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Posts Tagged ‘rentrée littéraire 2016’

Respirez ! À fond ! Et laissez-vous emporter par la fantaisie malicieuse et cruelle de Jean Teulé qui dit l’extraordinaire des destins ordinaires.heart_3comme-une-respiration-jean-teule

Jean Teulé est un conteur de talent, j’aime beaucoup sa verve, sa gouille, sa plume enlevée. Jusqu’ici, je ne connaissais que le Jean Teulé romancier, je n’ai donc pas boudé mon plaisir à l’idée de découvrir le Jean Teulé nouvelliste et je dois dire que j’ai bien fait car il excelle dans ce format court, je dois bien le reconnaître.

Dans ce recueil, l’auteur nous propose quarante historiettes qui vont d’une à cinq pages, parfois agrémentées de photos ou de dessins.

Des nouvelles tantôt drôles, tantôt loufoques, tendres, nostalgiques, sentimentales, poétiques voire émouvantes.

Des histoires inventées ou vraies qui nous font voyager aux quatre coins du pays : de la Bretagne à Paris et même en-dehors de l’hexagone avec la Mauritanie ou l’Algérie.

Certaines m’ont infiniment plu comme Lui, Cui-Cui, La mitaine de Yann, Un matin en Mauritanie, Vive la mariée ! ou Une enveloppe mais d’autres m’ont laissé de marbre ou pas plu du tout.

Quarante saynètes qui permettent de découvrir Jean Teulé différemment, plus poétique et moins barré, un recueil qui se lit d’une traite ou par petites touches, selon votre convenance : pour ma part, je l’ai lu en deux fois.

J’ai apprécié Comme une respiration…, ce n’est pas le livre incontournable de cette rentrée littéraire mais si vous êtes à la recherche d’une petite bulle de légèreté entre deux ouvrages plus conséquents, ça se lit fort bien !

Merci à Cécile et aux Editions Julliard pour leur confiance.

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Auvers-sur-Oise, été 1890. Marguerite Gachet est une jeune fille qui étouffe dans le carcan imposé aux femmes de cette fin de siècle. Elle sera le dernier amour de Van Gogh. Leur rencontre va bouleverser définitivement leurs vies.Jean-Michel Guenassia nous révèle une version stupéfiante de ces derniers jours.Et si le docteur Gachet n’avait pas été l’ami fidèle des impressionnistes mais plutôt un opportuniste cupide et vaniteux ? Et si sa fille avait été une personne trop passionnée et trop amoureuse ? Et si Van Gogh ne s’était pas suicidé ? Et si une partie de ses toiles exposées à Orsay étaient des faux ?heart_4la-valse-des-arbres-et-du-ciel-jean-michel-guenassia

Eté 1890, Marguerite Gachet s’ennuie à Auvers-Sur-Oise. Tout juste bachelière, elle se rêve peintre mais son père, le docteur Gachet, l’ami des peintres justement (Pissaro, Monet, Renoir…) a d’autres desseins pour elle.

Il rêve d’un beau mariage pour sa fille unique et veut la voir épouser le fils aîné de son ami Secrétan, qui tient une officine florissante. Le futur époux n’a pas plus envie qu’elle de convoler, lui rêve d’être artiste également, mais comme Marguerite, il n’a pas vraiment le choix de sa destinée.

En ce mois de juillet pourtant, Marguerite va faire une rencontre qui va tout changer : Vincent Van Gogh, venu consulter son père à son retour d’Aix-en-Provence. Peintre totalement inconnu mais prolifique, qui n’a qu’une seule obsession et qu’un seul désir dans la vie, la peinture et qui survit grâce à l’argent de son frère Théo qui n’est autre que son agent.

Marguerite va à son contact s’embraser et rêver de tout quitter pour être sa femme… et c’est elle qui nous raconte son histoire d’amour soixante années plus tard.

Vincent van Gogh est l’un de mes peintres préférés, comme je le suppose bon nombre d’entre vous, j’avoue que sa maîtrise des couleurs qui me fascine et bien sûr son destin trop vite avorté.

Jean-Michel Guenassia nous propose ici d’assister aux dernières semaines d’existence du peintre néerlandais à travers sa relation avec Marguerite Gachet et à travers les yeux de la jeune femme. Cette liaison, jamais confirmée mais supposée, est donc au centre du récit et je l’ai trouvé très émouvante.

Je suis tombée sous le charme de cette histoire d’amour et de ses personnages et j’ai été transportée avec eux à Auvers-sur-Oise en juillet 1890, dans un tourbillon de peintures et de paysages très intense.

L’auteur émaille son récit de coupures de presses, de lettres de Vincent à Théo et à ses proches qui nous renseignent sur la politique, la condition des femmes et des ouvriers, New-York et bien d’autres choses encore, des trouvailles intéressantes et éclairantes sur l’époque où ont vécu les protagonistes du roman.

Mais revenons à nos moutons, Guenassia nous fait découvrir dans La valse des arbres et du ciel le Van Gogh intime et remet en question son suicide (thèse défendue par Antonin Artaud qui voyait en lui le suicidé de la société) au regard des plus récentes découvertes sur la vie de l’artiste.

En effet, si on en croit plusieurs biographes du peintre, Vincent van Gogh aurait trouvé la mort de façon accidentelle et aurait préféré se taire pour protéger deux adolescents ayant agi par jeu, la thèse du suicide a donc du plomb dans l’aile et l’auteur ne fait pas mourir Vincent de sa main.

Enfin, le docteur Gachet en prend pour son grade dans son roman, ne connaissant pas du tout sa vie, sa personnalité et encore moins son rôle auprès de Van Gogh, je ne me permettrais pas de juger mais le moins qu’on puisse dire, c’est que l’auteur ne le décrit pas à son avantage.

Vous l’aurez compris ce roman m’a séduite et j’espère vous avoir convaincus de le lire à votre tour.

Un grand merci à Aurore et aux éditions Albin Michel pour cette belle lecture, j’ai adoré !

 

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Lu dans le cadre du challenges 1 pavé par mois  :

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Irlande, fin des années 1960. Nora, qui élève seule ses quatre enfants depuis la mort de son mari, tente de refaire sa vie sous l’oeil critique des habitants de la petite ville où elle vit depuis toujours. Opiniâtre et indocile, elle s’affranchit peu à peu des cancans et s’autorise de menues libertés : prendre des cours de chant, s’acheter une chaîne stéréo… La profondeur des émotions que soulève en elle la musique s’accorde au réveil de sa sensibilité et de sa personnalité.heart_3nora-webster-colm-toibin

Enniscorthy, petite ville au sud-est de l’Irlande, fin des années 60. Maurice Webster, professeur réputé, vient de perdre son combat contre une grave maladie, laissant son épouse Nora particulièrement démunie.

A quarante-six ans, cette mère au foyer au caractère très difficile, se retrouve vite à cours d’argent et va devoir profondément bouleverser son quotidien et celui de ses enfants : tout d’abord en vendant leur maison de vacances puis en acceptant un emploi dans la firme pour laquelle elle travaillait avant son mariage, en se teignant les cheveux, en prenant des cours de chant et en affrontant les problèmes un à un.

Nora est une femme courageuse mais elle doit sans cesse justifier la moindre de ses décisions auprès de ses enfants et de sa famille, elle reconnaît d’ailleurs que celui que tout le monde aimait c’était Maurice et qu’elle entretient avec son entourage, ses enfants compris, des relations particulièrement complexes et difficiles.

J’avais découvert Colm Toibin avec son précèdent opus pour lequel j’avais eu un quasi coup de cœur : Le testament de Marie, j’avais donc l’espoir d’apprécier tout autant son nouveau titre, ce ne fut malheureusement pas le cas.

Pendant plus de 400 pages, Colm Tóibín nous livre pourtant un très beau portrait de femme, celui d’une veuve.

L’auteur nous donne en effet à lire la renaissance de cette femme qui doit faire le deuil de son époux, trouver un travail, continuer d’élever ses deux fils tout en accompagnant ses filles dans l’entrée dans l’âge adulte.

L’émancipation de cette femme au moment où l’Irlande vit aussi de grands bouleversements ne m’a pas vraiment intéressé, je n’ai ressenti aucune empathie ou affinité avec Nora et je déplore de grandes longueurs et surtout un manque de liaison entre les différents chapitres.

L’auteur fait en effet sans cesse des sauts de puce, passant d’un sujet à l’autre, il dresse un portrait sensible de son héroïne qui se révèle très forte et faisant preuve de pugnacité mais trop de passages m’ont ennuyée par leur immobilisme, l’atermoiement de Nora et des digressions à n’en plus finir.

Vous l’aurez compris Nora Webster est un joli roman, tout en pudeur, mais qui n’a pas su totalement séduire malgré le talent indéniable de Colm Tóibín.

Un grand merci à Cécile et aux éditions Robert Laffont pour leur confiance.

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