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Posts Tagged ‘robert goolrick’

Robert Goolrick vit dans une petite ville Virginie avec ses deux chiens Preacher et Judge. Il est l’auteur d’ Une femme simple et honnête, Féroces, Arrive un vagabond (Grand Prix des lectrices de Elle 2013) et La Chute des princes (Prix Fitzgerald 2015). Après l’incendie est son dernier roman.

Diana Cooke est née avec le siècle, mais son nom remonte bien plus loin, jusqu’aux pères fondateurs de l’Amérique. Descendante d’une grande lignée, elle habite Saratoga, une magnifique propriété de Virginie qui fait la fierté de la famille.

Mais cette maison, comme son nom, est lestée par deux dettes abyssales. La première est financière, et le seul moyen de s’en acquitter est au prix d’un mariage. La seconde est plus profonde : la maison des Cooke et le prestige de leur nom sont bâtis sur le plus sombre péché du Sud, l’esclavage.

Et cette dette-là ne se rembourse que par une malédiction. La voici peut-être qui s’avance sous la forme du capitaine Copperton.

Il y a quelques années de cela, j’avais bien apprécié Une femme simple et honnête de Robert Goolrick et lorsque je suis tombée sur Après l’incendie lors d’une virée à Easy Cash, je n’ai pas hésité une seconde, séduite par la quatrième de couverture.

Un roman qui a pour cadre l’après première guerre mondiale dans le sud des Etats-Unis avec pour toile de fond le passé honteux d’esclavagiste, voilà qui me promettait de belles heures de lecture.

Certes, Robert Goolrick nous offre une fable sur l’amour, la dette et le poids du péché des pères mais, hélas, si les cent premières pages m’ont plutôt séduite, les deux cents autres ont été celles de l’ennui profond.

Dans ce roman où le drame couve, le personnage central est le domaine familial des Cooke dont les ancêtres se sont enrichis grâce à l’esclavage avant de connaître la chute et la ruine. Diana fait tout pour que sa famille et la propriété retrouvent leur lustre d’antan et elle va en payer le prix. Que ce soit avec son mari ou avec son fils.

Ce roman raconte aussi les amours de Diana pour son mari qui se révèle aussi vulgaire que violent à son égard, puis pour un homme de 20 ans son cadet, meilleur ami de son fils unique. Un amour impossible et d’autant plus exacerbé, jusqu’au drame final.

Tout ceci aurait pu être passionnant, c’est juste fade. Les personnages ne sont pas intéressants et encore moins attachants, il ne se passe quasiment rien et j’ai fini ce roman en diagonale, pressée d’en finir. Et cerise sur le gâteau : le prologue gâche la lecture en en disant trop sur l’intrigue.

Un roman, vous l’aurez compris, que je ne vous conseille pas et Belette qui m’accompagnait dans cette lecture est sur la même longueur d’ondes, son avis ici.

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Wisconsin, automne 1907. Sur un quai de gare, Ralph Truitt, magnat local, attend un train en retard. Ce train renferme son dernier espoir, une promesse de bonheur et d’harmonie retrouvée. Ralph Truitt a placé, plusieurs mois auparavant, une annonce dans un journal de Chicago, dans laquelle il a écrit qu’il était à la recherche d’une femme fiable, ayant renoncé aux illusions romantiques, mais sachant apprécier le confort d’un foyer. Dans le train, Catherine Land s’apprête à le rencontrer. Elle lui a répondu qu’elle était cette femme simple et honnête. Pour mieux l’en convaincre, elle se débarrasse de ses derniers atours de courtisane et se déguise en cette épouse modèle qu’elle compte bien incarner à la perfection, le temps de parvenir à ses fins…

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Ralph Truitt, un riche veuf de 54 ans du Wisconsin est seul depuis 20 ans avec ses deuils. Lassé de cette solitude qui le rend si malheureux, il passe une petite annonce pour trouver une épouse et reçoit des dizaines de candidatures. Son choix se porte sur Catherine Land, qui se définit comme une jeune femme simple et honnête, des mots qui font mouche auprès du veuf qui lui envoie un wagon pour qu’il le rejoigne et l’épouse.

La voilà donc qui arrive par le chemin de fer dans l’hiver glacial du Wisconsin pour rencontrer son futur mari. Nous sommes en 1907. Catherine a 34 ans, ce n’est plus une jeune fille mais elle est belle à se pâmer. Elle se présente comme fille de pasteur mais quand est-il vraiment ? Est-elle aussi simple et honnête qu’elle prétend être ? Et surtout pourquoi n’est-elle pas la femme sur la photographie envoyée à Truitt ?

Robert Goolrick signe ici un roman plein de sensualité mais aussi de rédemption. La rédemption de Ralph Truitt, plongé depuis 20 ans dans ses deuils, celui de sa petite fille dont il reste inconsolable, celui de sa femme, une comtesse italienne adultère qu’il a chassé avec son amant et enfin celui de son fils sur lequel il avait reporté sa colère et sa rage et qui s’est enfui dès qu’il l’a pu. La première mission de sa femme sera d’ailleurs de ramener le fils prodigue à la maison.

La rédemption de Catherine aussi qui se fait passer pour une femme simple et honnête mais qui vit en fait de ses charmes depuis son adolescence et qui compte bien sur ce mariage pour changer de vie et mener grand train.

Une femme simple et honnête est également un roman sur l’éducation bigote, celle reçue par Ralph Truitt qui broie le désir et qui fait le lit de toutes les frustrations. Il sera beaucoup question de culpabilité, de remords et de la difficulté du pardon mais aussi celui du mensonge et de la dissimulation.

Un roman intéressant et au final plutôt captivant même si j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’atmosphère très singulière qu’imprime Robert Goolrick à son roman, à grand renforts de longues narrations que je ne goûte guère comme vous le savez mais aussi d’un certain misérabilisme qui m’a parfois irritée.

L’auteur sait bien construire son histoire qui se révèle pleine de surprises et les deux personnages principaux sont très intéressants. L’œuvre ne manque pas de charme même si le récit est trop lent et lourd de mélancolie pour me ravir tout à fait.

heart_3Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Nanne et du Mois américain :

mois-americain

Et du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

pal-orsec-20141

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