à avoir des doutes sur ce citoyen, en apparence bien sous tous rapports…

Peu de descriptions, beaucoup de dialogues, ce petit thriller se lit très facilement et rapidement même si on reste un peu sur sa faim tant le dénouement arrive de façon abrupte.

Pour ma part, je l’ai lu comme un roman purement fictionnel mais si le personnage de Mudgett vous intéresse réellement ce n’est pas ce livre que je vous conseillerai car il est inspiré par le tueur en série mais ne retrace aucunement les faits réels.

C’est en effet sur cette base historique que Robert Bloch a choisi d’imaginer sa fiction en mettant en scène un enquêteur et sa fiancée apprentie journaliste enquêtant sur les traces de cet ignoble personnage.

Une partie romancée que j’ai appréciée car elle nous plonge à la fois dans l’ambiance festive de l’exposition universelle et dans celle, nettement plus lugubre du château, aux côtés d’un tueur impitoyable et sans affect.

Un bon polar historique avec du suspens et des rebondissements qui fait bien le job. Belette est bien du même avis !

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Brigitte Aubert est née à Cannes en 1956. Programmatrice de cinéma, elle a également publié une quinzaine de thrillers (aux Editions du Seuil), dont La mort des bois qui a obtenu Le Grand Prix de Littérature Policière, en 1997, et , avec sa co-auteur G.Cavali autant de romans policiers et d’héroïc fantasy pour la jeunesse. Elle s’essaye aujourd’hui au polar historique.

Paris, 1891, Louis Denfert, jeune et impétueux reporter au Petit Éclaireur, ronge son frein entre chroniques sportives et articles mineurs lorsqu’il est envoyé en reportage à Dijon sur une affaire au parfum de scandale : une honorable gouvernante anglaise a été retrouvée, dans le train de nuit Paris-Marseille, sauvagement égorgée et démembrée.

A Dijon, Louis apprend qu’un an auparavant, un inventeur franco-anglais, Louis Aimé Augustin Leprince, a disparu dans le train Bourges-Paris, alors qu’il était sur le point de breveter un appareil de projection.

Le meurtre de la gouvernante aurait-il un rapport avec la disparition de l’inventeur ? Louis était impatient d’en découdre, il va être servi ! Sur place, il se lie d’amitié avec Emile Germain, un vétéran du génie qui lui sauve la vie lors d’une mauvaise rencontre. Avec l’aide du sapeur, le voilà parti pour l’Angleterre…

Le miroir des ombres est le premier tome de la série consacrée au journaliste Louis Denfert. Brigitte Aubert nous plonge avec cette histoire au cœur de la glorieuse épopée des pionniers du cinématographe.

Dans les coulisses de la lanterne magique, péripéties, mystères et drames se succèdent à un train d’enfer !

J’ai beaucoup aimé cette intrigue policière qui nous mène de Dijon à Londres en passant par Leeds et Dieppe sur les traces d’un des pionniers du cinématographe, Louis-Augustin Leprince dont la disparition reste inexpliquée à ce jour.

L’enquête de Louis va aussi le mener à l’aube dorée, une loge maçonnique, et à Whitechapel où Jack l’éventreur a sévi deux ans auparavant.

Formidablement bien documenté, ce polar historique renferme tout ce que j’apprécie dans ce genre : un contexte historique de qualité, une intrigue bien troussée, un suspense jusqu’au bout, des personnages attachants que j’aurai plaisir à retrouver dans les tomes suivants puisqu’ils sont tous dans ma pal !

Brigitte Aubert mêle habilement fiction et réalité historique, personnages réels et de papier. Les rebondissements et les fausses pistes viennent agrémenter une intrigue classique mais efficace qu’on suit avec plaisir de la première à la dernière page.

Petit bémol toutefois : un dénouement très décevant !

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