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Posts Tagged ‘quand nos souvenirs viendront danser virginie grimaldi’

Virginie Grimaldi s’est aujourd’hui imposée dans le paysage littéraire français et fait partie des dix romanciers français les plus lus en 2018 (palmarès Le Figaro : GFK). Ses romans,
merveilles d’humanité, sont plébiscités par les lecteurs, en France comme à l’étranger.

« Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.

Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que six : Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi, Marceline.

Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons,
nos mémoires, nos vies –, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus. »

En dépit de leurs différends, Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et Marceline vont faire front commun, mené quelques actions d’éclat pour tenter de sauveur sauver non seulement leurs maisons, mais également leurs souvenirs.

À travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié…

Après Tu comprendras quand tu seras plus grande, Le premier jour du reste de ma vie, Chère mamie et Il est grand temps de rallumer les étoiles, j’ai retrouvé avec un certain bonheur Virginie Grimaldi à l’occasion de la lecture de son dernier titre : Quand nos souvenirs viendront danser que j’ai littéralement dévoré.

Ce nouveau roman lui a été inspiré par ses grands-parents et une fois de plus, quel plaisir de lire la plume de Virginie Grimaldi tantôt drôle, tantôt tendre ou émouvante !

L’histoire est portée par Marceline, une femme qui a un caractère bien trempé et un humour décapant mais dont la mémoire vacille de plus en plus : elle est atteinte d’Alzheimer et avant que ses souvenirs fichent le camp, elle les couche sur papier.

On la suit ici dans son quotidien et dans son combat pour sauver l’impasse dans laquelle elle vit depuis 60 ans. Elle n’a rien contre le fait qu’on bâtisse une nouvelle école mais pas qu’on rase sa maison pour le faire !

Elle en a franchi le seuil jeune mariée, c’est là qu’a grandi sa fille puis son petit-fils, là où elle a aimé Anatole et il lui est impossible pour elle d’imaginer vivre ailleurs.

C’est le personnage de Marceline qui se livre sans fard, racontant même les épisodes de sa vie enfouis depuis longtemps dans son cœur, ses bonheurs, ses regrets.

Elle raconte aussi leur engagement et leurs différentes actions (à mourir de rire, notamment le Rap ou le passage au JT de Jean-Pierre Pernaut), mais elle glisse aussi parfois des pages de son journal intime, nous permettant de mieux comprendre ce qu’il s’est passé durant ces soixante-trois dernières années.

Et si Marceline est l’héroïne du roman, les autres personnages sont bien dessinés, avec une personnalité qui leur est propre. Comme Marceline, ils vivent impasse des Colibiris depuis soixante ans et ont tous connu des bonheurs mais aussi bien des chagrins, comme tout le monde.

Comme toujours avec Virginie Grimaldi, il y a beaucoup d’humour, on rit franchement mais à d’autres moments, l’émotion prend le dessus et j’y suis allée de ma petite larme à la toute fin.

J’ai beaucoup aimé cette histoire, le combat de ces octogénaires pour qu’on leur laisse le droit de finir leurs jours dans leur maison et l’enchevêtrement passé / présent qui est à chaque fois bien amené.

Virginie Grimaldi sait y faire et sa plume fluide m’a littéralement ferré et ensuite, difficile de lâcher ce roman, un vrai page turner ! Je vous le conseille vivement.

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