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Posts Tagged ‘regency romance’

Auteure de plus de soixante romans, Mary Balogh a reçu de nombreuses récompenses, dont le Romantic Times Career Achievement Award. Spécialiste des romances historiques Régence anglaise, elle a publié de nombreuses séries parmi les plus célèbres : La saga des Bedwyn ou La famille Huxtable.

De passage dans une auberge malfamée, le vicomte Kincade est attaqué par des malandrins. Mais le drame vire au burlesque quand une espèce de furie en chemise de nuit met les voleurs en déroute à grands coups de parapluie.

Le vicomte est mortifié. Quoi de plus humiliant pour un gentleman que d’être défendu par une faible femme ? Il va être la risée du Tout-Londres quand l’histoire se saura !

Et le pire reste à venir, car en guise de remerciement la pétulante Daisy lui demande de lui ouvrir les portes de la bonne société. Impossible de refuser sans passer pour un goujat.

Voilà donc notre vicomte coincé avec cette femme exaspérante ! horripilante ! Et adorable…

Cet hiver, j’ai donc jeté mon dévolu sur La dernière valse de Mary Balogh, et cet été, j’ai voulu renouer avec sa plume et un autre de ses romans, La lady au parapluie noir. Et une fois encore, je n’ai pas boudé mon plaisir, bien au contraire !

Une intrigue qui ressemble à celle entre Anthony Bridgerton et Miss Sharma car Daisy, 25 ans mais qui en fait à peine 20, s’est mise en tête de rester célibataire mais joue les chaperons pour sa soeur, qu’elle compte bien marier au plus beau parti de Londres.

Forcément, les choses ne vont pas se passer comme elle l’entend, au grand dam du vicomte Kincade qui croise sans arrêt Daisy, partout où il va ! Il a beau la trouver horripilante, il s’aperçoit qu’elle aussi diablement jolie et qu’elle va bientôt peupler ses rêves les plus sensuels.

Au-delà de l’histoire d’amour, qui on le sait, finira bien, Mary Balogh nous propose une romance dans un cadre Regence où les bals se succèdent et où les scandales en sont le point d’orgue. Les différents protagonistes sont attachants et il y a une bonne dose d’humour !

Daisy est une jeune femme indépendante, qui sait ce qu’elle veut et se moque du quand dira-t-on comme d’une guigne ! Autant dire qu’elle détonne dans cette société policée où une femme n’est pas censée faire de vagues mais montrer son joli minois et ses bonnes manières tout au long de la saison pour se faire passer la bague au doigt.

Très peu pour notre héroïne atypique qui ose se battre, voler à la rescousse du vicomte pris au cœur d’une bastonnade ou d’un chien sur le point de se faire écraser par un tilbury, quand il ne s’agit pas de défendre une prostituée contre son client fortuné, j’en passe et des meilleurs et c’est follement drôle !

Une lecture très divertissante qui m’a fait bien rire et dans laquelle on retrouve les codes de la romance, de l’époque Regency avec les bals, les visites, les demandes en mariage et les amours contrariés. Une histoire que je vous recommande vivement si vous êtes en quête d’une lecture légère, vous ne serez pas déçu.e.s !

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Manda Collins a passé ses années d’adolescence souhaitant qu’elle était née quelques siècles plus tôt, de préférence dans la campagne anglaise. Voyage dans le temps étant ce qu’elle est, elle se résigna à la vie avec de l’électricité et la plomberie intérieure, et de lire beaucoup de livres. Une affinité pour les livres conduit à un diplôme d’études supérieures en anglais, suivie par une autre dans la bibliothéconomie.

Une femme peut-elle être journaliste en 1865 ? Certainement pas pour les bien-pensants, qui estiment qu’une dame ne doit être exposée ni à la vulgarité ni au vice. Katherine Bascomb n’a que faire des ragots et prend la direction de La Gazette de Londres.

Au diable les commérages ! La jeune lady est une forte tête. D’ailleurs, sa rencontre avec l’inspecteur Eversham de la police métropolitaine est plutôt houleuse. Mais Katherine va rapidement s’imposer comme une alliée précieuse dans l’enquête criminelle qu’il mène.

Et cet homme intègre au charme austère ne tarde pas à éveiller en elle une passion que nulle convention ne saurait brider…

Après Panique à Oxford et La dernière valse, je poursuis ma découverte de la collection Regency chez J’ai Lu avec Petit guide du crime à l’usage des ladies, et force est de constater après avoir refermé ce roman, que j’aime décidément beaucoup cette collection !

Cette histoire proposée par Manda Collins est une romance historique mais pas que ! Cette collection véhicule des thèmes féministes comme le droit de vote, le rôle de la femme dans la société puritaine du XIXè siècle, etc.

Ici notre héroïne est veuve, un statut particulier et assez enviable dans la bonne société puisqu’elle permet de s’affranchir de la tutelle masculine. Suite à son mariage arrangé avec un homme de vingt ans son aîné qui a épongé les dettes familiales, Kate a été opprimée et lorsque la mort la débarrasse de son époux, elle reprend les rênes de son existence et pour elle, pas question de se laisser enfermer de nouveau dans un mariage !

Comme elle est fortunée, elle a pu créer son journal et elle est très heureuse dans son existence jusqu’à ce que sa route croise celle d’un tueur en série.

Mais cela va lui permettre aussi de rencontrer, dans le cadre de son travail journalistique, un inspecteur de police, Mister Eversham. Ce héros plein de prestance, intelligent, a une solide réputation dans son métier, ce qui ne l’empêche pas de perdre son enquête à cause d’un article de Kate.

Entre cet inspecteur qui court depuis quelques semaines après un tueur en série, sans succès, et cette journaliste qui se mêle de l’enquête en voulant écrire un article sur le sujet, c’est électrique et ça part mal de prime abord.

Dès le début du roman, je me suis attachée à Kate. Il faut dire qu’elle est intelligente, courageuse, indépendante et elle ne manque pas de réparties bien senties. J’ai aimé la façon dont elle conduit sa vie : elle ne veut pas se marier mais ne renonce pas aux hommes non plus et surtout, elle ne jette pas l’opprobre sur eux, bien que son mariage ait été désastreux.

Je me suis attachée aussi à Andrew Eversham, qui est loin des clichés du genre. Il tombe amoureux, veut protéger Kate des dangers, car ne l’oublions pas, un tueur rôde, mais il la traite d’égal à égal, estimant qu’elle a un cerveau, et ça, j’ai beaucoup aimé !

Il y a de l’humour, des quiproquos et une belle alchimie entre ces deux personnages qui m’a fait passer un excellent moment. Mais aussi du suspens car nos héros mènent une vraie enquête et la romance qui se joue entre eux passe clairement au second plan. Clairement le combo enquête / romance est un pari réussi, bien joué Manda Collins !

Vous l’aurez compris, pour l’instant cette collection est un sans faute pour moi, je vais donc continuer à la découvrir et à partager ces petites pépites avec vous !

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Auteure de plus de soixante romans, Mary Balogh a reçu de nombreuses récompenses, dont le Romantic Times Career Achievement Award. Spécialiste des romances historiques Régence anglaise, elle a publié de nombreuses séries parmi les plus célèbres : La saga des Bedwyn ou La famille Huxtable.

Bien à contrecœur, Gerard Percy retourne à Thornwood Hall, le domaine dont il est désormais le maître. Il n’a gardé que de mauvais souvenirs de ce lieu. Et surtout, il y retrouve Christina, qui, dix ans plus tôt, a sacrifié leur amour sur l’autel de l’ambition.

Aujourd’hui, elle est veuve et totalement dépendante du bon vouloir de Gerard, qui, entre-temps, a fait fortune au Canada. Belle revanche pour celui qu’elle a humilié jadis !

Cynique, il lui demande en prime de tenir le rôle d’hôtesse au bal de Noël durant lequel il compte choisir sa future femme. Pourquoi l’épargnerait-il ? Il la méprise.

Si seulement elle n’était pas si digne… si émouvante… et si belle !

Cet été, j’avais découvert la regency romance avec Panique chez les Montgomery d’Evie Dunmore et j’avais beaucoup aimé. Cet hiver, j’ai donc jeté mon dévolu sur La dernière valse de Mary Balogh, une romance de Noël comme vous pouvez le voir à sa jolie couverture. Et une fois encore, je n’ai pas boudé mon plaisir, bien au contraire !

De l’émotion, des amours contrariées, le charme de la campagne anglaise et des préparatifs de Noël à l’ancienne, le tout au début du XIXè siècle, autant d’ingrédients savamment mitonnés par Mary Balogh pour une recette très réussie.

Les personnages sont attachants, spécialement Tess et Rachel, les petites filles de Lady Wanstead, désormais sous la tutelle bienveillante de Gerard. Nos héros luttent contre leurs sentiments contradictoires et semblent se détester au premier abord.

Follement épris neuf ans plus tôt, ils se retrouvent bien malgré eux sous le même toit. Gerard voudra se venger, faire payer à celle qui lui a brisé le coeur. Et Christina n’est pas en reste.

J’ai adoré l’ambiance de Noël qui court tout au long du récit, les préparatifs des festivités, les séances de patinage et de décoration du domaine et bien sûr le fameux bal du lendemain de Noël. Tout est chaleureux, cosy, on s’y croirait !

Au-delà de l’histoire d’amour qui, on le sait d’emblée, finira bien, l’autrice saupoudre son récit de thématiques que j’affectionne beaucoup : la place de la femme dans la société, éternelle mineure qui n’a aucun droit, passant de la tutelle d’un père à celle d’un mari. Mais aussi l’éducation des petites filles, les violences conjugales…

La dernière valse est aussi un roman sur les secondes chances, sur les choix d’une femme dans une société où les hommes ont tous les pouvoirs, et notamment celui de museler les femmes. Une romance avec un côté sombre que je vous conseille !

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