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Posts Tagged ‘Rodolphe de Habsbourg-Lorraine’

Nicole Boeglin est une « holmésienne » assidue. Fascinée par la logique et la capacité de déduction de Sherlock Holmes, elle signe un roman policier magistral, premier volet particulièrement réussi de nouvelles aventures de l’enquêteur de Baker Street.

En cet hiver 1889, la comtesse Marie Festetics se présente au 221B Baker Street. La dame de compagnie de l’impératrice Elizabeth d’Autriche-Hongrie vient, dans la plus grande discrétion, requérir l’aide de Sherlock Holmes.

En effet, le fils unique de l’impératrice, Rodolphe de Habsbourg-Lorraine, a été retrouvé mort dans le pavillon de chasse de la propriété de Mayerling. L’enquête officielle a conclu au suicide. Un peu vite.

Holmes et Watson embarquent pour l’Autriche et découvrent rapidement des indices pour le moins suspects. Qui est cette jeune femme retrouvée morte aux côtés du prince et que l’on a enterrée en secret ? Et pourquoi un tableau a-t-il été volé au moment du meurtre ? La mort du prince n’est que la partie émergée d’une vaste affaire.

Sherlock va devoir faire appel à toutes ses capacités de déduction pour en démêler les fils. Surtout lorsque Moriarty, son implacable ennemi, vient le narguer dans un face-à-face mortel…

Lorsque j’ai reçu Sherlock Holmes et le complot de Mayerling début janvier, je n’ai pas caché ma joie. Vous le savez, les polars historiques sont mon péché mignon, et le combo Sherlock Homes / Mayerling, me faisait particulièrement salivé.

Tout a merveilleusement bien commencé : le style de Nicole Boeglin est fluide, son travail de documentation, remarquable, et j’ai plongé avec délectation dans cette enquête menée par le plus grand détective de tous les temps, à savoir ce bon vieux Sherlock, comme toujours épaulé par son ami et confident, le docteur Watson.

Je ne suis pas une holmésienne pure et dure, je ne connais pas le canon sur le bout des doits et ce que j’ai lu m’a convaincue, même si ma Belette, a relevé quelques erreurs qui l’ont fait tiqué et comme c’est une grande spécialiste de Holmes, je la crois bien volontiers.

L’enquête nous entraine donc à Vienne et à Mayerling à la demande de l’impératrice qui pense que son fils, bien connu pour sa francophilie et son aversion pour le kaiser Guillaume II, a été assassiné.

Car cette mort a fait couler beaucoup d’encre depuis cent vingt ans ! Que s’est-il passé ce 30 janvier 1889 ? Rodolphe s’est-il réellement suicidé après avoir tué sa maitresse depuis quelques semaines seulement, Marie Vetsera ? Pour quelle raison ? La syphilis dont il était atteint avait-il altéré son jugement ?

Ou sa mort est-elle un assassinat politique commis par les services secrets allemands ou par des révolutionnaires hongrois, un meurtre déguisé en suicide ? Plusieurs théories vont se succéder au fil des ans, sans qu’aucune ne soit totalement avérée, d’autant plus que l’enquête a été bâclée.

Nicole Boeglin revient donc sur ce fait divers qu’elle a l’air de très bien connaître et avec ses héros, on fait donc la connaissance des protagonistes de cette affaire que Sherlock interroge scrupuleusement et au bout d’une centaine de pages, fin de l’histoire à mon grand étonnement.

L’autrice nous propose alors une correspondance entre les descendantes d’irène Adler et d’Elizabeth de Habsbourg-Lorraine qui tombent sur le manuscrit inachevé de Watson et qui décident de mener l’enquête cent ans après.

Et là, Nicole Boeglin, après m’avoir si bien ferrée, m’a perdue. Deux bonnes raisons à cela : je goûte peu les romans épistolaires, leurs échanges ne m’ont pas intéressé plus que cela et surtout, je voulais rester avec Holmes et Watson !!

J’avoue ne pas avoir compris l’intérêt de cette partie contemporaine qui joue à parts égales en nombre de pages avec la partie historique, je ressors un peu déçue de cette lecture dont j’attendais beaucoup et en tout cas, tout autre chose que ce que l’auteure nous propose.

Pour autant, je vous invite à vous faire votre propre avis, c’est un bon roman policier que Belette a mieux apprécié que moi, son avis ici.

Un grand merci aux éditions City pour leur confiance !

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