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Lu dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire Rakuten 2018 que je remercie pour cette découverte

À Lubok Sayong, petite ville au nord de Kuala Lumpur, tout est indéniablement unique. Jusqu’à la topographie, une cuvette entre deux rivières et trois lacs, qui lui vaut chaque année une inondation et son lot d’histoires mémorables.
Cette année-là, exceptionnelle entre toutes, l’impétueuse Beevi décide de rendre enfin la liberté à son poisson qui désespère dans un aquarium trop petit, d’adopter Mary Anne, débarquée sans crier gare de son orphelinat où toutes les filles s’appellent Mary quelque chose, et d’embaucher l’extravagante Miss Boonsidik pour l’aider à tenir la grande demeure à tourelles de feu son père, reconvertie en bed & breakfast…

En Malaisie, à Lubok Sayong, vit l’impétueuse Beevi. Auyong, l’ami fidèle venu de Chine et ancien directeur chinois de la conserverie de litchis est stupéfait lorsqu’il apprend qu’elle veut garder Mary Anne, l’enfant que voulait adopter sa défunte sœur.

L’enfant, rescapée de l’accident qui a coûté la vie à ses futurs parents adoptifs, se retrouve donc à seconder Beevi dans son bed & breakfast, une grande maison de famille dans laquelle Beevi a grandi en compagnie de son père, de sa mère, de ses trois belles-mères et leurs enfants.

Tour à tour Anyong, le vieux sage, et Mary Anne, la petite orpheline futée nous racontent le quotidien de la grande maison et les péripéties dominées par la personnalité de Beevi, au caractère imprévisible et bien tranché.

J’ai repéré La somme de nos folies dans la sélection des #MRL18 et j’ai donc été ravie d’être retenue et de pouvoir ainsi découvrir mon premier roman malais. Je connais très mal la littérature asiatique dans son ensemble et le premier roman de Shih-Li Kow était très tentant sur le papier.

Mais autant vous le dire d’emblée, je suis totalement passée à côté de ce roman qui, pour moi, manque de structure, et ressemble plutôt à une suite de nouvelles imbriquées tant bien que mal les unes dans les autres qu’à un véritable roman.

Je suis d’autant plus déçue de n’avoir pas trouvé d’intérêt à cette chronique présentée comme absolument tendre, libre, drôle, profonde, et volontiers incisive, d’un genre très humain quelque part en Malaisie, aujourd’hui, hélas pour moi je n’ai presque rien vu de tout cela.

Certains évènements sont certes cocasses mais je retiens surtout de ma lecture un ennui profond, au point d’avoir une panne livresque, ce qui ne m’était pas arrivé depuis plusieurs années ! Pour moi, l’accent n’est pas suffisamment mis sur les folies et il ne se passe pas grand chose durant les quelques 366 pages de ce récit.

Le personnage de Beevi aurait mérité d’être réellement au centre du roman, cette femme haut en couleurs et conteuse hors pair aurait du être la narratrice, je pense que le récit aurait gagné en folie, en fantaisie et en intérêt.

Vous l’aurez compris je ne m’étendrai pas plus sur mon ressenti, cette histoire au carrefour des traditions et de la modernité m’a laissé de marbre, je n’ai réussi à aucun moment à rentrer dans son univers, à m’attacher à ses personnages ou à m’intéresser à leurs péripéties.

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