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Posts Tagged ‘polar suédois’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Aussi sombre que les profondeurs d’un hiver nordique, aussi lancinant qu’un cauchemar, La Neuvième tombe confirme Stefan Ahnhem comme la nouvelle révélation du thriller suédois depuis son best-seller Hors cadre, prix Crimetime Specsavers en Suède.

C’est la nuit la plus froide de l’hiver. Stockholm, le ministre de la justice vient de vivre une séance houleuse au Parlement. Alors qu’il s’apprête à rejoindre sa voiture et son chauffeur, il disparaît.

Cette même nuit, à Tibberup, un petit village au nord du Danemark, la femme d’un célèbre présentateur est violée et assassinée chez elle. Bientôt d’autres corps, mutilés, sont retrouvés de part et d’autre du détroit d’Öresund.

Chargés de l’enquête, l’inspecteur suédois Fabian Risk et son homologue danoise Dunja Hougaard vont faire face au pire complot qu’on puisse imaginer… et à cette question qui tourne à l’obsession : jusqu’où peut-on aller par amour ?

Les polars venus du froid connaissent un grand engouement depuis quelques années déjà, et malgré cela, j’ai pour l’instant assez peu lus de romans suédois, danois ou norvégiens.

Mais lorsque Babelio et les éditions Albin Michel m’ont proposé de recevoir La neuvième tombe, je n’ai pas hésité tant j’avais adoré Hors cadre le premier thriller du suédois Stefan Ahnhem.

Je m’attendais donc à une histoire trépidante et éprouvante, ce fut le cas. L’auteur plonge volontiers dans la noirceur de l’âme humaine et le gore, âmes sensibles d’abstenir donc !

Il y a des scènes très dures car les meurtres perpétrés sont violents et assez descriptifs et qu’il est beaucoup question de tortures et de cannibalisme, par moment j’en avais la nausée.

Pourtant, si l’enquête est plutôt bien rythmée avec de courts chapitres, ce qui m’a posé problème ce sont les chapitres sur la vie personnelle des enquêteurs, loin d’être palpitante !

Car La neuvième tombe est un beau bébé de 672 pages et l’auteur casse régulièrement le rythme du récit pour nous narrer en long, en large et en travers les déboires conjugaux de ses enquêteurs, et notamment Fabian Risk qui tente de sauver son mariage avec Sonja.

Je me serai volontiers passée de ces atermoiements et lamentations pour me consacrer sur la double enquête menée par Stefan et Malin (Suède) et Dunja (Danemark) et sur la course contre la montre entre la Suède et le Danemark, sur les pas d’un tueur en série sans pitié dont a bien du mal à percevoir le mobile.

D’autres choses m’ont gêné : les trop nombreux personnages, une noirceur bien too much pour moi, un enquête que j’ai fini par trouver brouillonne et qui n’en finit plus.

Pour tout vous dire, j’ai terminé ce roman en diagonale tant l’auteur a fini par me lasser et me perdre. Je ressors donc déçue de ma lecture, m’attendant à l’aimer autant qu’Hors Cadre, hélas ce fut loin d’être le cas.

Il y a tout de même de bonnes choses dans ce roman, de nombreuses fausses pistes, un mobile et un meurtrier difficiles à trouver, pour autant, j’ai fini par me lasser au bout de plus de 400 pages.

Mais si le sujet vous tente, ne vous fiez pas trop à mon avis, ceux que j’ai lus sont dithyrambiques, preuve que je suis sûrement passée à côté de ce titre.

Merci aux éditions Albin Michel et à Babelio pour cette leur confiance !

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On l’appelle le Cauchemar. C’est un lac à l’eau noire et stagnante, quelque part en Suède, dont la légende raconte qu’il est maudit. Au milieu du Cauchemar, il y a un îlot. Sur cet îlot, Alex et la petite Smilla vont faire une promenade, tandis que Greta les attend dans la barque amarrée au rivage, puis s’endort. À son réveil, la nuit tombe et seuls retentissent au loin les cris lugubres des oiseaux aquatiques. L’homme et la fillette ont disparu. De retour dans le cottage que la petite famille occupe au village, Greta fouille chaque pièce et tente en vain de joindre Alex. En proie à la panique, elle décide de se rendre au commissariat. Seulement, sur place, un policier lui annonce qu’elle n’est pas mariée et n’a jamais eu d’enfants. Qui sont Alex et Smilla ?

Greta est venue passer le week-end dans la maison de campagne de son amoureux Alex avec leur fille Smilla. Alors qu’ils partent explorer l’île en face de la maison, surnommée le Cauchemar, Alex et Smilla disparaissent.

Après plusieurs heures d’angoisse, elle signale leur absence à la police. Lors de sa déposition, l’agent lui apprend qu’elle n’est pas mariée ni mère de famille. Totalement abasourdie par cette révélation, elle retourne au chalet et perd peu à peu la notion du temps.

Au fil des heures, Greta a du mal à faire le tri entre réalité et fiction. Elle se livre au lecteur et on apprend que son père a connu une mort violente, alors qu’elle n’avait que 8 ans, dont elle se sent responsable et qu’elle vit une passion destructrice avec Alex, un homme marié particulièrement toxique dont elle ne sait comment se défaire.

Tout est confus dans l’esprit de Greta, est-elle une affabulatrice ? Victime d’hallucinations ?

Plébiscité par la critique et le public lors de sa parution en Suède, L’île des absents est le premier thriller de Caroline Eriksson qui nous plonge au cœur de la campagne suédoise et nous prend dans ses filets. Le format resserré et les chapitres courts installent une tension palpable, piégeant le lecteur à grand renfort de twists et de montée d’adrénaline.

L’auteure tisse bien son récit même si j’ai trouvé les fils un peu trop faciles à dénouer, j’ai préféré l’atmosphère, elle, très réussie, toute en irréalité et en angoisse, notamment grâce à la finesse de la construction psychologique et la réflexion documentée sur les traumas de l’enfance, des points que j’ai trouvé très intéressants.

Caroline Eriksson met la famille à l’honneur dans son récit : les relations conjugales toxiques, dominées par des pervers narcissiques qui humilient sans cesse leurs épouses par leurs liaisons adultères bien visibles mais surtout par la violence psychologique dont ils font preuve envers leur moitié.

Il est aussi beaucoup question des relations filiales : celles, difficiles, entre mères et filles, entre incompréhension et jalousies mais qui semblent incassables. Et celles entre les pères et leurs filles, dans l’adoration mutuelle.

Autant vous le dire, ce roman a ses adeptes et ses détracteurs, soit on aime soit on déteste, soit on rentre dans l’histoire soit on reste à la marge. Je ne suis pourtant dans aucun de ces deux cas, j’ai aimé suivre Greta et les thèmes qu’abordent l’auteure mais comme je n’ai pas le même vécu que les femmes qui habitent ce récit, j’ai eu du mal à me sentir concernée ni à m’impliquer, je me suis simplement laisser porter par les événements.

Pour autant, j’ai apprécié cette lecture que j’ai lu avec une certaine avidité, signe que c’est un thriller qui a su m’embarquer même si pour moi il est un peu trop mélodramatique et prévisible.

Julie, qui m’a fait l’amitié de partager cette lecture avec moi, a adoré et même eu un coup de cœur, je vous invite à lire son avis ici.

Un grand merci Anne et aux Editions Presses de la cité pour cette lecture addictive !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Près des corps sauvagement mutilés de deux victimes, une photo de leur classe de 3e sur laquelle leur visage a été raturé. Cette classe a aussi été celle de l’inspecteur Fabian Risk de la police de Helsingborg. Pour arrêter la spirale infernale et éviter d’être la prochaine cible, il s’enfonce dans les méandres de son propre passé. Au risque de s’y perdre.

Après une enquête difficile au sein de la police de Stockholm et une liaison qui a failli lui coûter son mariage, Fabian Risk emménage dans la ville dans laquelle il a grandi, Helsingborg.

Alors qu’il prend possession de sa maison en compagnie de sa femme Sonja et de ses enfants Theodor et Matilda, sa nouvelle cheffe de la brigade criminelle sonne à la porte. Un meurtre particulièrement sordide vient d’avoir lieu et Astrid Tuveson souhaite avoir son avis car la victime, à qui on a sectionné les deux jambes, était dans la même classe que Fabian.

L’inspecteur lui révèle que Jörgen Pâlsson était un adolescent violent, qui n’hésitait pas à jouer des coups de pied pour terroriser les plus faibles. Il faisait d’ailleurs la paire avec son meilleur ami Glenn Granqvist, retrouvé mort ensuite, qui se servait de ses poings pour réduire au silence leur cible préférée, Claes Mällvik.

Le souffre-douleur a-t-il décidé de se venger vingt ans plus tard et punir ses bourreaux mais aussi tous ceux qui ont fermé les yeux, élèves et professeurs qui faisaient semblant de ne pas voir le harcèlement dont était victime jour après jour, année après année, l’adolescent ?

Les polars venus du froid connaissent un grand engouement depuis quelques années déjà, et malgré cela, j’ai pour l’instant assez peu lus de romans suédois, norvégiens…

J’avais reçu Hors cadre dès sa sortie, gentiment envoyé par les éditions Albin Michel et depuis près de deux ans, il croupissait dans ma PAL. Heureusement ma copinaute Belette, qui était dans le même cas, m’a proposé de l’en sortir et comme elle a eu raison car ce thriller s’est révélé addictif et très bon.

Et pourtant ce n’était pas très bien parti car le début du roman est éprouvant. Le thème du harcèlement d’enfants en milieu scolaire, la complicité muette des enseignants, la terreur qu’inspirent les instigateurs, les traumatismes à vie des victimes sont vraiment très bien décrits et en tant que maman, c’est un phénomène que l’on redoute beaucoup lorsque nos enfants sont au collège, ce qui est mon cas.

Un thème difficile donc et une première scène de crime particulièrement glauque et sanglante qui ont failli me faire abandonner ma lecture mais j’ai poursuivi et j’ai bien fait, car une fois passé ce cap, j’ai eu du mal à lâcher ma lecture, qui s’est révélée diablement prenante.

Car nos enquêteurs sont pris dans une course contre la montre entre la Suède et le Danemark, sur les pas d’un tueur en série sans pitié qui a décidé d’éliminer toute sa classe de 3è et ceux qui se mettent en travers de son chemin.

Si Stefan Ahnhem n’épargne pas son lecteur, il n’épargne pas non plus son héros et l’oblige à se souvenir de ses années de collège et de sa lâcheté, ce dont il n’a aucune envie ! L’auteur parvient à installer dès le début du roman un climat pesant, une atmosphère angoissante qui mettent mal à l’aise. Le passé de l’inspecteur Risk vient tamponner le présent avec violence et les morts vont hanter les vivants tout au long de l’enquête.

Ahnhem dont c’est ici le premier roman, nous balade, multipliant les fausses pistes, les retournements de situation et les indices qui mettent le doute dans l’esprit de ses lecteurs. L’équipe d’enquêteurs travaillant sur cette enquête est très attachante et j’aurai plaisir à les retrouver si le tome 2 paraît en français.

Un polar suédois efficace et haletant avec un tueur intelligent et machiavélique, une intrigue bien menée du début à la fin et qui met le doigt sur l’un des maux de notre époque : la violence en milieu scolaire et sur les personnes qui détournent les yeux ou qui ne veulent pas voir.

Belette a aimé aussi et vous pouvez retrouver son avis ici.

Un grand merci aux éditions Albin Michel pour cette lecture addictive, j’ai adoré !

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