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Posts Tagged ‘roman adolescent’

Le jeune Alex a une vie trépidante. Ses exploits en escrime et ses succès à la cour font de lui un des nobles les plus admirés de Paris. Mais ses origines le rattrapent lorsqu’il retrouve sa sœur, esclave comme leur mère, qui s’apprête à rejoindre une révolte en Haïti. Alex décide de prendre lui aussi son destin en main, car partout se murmure un mot… Révolution !

Fin du XVIIIè siècle à Saint Domingue. Le jeune Alex, quatorze ans, et sa soeur Rose sont les enfants de Cessette Dumas, la plus belle esclave de l’île, et d’un français, Antoine Delisle. Un jour, le jeune homme, voit son père partir et quelques heures plus tard, un homme arrive sur le domaine et leur apprend qu’ils ont été vendus comme esclaves.

Son père, notoirement désargenté, n’a trouvé que ce moyen afin de payer son retour vers la France. Alex, Rose et Cessette sont emmenés chez leur nouveau maître où les coups de fouet sont légion. Séparés, ils tentent de s’évader mais sont immédiatement repris et sévèrement battus.

Quelques mois plus tard, Alex change de propriétaire, le capitaine Ponche, ancien pirate, l’achète et l’emmène direction la Guadeloupe. Mais ce qu’Alex ignore c’est qu’ils font en fait route vers Le Havre où les attend le marquis de la Pailleterie, son père.

Entre rencontre amoureuse, vie de cour et duels d’escrime, Alex ressent le besoin de se mettre au service d’une cause, la Révolution est en marche, il va se révéler…

J’avais découvert la plume de Christel Mouchard avec L’apache aux yeux bleus, qui racontait l’histoire vraie d’Herman Lehman, un captif des apaches. Avec Alex, fils d’esclave, l’autrice nous narre une fois de plus une histoire vraie, celle d’Alex Thomas Dumas, le père d’Alexandre Dumas, le premier général ayant des origines afro-antillaises de l’armée française.

J’ignorais tout de la vie d’Alex Dumas et je me suis régalée à cette lecture très bien écrite et formidablement documentée, qui va permettre aux jeunes dès 13 ans, de découvrir cette vie hors du commun. Ce roman, qui s’inscrit dans le programme scolaire de 4è, aborde à la fois l’esclavage et la révolte de Saint Domingue, actuelle Haïti, qui va abolir l’esclavage il y a très exactement 170 ans.

L’écriture de Christel Mouchard est fluide et elle nous propose ici une histoire rythmée : impossible de s’ennuyer de la première à la dernière page tant ce roman se révèle tout bonnement trépident à suivre car la vie d’Alex Dumas ne manque pas de rebondissement et nous plonge au coeur de la société de l’Ancien Régime, elle aussi au programme de 4è.

Sa rencontre avec sa future femme Marie-Louise Élisabeth Labouret, dont le père tient une auberge au pied de la Bastille, va lui permettre de découvrir les écrits des Lumières, l’Encyclopédie et Jean-Jacques Rousseau, l’occasion pour les jeunes lecteurs de coller là aussi avec le programme d’histoire de 4è !

Un roman que j’ai beaucoup aimé, à la fois instructif et distrayant, que je recommande vivement aux collégiens. Pour ma part, je vais le mettre entre les mains de mes garçons respectivement en classe de 5è et de 4è, ils sont pile la cible et Alex fils d’esclave va forcément trouver grâce à leurs yeux. Et comme il sort dès aujourd’hui dans toutes les bonnes librairies, vous n’avez aucune excuse pour ne pas vous le procurer.

Un grand merci à Brigitte et aux éditions Flammarion Jeunesse pour cette lecture, j’ai adoré !

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D’aussi loin que les souvenirs d’Isabella remontent, Andrew a été là. La présence d’Andrew à ses côtés est aussi naturelle que l’air qui entre dans ses poumons lorsqu’elle respire. Elle n’y a jamais vraiment réfléchi. Pourquoi le ferait-elle ? Andrew, héritier de la famille Chapel, lui appartient puisqu’elle est l’héritière de la famille White. C’est ainsi que les choses se passent dans son minuscule univers, limité à ce qui se trouve entre les quatre murs de l’appartement de Ludgate Hill, dans les Londres de 1939. Mais le monde extérieur finit toujours par pénétrer chez vous. Parfois il se glisse discrètement sous la porte, passant presque inaperçu. Dans le pire des cas, il engloutit votre maison dans un nuage de bombes incendiaires, d’obus, et de hurlements de sirènes.

Depuis toujours, Isabelle White est à l’abri de tout. Fille d’un avocat prospère, elle vit dans les beaux quartiers de Londres. Surtout, elle a Andrew Chapel, le fils de l’assistant de son père, qui la protège et qui la sert, qui veille auprès d’elle en toutes circonstances.

Qu’ils le veuillent ou non, un lien ancien et mystérieux unit les White et les Chapel face à tous les obstacles de la vie. Un lien que rien, jusqu’à présent, n’a pu dissoudre. Un lien qui les tient comme enchaînés. Et cela pourrait bien durer toujours.

Mais c’est 1939, la guerre arrive et les bombardements allemands menacent Londres. Isabella et Andrew doivent fuir, alors que le monde qu’ils connaissent, s’effondre peu à peu.

J’avais beaucoup aimé il y a près de trois ans de cela le précédent roman de N.M. Zimmermann, par ailleurs sœur de Lorris Murail et Marie-Aude Murail, Les ombres de Kerohan, qui était déjà un roman historique aux accents fantastiques. Changement d’époque et de lieu pour Dix battements de cœur puisqu’on délaisse la Bretagne pour la capitale anglaise et le 19è siècle pour le 20è.

Ce roman destiné aux adolescents m’a beaucoup plu pour son aspect historique que je trouve très bien documenté et développé ici. On tremble avec nos deux héros pendant le Blitz où à chaque attaque, c’est la ruée vers les abris, et dans leur exil à la campagne chez Mrs Cole, la tante de Isabella, qui recueille les enfants contre monnaie sonnante et trébuchante.

Pris dans la tourmente de la guerre, ils doivent faire face à des situations très dures, entrer de plein fouet dans le monde des adultes et c’est très bien développé. Isabella, qui a une véritable affection pour Andrew, va aussi voir leur complicité vaciller. Andrew connaît mal les tenants et les aboutissants qui unissent les White et les Chapel et vit très mal le fait de devoir obéir à la jeune fille et de ne pouvoir mener sa vie comme il l’entend puisque si il lui désobéit ou s’éloigne d’elle plus de vingt-quatre heures, il est en danger de mort.

Isabella veut de toutes ses forces que ce pacte s’arrête mais son père l’a prévenu, c’est impossible. C’est cet aspect fantastique que j’ai trouvé le moins réussi. Ce pacte n’est pas sans rappeler Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde mais ici ce n’est pas un tableau qui vieillit mais les membres de la famille Chapel qui accusent les ans prématurément et collectionnent les maladies, les blessures alors que les White sont resplendissants de santé.

Ce volet fantastique m’a laissé sur ma faim car je l’ai trouvé mal exploité : le pacte est expliqué de façon très succincte et aurait mérité d’être davantage creusé. Et surtout, les problématiques de ce pacte sont sans cesse ressassées par nos héros qui voudraient s’en détacher mais ne savent pas comment, ce que j’ai trouvé trop répétitif.

Les personnages de Andrew et Isabelle sont plutôt attachants, les autres enfants qui traversent le récit nous font prendre conscience des difficultés auxquelles ils sont confrontés tout au long de la guerre.

Un roman d’apprentissage intéressant et passionnant d’un point de vue historique avec un suspens qui monte crescendo au fil des pages sur l’avenir de nos héros et sur le pacte qui les unit mais dont l’aspect fantastique, vous l’aurez compris, ne m’a pas convaincue.

Une lecture néanmoins addictive que j’ai dévoré en deux après-midis et dont je remercie Manon et L’école des Loisirs !

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C’est la découverte qu’on attendait depuis des siècles ! Le professeur Nils Hazard a reçu une lettre en provenance d’Italie : en fouillant une tombe de la nécropole de Voltuci, ses étudiants en archéologie ont trouvé un texte gravé sur des tablettes d’argile, moitié en étrusque, moitié en latin. Enfin, la langue étrusque va livrer tous ses secrets ! Nils s’envole pour l’Italie, emmenant avec lui Catherine Roque, sa secrétaire et petite amie.
Mais c’est un tout autre secret que révèle la tombe étrusque au fur et à mesure que Nils s’y aventure : couloirs murés, pièges mortels et, pour finir, deux cadavres trop frais pour être étrusques, mais déjà trop vieux pour intéresser la police. La police, peut-être, mais certainement pas notre chasseur d’énigmes, qui se demande qui rôde la nuit autour du chantier, pourquoi on lui vole son matériel, et pourquoi Mateo, l’idiot du village, a l’air terrorisé chaque fois qu’il voit une femme vêtue de noir. «Non, crie-t-il, pas la dame, pas la dame qui tue !

Nils Hazard ne sait plus où donner de la tête. Trop d’énigmes, trop d’émotions, trop de jolies filles !

Tout commence lorsqu’il reçoit une lettre d’Italie : Yacir, Claude, Anne et Jean-Eudes, ses étudiants en archéologie qui font des fouilles dans la nécropole de Voltuci sous la houlette du professeur Paleotti, ont trouvé dans une des tombes un texte gravé sur des tablettes d’argile, moitié en étrusque, moitié en latin.

Enfin, la langue étrusque va livrer tous ses secrets ! Nils s’envole pour l’Italie avec Catherine Roque, son inénarrable secrétaire et amoureuse.

Mais au fur et à mesure que Nils et son équipe poursuivent l’exploration de la tombe, ils se heurtent à des couloirs murés et à des pièges qui pourraient être mortels. Que cache donc ce labyrinthe souterrain muré depuis 1949 ?

Pourquoi vient-on la nuit voler les outils des jeunes archéologues ? Et pourquoi Mateo, le fou du village, a-t-il l’air terrorisé à la seule vue de Catherine ?

La dame qui tue est le troisième volume de la série signée Marie-Aude Murail consacrée à Nils hazard chasseur d’énigmes, après Dinky rouge sang et L’assassin est au collège que je vous ai récemment présentés.

Dans ce troisième opus, Nils quitte Paris et la Sorbonne, direction l’Italie et plus précisément le site étrusque de Voltuci car ses étudiants auraient retrouvé la sépulture du roi Porsenna. Hélas pour lui, ce n’était qu’une plaisanterie de potaches !

Au menu de La dame qui tue, toujours des énigmes avec des fouilles mystérieuses abandonnées en 1949, deux disparitions et un simple d’esprit qui prend peur dès qu’il voie une dame en noir.

Comme je vous le disais à l’occasion de mes précédents billets consacrés à cette série, j’ai enchaîné les trois premiers tomes tambour battant et comme Dinky Rouge sang et L’assassin est au collège, je n’ai fait qu’une bouchée de La dame qui tue que j’ai trouvé tout aussi réussi.

Cette histoire ravira les amateurs de romans policiers et les détectives en herbe car l’intrigue policière mitonnée par Marie-Aude Murail est comme toujours très bien écrite et elle tient formidablement bien la route.

L’histoire se révèle plutôt complexe, le vocabulaire riche, il y a beaucoup de péripéties et de retournements de situations, et le suspens est maintenu jusqu’au bout car on ne découvre le pot aux roses que dans les toutes dernières pages !

J’aime beaucoup l’atmosphère gentiment désuète de cette série et le duo formé par Nils et Catherine qui se révèle irrésistible, leurs joutes verbales sont un régal, je me suis bien amusée à les suivre lors des fouilles et les autres protagonistes apportent du piquant à l’histoire.

J’ai hâte de désormais découvrir les quatre volumes suivants, en espérant que l’éditeur poursuive très vite la réédition de Tête à rap, Scénario catastrophe, Qui veut la peau de Maori Cannell ? et Rendez-vous avec M. X car j’ai hâte de retrouver Nils et Catherine dans la suite de leurs aventures.

Un grand merci à Manon et aux éditions Ecole des loisirs pour cette délicieuse lecture !

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Un professeur a retrouvé son casier forcé et ses copies corrigées avec du sang humain. Avertissement ou mauvaise plaisanterie ? Voilà exactement le genre de questions qu’on peut poser au chasseur d’énigmes Nils Hazard et à sa petite amie Catherine Roque. Tous deux vont enquêter sur le terrain, lui se faisant passer pour le nouveau prof d’histoire-géo, elle se faisant embaucher aux cuisines. Mais ils pourraient bien le regretter. Nils se retrouve avec 280 suspects, dont un directeur à demi fou, une ogresse déguisée en prof de français, un concierge simple d’esprit, une sixième qui se défenestre, un quatrième qui fait sauter les plombs, des troisièmes qui ont inventé la gruge industrielle, et un « maniaque du crime » qui rôde la nuit dans les couloirs de l’internat. Bienvenue au collège Saint-Prix !

Rêveur et charmeur mais aussi amateur de sensations fortes, revoilà Nils Hazard lancé dans la résolution d’une nouvelle énigme : pourquoi a-t-on corrigé des copies d’élèves avec du sang humain en guise de stylo rouge ?

Nils va mener l’enquête au collège Saint-Prix à la demande de Monsieur Agnelle, son directeur, et de l’inspecteur Berthier. Il se fait passer pour le nouveau professeur d’histoire géographie, tandis que Catherine, sa secrétaire et amoureuse, est embauchée à la cantine.

Mais nos deux détectives se retrouvent avec 280 suspects potentiels sur les bras, élèves et professeurs confondus, dont un directeur à moitié fou, un concierge simplet et porté sur la bouteille, tous les internes de la 3è 1 dont plus personne ne veut dans les collèges environnants.

Nils sait qu’il doit agir au plus vite car un maniaque du crime rôde dans les couloirs de Saint-Prix, frappant les élèves de jour comme de nuit…

L’assassin est au collège est le second volume de la série signée Marie-Aude Murail consacrée à Nils hazard chasseur d’énigmes, après Dinky rouge sang. Dans ce second volume, Nils quitte Paris et la Sorbonne pour le collège privé de Queutilly-sous-Doué

Dans ce deuxième opus, toujours des énigmes mais cette fois-ci reliées entre elles et dans un même lieu, contrairement au tome précédent où les différentes enquêtes étaient déconnectées les unes des autres.

Alors qu’il a les enfants en horreur, Nils, pour plaire à Catherine, accepte de devenir professeur d’histoire géographie pour des élèves de 6è, 4è et 3è, alors que les seuls sujets qui le passionnent vraiment sont l’Egypte antique et l’étruscologie.

Tant pis pour la géographie qu’il déteste et les programmes officiels remisés aux oubliettes, ses jeunes élèves vont être abreuvés de récits peuplés de mythologie égyptienne, les petits chanceux !

Comme je vous le disais à l’occasion du premier volume, j’ai enchaîné les trois premiers tomes tambour battant et comme Dinky Rouge sang, je n’ai fait qu’une bouchée de L’assassin est au collège que j’ai trouvé très réussi.

Cette histoire ravira les amateurs de romans policiers et les détectives en herbe car l’intrigue policière mitonnée par Marie-Aude Murail est comme toujours très bien écrite et elle tient formidablement bien la route.

L’histoire se révèle plutôt complexe, il y a beaucoup de péripéties et de retournements de situations, et le suspens est maintenu jusqu’au bout car on ne découvre l’identité du maniaque du crime que dans les toutes dernières pages !

J’aime beaucoup l’atmosphère gentiment désuète de cette série et le duo formé par Nils et Catherine qui se révèle irrésistible, leurs joutes verbales sont un régal, je me suis bien amusée à les suivre. La brochette de personnages qui les entoure est aussi très intéressante, en particulier les fameux élèves de 3è 1.

Quant au dénouement, il est très émouvant et clôt joliment ce second volume. Une série que je vous conseille et que vous retrouverez très vite sur le blog avec mon avis sur le troisième opus, tout aussi bon.

Un grand merci à Manon et aux éditions Ecole des loisirs pour cette délicieuse lecture !

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De quel crime Nils s’est-il rendu coupable à l’âge de trois ans ? Pourquoi François, bon élève de cinquième, s’est-il mis soudain à bégayer? D’où vient cette grimace de peur qui défigure sans cesse le jeune Frédéric Roque ? Autant de personnes, autant d’énigmes à résoudre. Pourquoi Paul Duvergne a-t-il disparu en emportant le roi et la reine de son jeu d’échecs ? Pourquoi Solange est-elle triste chaque fois qu’elle boit du chocolat? Le professeur Nils Hazard, qui garde sur son bureau une petite voiture rouge sang de la marque Dinky toy, est un détective d’un genre particulier. Chasseur d’énigmes, il n’a jamais arrêté un seul coupable, il ne cherche pas de preuves, il ne fait pas de déduction, il imagine ce qui se passe dans la tête des autres. Mais il aimerait aussi savoir ce qui se passe dans son coeur depuis que Catherine Roque, une de ses étudiantes en étruscologie, est entrée dans sa vie…

Séduisant, immature et tête brûlée, Nils Hazard, 34 ans, est un prof de fac d’un genre particulier. Il devrait se consacrer à ses études sur le mystérieux peuple étrusque, mais il se laisse sans cesse déranger par une de ses étudiantes, Catherine Roque, qui vient lui poser les questions les plus farfelues à propos de personne qu’elle connaît.

Pourquoi son frère jumeau Frédéric a-t-il le visage déformé par un tic ? Pourquoi Paul Duvergne a-t-il abandonné sa famille en emportant le roi et la reine de son jeu d’échecs ? Pourquoi François Philippe se met-il à bégayer du jour au lendemain ?

Pourquoi Solange Lacroix est-elle si triste lorsqu’elle boit un chocolat chaud ? Et lui-même, pourquoi garde-t-il sur son bureau une petite voiture rouge sang ? Autant d’énigmes à résoudre qui vont mettre en danger les vies de Nils et de Catherine…

Nils hazard chasseur d’énigmes est une série de sept romans parus entre 1991 et 1998 et L’école des Loisirs a eu la bonne idée de rééditer les trois premiers volumes en ce mois de janvier, ce qui m’a permis de renouer avec la plume délicieuse de Marie-Aude Murail et de découvrir le personnage de Nils Hazard et que vous dire de plus que Dinky rouge sang fut un petit bonheur de lecture tout comme les deux suivants dont je vous reparlerai très vite.

Dans ce premier tome d’introduction, nous faisons donc connaissance avec le principal protagoniste de la série : Nils Hazard, un professeur d’étruscologie, orphelin depuis son plus jeune âge et qui a été durement élevé par son grand-père et son épouse.

Ce héros est un enquêteur spécial, plus proche de Indiana Jones que de Hercule Poirot, il ne vit que pour les étrusques, civilisation qui le fascine, et si il n’apprécie pas les enfants, il se veut proche de ses jeunes étudiants, au point de nouer des liens avec Catherine, qui va lui soumettre tout au long de ce premier tome, plusieurs énigmes, qu’il va toute dénouer avec une facilité déconcertante, volant son cœur au passage !

J’ai beaucoup aimé ce duo que j’ai trouvé très attachant et l’atmosphère désuète du roman, un temps où il n’y avait ni DVD ni téléphone portable et encore moins d’internet, une petite dose de nostalgie qui m’a rappelé bien des souvenirs.

Les différentes énigmes que Nils résout sont tour à tour amusantes, rafraichissantes ou émouvantes et nous plongent au cœur des traumatismes d’enfance des différents protagonistes et de Nils en particulier, un vécu qui explique bien la personnalité singulière qu’il s’est forgé.

J’ai dévoré ce premier opus tout comme j’ai avalé les suivants dont je vous reparle très vite mais si vous ne connaissez pas encore Nils Hazard, suivez mon conseil et allez vite le découvrir, il vaut largement le détour.

Un grand merci à Manon et aux éditions Ecole des loisirs pour cette délicieuse lecture !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Juillet 2017 : un an que « Brexit means Brexit » ! Ce qui n’empêche pas la rêveuse Marguerite Fiorel, 17 ans, jeune soprano française, de venir à Londres par l’Eurostar, pour chanter dans Les Noces de Figaro ! À ses côtés, son cher professeur, Pierre Kamenev. Leur chemin croise celui d’un flamboyant lord anglais, Cosmo Carraway, et de l’électrique Justine Dodgson, créatrice d’une start-up secrète, BREXIT ROMANCE. Son but ? Organiser des mariages blancs entre Français et Anglais… pour leur faire obtenir le passeport européen. Mais pas facile d’arranger ce genre d’alliances sans se faire des noeuds au cerveau et au coeur !

Juillet 2017. Marguerite Fiorel, une jeune soprano de 17 ans originaire de Grenoble, est dans un train pour Londres avec son professeur Pierre Kamenev. En face d’eux, Cannelle, une lyonnaise consultante pour Google, leur raconte qu’elle se rend dans la capitale anglaise pour y épouser Matt.

Leur mariage blanc permettra à Matt de contrer le Brexit en ayant un passeport français et permettra à Cannelle d’ouvrir un restaurant à Londres. Cette idée folle vient en fait de Justine Dogson, créatrice de Brexit romance, une start-up proposant aux jeunes européens de s’unir pour obtenir le passeport européen.

Alors qu’elle s’apprête à chanter dans Les noces de Figaro, Marguerite tombe sous le charme de Cosmo Carraway, fils du dirigeant du parti d’extrême droite anglais, ami de Marine Le Pen, qui cherche lui aussi à se caser grâce à Justine…

J’avais beaucoup aimé Les petites reines, lu il y a plus de deux ans maintenant et je me réjouissais de retrouver la plume de Clémentine Beauvais à l’occasion de son tout nouveau roman Brexit Romance. Paru à la rentrée, il a fait l’objet d’avis très enthousiastes sur la blogosphère et je m’apprêtais à passer un excellent moment avec Marguerite, Pierre, Justine et les autres.

Malheureusement pour moi, il n’en fut rien, et voici ma première grosse déception de l’année 2019. Cette lecture fut un véritable pensum tant je me suis ennuyée, au point que je l’ai terminé en diagonale afin d’en connaître le dénouement plutôt convenu je dois le dire !

Si j’ai trouvé le point de départ intéressant, les dialogues parfois savoureux et la plume de Clémentine Beauvais toujours aussi alerte, rien ne m’a hélas convaincu dans ce récit bien trop long à mon goût.

Je n’ai pas aimé l’intrigue que j’ai trouvé totalement décousue, délayée et tirée à l’extrême, les chapitres sont longs et il ne se passe rien ou presque. Beaucoup de longueurs, de critiques des hommes, des français tous racistes ou sexistes, une grossophobie certaine. Les personnages, Marguerite et Pierre mis à part, se révèlent inconsistants et superficiels, obsédés par leur nombril et leur petite personne, je ne les ai pas aimés.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout accroché à Brexit romance, un roman que je vais m’empresser d’oublier aussitôt ! Et vous, vous l’avez aimé ?

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Si votre appartement sent inexplicablement le muguet, et éventuellement la violette, et que cette odeur vous submerge pour disparaître totalement l’instant d’après. Si chez vous des objets changent de place mystérieusement. Si vous ne pouvez en accuser personne. Si vous découvrez sur votre bureau ou dans votre chambre des objets qui ne vous ont jamais appartenu. Si le voisin du dessous vient vous voir et vous explique qu’il a perdu son elfe. Si vous êtes déprimé(e). Si vous pensez que la raison vous quitte. Alors, que vous croyiez ou non aux choses de l’au-delà, vous pouvez être certaine que votre vie va changer.

24 janvier. Madeleine est documentaliste au CDI du collège de sa ville dans lequel est scolarisé son fils unique Constantin dans la classe de 5è 4 de Monsieur Logé-Dangerre.

Leur vie est totalement bouleversée depuis que Madeleine a reçu une lettre anonyme l’avertissant que José, son mari, la trompe avec sa secrétaire. Devant son secret éventé, José n’a pas nié et en a profité pour quitter le domicile familial. Depuis lors, mère et fils n’ont aucune nouvelle.

Et, cerise sur le gâteau, depuis quelques jours l’appartement familial embaume le muguet, les objets changent sans cesse de place et tous ses appareils ménagers tombent en panne les uns après les autres.

Madeleine croit qu’elle devient folle jusqu’à ce que Monsieur Tibère, son voisin du dessous, vienne sonner à la porte, à la recherche de son elfe…

Avec Ma vie a changé, je poursuis ma découverte de l’œuvre de Marie-Aude Murail après Oh, Boy ! ; La fille du docteur Baudoin ; 22 ! ; Sauveur et fils saison 1 ; Sauveur et fils saison 2 ; Sauveur et fils saison 3 ; Sauveur et fils saison 4 et Maïté coiffure et je suis, une fois de plus, sous le charme de sa plume et des histoires qu’elle tricote.

Dans ce récit, Marie-Aude Murail aborde la vie d’une maman et de son fils unique après le départ du mari et père, parti sans laisser d’adresse faire sa vie avec une autre.

Avec cette base de départ somme toute banale, l’auteure met une touche de fantastique en intégrant un elfe à son récit, ce qui apporte tout le sel à cette histoire puisque l’apparition de Timothée entraine une série d’évènements bouleversant l’existence bien tranquille de Madeleine et de Constantin.

Après un début de roman assez triste, on est rapidement happé par l’aspect fantastique du récit qui donne beaucoup de rythme et qui insuffle beaucoup d’humour à l’histoire. Les passages avec l’elfe et les gobelins sont très drôles et les dialogues entre Madeleine et son elfe vont permettre à la jeune femme de voir sa vie sous un autre angle, arrêter d’espérer le retour de son mari infidèle au sein du foyer mais au contraire reprendre enfin les rênes de sa vie et pourquoi pas tomber amoureuse à nouveau.

C’est un roman jeunesse mais comme toujours avec Marie-Aude Murail, les adultes y trouvent leur compte notamment parce qu’ici l’héroïne est la maman et non l’enfant, et que son quotidien ressemble bien au nôtre, en tout cas lorsque l’on est comme moi maman solo !

J’ai beaucoup aimé ce personnage et ses réflexions pleines d’humour et d’autodérision. Quant aux enfants, ils s’identifieront facilement à Constantin, un préado bien sympathique, lecteur assidu de Vaudou, le magazine du paranormal, qui aidera beaucoup sa maman à s’y retrouver dans le monde des Elémentals.

Nul besoin d’être accro à la littérature fantastique pour apprécier Ma vie a changé, la dose de fantastique est légère et somme toute imaginable si on a l’esprit un peu ouvert, et on quitte à regret ce roman le sourire aux lèvres, désolée d’être arrivée si vite au point final.

Une fois encore, Marie-Aude Murail propose un roman de qualité dans lequel les jeunes lecteurs et leurs parents peuvent se retrouver. Un roman à la fois drôle et sensible qui donne de l’espoir, montrant que même après un divorce, la vie peut être belle à nouveau.

Un grand merci aux éditions L’école des loisirs pour cette charmante lecture, j’ai adoré !

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