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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Un « cadavre » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur  » Wolf  » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.

Londres, lundi 24 mai 2010. Après quasiment deux mois de procès, c’est le jour des réquisitoires et du verdict pour Naghib Khalid, alias le tueur crématiste, et les quarante-six jurés.

L’homme, un musulman sunnite d’origine pakistanaise, est accusé de 27 meurtres en 27 jours, ce qui est fait le tueur en série le plus prolifique de la capitale anglaise.

Les victimes, toutes âgées entre 14 et 16 ans, ont été abruties de somnifères avant d’être brûlées vives. La plupart ont d’ailleurs été retrouvées le corps encore fumant.

L’inspecteur en charge de cette enquête, William Oliver Layton-Fawkes, surnommé ironiquement par l’acronyme Wolf, est persuadé que l’homme jugé est bel et bien coupable et lorsque le verdict innocentant Khalid tombe, il se rue dans le box des accusés pour le tuer.

Aussitôt mis à pied pour cette tentative de meurtre et Khalid libéré, on découvre alors une 28è victime et Khalid tombe pour meurtre, pris quasiment en flagrant délit.

Samedi 28 juin 2014, Wolf est réintégré. Le jour même, la police découvre un cadavre pas comme les autres dans l’immeuble dans face de celui de l’inspecteur. Surnommé Ragdoll, ce cadavre a été recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées entre elles par des points de suture.

Et, si les membres du corps vont être difficiles à identifier, la tête n’est pas inconnue pour Wolf : il s’agit de Naghib Khalid…

Ragdoll est le premier roman de Daniel Cole et pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître pour l’ancien ambulancier anglais puisque l’ouvrage a été vendu dans une trentaine de pays et salué par la critique.

L’idée de départ, si elle me faisait un peu peur au début, m’a vraiment séduite, d’autant qu’on ne tombe pas dans le glauque ou la surenchère dans l’horreur. Daniel Cole nous propose une solide enquête policière, bien construite, et menée tambour battant.

Dès les premières pages, Ragdoll apparaît comme un véritable page-turner et on est immédiatement entraîné dans une course contre la montre avec le serial killer que Wolf, Baxter, Edmunds, Finlay et Simmons vont traquer sans relâche. L’auteur sait bien doser son suspens et nous tient en haleine jusqu’au bout même si le dénouement m’a un peu déçue, trop tiré par les cheveux à mon goût.

Avec les hommes et femmes du MET, on se laisse prendre au jeu, on suit les fausses pistes, on tente de percer les mystères et énigmes laissés par le tueur, on essaie de comprendre son mobile, ses motivations, on échafaude des thérories et on craint pour la vie de chaque victime menacée par ce tueur que rien ne semble arrêter.

L’écriture nerveuse de Daniel Cole, le rythme énergique du récit, les dialogues enlevés ainsi que la description rigoureuse de petits détails nous permettent de nous immerger totalement dans l’histoire qui se prêterait volontiers à une adaptation en série télévisée à suspens.

Ragdoll, même si il pêche par son dénouement, se révèle addictif et se classe dans la catégorie des bons thrillers, avec une excellente idée de départ, des fausses pistes et des personnages que je suivrai volontiers dans L’appât, ça tombe bien il est déjà dans ma PAL !

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture prenante.

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