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Posts Tagged ‘roman adolescent’

C’est la découverte qu’on attendait depuis des siècles ! Le professeur Nils Hazard a reçu une lettre en provenance d’Italie : en fouillant une tombe de la nécropole de Voltuci, ses étudiants en archéologie ont trouvé un texte gravé sur des tablettes d’argile, moitié en étrusque, moitié en latin. Enfin, la langue étrusque va livrer tous ses secrets ! Nils s’envole pour l’Italie, emmenant avec lui Catherine Roque, sa secrétaire et petite amie.
Mais c’est un tout autre secret que révèle la tombe étrusque au fur et à mesure que Nils s’y aventure : couloirs murés, pièges mortels et, pour finir, deux cadavres trop frais pour être étrusques, mais déjà trop vieux pour intéresser la police. La police, peut-être, mais certainement pas notre chasseur d’énigmes, qui se demande qui rôde la nuit autour du chantier, pourquoi on lui vole son matériel, et pourquoi Mateo, l’idiot du village, a l’air terrorisé chaque fois qu’il voit une femme vêtue de noir. «Non, crie-t-il, pas la dame, pas la dame qui tue !

Nils Hazard ne sait plus où donner de la tête. Trop d’énigmes, trop d’émotions, trop de jolies filles !

Tout commence lorsqu’il reçoit une lettre d’Italie : Yacir, Claude, Anne et Jean-Eudes, ses étudiants en archéologie qui font des fouilles dans la nécropole de Voltuci sous la houlette du professeur Paleotti, ont trouvé dans une des tombes un texte gravé sur des tablettes d’argile, moitié en étrusque, moitié en latin.

Enfin, la langue étrusque va livrer tous ses secrets ! Nils s’envole pour l’Italie avec Catherine Roque, son inénarrable secrétaire et amoureuse.

Mais au fur et à mesure que Nils et son équipe poursuivent l’exploration de la tombe, ils se heurtent à des couloirs murés et à des pièges qui pourraient être mortels. Que cache donc ce labyrinthe souterrain muré depuis 1949 ?

Pourquoi vient-on la nuit voler les outils des jeunes archéologues ? Et pourquoi Mateo, le fou du village, a-t-il l’air terrorisé à la seule vue de Catherine ?

La dame qui tue est le troisième volume de la série signée Marie-Aude Murail consacrée à Nils hazard chasseur d’énigmes, après Dinky rouge sang et L’assassin est au collège que je vous ai récemment présentés.

Dans ce troisième opus, Nils quitte Paris et la Sorbonne, direction l’Italie et plus précisément le site étrusque de Voltuci car ses étudiants auraient retrouvé la sépulture du roi Porsenna. Hélas pour lui, ce n’était qu’une plaisanterie de potaches !

Au menu de La dame qui tue, toujours des énigmes avec des fouilles mystérieuses abandonnées en 1949, deux disparitions et un simple d’esprit qui prend peur dès qu’il voie une dame en noir.

Comme je vous le disais à l’occasion de mes précédents billets consacrés à cette série, j’ai enchaîné les trois premiers tomes tambour battant et comme Dinky Rouge sang et L’assassin est au collège, je n’ai fait qu’une bouchée de La dame qui tue que j’ai trouvé tout aussi réussi.

Cette histoire ravira les amateurs de romans policiers et les détectives en herbe car l’intrigue policière mitonnée par Marie-Aude Murail est comme toujours très bien écrite et elle tient formidablement bien la route.

L’histoire se révèle plutôt complexe, le vocabulaire riche, il y a beaucoup de péripéties et de retournements de situations, et le suspens est maintenu jusqu’au bout car on ne découvre le pot aux roses que dans les toutes dernières pages !

J’aime beaucoup l’atmosphère gentiment désuète de cette série et le duo formé par Nils et Catherine qui se révèle irrésistible, leurs joutes verbales sont un régal, je me suis bien amusée à les suivre lors des fouilles et les autres protagonistes apportent du piquant à l’histoire.

J’ai hâte de désormais découvrir les quatre volumes suivants, en espérant que l’éditeur poursuive très vite la réédition de Tête à rap, Scénario catastrophe, Qui veut la peau de Maori Cannell ? et Rendez-vous avec M. X car j’ai hâte de retrouver Nils et Catherine dans la suite de leurs aventures.

Un grand merci à Manon et aux éditions Ecole des loisirs pour cette délicieuse lecture !

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Un professeur a retrouvé son casier forcé et ses copies corrigées avec du sang humain. Avertissement ou mauvaise plaisanterie ? Voilà exactement le genre de questions qu’on peut poser au chasseur d’énigmes Nils Hazard et à sa petite amie Catherine Roque. Tous deux vont enquêter sur le terrain, lui se faisant passer pour le nouveau prof d’histoire-géo, elle se faisant embaucher aux cuisines. Mais ils pourraient bien le regretter. Nils se retrouve avec 280 suspects, dont un directeur à demi fou, une ogresse déguisée en prof de français, un concierge simple d’esprit, une sixième qui se défenestre, un quatrième qui fait sauter les plombs, des troisièmes qui ont inventé la gruge industrielle, et un « maniaque du crime » qui rôde la nuit dans les couloirs de l’internat. Bienvenue au collège Saint-Prix !

Rêveur et charmeur mais aussi amateur de sensations fortes, revoilà Nils Hazard lancé dans la résolution d’une nouvelle énigme : pourquoi a-t-on corrigé des copies d’élèves avec du sang humain en guise de stylo rouge ?

Nils va mener l’enquête au collège Saint-Prix à la demande de Monsieur Agnelle, son directeur, et de l’inspecteur Berthier. Il se fait passer pour le nouveau professeur d’histoire géographie, tandis que Catherine, sa secrétaire et amoureuse, est embauchée à la cantine.

Mais nos deux détectives se retrouvent avec 280 suspects potentiels sur les bras, élèves et professeurs confondus, dont un directeur à moitié fou, un concierge simplet et porté sur la bouteille, tous les internes de la 3è 1 dont plus personne ne veut dans les collèges environnants.

Nils sait qu’il doit agir au plus vite car un maniaque du crime rôde dans les couloirs de Saint-Prix, frappant les élèves de jour comme de nuit…

L’assassin est au collège est le second volume de la série signée Marie-Aude Murail consacrée à Nils hazard chasseur d’énigmes, après Dinky rouge sang. Dans ce second volume, Nils quitte Paris et la Sorbonne pour le collège privé de Queutilly-sous-Doué

Dans ce deuxième opus, toujours des énigmes mais cette fois-ci reliées entre elles et dans un même lieu, contrairement au tome précédent où les différentes enquêtes étaient déconnectées les unes des autres.

Alors qu’il a les enfants en horreur, Nils, pour plaire à Catherine, accepte de devenir professeur d’histoire géographie pour des élèves de 6è, 4è et 3è, alors que les seuls sujets qui le passionnent vraiment sont l’Egypte antique et l’étruscologie.

Tant pis pour la géographie qu’il déteste et les programmes officiels remisés aux oubliettes, ses jeunes élèves vont être abreuvés de récits peuplés de mythologie égyptienne, les petits chanceux !

Comme je vous le disais à l’occasion du premier volume, j’ai enchaîné les trois premiers tomes tambour battant et comme Dinky Rouge sang, je n’ai fait qu’une bouchée de L’assassin est au collège que j’ai trouvé très réussi.

Cette histoire ravira les amateurs de romans policiers et les détectives en herbe car l’intrigue policière mitonnée par Marie-Aude Murail est comme toujours très bien écrite et elle tient formidablement bien la route.

L’histoire se révèle plutôt complexe, il y a beaucoup de péripéties et de retournements de situations, et le suspens est maintenu jusqu’au bout car on ne découvre l’identité du maniaque du crime que dans les toutes dernières pages !

J’aime beaucoup l’atmosphère gentiment désuète de cette série et le duo formé par Nils et Catherine qui se révèle irrésistible, leurs joutes verbales sont un régal, je me suis bien amusée à les suivre. La brochette de personnages qui les entoure est aussi très intéressante, en particulier les fameux élèves de 3è 1.

Quant au dénouement, il est très émouvant et clôt joliment ce second volume. Une série que je vous conseille et que vous retrouverez très vite sur le blog avec mon avis sur le troisième opus, tout aussi bon.

Un grand merci à Manon et aux éditions Ecole des loisirs pour cette délicieuse lecture !

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De quel crime Nils s’est-il rendu coupable à l’âge de trois ans ? Pourquoi François, bon élève de cinquième, s’est-il mis soudain à bégayer? D’où vient cette grimace de peur qui défigure sans cesse le jeune Frédéric Roque ? Autant de personnes, autant d’énigmes à résoudre. Pourquoi Paul Duvergne a-t-il disparu en emportant le roi et la reine de son jeu d’échecs ? Pourquoi Solange est-elle triste chaque fois qu’elle boit du chocolat? Le professeur Nils Hazard, qui garde sur son bureau une petite voiture rouge sang de la marque Dinky toy, est un détective d’un genre particulier. Chasseur d’énigmes, il n’a jamais arrêté un seul coupable, il ne cherche pas de preuves, il ne fait pas de déduction, il imagine ce qui se passe dans la tête des autres. Mais il aimerait aussi savoir ce qui se passe dans son coeur depuis que Catherine Roque, une de ses étudiantes en étruscologie, est entrée dans sa vie…

Séduisant, immature et tête brûlée, Nils Hazard, 34 ans, est un prof de fac d’un genre particulier. Il devrait se consacrer à ses études sur le mystérieux peuple étrusque, mais il se laisse sans cesse déranger par une de ses étudiantes, Catherine Roque, qui vient lui poser les questions les plus farfelues à propos de personne qu’elle connaît.

Pourquoi son frère jumeau Frédéric a-t-il le visage déformé par un tic ? Pourquoi Paul Duvergne a-t-il abandonné sa famille en emportant le roi et la reine de son jeu d’échecs ? Pourquoi François Philippe se met-il à bégayer du jour au lendemain ?

Pourquoi Solange Lacroix est-elle si triste lorsqu’elle boit un chocolat chaud ? Et lui-même, pourquoi garde-t-il sur son bureau une petite voiture rouge sang ? Autant d’énigmes à résoudre qui vont mettre en danger les vies de Nils et de Catherine…

Nils hazard chasseur d’énigmes est une série de sept romans parus entre 1991 et 1998 et L’école des Loisirs a eu la bonne idée de rééditer les trois premiers volumes en ce mois de janvier, ce qui m’a permis de renouer avec la plume délicieuse de Marie-Aude Murail et de découvrir le personnage de Nils Hazard et que vous dire de plus que Dinky rouge sang fut un petit bonheur de lecture tout comme les deux suivants dont je vous reparlerai très vite.

Dans ce premier tome d’introduction, nous faisons donc connaissance avec le principal protagoniste de la série : Nils Hazard, un professeur d’étruscologie, orphelin depuis son plus jeune âge et qui a été durement élevé par son grand-père et son épouse.

Ce héros est un enquêteur spécial, plus proche de Indiana Jones que de Hercule Poirot, il ne vit que pour les étrusques, civilisation qui le fascine, et si il n’apprécie pas les enfants, il se veut proche de ses jeunes étudiants, au point de nouer des liens avec Catherine, qui va lui soumettre tout au long de ce premier tome, plusieurs énigmes, qu’il va toute dénouer avec une facilité déconcertante, volant son cœur au passage !

J’ai beaucoup aimé ce duo que j’ai trouvé très attachant et l’atmosphère désuète du roman, un temps où il n’y avait ni DVD ni téléphone portable et encore moins d’internet, une petite dose de nostalgie qui m’a rappelé bien des souvenirs.

Les différentes énigmes que Nils résout sont tour à tour amusantes, rafraichissantes ou émouvantes et nous plongent au cœur des traumatismes d’enfance des différents protagonistes et de Nils en particulier, un vécu qui explique bien la personnalité singulière qu’il s’est forgé.

J’ai dévoré ce premier opus tout comme j’ai avalé les suivants dont je vous reparle très vite mais si vous ne connaissez pas encore Nils Hazard, suivez mon conseil et allez vite le découvrir, il vaut largement le détour.

Un grand merci à Manon et aux éditions Ecole des loisirs pour cette délicieuse lecture !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Juillet 2017 : un an que « Brexit means Brexit » ! Ce qui n’empêche pas la rêveuse Marguerite Fiorel, 17 ans, jeune soprano française, de venir à Londres par l’Eurostar, pour chanter dans Les Noces de Figaro ! À ses côtés, son cher professeur, Pierre Kamenev. Leur chemin croise celui d’un flamboyant lord anglais, Cosmo Carraway, et de l’électrique Justine Dodgson, créatrice d’une start-up secrète, BREXIT ROMANCE. Son but ? Organiser des mariages blancs entre Français et Anglais… pour leur faire obtenir le passeport européen. Mais pas facile d’arranger ce genre d’alliances sans se faire des noeuds au cerveau et au coeur !

Juillet 2017. Marguerite Fiorel, une jeune soprano de 17 ans originaire de Grenoble, est dans un train pour Londres avec son professeur Pierre Kamenev. En face d’eux, Cannelle, une lyonnaise consultante pour Google, leur raconte qu’elle se rend dans la capitale anglaise pour y épouser Matt.

Leur mariage blanc permettra à Matt de contrer le Brexit en ayant un passeport français et permettra à Cannelle d’ouvrir un restaurant à Londres. Cette idée folle vient en fait de Justine Dogson, créatrice de Brexit romance, une start-up proposant aux jeunes européens de s’unir pour obtenir le passeport européen.

Alors qu’elle s’apprête à chanter dans Les noces de Figaro, Marguerite tombe sous le charme de Cosmo Carraway, fils du dirigeant du parti d’extrême droite anglais, ami de Marine Le Pen, qui cherche lui aussi à se caser grâce à Justine…

J’avais beaucoup aimé Les petites reines, lu il y a plus de deux ans maintenant et je me réjouissais de retrouver la plume de Clémentine Beauvais à l’occasion de son tout nouveau roman Brexit Romance. Paru à la rentrée, il a fait l’objet d’avis très enthousiastes sur la blogosphère et je m’apprêtais à passer un excellent moment avec Marguerite, Pierre, Justine et les autres.

Malheureusement pour moi, il n’en fut rien, et voici ma première grosse déception de l’année 2019. Cette lecture fut un véritable pensum tant je me suis ennuyée, au point que je l’ai terminé en diagonale afin d’en connaître le dénouement plutôt convenu je dois le dire !

Si j’ai trouvé le point de départ intéressant, les dialogues parfois savoureux et la plume de Clémentine Beauvais toujours aussi alerte, rien ne m’a hélas convaincu dans ce récit bien trop long à mon goût.

Je n’ai pas aimé l’intrigue que j’ai trouvé totalement décousue, délayée et tirée à l’extrême, les chapitres sont longs et il ne se passe rien ou presque. Beaucoup de longueurs, de critiques des hommes, des français tous racistes ou sexistes, une grossophobie certaine. Les personnages, Marguerite et Pierre mis à part, se révèlent inconsistants et superficiels, obsédés par leur nombril et leur petite personne, je ne les ai pas aimés.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout accroché à Brexit romance, un roman que je vais m’empresser d’oublier aussitôt ! Et vous, vous l’avez aimé ?

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Si votre appartement sent inexplicablement le muguet, et éventuellement la violette, et que cette odeur vous submerge pour disparaître totalement l’instant d’après. Si chez vous des objets changent de place mystérieusement. Si vous ne pouvez en accuser personne. Si vous découvrez sur votre bureau ou dans votre chambre des objets qui ne vous ont jamais appartenu. Si le voisin du dessous vient vous voir et vous explique qu’il a perdu son elfe. Si vous êtes déprimé(e). Si vous pensez que la raison vous quitte. Alors, que vous croyiez ou non aux choses de l’au-delà, vous pouvez être certaine que votre vie va changer.

24 janvier. Madeleine est documentaliste au CDI du collège de sa ville dans lequel est scolarisé son fils unique Constantin dans la classe de 5è 4 de Monsieur Logé-Dangerre.

Leur vie est totalement bouleversée depuis que Madeleine a reçu une lettre anonyme l’avertissant que José, son mari, la trompe avec sa secrétaire. Devant son secret éventé, José n’a pas nié et en a profité pour quitter le domicile familial. Depuis lors, mère et fils n’ont aucune nouvelle.

Et, cerise sur le gâteau, depuis quelques jours l’appartement familial embaume le muguet, les objets changent sans cesse de place et tous ses appareils ménagers tombent en panne les uns après les autres.

Madeleine croit qu’elle devient folle jusqu’à ce que Monsieur Tibère, son voisin du dessous, vienne sonner à la porte, à la recherche de son elfe…

Avec Ma vie a changé, je poursuis ma découverte de l’œuvre de Marie-Aude Murail après Oh, Boy ! ; La fille du docteur Baudoin ; 22 ! ; Sauveur et fils saison 1 ; Sauveur et fils saison 2 ; Sauveur et fils saison 3 ; Sauveur et fils saison 4 et Maïté coiffure et je suis, une fois de plus, sous le charme de sa plume et des histoires qu’elle tricote.

Dans ce récit, Marie-Aude Murail aborde la vie d’une maman et de son fils unique après le départ du mari et père, parti sans laisser d’adresse faire sa vie avec une autre.

Avec cette base de départ somme toute banale, l’auteure met une touche de fantastique en intégrant un elfe à son récit, ce qui apporte tout le sel à cette histoire puisque l’apparition de Timothée entraine une série d’évènements bouleversant l’existence bien tranquille de Madeleine et de Constantin.

Après un début de roman assez triste, on est rapidement happé par l’aspect fantastique du récit qui donne beaucoup de rythme et qui insuffle beaucoup d’humour à l’histoire. Les passages avec l’elfe et les gobelins sont très drôles et les dialogues entre Madeleine et son elfe vont permettre à la jeune femme de voir sa vie sous un autre angle, arrêter d’espérer le retour de son mari infidèle au sein du foyer mais au contraire reprendre enfin les rênes de sa vie et pourquoi pas tomber amoureuse à nouveau.

C’est un roman jeunesse mais comme toujours avec Marie-Aude Murail, les adultes y trouvent leur compte notamment parce qu’ici l’héroïne est la maman et non l’enfant, et que son quotidien ressemble bien au nôtre, en tout cas lorsque l’on est comme moi maman solo !

J’ai beaucoup aimé ce personnage et ses réflexions pleines d’humour et d’autodérision. Quant aux enfants, ils s’identifieront facilement à Constantin, un préado bien sympathique, lecteur assidu de Vaudou, le magazine du paranormal, qui aidera beaucoup sa maman à s’y retrouver dans le monde des Elémentals.

Nul besoin d’être accro à la littérature fantastique pour apprécier Ma vie a changé, la dose de fantastique est légère et somme toute imaginable si on a l’esprit un peu ouvert, et on quitte à regret ce roman le sourire aux lèvres, désolée d’être arrivée si vite au point final.

Une fois encore, Marie-Aude Murail propose un roman de qualité dans lequel les jeunes lecteurs et leurs parents peuvent se retrouver. Un roman à la fois drôle et sensible qui donne de l’espoir, montrant que même après un divorce, la vie peut être belle à nouveau.

Un grand merci aux éditions L’école des loisirs pour cette charmante lecture, j’ai adoré !

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Louis Feyrières doit faire un stage d’une semaine, comme tous les élèves de troisième. Où ? Il n en sait rien. Ce qui est sûr, c’est qu’il n aime pas l’école et qu’il ne se sent bon à rien. « J’ai ma coiffeuse qui prend des apprentis, dit Bonne-Maman, lors d’un repas de famille. Stagiaire, c’est presque pareil. » Coiffeur ? C ‘est pour les ratés, les analphabètes, décrète M. Feyrières qui, lui, est chirurgien. Louis se tait. Souvent. Mais il observe. Tout le temps. Comme il n a rien trouvé d’autre, il entre comme stagiaire chez Maïté Coiffure. Et le voilà qui se découvre ponctuel, travailleur, entreprenant, doué ! L’atmosphère de fièvre joyeuse, les conversations avec les clientes, les odeurs des laques et des colorants, le carillon de la porte, les petits soucis et les grands drames de Mme Maïté, Fifi, Clara et Garance, tout l’attire au salon. Il s’y sent bien, chez lui. Dès le deuxième jour, Louis sait qu’il aura envie de rester plus d’une semaine chez Maïté Coiffure. Même si son père s y oppose.

Louis Feyrières a 14 ans, il vit à Orléans et est en classe de 3è. Fils d’un brillant chirurgien et d’une mère au foyer, il déteste le collège et n’a aucun plaisir à aller en cours. Nul en tout, il a droit aux récriminations de son père qui, à l’inverse, était un brillant élève.

Arrive le moment de faire la fameuse semaine de stage obligatoire et comme il n’a aucune idée de ce qu’il pourrait faire, il accepte la proposition de sa grand-mère d’intégrer Maïté coiffure, le salon qu’elle fréquente.

Dès le premier jour, il est bien accueilli par madame Maïté qui trône derrière son comptoir, Clara en charge des couleurs, Fifi, maestro des ciseaux, et Garance, l’apprentie. Fifi, le seul homme du salon, le prend sous sa coupe et découvre que Louis est très doué avec des ciseaux en mains.

Louis s’aperçoit qu’il est enfin dans son élément, il aime l’ambiance du salon, le travail de coiffeur et se retrouve bien dépourvu lorsque son stage prend fin…

Avec Maïté coiffure, je poursuis ma découverte de l’œuvre de Marie-Aude Murail après Oh, Boy !, La fille du docteur Baudoin, 22 !, Sauveur et fils saison 1, saison 2, saison 3 et saison 4 ; et je suis, une fois de plus, sous le charme de sa plume et des histoires qu’elle tricote.

Dans ce récit, Marie-Aude Murail aborde avec une fois encore beaucoup de justesse des thèmes liés à l’adolescence, ici l’échec scolaire et la différence. A travers Louis, elle redonne confiance à celles et ceux pour qui les études ne coulent pas de sources et démontre qu’un travail manuel peut mener à l’épanouissement professionnel et personnel.

Issu d’une famille bourgeoise, Louis est destiné à faire de longues études, son père rêve d’en faire un chirurgien et il ne va cesser de dénigrer les aspirations de son fils. Heureusement, Louis peut compter sur son proviseur, sa mère, sa grand-mère, sa jeune sœur et le personnel du salon, pour réaliser son rêve : devenir coiffeur.

D’autant que si il n’est pas doué pour les études, il déborde d’idées marketing et commerciales et que sous son impulsion, Maïté coiffure va connaître un nouveau souffle.

Marie-Aude Murail n’en oublie pas d’aborder des thèmes sociaux qui traversent ses autres romans comme l’amitié, le handicap, la violence, les préjugés, l’homosexualité…

Un très joli roman qui donne de l’espoir, montre qu’avec une grande détermination, on peut réaliser ses rêves, réussir ce que l’on entreprend malgré un environnement hostile.

Un récit à mettre dans les mains des collégiens dès 13 ans.

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Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l’air perdu. Il m’a pris dans ses bras et s’est mis à pleurer. Un court instant j’ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte.
Puis il s’est écarté et j’ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier :  » On l’a retrouvée. Merde alors. On l’a retrouvée. C’en est fini de ce cauchemar. « 
Il se trompait. Ma soeur serait bientôt de retour mais nous n’en avions pas terminé.

Saint-Briac, non loin de Saint Malo. Antoine et sa famille ont quitté Paris pour cette petite station balnéaire bretonne dans laquelle ils passent tous leurs étés. Son père a obtenu un poste de journaliste dans le quotidien local, sa mère, sa mutation dans un collège mais sa sœur Léa, est vent debout contre ce déménagement.

Si Antoine est du genre casanier et plutôt solitaire, la jeune fille doit quitter ses amis, son lycée, abandonner ses endroits préférés pour un village qui ne peut guère rivaliser avec la capitale.

Un soir qu’elle va avec son oncle à un concert, elle disparaît sans laisser de traces. Disparition volontaire ? Fugue ? Enlèvement ? Meurtre ? Toutes les hypothèses sont posées et la famille, sans réponse, va voler en éclats…

La tête sous l’eau est ma première lecture de la rentrée littéraire 2018 et ma rencontre avec la plume d’Olivier Adam, qui a percé il y a vingt ans déjà avec son premier roman Je vais bien, ne t’en fais pas.

Installé à Saint Malo depuis une dizaine d’années, ses romans sont très marqués par les paysages de bord de mer et il y aborde volontiers les douleurs familiales, le manque, les identités flottantes, l’inadaptation sociale, la fuite, autant de thématiques fortes que l’on retrouve ici.

Ce roman a beau être resserré en termes de pages, découpé en courts chapitres et écrit pour un jeune public, il n’en demeure pas moins fort et terriblement addictif, au point que l’adulte que je suis a eu du mal à le lâcher.

C’est à travers Antoine, le narrateur et frère de Léa, que nous entrons de plein fouet dans cette famille et dans le drame qui la secoue. Il nous raconte la dispariton de sa sœur, son manque, combien ce drame a changé leur vie à jamais et fait voler en éclats le couple que formait ses parents jusqu’alors.

Au bout d’une quarantaine de pages, on apprend que Léa a enfin été retrouvée mais la jeune fille, terriblement traumatisée par des mois de captivité, reste muette, ne veut rien confier, ni à la psychiatre, ni aux enquêteurs et encore moins à sa famille.

J’ai beaucoup aimé la construction de ce récit, apprendre en même temps qu’Antoine ce qu’a réellement vécu Léa, la cause de sa disparition, ce que ses parents et sa sœur ont caché. Cet ado m’a beaucoup plu, je l’ai trouvé très touchant. Bien qu’il souffre de cette situation, il préfère aider ses parents et sa sœur plutôt que de se plaindre.

Parallèlement au récit d’Antoine, l’auteur nous donne à lire les emails de Léa avant sa disparition à la personne qui fait battre son cœur, à qui elle confie son manque de ne pas la voir, sa difficulté d’être privée d’elle et son envie d’aller la rejoindre à Paris.

Olivier Adam dose bien son suspens, plus on avance dans l’histoire, plus on a envie d’en connaître le dénouement, d’être conforté dans ce que l’on a deviné de cette histoire finalement simple mais tellement traumatisante pour Léa et sa famille.

Le style de l’auteur est fluide et prenant, on a plaisir à tourner les pages même si le sujet est très grave et loin d’être gai. Une très bonne lecture que je vous recommande, bien racontée, avec la mer et la Bretagne pour toile de fond.

Un grand merci aux éditions Robert Laffont et à la collection R pour cette lecture poignante !

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