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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Lara Dearman a grandi à Guernesey avant de s’installer au Royaume-Uni pour étudier à l’université les relations internationales et le français. Après une brève carrière dans la finance et trois ans passés à Singapour, elle se consacre à l’écriture. Son premier roman, La Griffe du diable, combine son amour pour Guernesey, et ses nombreux mythes, et sa passion pour le polar et les serial killers.

Poursuivie par ses démons, Jennifer Dorey a quitté Londres pour retourner dans sa maison d’enfance chez sa mère, à Guernesey, où elle est devenue reporter pour le journal local.

Elle pensait pouvoir souffler un peu. Elle avait tort. Quand le cadavre d’une jeune femme s’échoue sur une plage, la police penche pour un suicide. Mais la journaliste découvre que les suicides d’adolescence semblent un peu trop nombreux sur cette île.

Guernesey, qui semble si paisible, abrite-t-elle un tueur en série ? Malgré les interdictions du patron du journal, Jennifer mène sa propre enquête et exhume plusieurs morts similaires qui s’étendent sur une cinquantaine d’années.

Plus troublant encore, toutes les victimes avaient sur le bras des marques semblables à un symbole gravé sur un rocher de l’île : la griffe du diable, dont la légende veut qu’elles aient été laissées par Satan lui-même…

La griffe du diable est le premier thriller de Laura Dearman, originaire de Guernesey. Je pensais beaucoup aimer cette histoire mais elle s’est révélée finalement assez décevante.

Et pourtant, ce roman a des qualités : le côté huis clos et la quasi personnification de l’île, l’ambiance pesante qui se dégage du récit, l’atmosphère qui va frôler la paranoïa, les petits secrets gardés par chacun des protagonistes, tout ça est bien amené et construit.

Seulement voilà, il y a un hic : l’intrigue s’enlise et on finit par s’ennuyer car les longueurs sont nombreuses et bon nombre de passages s’avèrent inintéressants et surtout inutiles, et au final, on ne s’intéresse plus tellement à cette affaire de tueur en série.

Roman à trois voix porté par des personnages assez fades et plats : Jennifer, l’inspecteur chargé de l’enquête, et le tueur lui-même, on peine à s’intéresser à eux et à leur passé pour le moins chargé.

Autre point négatif : j’aurai aimé en apprendre davantage sur l’île de Guernesey, ses légendes et son folklore. Je suis restée sur ma faim car l’autrice y fait bien allusion mais un peu trop brièvement à mon goût, sans doute parce que l’autrice veut bâtir une série et dévoiler un élément à chaque roman.

Et enfin, l’autrice ne nous donne pas les clés pour que l’on découvre l’identité de l’assassin, alors que j’adore mener moi-même l’enquête. Ici, le dénouement arrive comme un cheveu sur la soupe et là aussi j’ai été déçue.

En bref, La griffe du diable est un roman d’ambiance qui n’aura pas su me charmer ni me convaincre tout à fait, je ne poursuivrai pas avec le second tome d’ores et déjà paru. Belette est sur la même longueur d’ondes, un peu déçue elle aussi, vous pouvez aller voir son avis ici.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Aussi sombre que les profondeurs d’un hiver nordique, aussi lancinant qu’un cauchemar, La Neuvième tombe confirme Stefan Ahnhem comme la nouvelle révélation du thriller suédois depuis son best-seller Hors cadre, prix Crimetime Specsavers en Suède.

C’est la nuit la plus froide de l’hiver. Stockholm, le ministre de la justice vient de vivre une séance houleuse au Parlement. Alors qu’il s’apprête à rejoindre sa voiture et son chauffeur, il disparaît.

Cette même nuit, à Tibberup, un petit village au nord du Danemark, la femme d’un célèbre présentateur est violée et assassinée chez elle. Bientôt d’autres corps, mutilés, sont retrouvés de part et d’autre du détroit d’Öresund.

Chargés de l’enquête, l’inspecteur suédois Fabian Risk et son homologue danoise Dunja Hougaard vont faire face au pire complot qu’on puisse imaginer… et à cette question qui tourne à l’obsession : jusqu’où peut-on aller par amour ?

Les polars venus du froid connaissent un grand engouement depuis quelques années déjà, et malgré cela, j’ai pour l’instant assez peu lus de romans suédois, danois ou norvégiens.

Mais lorsque Babelio et les éditions Albin Michel m’ont proposé de recevoir La neuvième tombe, je n’ai pas hésité tant j’avais adoré Hors cadre le premier thriller du suédois Stefan Ahnhem.

Je m’attendais donc à une histoire trépidante et éprouvante, ce fut le cas. L’auteur plonge volontiers dans la noirceur de l’âme humaine et le gore, âmes sensibles d’abstenir donc !

Il y a des scènes très dures car les meurtres perpétrés sont violents et assez descriptifs et qu’il est beaucoup question de tortures et de cannibalisme, par moment j’en avais la nausée.

Pourtant, si l’enquête est plutôt bien rythmée avec de courts chapitres, ce qui m’a posé problème ce sont les chapitres sur la vie personnelle des enquêteurs, loin d’être palpitante !

Car La neuvième tombe est un beau bébé de 672 pages et l’auteur casse régulièrement le rythme du récit pour nous narrer en long, en large et en travers les déboires conjugaux de ses enquêteurs, et notamment Fabian Risk qui tente de sauver son mariage avec Sonja.

Je me serai volontiers passée de ces atermoiements et lamentations pour me consacrer sur la double enquête menée par Stefan et Malin (Suède) et Dunja (Danemark) et sur la course contre la montre entre la Suède et le Danemark, sur les pas d’un tueur en série sans pitié dont a bien du mal à percevoir le mobile.

D’autres choses m’ont gêné : les trop nombreux personnages, une noirceur bien too much pour moi, un enquête que j’ai fini par trouver brouillonne et qui n’en finit plus.

Pour tout vous dire, j’ai terminé ce roman en diagonale tant l’auteur a fini par me lasser et me perdre. Je ressors donc déçue de ma lecture, m’attendant à l’aimer autant qu’Hors Cadre, hélas ce fut loin d’être le cas.

Il y a tout de même de bonnes choses dans ce roman, de nombreuses fausses pistes, un mobile et un meurtrier difficiles à trouver, pour autant, j’ai fini par me lasser au bout de plus de 400 pages.

Mais si le sujet vous tente, ne vous fiez pas trop à mon avis, ceux que j’ai lus sont dithyrambiques, preuve que je suis sûrement passée à côté de ce titre.

Merci aux éditions Albin Michel et à Babelio pour cette leur confiance !

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Mariés depuis deux ans, Karen et Tom ont tout pour être heureux : un train de vie confortable, un pavillon coquet, des projets d’avenir. Un soir, quand Tom rentre à la maison, Karen s’est volatilisée. Alors qu’il commence à paniquer, Tom reçoit une visite de la police : son épouse a été victime d’un grave accident de voiture, dans un quartier malfamé où elle ne met d’ordinaire
jamais les pieds. À son réveil à l’hôpital, la jeune femme a tout oublié des circonstances du drame. Les médecins parlent d’amnésie temporaire. En convalescence chez elle, Karen est
décidée à reprendre le cours de sa vie. Sauf que quelque chose cloche. Elle sait que, depuis quelques mois, quelqu’un s’introduit en leur absence dans la maison…

Tom rejoint son épouse à la maison avec retard et pressent un drame lorsqu’il trouve la porte d’entrée ouverte et Karen volatilisée. La préparation inachevée du dîner est sur plan de travail, son sac à main et son portable en évidence. Qu’a-t-il bien pu se passer ?

Aussitôt inquiet, il téléphone aux amis et collègues de la jeune femme mais personne ne sait où elle est. Il appelle le 911 et quelques minutes plus tard, des policiers frappent à sa porte.

Karen a été victime d’un accident de voiture dans un quartier malfamé à l’autre bout de la ville et elle a été transportée dans un état grave. Pour Tom, la situation est impensable, que faisait sa femme là-bas ?

C’est bien ce que se demandent aussi les forces de l’ordre, surtout que l’on retrouve une victime d’assassinat à quelques pas de l’accident et la jeune femme devient vite le suspect n°1…

Après l’immense succès du Couple d’à côté (toujours dans ma PAL !), Shari Lapena revient avec L’étranger dans la maison. Dans ce nouveau thriller domestique, l’autrice explore la vie conjugale, ses faux-semblants (connaît-on vraiment la femme ou l’homme que l’on a épouse ?) et ses vicissitudes.

De petits secrets en grands mensonges, de manipulations en non-dits, on découvre que le couple formé par Tom et Karen n’est pas forcément celui qu’on croit et on assiste au délitement de de bonheur de façade, leur union qui vole peu à peu en éclats.

Comme toujours les apparences sont trompeuses, le dénouement est en cela réussi car il se révèle très surprenant alors que le reste de l’intrigue, non. Si j’ai bien apprécié ma lecture qui s’est révélée prenante car l’intrigue resserrée est menée tambour battant, je ne ressors pas époustouflée ou épatée non plus mais tout de même satisfaite.

C’est un bon page turner avec des chapitres courts, des twists et des rebondissements nombreux même si certains sont assez prévisibles lorsque l’on est lecteur ou lectrice assidu(e) de thriller, on ne s’ennuie pas une seconde, Shari Lapena va droit au but sans se perdre dans des digressions à n’en plus finir, ce que j’apprécie toujours dans un thriller.

J’ai aimé aussi tout l’aspect judiciaire abordé par Shari Lapena qui connaît son affaire puisqu’elle est avocate de formation. Le système judiciaire américain est décidément surprenant car il suffit d’un doute raisonnable et d’un bon paquet de dollars pour que le coupable passe entre les mailles du filet !

Un thriller domestique qui se lit tout seul, Shari Lapena sème ses petits cailloux au fil du récit et si on devine un certain nombre de choses, elle surprend tout de même par son twist final. Une bonne surprise en ce qui me concerne, je lirai donc avec plaisir Le couple d’à côté qui est déjà dans ma PAL.

Si vous aimez les polars conjugaux, vous devriez apprécier L’étranger dans la maison.

Un grand merci Anne et aux éditions Presses de la cité pour cette lecture prenante !

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A New York, au printemps 2008, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de son ami Harry, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ?

A New York au printemps 2008, à l’heure où l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle qui va amener Barack Obama au pouvoir, Marcus Goldman, qui a connu le succès médiatique et critique avec son premier roman, peine à écrire le second tant attendu.

Son éditeur et son agent le harcèlent pour recevoir son manuscrit lorsque son ancien professeur d’université et ami, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus réputés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé du meurtre de Nola Kellergan, une jeune fille disparue en 1975 et dont le squelette vient d’être retrouvé dans le jardin de sa propriété.

Convaincu de l’innocence de son mentor, Marcus se rend dans le New Hampshire pour mener son enquête…

La vérité sur l’affaire Harry Quebert connaît un grand succès depuis sa parution en 2012. Couronné du Grand prix de l’Académie française et du Goncourt des Lycéens, il fait l’objet d’une adaptation en série télévisée en ce moment même en cours de diffusion.

C’est à cette occasion que j’ai eu envie de sortir de ma pal le second roman de Joël Dicker qui attendait bien sagement son tour depuis près de deux ans et si cette lecture ne fut pas un coup de cœur, je ressors globalement séduite de cette belle brique.

Sous ses airs de thriller à l’américaine, le jeune auteur suisse nous offre un roman à tiroirs, véritable page turner qui nous tient en haleine de bout en bout. C’est à la fois un polar, une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature et le métier d’écrivain, sur le système judiciaire et sur les médias mais aussi une histoire d’amour.

C’est là pour moi où le bât blesse. Si l’intrigue policière et toutes les réflexions posées par l’auteur sont diablement intéressantes et tiennent en haleine comme je viens de le dire, l’histoire d’amour véritablement trop mièvre et pas suffisamment crédible, n’est pas ce que Joël Dicker a fait de mieux.

Heureusement ce n’est qu’une toute petite partie de l’histoire et c’est tant mieux car le reste est passionnant et à chaque fois que j’interrompais ma lecture, je n’avais qu’une envie : y retourner !

Joël Dicker sait ménager son suspens, il distille par petites touches des indices qui peuvent nous mettre la puce à l’oreille (ou pas) à l’intérieur de chapitres courts et intenses, qui nous embarquent tout de suite dans une histoire haletante qui peut sembler loin d’être originale au départ, mais la construction bien fichue, faite de flash backs entre 2008 et 1975, nous happe pour ne plus nous lâcher.

Marcus Goldman est un héros bien attachant, qu’on a plaisir à suivre dans ses réflexions et son enquête tout comme l’inspecteur Gahalowood. La galerie de personnages est bien dessinée, Harry Quebert en tête, et bien que les intervenants soient nombreux, on n’est jamais perdu, ce qui n’est pas une mince affaire il faut bien le dire.

Et de rebondissements en twists et révélations, que de surprises jusqu’au point final ! L’auteur m’a bluffée par ses fausses pistes tout au long de ces presque 700 pages et j’étais loin d’avoir tout deviné, ce que j’adore dans un polar, être surprise jusqu’au bout.

Un régal de lecture et ce n’est pas Belette qui va dire le contraire, vous pouvez retrouver son avis ici.

Et vous, avez-vous lu L’affaire Harry Quebert ? Vu son adaptation ?

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Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie. Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux… Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d’étudiants réunissant l’élite de la région ? Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d’anciennes et terribles blessures et faire l’apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

L’orage gronde sur Marsac. Oliver Winshaw écrit un poème lorsqu’il aperçoit dans son champ de vision, la collection de poupées de sa voisine dans l’eau de la piscine, et près d’elles, un jeune homme assis.

Jugeant la situation anormale, il prévient les forces de l’ordre. Les gendarmes, une fois sur place, découvrent la propriétaire de la maison, Claire Diemar, ligottée et décédée dans sa baignoire et Hugo, qui attend près de la piscine, hébété.

Au même moment, Servaz reçoit l’appel de Marianne, la mère de Hugo, son amour de jeunesse dont il était sans nouvelle depuis vingt ans. Persuadée de l’innocence de son fils, elle le supplie de venir à Marsac.

Les circonstances sont contre le jeune homme, surtout lorsqu’il révèle qu’il était non seulement l’élève de Claire mais aussi son amant…

Le cercle m’a permis de retrouver Servaz et son équipe que j’avais découverts il y a quelques mois déjà dans Glacé. Cette seconde enquête est toute aussi bien développée que la première dans laquelle on va suivre essentiellement Martin Servaz, bien aidé par son adjoint Espérandieu et par la gendarme irène Ziegler.

Le commandant, bien qu’obnubilé par Julian Hirtmann, échappé de l’Institut Wargnier, viendra à bout de ce mystère ayant ses racines dans le passé. La petite ville de Marsac a, en effet, été le théâtre d’un drame bien des années auparavant et il faudra toute leur sagacité aux enquêteurs pour faire le lien entre le cercle et leur affaire.

Pour le bien de l‘enquête, Servaz va être amené à renouer avec deux personnes importantes de son passé : Marianne, qu’il aimait passionnément et qui lui avait brisé le cœur et son ex meilleur ami Francis Van Acker, devenu le professeur de littérature de sa fille Margot.

Contrairement à Glacé, l’intrigue ne repose pas sur deux temporalités mais pour résoudre les crimes commis, les enquêteurs devront néanmoins, comme je le disais plus haut, se replonger dans le passé du collège de Marsac afin de retrouver les membres du cercle qui donne son titre au second opus de Bernard Minier.

Si j’ai beaucoup aimé le volet policier que j’ai trouvé très addictif, je déplore néanmoins les nombreuses descriptions et digressions dont nous abreuve l’auteur et dont on aurait pu se passer, je trouve dans l’ensemble que ce récit a pas mal de longueurs, ce que je n’aime guère comme vous le savez. Une histoire un peu plus resserrée d’une centaine pages aurait été encore plus efficace à mon avis.

Heureusement, l’histoire est prenante, crédible et les nombreux rebondissements permettent de passer un très bon moment ce qui n’est pas un mince exploit lorsque l’on propose un polar de 800 pages !

L’intrigue est bien ficelée, le suspens maintenu, la galerie de personnages intéressante et surtout on en sait davantage sur le passé de notre héros et les raisons qui l’ont poussé à abandonner ses études de lettres au profit de la police.

Et, cerise sur le gâteau, le dénouement m’a totalement surprise, ce qui n’est pas si courant il faut bien le dire. Bernard Minier m’a mené par le bout du nez et j’ai adoré ça !

Vous l’aurez compris Le cercle fut un excellent moment de lecture avec tous les ingrédients qui font les bons thrillers et je serai curieuse de retrouver Servaz dans sa troisième enquête.

Je vous invite maintenant à découvrir les avis de mes partners in crime Belette et Stelfique dont les avis sont tout aussi positifs que le mien !

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On l’appelle le Cauchemar. C’est un lac à l’eau noire et stagnante, quelque part en Suède, dont la légende raconte qu’il est maudit. Au milieu du Cauchemar, il y a un îlot. Sur cet îlot, Alex et la petite Smilla vont faire une promenade, tandis que Greta les attend dans la barque amarrée au rivage, puis s’endort. À son réveil, la nuit tombe et seuls retentissent au loin les cris lugubres des oiseaux aquatiques. L’homme et la fillette ont disparu. De retour dans le cottage que la petite famille occupe au village, Greta fouille chaque pièce et tente en vain de joindre Alex. En proie à la panique, elle décide de se rendre au commissariat. Seulement, sur place, un policier lui annonce qu’elle n’est pas mariée et n’a jamais eu d’enfants. Qui sont Alex et Smilla ?

Greta est venue passer le week-end dans la maison de campagne de son amoureux Alex avec leur fille Smilla. Alors qu’ils partent explorer l’île en face de la maison, surnommée le Cauchemar, Alex et Smilla disparaissent.

Après plusieurs heures d’angoisse, elle signale leur absence à la police. Lors de sa déposition, l’agent lui apprend qu’elle n’est pas mariée ni mère de famille. Totalement abasourdie par cette révélation, elle retourne au chalet et perd peu à peu la notion du temps.

Au fil des heures, Greta a du mal à faire le tri entre réalité et fiction. Elle se livre au lecteur et on apprend que son père a connu une mort violente, alors qu’elle n’avait que 8 ans, dont elle se sent responsable et qu’elle vit une passion destructrice avec Alex, un homme marié particulièrement toxique dont elle ne sait comment se défaire.

Tout est confus dans l’esprit de Greta, est-elle une affabulatrice ? Victime d’hallucinations ?

Plébiscité par la critique et le public lors de sa parution en Suède, L’île des absents est le premier thriller de Caroline Eriksson qui nous plonge au cœur de la campagne suédoise et nous prend dans ses filets. Le format resserré et les chapitres courts installent une tension palpable, piégeant le lecteur à grand renfort de twists et de montée d’adrénaline.

L’auteure tisse bien son récit même si j’ai trouvé les fils un peu trop faciles à dénouer, j’ai préféré l’atmosphère, elle, très réussie, toute en irréalité et en angoisse, notamment grâce à la finesse de la construction psychologique et la réflexion documentée sur les traumas de l’enfance, des points que j’ai trouvé très intéressants.

Caroline Eriksson met la famille à l’honneur dans son récit : les relations conjugales toxiques, dominées par des pervers narcissiques qui humilient sans cesse leurs épouses par leurs liaisons adultères bien visibles mais surtout par la violence psychologique dont ils font preuve envers leur moitié.

Il est aussi beaucoup question des relations filiales : celles, difficiles, entre mères et filles, entre incompréhension et jalousies mais qui semblent incassables. Et celles entre les pères et leurs filles, dans l’adoration mutuelle.

Autant vous le dire, ce roman a ses adeptes et ses détracteurs, soit on aime soit on déteste, soit on rentre dans l’histoire soit on reste à la marge. Je ne suis pourtant dans aucun de ces deux cas, j’ai aimé suivre Greta et les thèmes qu’abordent l’auteure mais comme je n’ai pas le même vécu que les femmes qui habitent ce récit, j’ai eu du mal à me sentir concernée ni à m’impliquer, je me suis simplement laisser porter par les événements.

Pour autant, j’ai apprécié cette lecture que j’ai lu avec une certaine avidité, signe que c’est un thriller qui a su m’embarquer même si pour moi il est un peu trop mélodramatique et prévisible.

Julie, qui m’a fait l’amitié de partager cette lecture avec moi, a adoré et même eu un coup de cœur, je vous invite à lire son avis ici.

Un grand merci Anne et aux Editions Presses de la cité pour cette lecture addictive !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d’une journée glaciale de décembre, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d’un cheval, accroché à la falaise.
Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.
Le commandant Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l’enquête la plus étrange de toute sa carrière.

Un matin d’hiver glacé dans les Pyrénées. Alors qu’ils prennent le téléphérique pour rejoindre leur lieu de travail, les ouvriers de la centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d’un cheval accroché à la falaise.

L’animal, un jeune pur-sang appartenant à Eric Lombard, l’une des plus riches fortunes de France, par ailleurs propriétaire de la centrale vieillissante, est retrouvé sans tête et écorché.

La procureur, Catherine d’Humières, est appelée sur place et les ordres de la hiérarchie sont formels : cette enquête est prioritaire, Lombard a le bras long. La proc appelle Martin Servaz, commandant à Toulouse pour lui confier la direction de l’enquête conjointement avec la gendarmerie.

Si cet acte terrible fait froid dans le dos, police et gendarmerie pensent qu’ils ont mieux à faire qu’enquêter sur l’affaire mais la présence d’un asile psychiatrique renfermant de dangereux psychopathes, les contraint à prendre cet acte au sérieux.

D’autant que quelques jours plus tard, le meurtre d’un homme a lieu. Le pharmacien Grimm a été retrouvé pendu et Hirtmann, le plus dangereux patient de l’asile confie à Servaz qu’il devrait s’intéresser aux suicidés qui ont eu lieu dans la vallée une vingtaine d’années auparavant…

Voilà un thriller qui croupissait dans ma PAL depuis sa sortie en poche en 2012 et qui faisait donc partie de ma PAL d’origine, je suis plus que ravie de l’avoir enfin sorti et lu en compagnie de Belette et Stelfique que je remercie au passage.

Glacé est un pavé mais comme il est bien construit et plutôt palpitant, il se révèle être un redoutable page turner dont je suis venue à bout en cinq jours. Ce thriller est le premier roman de Bernard Minier et il met en scène un enquêteur, Martin Servaz, que j’ai trouvé très attachant.

Ce héros tout juste quadra et divorcé n’est pas tombé dans la bouteille, il n’est pas violent ni plombé par un passé trop lourd pour lui, ouf, ça change de ces flics héros récurrents qui cachent de lourds secrets.

L’intrigue est bien développée, on suit essentiellement Servaz dans son enquête, bien aidé par la gendarme Ziegler et par Espérandieu, l’adjoint du commandant, qui viendra à bout de ce mystère ayant, bien souvent, ses racines dans le passé. J’aime tout particulièrement lorsque les auteurs proposent des intrigues reposant sur deux temporalités, comme c’est le cas ici d’autant plus que l’auteur s’en tire fort bien, avec des faits crédibles.

Il y a cependant beaucoup de descriptions et de digressions dont on aurait plus se passer, notamment vers la fin, lorsque l’on veut absolument savoir si on a bien trouvé le mobile et le nom du ou des coupable(s), ces passages-là deviennent exaspérants. Une histoire un peu plus resserrée d’une centaine pages en moins aurait été encore plus efficace à mon avis.

Cependant, comme je le disais plus haut, l’histoire est prenante, crédible et les nombreux rebondissements permettent de passer un très bon moment sans le moindre ennui à l’horizon, ce qui n’est pas un mince exploit lorsque l’on propose un polar de près de 750 pages !

L’intrigue est bien ficelé, le suspens maintenu, l’atmosphère et les faits sont effectivement glaçants et même si je n’ai pas été emballée par les passages se déroulant dans l’asile psychiatriques et que j’ai trouvé la fin un peu trop expéditive, Glacé fut dans l’ensemble un excellent moment de lecture avec tous les ingrédients qui font les bons thrillers et je serai curieuse de retrouver Minier et Servaz dans une autre enquête.

Je vous invite maintenant à découvrir les avis de Belette et Stelfique dont les avis sont tout aussi positifs que le mien !

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